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jeudi 2 août 2007

En équilibre

Depuis quelques temps, je me réveille à 4h chaque nuit.
Puis je finis par me rendormir, plus tard.
Pourquoi 4h ? Je me le demande, mais ça devient un rendez-vous quotidien...

Les semaines se suivent rapidement depuis l'accident, quelques jours de travail, vite, tensions, nouvelle équipe managériale (vive le vocabulaire fourre-tout de l'entreprise) qui demande aux gens en place de faire à nouveau leurs preuves. Comme si on repartait d'une feuille blanche malgré des années de travail. Bien sûr, il y a toujours la tentation de dire "j'étais là avant vous et y serai encore après", mais ça n'avance à rien.
Concentrer le travail sur quelques jours en laissant les sales remarques glisser, puis prendre la voiture pour des weekends allongés qui passent quand même trop vite, pour voir le blessé qui se retape aussi vite qu'il le peut. Dommages collatéraux, à côtoyer de plus près les embrouilles de famille qu'on fuyait tranquillement en ne montrant son nez qu'une fois de temps en temps.

Pounette passe des tranches de vacances ici et là-bas. Maison et grands-parents. Environnement familier et visites à Papa. Chat et copines, cousins et cousines.
Elle voudrait déjà son cartable.
La rentrée lui fait pourtant peur, elle préfèrerait faire son CP à l'école maternelle.
Au téléphone, ma mère me dit qu'elle a la bouche abîmée, alors je dis à la fillette de faire attention à ne pas se mordre les joues. "Mes dents vont trop vite, maman !"
En réalité, elle ne se mord pas, ce sont ses dents qui poussent qui lui font mal.

L'été est enfin là, les vacances approchent, j'entends à nouveau les oiseaux. Si seulement mes cauchemars voulaient me laisser un peu tranquille maintenant...

lundi 18 juin 2007

Télégramme

*bonne humeur et ambiance chouette à la maison, vivement les grandes vacances !*

STOP

*ordi toujours en panne, le rapatriement pour solution de réparation alternative est imminent*

STOP

*mariage de cousine bien passé, conduit 1000 km en 3 jours, enfant charmante en société, moments agréables cousins et famille, une semaine pour récupérer (à moitié) de la fatigue*

STOP

*réparation de l'appareil photo prise en charge par l'assurance, wéééé !*

STOP

*trouver une idée pour le concours de gâteau le plus beau et le meilleur de la fête de l'école sur le thème "la petite abeille qui cherchait une planète accueillante" d'ici vendredi soir, tout va bien*

STOP

*travail, travail, fight, travail, inspirez, soufflez doucement...*

STOP

*fin du questionnaire Bouquinage à venir, et puis réaménagement de la colonne de droite du blog, aussi, bientôt (pas simple avec le vieil ordi, ceci dit)*

STOP

*je pense à vous les gens !*

vendredi 11 mai 2007

Images d'un vendredi soir

Il y avait des images, des mondes différents, sur mon chemin, ce soir...

... les petits amoureux adolescents fâchés, qui se tenaient serrés l'un contre l'autre, chacun d'un côté du tourniquet du métro, les yeux dans les yeux, elle en larmes, jolie comme un coeur, lui peiné de la voir pleurer, déjà droit comme l'homme qu'il va devenir, certainement. Sentiment qu'ils posent les bases de leur relation à cet instant précis

... un de ceux qui attendent la soupe populaire sur la place, comme chaque soir. Mais lui, il essaie les deux roues garés là, dans son costume élimé, avec ses longs cheveux collés, il monte sur une moto et semble en route pour un ailleurs lointain

... sur le quai du métro, une fillette mignonnette qui saute au cou de son papa pour un calin joyeux, l'oeil qui brille du père

... le présentateur du journal régional, qui vient de rendre l'antenne et est déjà dehors, en jean sous son parapluie et son regard qui a l'air de demander si on l'a reconnu

... un autre couple adolescent, finissant celui-là. Elle, petite fille de famille, pleure et proteste, lui, prince charmant de quartier, lui dit qu'il comