lundi 22 décembre 2008

L'entreprise fantôme

Cette fois, c'est officiel, mon entreprise est devenue vraiment virtuelle.
Toutes les plaques et affichettes qui portaient son nom ont été enlevées des locaux où je travaille vendredi dernier.
Drôle d'impression.
Comme si on vous enlevait un bout d'identité.
Il y a 6 mois, on nous a annoncé la suppression de 90% des postes du siège. Depuis on nous confirme que le but est d'avoir le plus de départs possibles avec le nombre le plus réduit de licenciements. Les départs sont incités. De toute manière, notre activité est en train de mourir.
Donc voila.
Nous serons absorbés dans le monde de la liberté qui nous a rachetés mercredi en 8. Il faut donc se dépêcher d'effacer les traces de ce que nous avons construit.
Quoi, il restait des traces de toutes les entreprises qui ont été rachetées au fil du temps (une grosse vingtaine, si je compte bien) ? Eh bien cette fois-ci, c'est fini. Il n'en restera rien.
Drôle d'impression, vraiment...

mercredi 17 décembre 2008

Une journée avec ma fille

J'aime bien quand ça arrive, de temps en temps, on passe toute la journée ensemble, une journée à la fois normale et un peu exceptionnelle.

C'était ça aujourd'hui. Un mercredi de fin d'année, avec de la danse, du travail, des visites médicales, un goûter aux pépites de chocolat, et même une raclette pour finir la journée.

On a dormi plus tard que d'habitude, puis on s'est préparées pour la danse.
Une quinzaine de 7 ans en tutus bleus, bâfrant du bonbon et du chocolat arrosés au cococolo de bon matin, puis essayant de se concentrer pour faire les exercices de danse (quand même).
Je vous laisse imaginer le tableau remuant.

Puis on est passées à mon travail (si on peut encore appeler ça comme ça). Mon équipe avait décrété ce mercredi portes ouvertes aux enfants, et c'était plutôt sympa. On s'occupe et on essaie de mettre un peu de vie comme on peut dans ces temps de liquidation avant fermeture...

Et puis on a fini la journée par une radio du dos et une visite chez l'ophtalmo. Confirmation que ma pounette n'est pas normale. Très déçue de ne pas avoir besoin de lunettes, la miss. Et un peu contrariée que la danse soit recommandée pour muscler son dos qui n'a même pas de scoliose, c'est trop injuste apparemment ("et si je ne veux plus en faire, hein, un jour ?" m'a lancé Sarah Bernardt 2008-2009, désemparée).

Avant-goût de vacances.



Bonus l'école a besoin de nous (oui, toi aussi, là qui regarde ailleurs) : même si la réforme des lycées est repoussée, ça urge pour la maternelle et l'élémentaire, donc 3 petits liens à visiter d'urgence :
- 2 pétitions à signer : Sauvons le rased et Sauvons l'école maternelle
- Un article intéressant sur le rased, l'école maternelle et les risques liés à leur disparition programmée


La prochaine fois, je la jouerai plus légère...

vendredi 28 novembre 2008

Il est sorti !

Le nouveau Claude Ponti !


Et après premier feuilletage rapide à la fnouc, j'ai hâte de nous l'offrir.
Même que je crois que ça va pas trainer.

La période des fêtes, c'est quand même chouette !


Et voilà comment vous avez échappé à une note sinistre sur les plans sociaux (pour cette fois). Merci qui ? Merci monsieur Ponti !

mercredi 26 novembre 2008

Music !

Hier, premier concert avec la pounette.
Elle est fan de Camille.
Et ça tombe bien, parce que ça donne la pêche !

Bonne journée :)

mercredi 19 novembre 2008

Revenir... revenir.

Et pourquoi maintenant ?
Parce que le rythme se calme un peu.
Il y a du changement qui arrive. Un nouveau rythme à prévoir, de nouveaux horizons à choisir.
Bon, mes collègues et moi ne sommes pas les seuls dans ce cas, il suffit de cliquer pour suivre la comptabilité des plans sociaux du moment.
Mais bizarrement, ça ne console personne ?
Donc, voilà, c'est décidé, après des mois de négociations insatisfaisantes, et même si l'histoire n'est pas encore finie, c'est décidé, je prends à nouveau du temps pour moi.

Et ça fait plaisir de vous retrouver déjà !

PS pour Balou : une ligne ou deux de plus, mais plus de mots, non ?

samedi 15 novembre 2008

Et si je reprenais ?

Oui, et si je me remettais à écrire ici ?

Après ces mois bien remplis, j'ai bien envie de reprendre un peu le temps de faire vivre ce blog.
Ca me manque un peu d'écrire, même si je ne m'en suis pas rendu compte.
Et puis d'échanger avec vous, surtout (si vous passez par là...)
Donc, c'est décidé, je reviens jeter mes mots ici.
En essayant d'y mettre plus de constance (c'est un joli mot).

~~~~~

Aujourd'hui, pounette a 7 ans. Déjà.
Et elle va mieux que jamais.
Ca fait du bien de le voir.

dimanche 6 avril 2008

La propagande chez les enfants

Où comment un des seuls quotidiens pour enfants risque de perdre une partie de son lectorat.

"Un bon prof est quelqu’un qui enseigne par ce qu’il est et non par ce qu’il dit.
Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des profs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter."

Ce sont les propos du ministre de l'Education nationale, dans un journal à destination des 8-12 ans.
Le silence général autour de ses propos me laisse stupéfaite, mais visiblement, ça choque aussi bien les enseignants (normal), que les parents. A suivre...

jeudi 3 avril 2008

Droit au but

Si vous écoutez du rap, attention à vos dents !

Résultat conjugués de deux études faites par des gens sérieux :

Le rap inciterait à l'usage de drogue, d'après les chercheurs de Berkeley, et les chercheurs néo-zélandais ont découvert que le cannabis favoriserait le déchaussement des dents.

Be cautious, people...



Infos trouvées sur Le Post et assemblées par l'autre moitié de mon cerveau.

mercredi 26 mars 2008

Il y aurait des choses à raconter

si les journées duraient plus longtemps, je passerais ici plus longtemps, plus souvent.

Parce qu'il y a tant à dire.

Ma fille qui grandit et comme ça m'épate chaque jour
Ma soeur qui m'envoit des mots, des photos, un peu chaque jour, sortie qu'elle est du tourbillon du quotidien, sommée de rester tranquille chez elle pour préparer tranquillement son bébé
Le printemps qui pointe son nez et les oiseaux qui chantent nuit et jour
La manière dont ça s'emmanche (bizarrement) au travail

Je tourne et retourne des posts dans ma tête, et puis je n'ai pas le temps, ou je suis fatiguée, ou c'est difficile de mettre en mots des choses que m'inspirent les gens que je croise, les choses que je vois, parce que c'est parfois sensible et délicat, parfois violent.
Au lieu de cela, je tricote, je crochette, je tisse du joli et du doux, ça ne peut que faire du bien. Je parle aux copines, aux amis. Je vous lis, et j'ai envie de vous envoyer des vrais mails, plutôt que de laisser un commentaire à droite, à gauche, et puis le soir arrive, après la course du matin au soir... et je retourne à mon tricot.

samedi 8 mars 2008

Same player, shoot again

Attention, ceci sera l'un des posts décousus que j'affectionne quand je n'ai pas le temps d'écrire souvent ici.

***

Samedi matin, petit déjeuner, Dany Laferrière parle sur Inter, "une seule phrase peut tout changer", dit-il. Ce type a décidément le sens des mots.

Je n'ai pas vu passer les vacances, quelques jours de famille, quelques heures avec mes nièces qui grandissent si vite, avec mon père qui s'est lancé dans un chantier (trop) impressionnant, avec ma mère qui trouve que nous ne venons pas assez, avec ma soeur fatiguée, et mon frère à peine vu, et puis les copines, les jonquilles, la bruyère et les crêpes, et hop, finies les vacances.
Mais c'était bien, et les moments avec la pounette qui lit m'ont redonné des forces.

***

Retour à la vraie vie donc, et si vous avez aimé les précédents épisodes de la saison 3 diffusée il y a deux ans et l'épisode exceptionnel genre épilogue temporaire de 2006, vous adorerez la nouvelle saison actuellement en tournage : "Tout doit disparaître !"

Bref, c'est reparti pour un tour, mais évidemment en plus complexe (cette fois les fronts sont multiples pour plus de suspense, et la distribution a été changée, les téléspectateurs apprécieront-ils les nouveaux acteurs qui ont rejoint le casting ?)

***
Mon chat (pardon, le chat de ma fille, ainsi qu'elle l'a décrété, mais pourquoi c'est toujours moi qui nettoie la caisse, hein ?), le chat de ma fille, donc, nous réveille tous les matins pour avoir sa pitance (et surtout parce qu'elle n'aime pas qu'on reste au lit, j'ai l'impression). Si je ne réagis pas assez vite, elle réveille sa gentille maîtresse (la pounette) parce que comme ça, elles sont deux à venir me casser les oreilles pour que je me lève (de mauvaise humeur, ça va de soi).
Et elle nous pique des fringues, qu'elle remplit de poils en dormant dessus. A part tout mettre sous clé, je ne vois pas comment faire, et ça m'agace. Vous avez une solution ?
J'exclus d'emblée "se débarrasser du chat", elle a 14 ans, ma bestiole, et j'angoisse déjà en pensant qu'elle ne sera plus là bientôt (même si je râle tous les jours contre elle).

***

Ça fait super plaisir de voir que le taggage a pris chez les coupines. Merci tout le monde :))

samedi 23 février 2008

Taggée (toi-même !)

Ça m'est venu par Juju et par FD, alors sous ce double patronage doublement sympathique, difficile de se défiler, non ?
En tout cas, je m'en voudrais.

Donc oui, j'ai mis le temps, mais oui, je m'y colle.

La règle est très simple, limite on dirait une recette de cuisine :
1. D'abord mettez le lien de la personne qui vous tague
2. Ensuite, indiquez le règlement sur votre blog
3. Puis, mentionnez six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
4. Taguez alors six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
5. Enfin, allez avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées



Allons, allons, 6 choses pas importantes à mon propos, et que je n'aurais pas déjà dites ici... évitons le rabâchage.

Number 1 : j'ai vécu à la Maison Blanche.
C'est comme ça que nous appelions le grand immeuble blanc où nous habitions avec ma fille quand j'étais minotte, et que nous avons quitté pour un appartement plus vaste quand mon frère est né : la Maison Bleue.

Number 2 : c'est à la Maison Bleue que j'ai appris à partir toujours à la dernière minute où que j'aille.
Ou de l'intérêt de voir si votre classe est en train de rentrer par la fenêtre pour se décider à partir.

Number 3 : je ne me vernis que les orteils, je ne sais pas pourquoi, mais je ne supporte pas le vernis sur mes mains (on avait dit des choses sans importance, it was in the deal !)

Number 4 : je suis championne des connaissances inutiles (chansons idiotes, citations diverses, actualité sans intérêt d'il y a plusieurs années...), mon cerveau doit être encombré, je suppose.

Number 5 : j'aime beaucoup les endives braisées, bien grillées, presque caramélisées, avec un filet de citron. (c'était le quota culinaire)

Number 6 : je suis à la recherche d'idées pour écrire le journal des parents d'élèves de l'école de ma fille, lâchez vos coms ! (huhu)


A qui le tour ? Je suppose que tout le monde l'a eu, mais je désigne néanmoins et si elles ont envie : Stellou (si elle veut bien nous écrire un truc, allez, steuplé !), Alex, Moune, Heidi, Anne pour lui changer les idées après ses aventures à l'hôpital (avec des bisous), et qui voudra !

mardi 12 février 2008

Non, non, non...

... je n'ai pas à nouveau disparu.
Mon "j'aime pas le samedi" était en fait un "j'ai une vraie bonne crève", ça a duré une bonne semaine.

Entre temps j'ai fait de la confiture.
Parce que ça fait du bien.

Et puis j'ai tricoté, c'est ma marotte du moment.
Ecouté de la musique, aussi, et passé du temps avec ma fillette.
On a même fait notre première virée shopping ensemble, toutes les deux. Et j'ai aimé choisir des livres avec elle.

Allez, un petit coup de Rage Against the Machine pour finir la soirée (adrenaline powaaa !)

samedi 2 février 2008

J'aime pas les samedis d'école...

... surtout les jours où le sommeil tente de nous garder encore un peu

... même si le ciel est d'un bleu qui donne le sourire

... surtout quand il fait froid dehors

... et que les voisins du rez-de-chaussée râlent parce qu'on bavarde dans le hall

... et qu'il faut ranger-faire les courses-repasser-préparer les affaires de la mistouflette qui part en week end

Bon week-end à vous !

lundi 21 janvier 2008

Le pays va mal....

Samedi, c'était la journée européenne contre l'enfermement des sans-papiers, à l'heure où la France projette de faire passer les délais maximum de rétention 31 jours à 18 mois. Par "chance", il n'est pas (encore) prévu de passer aux délais illimités de 7 des pays de la communauté européenne... Jusque quand ?
La manif ne s'est pas bien finie, à Paris (plus d'infos ici).
Pour rappel, 2400 personnes sont actuellement en rétention dans les 24 centres français, parmi lesquels des enfants.

Dimanche a eu lieu la 4ème marche pour la vie, organisée par le collectif "30 ans, ça suffit", qui estime que l'avortement, c'est mal (je vous laisse deviner qui peut soutenir cette chose)... Non, mais c'est vrai, qu'est-ce que c'est que ces femmes qui veulent avoir le choix (voire même la péridurale) ?

Il y a des moments comme ça, où on comprend bien ce qu'il dit, Tiken Jah...



L'avantage, c'est que d'autres fois, je pourrais vous en mettre de lui... Finalement, ça ne va pas beaucoup mieux ici que là-bas...


Le week-end a quand même été réussi, avec une pounette qui vient m'aider à la cuisine, on s'amuse, on mange (bien), on se tisse de nouvelles complicités, j'aime !

mardi 15 janvier 2008

La recette magique

Un certain nombre de visites ici sont celles de gens qui cherchent des recettes Tupperware, et en particulier, l'une de mes spécialités les plus anciennes (probablement une des premières choses que j'ai su faire dans une cuisine, à part la floraline sucrée, je veux dire), et qui a été la base de nombre de mes repas de célibataire (en alternance avec la floraline sucrée, je dois bien l'avouer, mais n'y revenez pas, je nierai tout en bloc la prochaine fois).

Vous vous demandez ce que c'est ?
Malheureux que vous êtes, de ne pas connaître ce mets basique, mais néanmoins délicat.
Donc d'abord, ça n'a rien à voir avec un vrai far breton, il faut le savoir.
C'est plutôt une sorte de crêpe épaisse, et c'est bon.

Il vous faudra donc :
* 1 mignonnette et demie de farine
* 1 mignonnette et demie de sucre
* 1 mignonnette et demie de lait
* 2 oeufs
* du beurre (salé d'après la recette, mais c'est une option) pour la poêle

Donc on mélange tout (sauf le beurre qui est pour la poêle, mais je sais que vous êtes attentifs et que vous le saviez déjà) dans un récipient suffisamment grand pour accueillir le tout, on fait chauffer le beurre (dans la poêle, sinon c'est dommage et plus compliqué), on jette la pâte dedans avant que ça brunisse, on surveille.

Si on est d'humeur joyeuse, on peut chanter un petit air enlevé, genre du Joe Dassin, tiens, pourquoi pas "Siffler sur la colline", ça donne toujours le sourire de faire des Zaïzaïzaïzaï...

Au bout de quelques minutes, quand le dessous est cuit, on retourne pour cuire l'autre côté. Pour cela, ma technique la plus sûre (des années d'expérience, je vous dis !) consiste à faire glisser la galette sur une assiette, puis de placer la poêle au-dessus et de retourner le tout.
On fait ensuite cuire l'autre côté (en surveillant bien que rien ne brûle).

On peut reprendre le petit air guilleret pour patienter, mais ça marche aussi en écoutant un quelconque multiplex de football à la radio (rien ne remplace un "buuuut au sta-deuh du Roudourouuuu !" pour égayer une cuisine à la nuit tombante).

Puis on met le "far breton Tupperware" sur un plat et on recouvre de sucre glace, et on mange tiède, à même le plat, chacun avec sa petite cuillère (seul ou à plusieurs, avec des enfants même, c'est bien).
Et même, ça peut faire un goûter rapide et plutôt réussi, à l'improviste.

Astuce : Et si on n'a pas de mignonnette pour mesurer les quantités, comment faire, vous demandez-vous ?
C'est une excellente question.
Eh bien, grâce aux incroyables forums de Supertoinette, vous saurez désormais qu'une mignonnette = 50 ml de liquide = 25g de farine = 50g de sucre (merci Supertoinette !)
Je vous laisse faire les conversions, car il faut toujours vérifier que son cerveau fonctionne avant de se lancer dans la cuisine.

Une prochaine fois : la floraline sucrée (non, je plaisante, et je nierai en bloc).


Et pour ceux que ça intéresse, je me décide à remettre des images sur le photoblog.

samedi 12 janvier 2008

A vos souhaits



Après une année 2007 plutôt mouvementée, voire pas facile, j'ai pris un peu mon temps pour le faire, mais je vous souhaite une année 2008 douce et facile, moëlleuse et rieuse. Et puis aussi, parce que Pounette et moi le chantons tous les jours...

samedi 22 décembre 2007

A l'approche des fêtes de fin d'année...

... une sorte de frénésie me saisit.

Nous avons fait des kilos de sablés de Noël avec la pounette, décoré le sapin et la maison, et j'ai bricolé certains des cadeaux de Noël.
Et puis ma mistouflette a maintenant le cou, les mains et la tête protégés du froid, grâce à la panoplie que je lui ai tricotée ("pas manuelle" disait ma mère, peut-être va-t-elle changer d'avis cette fois ?)
Et puis l'écriture est revenue, aussi, et c'est bien agréable.
J'ai aussi découvert que je savais nager vraiment, étonnant que ça vienne si tard, ça me redonne de l'énergie.
Après tous ces mois d'action, ou plutôt de réaction, un temps plus créatif est revenu, et ça me plait bien.

Un petit repos pendant que la fillette passe le weekend avec papa, et nous partirons quelques jours dans la famille.
Puis ce sera une nouvelle année. Chouette !

mardi 4 décembre 2007

Des soubressauts

Je suis toujours là, même si je n'écris pas. Je vous lis, même, chaque jour.
En fait, j'écris dans ma tête, au moins dix fois par jour. Et puis la journée passe (vite), et puis le soir arrive et je laisse la pénombre s'installer doucement.

La rentrée a amené une drôle de période, nous avons continué à courir pendant plusieurs semaines, avec Pounette, pour qu'elle voit son papa, weekend après weekend, dans cet endroit fait de sable, de mer, de ciel et de fauteuils roulants sur chaque mètre de trottoir.
On fait des rentrées à l'école élémentaire plus sereines et plus tendres.

Et puis ça a été le retour du papa.
J'avais tellement eu à prévoir tout pour nous trois pendant ces derniers mois que j'en ai perdu toute envie de planifier quoi que ce soit.
J'ai repris goût à passer du temps dans ma maison, sans rien de particulier à faire, sans but réel pour le jour-même ou le lendemain. Et sans m'occuper de personne d'autre que moi, une fois de temps en temps.
Passage d'un extrême à l'autre, avant de retrouver l'équilibre.
On fait des rentrées à l'école élémentaire plus sécurisantes et plus stables.

Je me demande dans quel sens va aller ce blog. Sûrement moins vers mon nombril et plus vers l'extérieur. Mais je ne sais pas encore comment.
Le nombre de gens qui tendent la main dans la rue augmente à vitesse folle et cela m'inquiète. Des enfants n'ont pas pu revenir à l'école à la rentrée. Les discours se radicalisent de toutes parts...
Je continue à m'impliquer où je peux, comme je peux, en faisant mon maximum pour que ce soit pour ma pounette en premier, mais pas que.

Un exemple plus ou moins drôle de ce qui me fait peur, ces temps-ci, un livre pour enfants vu dans une vitrine près de chez moi :



Autour de chez moi, dans le monde ultra-sécuritaire...

On fait des environnements plus joyeux, pour les pounettes de 6 ans tout juste.



Message personnel : Bon anniversaire Moukmouk, je ne t'ai pas oublié...

lundi 10 septembre 2007

La rentrée !

Pounette est entrée au CP.

Son papa se rééduque au bord de la mer

Le travail a recommencé.

L'ordi et l'appareil photo sont revenus.

Nous allons bien, et sommes de retour par ici.

Welcome back !


Bonus du lendemain : du nouveau en images !

jeudi 2 août 2007

En équilibre

Depuis quelques temps, je me réveille à 4h chaque nuit.
Puis je finis par me rendormir, plus tard.
Pourquoi 4h ? Je me le demande, mais ça devient un rendez-vous quotidien...

Les semaines se suivent rapidement depuis l'accident, quelques jours de travail, vite, tensions, nouvelle équipe managériale (vive le vocabulaire fourre-tout de l'entreprise) qui demande aux gens en place de faire à nouveau leurs preuves. Comme si on repartait d'une feuille blanche malgré des années de travail. Bien sûr, il y a toujours la tentation de dire "j'étais là avant vous et y serai encore après", mais ça n'avance à rien.
Concentrer le travail sur quelques jours en laissant les sales remarques glisser, puis prendre la voiture pour des weekends allongés qui passent quand même trop vite, pour voir le blessé qui se retape aussi vite qu'il le peut. Dommages collatéraux, à côtoyer de plus près les embrouilles de famille qu'on fuyait tranquillement en ne montrant son nez qu'une fois de temps en temps.

Pounette passe des tranches de vacances ici et là-bas. Maison et grands-parents. Environnement familier et visites à Papa. Chat et copines, cousins et cousines.
Elle voudrait déjà son cartable.
La rentrée lui fait pourtant peur, elle préfèrerait faire son CP à l'école maternelle.
Au téléphone, ma mère me dit qu'elle a la bouche abîmée, alors je dis à la fillette de faire attention à ne pas se mordre les joues. "Mes dents vont trop vite, maman !"
En réalité, elle ne se mord pas, ce sont ses dents qui poussent qui lui font mal.

L'été est enfin là, les vacances approchent, j'entends à nouveau les oiseaux. Si seulement mes cauchemars voulaient me laisser un peu tranquille maintenant...

lundi 9 juillet 2007

Des nouvelles

Alors voilà, j'ai fini par avoir 34 ans.
Sans trop savoir pourquoi, je me suis dit "35, ce sera mieux", mais quand même, j'avais vaguement envie de faire une fête, histoire de réunir des gens que j'aime. Et puis en même temps, je me disais que 35, ça claquerait plus pour organiser ce genre de chose.
Et puis les jours ont passé.
Et puis un matin, un coup de téléphone, et ce n'était plus du tout le moment de penser à cette fête.
Heureusement, la peur est passée, et ça s'arrange doucement.
Il faut prendre de nouvelles marques, pour un temps, nous organiser autrement, nous trouvons de nouveaux repères, faisons des kilomètres (moi qui esquivais toujours la voiture...), passons du temps dans une chambre à côté d'un papa de pounette qui doit se tenir tranquille pour de longues semaines.

J'ai des idées pour ce blog, mais pas beaucoup de temps pour m'y consacrer, et toujours pas mon ordi à moi. Et puis, même si vos mots en mon absence me font plaisir, ce n'est pas la priorité en ce moment, j'essaie de me reposer à chaque occasion dans cette période de course. Mais dès que je le peux, je passe vous lire, et s'il me reste du temps, vous laisser un mot ici.


(mon appareil photo est réparé, peut-être un été d'instantanés, qui sait ?)

lundi 18 juin 2007

Télégramme

*bonne humeur et ambiance chouette à la maison, vivement les grandes vacances !*

STOP

*ordi toujours en panne, le rapatriement pour solution de réparation alternative est imminent*

STOP

*mariage de cousine bien passé, conduit 1000 km en 3 jours, enfant charmante en société, moments agréables cousins et famille, une semaine pour récupérer (à moitié) de la fatigue*

STOP

*réparation de l'appareil photo prise en charge par l'assurance, wéééé !*

STOP

*trouver une idée pour le concours de gâteau le plus beau et le meilleur de la fête de l'école sur le thème "la petite abeille qui cherchait une planète accueillante" d'ici vendredi soir, tout va bien*

STOP

*travail, travail, fight, travail, inspirez, soufflez doucement...*

STOP

*fin du questionnaire Bouquinage à venir, et puis réaménagement de la colonne de droite du blog, aussi, bientôt (pas simple avec le vieil ordi, ceci dit)*

STOP

*je pense à vous les gens !*

dimanche 3 juin 2007

2 fois 2, 4

Début du questionnaire promis...

Des retouches à prévoir dedans...


Quatre livres de mon enfance

Avant de savoir lire, la série des Martine, parce que j'étais fan des illustrations (malgré les jupettes ultra courtes de Martine, hum...)

La Fortune de Gaspard, de la Comtesse de Ségur, parce que c'est le 1er livre que j'ai lu seule. Je l'ai même récupéré pour ma fille.

La série des Alice que je dévorais jusque tard le soir ou pour lesquels je me réveillais tôt le matin.

Vingt mille lieues sous les mers, parce que (et j'ai très honte), je n'en ai jamais passé la page 10, malgré près de 10 ans d'essai...

Quatre écrivains que je lirai encore et encore

Djian, Christiane Rochefort, Hemingway, Laferrière...
et plein d'autres, en fait (Fante, Desproges, Hornby, et aussi, et aussi, et aussi...) !

Quatre auteurs que je ne lirai plus

Il ne faut pas dire fontaine, mais raisonnablement, je peux avancer que je ne lirai certainement plus ce qui sort de l'esprit torturé de Queffelec, ni ne m'endormirai sur les lignes pseudo-philosophiques de Paolo Coelho, que les polars marketing de Mary Higgins Clark (et de quelques autres de la même trempe) ne me feront plus dépenser un centime... De manière générale, j'ai beaucoup de mal avec les faiseurs de best-sellers.

Quatre bouquins que j'emporterai sur une île déserte

Seulement 4 ?
Choix difficile... Peut-être les Fortune de France ou les Rois Maudits, à moins de choisir les Rougon-Macquart pour assurer le quota littéraire (oui, je triche).
Un livre sur le Tao.
Le Pendule de Foucault, d'Umberto Eco, parce qu'il est long et touffu et on peut le lire dans tous les sens.
Et puis quelque chose de drôle et humain, l'intégrale de Christiane Rochefort ou Zazie dans le métro, peut-être.

~~~


Help needed :
Si quelqu'en connaît un réparateur d'ordi de confiance et pratiquant des tarifs raisonnables sur Paris, je prends nom et coordonnées... Merci !

mercredi 30 mai 2007

Il y a des oiseaux dans ma rue

Comme je le disais à FD, j'ai un peu exagéré en répondant à Ivan, il y a des oiseaux qui chantent dans ma rue.

Le matin, et le soir, dans la journée aussi. Mais surtout la nuit.

Je le sais, parce que je me réveille assez souvent vers 2 ou 3 heures du matin, et j'ai du mal à me rendormir, quelquefois.
Alors, à l'heure où la rue est calme, ils s'en donnent à coeur joie.
Mais comme je n'ai pas le savoir de Moukmouk, je ne les reconnais pas grâce à leur chant, je ne sais pas ce qu'ils se disent. D'ailleurs, je crois que je ne les reconnaitrais même pas en les voyant, fille des villes que je suis.
A part, la pie, mais elle, c'est différent, je reconnais son chant (si l'on peut l'appeler ainsi), et ses belles plumes, blanches et noires. Et puis j'aime qu'elle ne soit jamais seule, cette pie, elle a toujours une copine dans les parages...

La nuit, j'entends les oiseaux sans savoir lesquels, et je me demande pourquoi ils ne dorment pas, et pourquoi on n'en voit si peu le jour, dans les rues des villes, à part les pigeons dégénérés, les moineaux, les corbeaux, les hirondelles et les dames pies... Il y en a forcément d'autres pour entendre tous ces chants ?

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A la fête des voisins, je me rends compte qu'on a de la chance d'être quelques uns à apprécier de se voir, de discuter, de partager, de s'impliquer ensemble pour nos enfants qui profitent de la soirée autant que nous.
Et ça se retrouve un peu à la réunion des parents d'élèves ce soir, malgré les nouvelles pas rassurantes, les bras qu'il ne faudra pas baisser, surtout pas dans les temps qui viennent...

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A part ça, les nouvelles du front de l'ordinateur en réparation, on me demande 480€ pour changer une pièce minuscule, ça me sidère (et je ne parle pas même pas de la tête de mon compte en banque...)
Vraiment, il y a des périodes, hein...

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Moune et Alix m'ont transmis un questionnaire sur des livres, promis je m'y colle d'ici dimanche, surtout que ça parle des livres de l'enfance, et qu'il y a matière.

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Tiens et puis pour finir sur une note légère, cette chanson est retombée dans mes oreilles, j'aimais bien que ce soit la sonnerie de mon ancien téléphone...



mercredi 23 mai 2007

Sarcastisme

(oh le joli barbarisme...)

Bon.
Tous les matins, j'entends cette publicité insupportable à la radio... Notre président a écrit un livre (oui, oui) dans lequel il nous annonce ce qu'il entend faire à la tête de l'Etat. Y parle-t-il de sa retraite qui lui a permis de prendre la mesure de la fonction suprême ? Y donne-t-il des conseils sportifs ? Y trouve-t-on la dernière lettre de Guy Môquet ?
Je ne sais pas.

Ce que je sais, c'est qu'entre les bulletins sur ce que fait notre bon président matin, midi et soir, ce qui fait furieusement penser à une période de monarchie absolue, je trouve (oui, je sais, j'ai qu'à pas écouter Radio Président), entendre la publicité pour le livre où il nous ouvre ses pensées et "exprime son coeur" (sic), ça commence à faire beaucoup.

Et puis, "exprimer son coeur", euh... ?
Cette expression me questionne... A-t-elle été imposée par l'auteur ? Ou est-ce une blague de l'agence de pub ? Où est-ce que ça n'a choqué personne, ni l'annonceur, ni les gens de l'agence ?

J'ai vraiment des interrogations métaphysiques, le matin, je sais...

vendredi 11 mai 2007

Images d'un vendredi soir

Il y avait des images, des mondes différents, sur mon chemin, ce soir...

... les petits amoureux adolescents fâchés, qui se tenaient serrés l'un contre l'autre, chacun d'un côté du tourniquet du métro, les yeux dans les yeux, elle en larmes, jolie comme un coeur, lui peiné de la voir pleurer, déjà droit comme l'homme qu'il va devenir, certainement. Sentiment qu'ils posent les bases de leur relation à cet instant précis

... un de ceux qui attendent la soupe populaire sur la place, comme chaque soir. Mais lui, il essaie les deux roues garés là, dans son costume élimé, avec ses longs cheveux collés, il monte sur une moto et semble en route pour un ailleurs lointain

... sur le quai du métro, une fillette mignonnette qui saute au cou de son papa pour un calin joyeux, l'oeil qui brille du père

... le présentateur du journal régional, qui vient de rendre l'antenne et est déjà dehors, en jean sous son parapluie et son regard qui a l'air de demander si on l'a reconnu

... un autre couple adolescent, finissant celui-là. Elle, petite fille de famille, pleure et proteste, lui, prince charmant de quartier, lui dit qu'il comprend ce qu'elle ressent, vraiment... envie de rester avec eux, un peu, mais je suis mon chemin, je n'en saurai pas plus

... la fillette qui se cache derrière la porte quand je vais la chercher chez la nounou, nos discussions du soir, sa manière bien à elle de demander comment ça va (tu as mangé quoi ce midi ?), sa main dans la mienne, la petite grande

... le moment où le silence revient dans ma maison, et la semi-pénombre, apaisante.

mercredi 9 mai 2007

Voilà, voilà

(que ça recommence, a dit Rachid Taha dimanche soir...)
(d'ailleurs, cette chanson a été interdite en France, il a dit)

Donc voilà.
Je lis ici et là, beaucoup, depuis quelques semaines, et je ne suis pas rassurée. "5 ans ferme", titrait je ne sais plus qui.
Bon, je n'aurais pas forcément été tellement plus à l'aise si nous avions eu une présidente, je dois bien l'avouer, parce que je ne me reconnaissais dans aucun des projets proposés. Enfin, surtout, il ne m'a pas semblé qu'il y en ait vraiment, des projets. A part accéder au pouvoir, bien sûr.
Je lis, ici et là, donc. Des histoires d'enfants à qui on veut relever les empreintes génétiques pour un vol de tamagotchis, aux tentatives de passer des décrets pour fliquer encore mieux l'internaute, en passant par l'agence bancaire qui appelle la police pour faire embarquer une sans-papier gardée à l'agence en lui laissant croire à une ouverture de compte dans les minutes à venir... Il y en a d'autres, toutes aussi édifiantes, il suffit d'ouvrir le journal (même pro-parti au pouvoir) pour prendre peur et se demander vers quel monde on se dirige et on prépare à nos enfants.
Est-ce donc cela que la majorité d'entre nous souhaite ? La méfiance, le fliquage, la dénonciation ? Je m'interroge beaucoup. Et j'ai parfois du mal à répondre à certaines questions de ma fille...
Donc voilà, maintenant il va falloir se retrousser les manches, et puis surtout être vigilants. Dans un sens, peut-être que ça va réveiller les gens ?
Je n'y crois qu'à moitié, mais je l'espère vraiment.


A part ça, la vraie vie.
Pounette nous ravit avec son premier spectacle de danse (un théâtre rempli, et ma timidette qui assure, dans son tutu blanc à paillettes, et c'était classe, et pourtant, j'étais sceptique en le voyant, ledit tutu). Si, si, je suis objective.
Enfin, je me régale à la voir éclore, jour après jour.
Un vrai plaisir de chaque jour, du matin où elle arrive, le visage frais, les joues arrondies de sommeil, souriante, au soir avec les calins et nos petits secrets murmurés pour l'accompagner vers ses rêves. Elle s'affirme, ce n'est pas toujours facile, mais c'est quand même un régal.
Et heureusement que ses yeux rieurs, sa curiosité, sa gourmandise de vivre me disent qu'il y a encore des choses à faire pour qu'on arrange les choses.


Un peu d'air d'ailleurs, pas vraiment en rapport avec le reste (mais y en a besoin, non ?)




mardi 24 avril 2007

Un titre, mais pourquoi ?

Nous sommes revenues après quelques jours de vacances. Ecourtées par une alerte à la méningite qui nous a obligées à repousser notre départ de quelques jours en attendant la fin du traitement prophylactique (j'aime bien écrire des mots compliqués).

Contre toute attente, malgré le rythme soutenu des quelques jours passés en famille, nous sommes rentrées reposées. Et pourtant, visite paternelle, journée avec ma mère et ma nièce-la-plus-petite, journée avec mes deux mini-nièces-jolies, patisserie pour l'anniversaire de mon frère et sa chérie, repas de famille, terrasse au soleil, des après-midi sur la pelouse du parc, entre Vialatte et carambar à la barbapapa (invention diabolique) et puis quand même rédaction de tract puis réunion de travail par téléphone avec les oiseaux qui chantent dans le lilas blanc comme fond sonore (et ça valait la peine, après le goût amer des dernières semaines, ma bande et moi avons eu gain de cause)...

Quelques jours pour recharger les batteries, donc. Le retour n'est pas si évident, mais avec le soleil, ça devrait aller.
Quelques jours aussi pour relativiser le sentiment de devoir plus se battre quand on est une fille. Peut-être que j'en reparlerai ici, plus tard, mais je n'ai pas aimé cette impression, nouvelle pour moi, du moins sous cette forme.

Le retour du soleil, des envies de promenade sans but...



samedi 7 avril 2007

Panne temporaire

Bon, bon, bon...

Quelques idées de posts en tête (pas forcément toutes hyper (simples et) funky, mais des trucs qui me tienne à coeur), le soleil qui revient, les vacances qui approchent. Et là, paf, c'est le drame : mon ordi à moi que j'ai me boude.

Ca couvait depuis un moment, mais là, ça y est, le connecteur de l'alimentation ne veut plus faire son boulot, donc a plus, l'allumage de la bestiole.

Et ce qui m'ennuie, c'est que je risque de me récolter une réparation d'environ 200€ (sa mère), pour une pièce qui coûte 8€ sur ebay. Joie, bonheur, exaltation et zen absolus.
Lalala.
Je vais avoir du mal à vendre à ma banquière qui commence à m'appeler à 8h du matin pour me dire que ça va pas du tout que la réparation est indispensable, hein ?

Du coup, me voilà contrainte d'écrire depuis un portable qui n'a pas servi depuis 2005, avec toutes les applications et la mémoire saturée d'époque, je ne cause même pas de l'absence de wi-fi et donc de l'obligation de rester collée au modem en usb (argh, argh, argh) et du clavier rajouté pour pallier à la grève de la moitié des touches du clavier d'origine. Mais c'est mieux que rien, quand même.

Je passe sur mon appareil photo tombé de la hauteur vertigineuse de 5 cm dont l'objectif ressemble maintenant à la tour de Pise...

Donc je vous parlerai de la place des dames dans l'entreprise une autre fois, pareil pour l'état de santé des aborigènes. Vous l'avez échappée belle, on dirait. Et puis les illustrations, on verra quand elles reviendront.



samedi 31 mars 2007

Une semaine en instantanés

Les bribes de la semaine.




Du soleil pour commencer, le sourire qui va avec.


***


Des discussions de parents d'élèves sans fin, ni début d'ailleurs, loin du sujet qui devait être débattu... Une drôle d'impression qu'ici aussi, on va vers une sorte de règne de la terreur. Au final, on n'aura quasiment parlé que du collège public, de la déliquescence de l'école républicaine, et du souhait de tous de mettre son enfant à l'abri dans le privé.
Comment va-t-on reconstruire si chacun voit sa protection immmédiate ?
Pas très rassurée sur ce qu'on construit pour nos enfants, la fille, le premier soir de la semaine.


***


Deux jours après, menacée d'être frappée parce qu'on est une fille et qu'on ne laisse pas dire n'importe quoi. Etonnée de croiser encore ça, ici et maintenant, entre adultes (censément).
Encore deux jours plus tard, écoeurée d'être maintenant sûre que tout a un prix, même (surtout) la défense des intérêts des autres.
Un sale goût qui reste dans la bouche, tout ce temps pour pas grand chose.


***


Un ami qui s'apprête à partir quelques mois loin. Heureuse qu'il réalise un projet important pour lui, et en même temps, les amis qui s'en vont...
Tous mes souhaits avec lui.


***


Au long de la semaine, des moments de rire avec pounette, de la musique beaucoup, des discussions tantôt pleines d'espoir, d'abattement, de sourire, aussi.
C'est bon, mais fatigant, d'être vivant, parfois.


Et puis où aller en vacances, quand on n'a grillé ses économies mais qu'on a besoin d'air ?

Musique de la semaine




lundi 26 mars 2007

Spring is coming

Le printemps revient, et peut-être l'envie d'écrire un peu aussi.
Faudra voir si ça tient et où ça va.

Je n'ai jamais été vraiment loin, en tout cas, j'ai continué à vous suivre jour après jour, même en silence.

Les derniers temps ont été pleins, il faut que ça décante pour que j'en fasse quelque chose.
Ma pounette grandit, elle prend des petits envols réguliers, je la vois prendre la mesure du nid et du monde qui l'entoure.

L'heure d'été semble chasser le froid et la grisaille, tant mieux...

mardi 23 janvier 2007

2 ou 3 choses...

Aller à la mer, même s'il fait froid, ça régénère.
Rouler deux heures, en chantant, ça vide la tête.
Quelques heures de vagues, de vent, de sourires, ça repose, même sans dormir.

Parfois j'aimerais avoir une voiture et pouvoir partir quand ça me prend.

retour des images sur le photoblog, du coup...

***



Ca faisait longtemps que je n'avais pas récupérer de questionnaire-qui-fait-le-tour-de-la-blogosphère, alors Stellou, telle une bonne fée, s'est chargée de m'en filer un, comme on fait un voeu.

Donc, voila, 5 choses que vous ne connaissez (peut-être) pas de moi.

1- Comme Stellou et Zinedine Zidane (on a les modèles qu'on peut), non seulement je petit-déjeune dans un certain ordre, mais en suivant certaines règles : d'abord la tartine de beurre, toujours, puis le café au lait (dans le bol en faïence jaune ou le bleu et blanc avec une fleur) touillé avec la cuillère A (sinon, c'est moins bien), ensuite la tartine de confiture (tartinée avec la cuillère B), puis le jus de fruit... Pendant des années, le papa de la pounette m'a appelée Rainman, allez comprendre pourquoi...

2- Petite, j'adorais me poster devant chez ma grand-mère, sur la place, et guetter mon grand-père qui rentrait du chantier où il travaillait, sa caisse de maçon sur l'épaule. Ca n'est pas arrivé très souvent, nous avons déménagé avant mes quatre ans et il nous a quitté un an plus tard, mais j'en garde un sentiment de fête.

3- J'ai attendu mes 33 ans pour m'offrir ma 1ère paire de chaussures à vrais talons, et je les ai même portées !

4- Souvent, je me demande ce que deviennent Dita, Alan, Jacky, Alcide, Corinne, Graziella, Amandine, et d'autres encore. Je me dis qu'il faudrait essayer de les trouver, de leur écrire, et puis finalement, que c'est peut-être mieux de garder ce qu'on a vécu ensemble, que le "aujourd'hui" pourrait être décevant.

5- Parfois j'ai des pannes de cerveau, mais il parait que ce n'est pas grave, alors...


A qui le tour ?

- Anne (pour voir si on a d'autres points communs)
- angel (parce qu'elle va en faire un truc troussé comme il faut)
- FD (chacun son tour)
- Alex-andra (parce qu'elle est incroyable)
- Moukmouk (parce que c'est un ours)


lundi 15 janvier 2007

Même si les fleurs sont multiples, l'eau est une

J'aime bien que le titre d'une note paraisse cryptique, un peu.
Et puis l'ambivalence qu'on trouve dans le texte (et puis que la musique vienne d'un morceau de Serge Lama, le décalage que ça crée).
Bref.
Il y a d'autres trucs dans mes oreilles qu'Abd Al Malik, ne vous inquiétez pas, mais j'aurais aimé écrire un peu comme ça.





mercredi 10 janvier 2007

Mamma mia

Quand j'étais moi-même une pounette, j'avais appris un petit poème de Maurice Carême, pour la fête des mères.

Il y a plus de fleurs
Pour ma mère en mon coeur
Que dans tous les vergers
Plus de merles rieurs
Pour ma mère en mon coeur
Que dans le monde entier
Et bien plus de baisers
Pour ma mère en mon coeur
Qu'on en pourrait donner


Et pour son anniversaire, c'est tout-à-fait ce que j'ai envie de lui dire, aujourd'hui, toutes ces années après.
(Comme Miss Stellou, je crois que je suis moëlleuse, ces temps-ci.)

vendredi 5 janvier 2007

2007

Pas de flemme, enfin si quand même un peu... Mais la fin d'année m'a poussée dans mon cocon, et j'en sors, comme on frôle l'eau du pied pour s'assurer de sa température avant d'y aller vraiment. Mais j'ai un peu de mal à bien percevoir la température, en ce début d'année, alors j'y vais doucement.

En tout cas, je vous souhaite une année douce et rieuse, piquante et soyeuse, sucrée et rêveuse. Le tout avec une peinture de ma pounette :)



Merci de continuer à venir malgré mes absences, à vrai dire, je ne suis jamais vraiment loin...

dimanche 10 décembre 2006

Esprit du moment

Noël qui approche et se prépare doucement
Un joli sapin
Des discussions qui continuent
De la douceur ici et là
Une petite chanteuse qui poussent ses premières notes avant d'ouvrir les yeux
De la fatigue, quand même
Du travail, aussi
De la musique, beaucoup
Des lectures, de papier et de web, toujours
De la vie comme elle vient

Bon dimanche :)

dimanche 26 novembre 2006

Some questions


(Ce ciel date de fin août).


Parce que ça fait déjà quelques jours que FD m'a passé le relais (dois-je remercier ? allez, oui).

1* Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :


Extrait de Ma ligne 13 de Pierre-Louis Basse :
"(La rue Corvisart... C'est sans) doute ce qui fait encore trembler de plaisir et (d'émotion les touristes américains et japonais découvrant Paris : brusquement une rue, un quartier prennent la pose d'une France encore provinciale.)"

Dommage, c'est pas le passage le plus révélateur de ce bouquin humain l'air de rien, qui parle de la frontière invisible entre le Paris populaire progressivement chassé vers l'extérieur et celui de l'apparat, une réflexion sur ce que nous faisons de la société et du lien social. Un de ces bouquins qui parlent des gens pour de vrai.

*2* Sans regarder l'heure, quelle heure est-il :


A peu près 14h.

*3* : Vérifiez :


13h58 (et oué).

*4* Que portez vous ?


Un de mes jeans qui trainent par terre, un pull col V gris clair, les cheveux en bataille, mon ordinateur sur les genoux.

*5* Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?


Le ciel, presque trop bleu.

*6* Quel bruit entendez vous à part celui de l'ordinateur ?


Bob Marley, Exodus. (délice)

*7* Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait ?


J'ai pris mon caddy à roulette pour aller ravitailler en eau et en lait au supermarché du coin. Trop tard, c'était fermé.

*8* Avez-vous rêvé cette nuit ?


Oui, un de ces rêves dont on a l'impression qu'ils sont réels. Peut-être parce que je n'ai pas réussi à me rendormir avant plusieurs heures après m'être réveillée à 3h30...

*9* Quand avez-vous ri pour la dernière fois ?


Hier.

*10* Qu'y a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes ?


Une reproduction de Gauguin et une d'un peintre dont je ne connais pas le nom, une photo de ma fillette et une de moi au même âge.

*11* Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la 1ère chose que vous achèteriez ?


Une paire de bottines de garçon, une voiture, et puis je paierais les factures qui trainent.

*12* Quel est le dernier film que vous ayez vu ?


Hier, avec la pounette et son papa, Azur et Asmar, chouette malgré une histoire un peu convenue. Joli, surtout. Même si je garde une préférence pour Kirikou.

*13* Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?


La couleur du ciel qui vire maintenant à un gris plus conforme à la saison.

*14* Que pensez-vous de ce questionnaire ?


Il est long, non ?
Et les réponses pas passionnantes, pour bien faire (huhu).

*15* Dites nous quelque chose sur vous que nous ne savons pas encore ?


Ca ne fait pas si longtemps que j'apprends à me connaître, alors il y a encore des choses que moi-même j'ignore.

*16* Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?


Un titre de chanson de Gainsbourg (et c'est le cas).

*17* Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?


Tout dépend de la période à laquelle il serait né. Un prénom à consonnance italienne type Marco ou Luca, peut-être. Mais ce serait sûrement différent si j'en avais un aujourd'hui.

*18* Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger ?


Oui, mais jamais de manière vraiment concrète... A Rome, par exemple.

*19* Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis ?


Same player, shoot again.

*20* Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique que changeriez-vous ?


Quelle drôle d'idée de vouloir changer la culpabilité ou la politique ?
Ce que j'aimerais changer, ce serait l'ouverture d'esprit (qu'elle soit mieux répartie) et la compréhension. Je n'irais pas jusqu'à demander à ce que la compassion soit une caractéristique de base de chacun, mais...

*21* Aimez-vous danser ?


Plutôt, oui, mais je suis hyper complexée dès que des yeux autres que ceux de la pounette me voient faire.

*22* Georges Bush ?


Qui ça ?

*23* Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?


Regardé pour de vrai ? A vrai dire, la télé fonctionne souvent chez moi, mais plus comme un pourvoyeur de bruit de fond.

*24* Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?


Celles qui voudront ?

mercredi 22 novembre 2006

Entre deux...

Ca se calme un peu, enfin, j'espère.
La petite poulette a eu maints anniversaires depuis une semaine, et 5 ans, aussi.
Maintes festivités, des gâteaux, des cadeaux, du cirque, et j'en passe...

Un conseil d'école interminable avec des travaux et un relogement d'école en prévision...

Des tas de réunions et une montagne de boulot...

Mais je m'en sors (enfin, je crois).
Et j'écoute Jeanne Cherhal.

samedi 11 novembre 2006

Fragments d'une semaine et quelques jours

La force et la fragilité alternées de mes grands-mères. Sentiment mêlé de tendresse de le voir encore vaillantes malgré l'âge, d'affection de les voir cuisiner pour nous quand elles ne le font presque plus pour elle, d'urgence à passer du temps avec elles, de mélancolie en voyant leurs forces décliner, d'agacement aussi parfois parce que les mauvais côtés de leurs caractères respectifs ne vont pas en diminuant.

Le coeur serré en les quittant.

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La chambre délaissée de ma cousine la benjamine, partie vivre au loin avec son amoureux. Nous n'avons pas passé beaucoup de temps ensemble toutes les deux, à cause de la distance et de l'écart d'âge. Pourtant, même en son absence, j'y trouve encore quelque chose de complice, dans son sourire espiègle de petite fille sur les photos, dans la phrase écrite sur la porte, dans les livres sur l'étagère, dans son humour qui flotte toujours dans la pièce, dans des petits détails, anodins sûrement, révélateurs quand même. Il n'y a pas de doûte quand je suis dans cette chambre, nous sommes de la même famille (et ce qui nous rassemble n'est pas la même chose que ce qui rassemble nos mères).

Chez la cadette, le délice dans l'assiette et la chaleur de sa maison et dans le soin qu'elle met à nous recevoir, le plaisir des promenades dans la ville (et trouver des boutiques, et baver devant les vitrines de nourriture, et parler de recettes).

Avec l'aînée, sortir un peu de l'héritage familial qui nous a pesé à chacune sans qu'on se le dise jamais. Retrouver la compréhension d'il y a longtemps. Et s'amuser de voir nos petits jouer en criant.

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L'accent lorrain qui revient en quelques heures, alors que je n'ai plus vécu dans le coin depuis mes 3 ans. Les éclats de rire avec mon oncle, la manière qu'a ma tante de me faire sentir comme à la maison dès que je passe la porte, les gentils chambrages familiaux.

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Un peu de désarroi devant l'incompréhension qui existe entre des gens qui vivent si près les uns des autres, l'impression que la distance physique aide parfois à l'empathie.

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Mon plaisir du matin quand je suis là-bas, lire le journal après le petit déjeuner. C'est le seul journal que je prends vraiment plaisir à feuilleter longuement (mais seulement chez ma tante ou ma grand-mère paternelle, ailleurs ça n'a pas le même goût).

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Me faire engueuler parce que je n'ai pris que 4 morceaux du ragù de ma grand-mère, et seulement 2 assiettes de pâtes. Et qu'en plus je n'ai pas mangé de pain et ne veux ni jambon, ni banane pour finir le repas.

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Rentrer à la maison.

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Des discussions longues, fatigantes, mais, j'en suis sûre, enrichissantes maintenant ou plus tard, ici ou ailleurs.

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Une fillette qui perd une dent (encore), le décompte des jours avant ses 5 ans (déjà).

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Abd Al Malik sur Inter, ce matin.
(et hop une nouvelle chanson du samedi)



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Et puis encore, et puis encore...

lundi 6 novembre 2006

Petites vacances

Nous sommes revenues après quelques jours en famille, à visiter mes grands-mères, les tantes et oncles, les cousines et cousins.

Cette année, il est dit que j'aurais froid à chaque fois que je partirai en congés. Nous avons donc eu les premières gelées de l'hiver pour notre arrivée dans ma Lorraine natale (heureusement sans sabots).

Merci pour vos petits mots pendant mon absence. Je reviens parler de ce séjour très bientôt (et mettre de la musique, aussi).

dimanche 29 octobre 2006

Hijo de Africa

J'y suis allée à reculons, à la découverte de ce disque.
Parce que j'en entendais trop de bien pour que ça me paraisse vrai.
Et puis, sans doûte que j'avais déjà entendu ça, avant, cent fois. D'autant que je n'avais pas un souvenir très enthousiaste des morceaux d'avant que le monsieur ne change de nom.

Et puis un jour, c'était le moment. D'abord le rythme lancinant de Gibraltar.
Une suite de portraits où on trouve des souvenirs de vie de cité, pour peu qu'on connaisse un tant soit peu la chose.
Des moments de vie, les baffes qu'elle nous met parfois, qui font mal ou pas et qui aident à revenir sur terre.
La musique, qui tend parfois vers quelque chose de presque hypnotique. Avec la contribution de "grands", comme ceux qui ont accompagné Brel (l'accordéon de Marcel Azzola).

Un morceau, en particulier



Ca m'a (entre autres, parce qu'il y a plusieurs thématiques dedans) rappelé ce livre, qui m'avait remuée, quand je l'ai lu, il y a déjà quelque temps :



Et puis, dans des moments comme celui où nous sommes, à mi-chemin entre émeutes hyper-médiatisées et élections à haute teneur en propos démagogiques, c'est pas si mal de tomber sur des gens qui sèment des graines de réflexion ici et là.

vendredi 20 octobre 2006

Le pangolin a disparu !



C'était un peu prémonitoire, la légende de l'illustration, hein, parce que le pangolin a disparu pour de bon, comme le mégathérium qu'on trouve quelques pages plus tôt.

(Si vous ne l'avez jamais fait, lisez Le Dictionnaire du Superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis de Desproges, mais surtout, surtout, dans une version papier et illustrée, parce que les illustrations (ou plutôt l'illustration) ajoutent aux textes.)
(et oui, je suis fan)




Edit : vous connaissez cet insecte ? J'aurais cru que c'était une coccinelle trouvée chez moi, mais j'hésite...

samedi 7 octobre 2006

Saturday morning

L'humeur est moyenne (mais j'espère l'éclaircie rapidement), la fatigue s'installe trop bien pour que j'arrive à dormir (j'adore ces moments où j'arrive à ne plus avoir de recul sur rien, soupir).

Une chanson qui s'accorde avec l'ambiance. Je ne suis pas une grande fan de Renaud, mais il y a certaines vieilles chansons de lui qui reviennent parfois, drôles ou tendres ou tristes, suivant l'instant.




Et puis, si vous aimez le concept de la chanson d'humeur hebdomadaire, rendez-vous demain chez Ju.

mardi 3 octobre 2006

Ma petite grande

Pas encore 5 ans, et déjà une dent tombée. La petite souris passée, subrepticement pendant la nuit.



Ma pounette a poussé pendant l'été. Et je l'ai vue le faire.
Je ne savais pas qu'on pouvait voir les enfants grandir, mais là, c'était sous mon nez, flagrant. Quelques semaines, et hop, voila une nouvelle petite fille apparue sous mes yeux. Pas complétement nouvelle, bien sûr, mais différente, déjà.

De l'assurance gagnée qui se voit dans chaque geste, chaque attitude, qu'on entend dans sa voix.
De nouveaux jeux au milieu de l'indémodable maîtresse.
Elle séquestre le chat dans sa chambre pour qu'il goûte sa cuisine et apprenne ses leçons à la maison et joue à darkvador dans la cour de l'école (une nouvelle forme de trappe-trappe, si j'ai bien suivi...)
Surtout, elle a pris confiance en elle, ses gestes deviennent plus précis et elle rayonne de cette aisance qui grandit chaque jour.

Est-ce le fait d'être devenue la grande cousine des petites nées cet été chez mon frère et ma soeur ?
Ou de se trouver chez les "grands" et bientôt au CP ?
Ou simplement d'arriver bientôt à la barre des 5 ans ?
Sans doûte un peu des trois, et bien d'autres choses encore.

Mais une chose est sûre, elle grandit, elle change, et notre relation aussi, et c'est un vrai plaisir.




Et puis des images

dimanche 1 octobre 2006

Son du dimanche

Aujourd'hui, ce sera ça




Et puis je reviens plus tard parler de la pounette.

mardi 26 septembre 2006

Sortir des cartons

Quatre jours de tri-vidage de tiroirs-jetage de papiers-retrouvailles avec des souvenirs oubliés-mise en cartons-sortie de cartons.

Tirer un bilan de 3 ans à un endroit et 6 ans dans la (presque) même entreprise.

Pour résumer, en 6 ans, il y a eu en vrac :
- 3 boulots différents
- 7 raisons sociales
- 5 localisations différentes
- 5 PDG différents
- 8 directeurs des ressources humaines
- 5 directeurs de services (dont 3 périodes d'interim de 6 mois en moyenne)
- 2 plans sociaux
- 3 rachats

Et surtout, des gens chouettes qui comptent pour de vrai comme des paillettes dans la rivière.

J'étais l'une des plus jeunes, je suis maintenant une des plus anciennes de mon équipe. J'étais la 60ème embauchée, et après avoir été plus de 500, nous ne sommes plus qu'une poignée de "ma boîte" d'origine dans "ma boîte" d'aujourd'hui.

En triant, j'ai retrouvé des photos (photos rigolotes de séminaire d'intégration au karting à Deauville, photos sérieuses destinées à agrémenter des articles de presse professionnelle), des listes de prénoms du temps où j'attendais la fillette dans des cahiers de travail, une nouvelle à moitié écrite qui raisonne étrangement aujourd'hui, des listes de noms de gens concernés par des licenciement.

Un mélange de notes de travail et de notes de représentation du personnel.
Du sourire et de la mélancolie.

Maintenant s'appropier un nouvel espace, passer à la suite.

samedi 23 septembre 2006

Déjà samedi matin ?

Et je suis en retard, à 9h...
Au secours.

Alors, on va faire court.
Clarika.
Deux fois, même.

C'est sur son deuxième album et j'aime bien le côté drôlitude-désenchantée-mais-pas-trop.




samedi 16 septembre 2006

La chanson du samedi matin

Pour bien commencer le week-end

de la force


et de la douceur

lundi 11 septembre 2006

Vivre dans une chanson énervée d'Alanis Morissette

Ceci est un copyright d'Anne (je te verse des royalties quand tu veux, Anne).

Quand je lis le chemin d'Anne, j'ai l'impression d'avoir parcouru l'inverse. Une bonne et belle dizaine d'années dans une bulle, je me suis retrouvée précipitée dehors.
Allez, ma grande, débrouille-toi.
Ce que je croyais sûr et stable ne l'était en réalité pas autant que ça en avait l'air, et c'est la grande leçon que j'en ai tiré. Que l'on ne sait jamais de quoi demain sera fait, qu'il faut profiter du moment, là, tout de suite, sans regretter l'avant, sans se projetter dans l'après.
Juste savourer chaque instant.
Même si c'est violent, surtout si c'est violent.
Bien sûr, ça donne des hauts et des bas, parce qu'on n'a rien sur quoi s'appuyer, jour après jour, à part soi-même.
Bien sûr, ça demande d'aller au fond de soi, pour mieux se connaître, et s'accepter, aussi, et ce n'est jamais facile de faire le chemin.
Mais une fois le chemin fait, au moins un peu, et même si on a le goût de vivre comme un écorché vif, on finit par accepter qu'on puisse vous aimer, malgré tous les défauts qu'on se trouve soi-même. Même si on pense qu'on ne le mérite pas, même si on ne sait pas ce que ça pourra donner.

Et puis aussi, on finit par comprendre qu'on ne rend service à personne en se mentant et en voulant préserver l'existant coûte que coûte. Qu'il y a parfois des choses qu'on doit vivre pour de bon pour pouvoir avancer. Et que si celui qu'on aime doit vivre sa vie, même si ça fait mal parce qu'on croit le perdre, on se trompe, parce qu'on ne perd pas quelqu'un qui va vers lui-même et vers sa vie. C'est même tout le contraire, on le perdrait en l'étouffant.
Alors, évidemment, c'est difficile de s'accepter, d'accepter la liberté, pour soi et pour ceux qu'on aime, mais quel cadeau au final quand on y arrive enfin.

Au fond de moi, il reste un rêve d'amour absolu comme dans les chansons de Miossec, avec tellement de sentiments qu'on se quitterait avant de les trahir, mais ma chanson préférée de lui, c'est celle qui parle du fait "que rien ne peut rester comme ça dans la nuage, c'est la terre qui nous attire assurément, de toute façon, on ne craint pas l'atterrissage, on sait que le crash est prévu et même imminent".
Justement parce que cette chanson-là traduit bien l'idée qu'il faut profiter de ce qui arrive, sans s'économiser, parce qu'on ne sait jamais si ça va durer.

mardi 5 septembre 2006

Reprendre la plume

En ce moment, j’ai une panne de plume.
Pas que je n’ai rien à dire, non, non.
Juste que j’ai l’impression que c’est toujours la même chose. L'enchaînement joies-tristesses, confiance-doute, bien-être – angoisses...
Une roue qui tourne et qui me fait avancer avec difficulté.

Pourtant, la fillette est revenue, elle est grandie, c’est un plaisir qu’elle soit là. Un rayon de soleil permanent.
Pourtant, un nouveau bébé dans la famille et un autre qui arrive, des sourires, des promesses de jolis jours.
Pourtant, l’apaisement avec l’ancien amoureux, des relations de parents enfin détendues.
Pourtant du travail intéressant, avec des gens qu’on a plaisir à retrouver jour après jour.
Pourtant, les confitures qui bouillonnent dans la cuisine, et un peu de réaméngement pour rendre le quotidien plus agréable.

Mais, toujours, la trouille de ne pas être à la hauteur de celui-ci ou de celle-là, de ne pas faire ce qu’il faudrait et de mettre par terre un équilibre qui paraît trop fragile.
Mais être le plus souvent seule pour savourer les blagues de la pounette, même si c’est le choix qu’on a fait.
Mais le lit et toute cette place, quand bien même on n’envisage pas de le partager, parce que ce serait trop de complications.
Mais ce manque de confiance en soi qui vous freine et donne trop d’importance à des détails ou pas assez à ce qui compte, un vrai miroir déformant.

Il y a cette évidence : ne pas être malheureuse. Non, je ne le suis pas, du tout. Sauf qu’il y a des moments où l’étincelle qui ferait scintiller tout ce qui est chouette dans ma vie n’est pas là. C’est bête, je sais, mais ça m’empêche un peu d’écrire, parce que c’est indécent de se plaindre, quand on a tout ce qu’il faut.

mercredi 23 août 2006

En attendant

Il a bien fallu revenir.
Après avoir soigné la fièvre et retrouvé des forces.
Après l'arrivée d'une nièce et avant celle de la prochaine d'un moment à l'autre. Des rayons de soleil dans la vie de la famille. Et ma mère qui s'émerveille : "on dirait qu'elle a toujours été là..." Comme chaque enfant qui arrive et qu'on attend.

La pounette est repartie aussitôt après notre retour, et est tellement occupée qu'elle a du mal à parler plus d'une minute au téléphone. Tant mieux.

Retour au travail, dans une ambiance de demi-sommeil.
Quelques jours de vie destructurée encore, et ce sera la rentrée...



La suite de la plage sur le photoblog

dimanche 6 août 2006

Demi-retour

Les vacances ne sont pas complètement finies, mais nous sommes rentrées de notre périple en Vendée, pendant la semaine la plus fraîche et venteuse de l'été... Ceci dit, je préfère que ma bonne étoile se concentre sur d'autres sujets plus importants, hein...

Bref, j'ai quand même réussi la performance de rentrer avec 40° de fièvre, je subodore que le dernier jour, le seul vraiment ensoleillé, m'a permis d'ajouter une insolation à la crève (angine, peut-être bien, vu la manière dont je déglutis) que j'ai attrapée en début de séjour. Et oué.

samedi 29 juillet 2006

En vacances

A dans quelques jours, et profitez de la fraîcheur qui s'installe (un peu)...


samedi 22 juillet 2006

Je ne fais que passer...

... dit la passante qui passe.

Pas encore en vacances, plutôt fatiguée, mais déjà au repos en quelque sorte. Une sorte de langueur qui s'installe en attendant de partir en vacances, avec chouette copine et enfants.

Un peu moins de mots, et un peu plus d'images ces temps-ci. Peut-être pas encore toutes en ligne, mais dans mes cartons en tout cas.

Et vous, elle vous travaille comment, cette chaleur ?





(et me voila partie rejoindre la fillette pour le week-end...)

mardi 11 juillet 2006

Sur un coup de tête

(oui, je sais, le titre est facile)

L'Italie a donc gagné la finale de la Coupe du Monde, mais ce qui restera, c'est la soirée de monsieur Zidane. Ben oui, pour moi, il restera un monsieur, mais humain avant tout, avec ses forces et aussi ses failles. Comme tout le monde, en fait. C'est pas ça, être un homme ?

Sur Radio Canada, Dany Laferrière fait des chroniques (est-ce que je vous ai déjà dit qu'il faut lire Laferrière ?), et je ne peux pas résister à vous coller un morceau de celle d'hier matin.

"La dignité, c’est justement le geste de Zidane pour récupérer un peu de son honneur. C’était son moment. Il a tout donné à son équipe. Là, c’était pour lui. Huit secondes sur une carrière de près de vingt ans. Parce que si on ne le fait pas maintenant, ce sera fini. De toute façon il était crevé, et l’équipe pouvait rouler sans lui.

Je crois qu’il y a des moments dans la vie qui n’appartiennent qu’à celui qui les vit. Et à personne d’autre. Ce moment où l’on refuse de jouer, c’est toujours un moment bête aux yeux des autres. Car que vaut l’image de la fierté réclamée par la collectivité face à la fierté intime de l’individu?

Parce qu’on est plusieurs à regarder un jeu, on croit que c’est plus qu’un jeu. Le geste de Zidane, c’est l’intrusion de la lourde réalité dans le jeu. Zidane ne joue plus. Il brise les codes d’un coup de tête."



Cliquez pour écouter le billet de Laferrière en entier.



Et si vous voulez vous rafraîchir, je fais des piges chez Ninon.

jeudi 6 juillet 2006

Les pensées qui filent

Ca commence par une idée, quelques jours après un anniversaire avec un nombre qui devrait amener vers une nouvelle page. L'idée qu'il faudrait changer quelque chose pour passer à la suite, de coiffure peut-être, mais on l'a déjà fait en d'autres temps et d'autres lieux, se graver quelque chose qui ait un sens dans la peau, pourquoi pas...

Ca se poursuit dans la bonne humeur, beau temps avec quelques passages nuageux en fin de journée. Le soleil domine nettement, tout de même.

Et puis un jour, un collier perdu. Une médaille de baptême et les breloques qui repoussent le mauvais oeil. Un talisman, un peu. Perdu, comme ça, on ne sait où. Après un moment de trouble, on finit par se dire au bout de quelques jours que c'est sûrement le signe qu'on va passer à autre chose, grandir un peu sûrement et moins s'appuyer sur l'irrationnel peut-être.

Le ciel est jaune, l'atmosphère étrange.
Bizarre, je pensais passer une journée légère, comme la robe que j'ai mise ce matin...

Et puis le calme revient, et puis un orage encore, et c'est ce qui met du relief dans les jours qui s'écoulent.






Et aussi, du nouveau sur le photoblog.

mercredi 28 juin 2006

33



Ca y est, il parait que je suis entrée dans l'année du tiers de siècle.

On pourrait faire un bilan pour moins que ça, non ?
Comme je préfère m' vous épargner ce genre de trucs lourds, pas de bilan, ni de liste des choses que je trouverais chouette de faire dans les deux tiers qui viennent.

C'est gentil, n'est-ce pas ?

Merci en tout cas à ceux qui m'ont envoyé des pensées et autres gentilles attentions, ici ou ailleurs.

lundi 19 juin 2006

At last



Merci encore à la meilleure inventeuse de jeux de blougs du monde (ben oui !)

Ca remarche, mes images sont revenues !

Peut-être vais-je me remettre à poster ?

Pouf pouf.

samedi 10 juin 2006

La madame, elle est sortie

Le weekend qui commence sera :

* familial beaucoup,
* télé-sportif un peu,
* éreintant sûrement,
* agaçant peut-être,
* revigorant je l'espère,
* propice au bronzage, y a intérêt !

Et vous ?

samedi 3 juin 2006

Too fast

Déjà une semaine et demie sans avoir écrit ici ?

Pas vu le temps passer... Il faut dire que la période est bien remplie, et que donc, je savoure les moments d'oisiveté qui se présentent.
Et puis on est à J-6 de vous savez quoi si vous êtes avertis, ça demande un peu de préparation, surtout si on fait des pronostics. Huhu.

Vous avez remarqué qu'il y a des films qui se regardent mieux à certaines heures de la journée (ou de la nuit) ?
Si, si. Par exemple, pour moi, Moretti, c'est le matin au réveil. Et ça donne le sourire pour la journée. Et ouais.
Et puis, chez Moretti, il y a tout. Le rire, le sérieux, de belles images, des gens au vrai sens du terme, de l'émotion, de la folie.
Enfin, bref, Aprile au petit déjeuner, vous pouvez tenter les yeux fermés (enfin ouverts, c'est mieux).

Allez, hop hop hop, faut passer la deuxième maintenant !

mercredi 24 mai 2006

Des livres comme des cadeaux

Il y a des livres qui comptent dans une vie. Parce qu'ils vous révèlent un secret, vous ouvrent des portes ou les yeux, qu'ils vous apprennent des choses sur le monde ou sur vous. Des livres qui consolent, des livres qui guérissent, qui arrivent au bon moment.

Et il y a des gens qui sont des passeurs de livres.
Qui savent le livre qu'il vous faut au moment où il vous le faut.
Et qui vous le mettent entre les mains.
Ou qui partagent avec vous des livres qui vous apporteront de la lumière.
Comme cet ami qui m'a ouvert l'esprit avec un tout petit livre de rien du tout quand l'hiver était entré jusque dans moi, il n'y a pas si longtemps.

Je connais une dame qui est très forte pour ça. Un jour où je me fermais soigneusement toutes les portes avec un garçon qui les rouvraient une par une, elle m'a glissé l'air de rien un livre de Laurie Colwin qui racontait précisément l'histoire d'une fille qui refusait qu'on l'aime et finissait par l'accepter. C'était Une vie merveilleuse. Et peut-être que ce livre a permis que ce garçon puisse m'approcher un peu mieux.
Et puis, longtemps, elle m'a parlé d'une dame qui avait apporté un souffle d'air frais dans sa vie, rien qu'avec son écriture. C'était de Christiane Rochefort qu'elle parlait. Une dame à la vie incroyable, et surtout incroyablement libre.
Alors, un jour, j'ai fini par aller la lire. Et c'est une vraie claque, de ces claques qui font du bien et qui améliorent la perception.

Bien sûr, le moment pour recevoir un livre compte beaucoup. Mais n'empêche, quel cadeau.


Un clin d'oeil à Zydeco, qui avait amorcé cette réflexion dans ma tête avec son commentaire sur la note de la bibliothèque, même si ça a mûri pendant que je lisais Printemps au parking.

dimanche 21 mai 2006

J'traîne les pieds

Ce n'est pas tout à fait vrai.
En réalité, je remplis des mouchoirs depuis le fond de mon lit.
En attendant d'être ravitaillée en médocs par le papa de la fillette, même si ça m'ennuie de devoir demander ce genre de services.

Bref.
Ca m'apprendra à traverser Paris à pied la nuit, alors que je suis déjà malade.
Et aussi à jouer les fashion victims à la recherche de LA jupe en jean à LA bonne taille, en courrant à La Défense avec de la fièvre.
Tout ça pour ne pas trouver, hein, évidemment.

Donc voilà, vous avez failli lire un billet sur Paris, la nuit, à pied. Mais c'est raté...

mardi 16 mai 2006

Des impressions

Fredonnage de Bashung en continu

aucun express ne n’emmènera vers la félicité

aucun tacot n’y accostera
aucun Concorde n’aura ton envergure
aucun navire n'y va
sinon toi

aucun trolley ne me tiendra
si haut perché
aucun vapeur ne me fera fondre
des escalators au chariot ailé
j’ai tout essayé
j'ai tout essayé

j’ai longé ton corps
épousé ses méandres
je me suis emporté
transporté
par delà les abysses
par dessus les vergers
délaissant les grands axes
j’ai pris la contre allée
je me suis emporté
transporté...


D'autres photos (très différentes) sur le photoblog.

Et puis, allez lire monsieur Moukmouk, c'est beau (et ça ouvre les yeux, un peu).

PS pour Bibz : la request du jour (ça faisait longtemps) : requette magique d'amour (oui, d'accord, mais il faudra travailler l'orthographe, peut-être)

mardi 9 mai 2006

La malédiction de la bibliothèque

(on va retourner à du plus léger).

Quand je vais à la bibliothèque, je ne sais pas pourquoi, j'aime bien prendre des séries.
Le problème, c'est qu'à la bibliothèque, c'est rare de pouvoir emprunter toute la série d'un coup.

Comme j'aime bien savourer les livres qui me plaisent, au fond, ça ne me gêne pas de devoir attendre pour connaître la suite. Au contraire, je me délecte d'avance.

Sauf que.

Sauf qu'à la bibliothèque, ce n'est pas toujours aussi simple.

D'abord, dans la série des Kay Scarpetta, il manque cinq ou six bouquins intermédiaires avant d'arriver au fameux Dossier Benton.
Et puis, dans la série des Persepolis de Marjane Satrapi, je n'ai jamais pu mettre la main sur le tome 4, toujours sorti, si bien que ma maman a fini par m'offrir toute la série (merciiii).
Ensuite, dans la série d'Izzo, j'ai dévoré Total Kheops, je me suis délectée de Chourmo et je me suis désespérée en cherchant l'un des deux exemplaires de Solea qui auraient dû être en rayon, si, c'est marqué sur l'ordinateur, mais si, là, regardez ! Ah vous voyez, quand même !
Mais de Solea, aucun nulle part dans la bibliothèque, ils ont même fini par le sortir du catalogue... Et je vais devoir me résoudre à l'acheter, puisqu'on m'a gentiment offert les deux autres (merciiii aussi), si je veux un jour lire toute la trilogie.
Le dernier épisode en date, c'est la série du Chat du rabbin, où je ne suis pas prête d'arriver au Paradis terrestre, et c'est trop injuste.

Mais après tout, peut-être que c'est juste une collusion d'intérêts avec les libraires et les auteurs, hum ?

lundi 8 mai 2006

Deux fois ce week-end

Entendre parler d'enfants disparus.
Trop souvent, tellement trop.
Ces deux-là ont l'âge de ma fillette

Instinctivement, ce matin, je la sers contre moi dans un demi-sommeil, je respire ses cheveux et écoute ses rires, je profite de chaque calin, de chaque regard.
Je n'ai même pas râlé parce qu'elle me réveillait, ce serait tellement déplacé, finalement.

samedi 6 mai 2006

On the Pist'H again

C'est reparti,

c'est chez Heidi !

mercredi 3 mai 2006

Parfois au fond de moi, se ranime...

Je me souviens Toulouse aux premières et aux dernières chaleurs.
Marcher sur les pavés roses, dans les rues sales du quartier Bayard.
Les courses au Casino du coin. Le moins cher possible, pour remplir un frigo d’étudiante boursière.
Les dames qui attendent les messieurs qui payent les faveurs entre journée de travail et soirée familiale. L’une en vison, l’autre déguisée en indienne, celle qui a son chien avec elle, aussi.
Le soleil qui se couche et les rues encore chaudes.
Ce rose et ce bleu.
La douceur de l’air, mais quelque chose de violent caché derrière.

Si je pouvais, là tout de suite, j’irais marcher dans ces rues, avec mon appareil photo, ou peut-être sans.
Saisir l’atmosphère.

Il y avait la place Marengo, le bar des 3 petits cochons, son tiercé du dimanche et ses concerts de fin de semaine.
Et puis mon ancien quartier, qui n’existe plus.
A la place, un cube de verre où je ne reconnais plus mon ancien chez-moi.

J’aimais la fraîcheur un peu humide de mon rez-de-chaussée de maison toulousaine, aux murs épais comme ceux d’un château.
La cour ombragée où il faisait bon lire à côté du linge qui sèche ou partager des repas à la grande table de fortune.

Mon voisin étrange et sympathique, à la vie irrégulière, qui me ramenait de l’ail frais de ses voyages dans le Gers.

Marcher le long du canal jusqu’au port des Minimes.
Etre à deux pas du centre de la ville, et la sentir battre, sous le sol.

Une vraie ville du Sud, avec son soleil, sa crasse et sa vie. J’ai l’impression qu’ils ont cherché à nettoyer, pour que les nouveaux habitants se sentent à l’aise.
La dernière fois que j’y suis allée, je ne connaissais plus la ville.

lundi 1 mai 2006

En mai, fais ce qu'il te plait

Bon, d'accord, aujourd'hui, ça ne se voit pas trop.
Mais tous les signes concordent :
* une humeur meilleure et plus stable
* des bourgeons sur les arbres
* les pigeons qui retentent de pondre chez moi (mais le nouveau dispositif anti-pigeons est installé depuis hier, on croise les doigts pour être débarrassés pour de bon)
* l'envie de faire de la confiture de fraises
* des velléités de grand ménage
* une pounette prête à passer son temps dehors
* le retour des tomates de Sicile, les premières asperges
* l'installation de nouvelles plantations aux fenêtres
* des envies de photo
* un petit retour d'inspiration

Ca fait du bien !

Et puis, une autre chose qui fait du bien, c'est d'être capable de passer une heure avec son ancien chéri, à partager le stock de musique qu'on a réuni ensemble sur plus de 10 ans, sans que ça déchire ou que ça picote, sans mots pour faire mal, avec sourire et bonne humeur.

Et vous, qu'est-ce qui vous plait en mai ?

mercredi 19 avril 2006

Pigeon again

Donc, aventures avec les pigeons, suite (et fin, j'espère).

Ils ont donc pris l'habitude de venir pondre dans une jardinière de la fenêtre de la chambre de la fillette (j'arrête les "de quelque chose ou quelqu'un").
Même en plein hiver, parce que le pigeon des villes, sachez-le, pond absolument n'importe quand, il ne connait plus les saisons, du tout.


Ils ne vont pas dans le magnifique pigeonnier expérimental que la ville de Paris leur met à disposition à quelques centaines de mètres de chez moi.



Bon, en voyant le truc en vrai, et eu égard au fait que je ne tiendrais même pas debout dedans, ça doit être difficile de trouver une place dans une mini-cabane sur-surpeuplée...

Donc, un samedi après-midi, je vois un pigeon dans la jardinière, comme souvent. Je secoue le rideau, il ne bouge pas.
"Argh, il est mort."
Bien sûr, la pounette n'en perd pas une miette.
On doit partir, je fais donc diversion.
Dimanche, il est toujours là et donc mort, et ses potes lui grimpent dessus. Eurk et re-eurk.
Lundi, j'appelle la mairie. D'après les explications qu'on me donne, le bidule est chez moi, à moi de me débrouiller avec. Pas besoin d'analyses, les manifs anti-CPE ont réglé le problème de la grippe aviaire définitivement.
Le syndic de co-propriété n'a jamais entendu parler d'un truc pareil : c'est le premier pigeon mort du quartier, on dirait.
Mardi, ouf, je fais tellement pitié qu'un collègue mais aussi ami gentil vient débarrasser ma fenêtre du volatile. Je fuis bravement l'appartement pendant ce temps, de toute façon, ma réputation est déjà grillée.

Donc, il y avait un pigeon mort, mais aussi des oeufs qu'il aurait dû couver, trop classe.

Ca a dû calmer les autres, ils ne viennent plus sur la fenêtre (pour l'instant).



Garder l'oeil ouvert

mercredi 12 avril 2006

Ca tease...

Ce soir, si j'ai la force, la suite de mes aventures avec mes amis volatiles.

D'ici là, vous pouvez relire les tout premiers épisodes de la saga.

samedi 8 avril 2006

C'est le sens de la vie (?)

J'ai mis plus de 3 semaines à lire un livre que j'ai trouvé pénible... Pressée d'en finir, parce qu'au bout d'un moment, se battre avec sa lecture, ça insupporte, pressée de passer à une lecture plus agréable et surtout plus conforme à mon état d'esprit du moment.

Au bout de trois semaines, je finis par en finir (c'est tout dire).
Et je passe à mon premier Dany Laferrière, pris un peu au hasard à la bibliothèque.
Et devinez quoi ?
C'est un tel régal que je le finis en 3 jours.

Injuste, non ?

Ce serait pas un peu comme dans la vraie vie, hum ?


PS spécial Bibz : la request romantique de la semaine : "ne crains rien je t'aime"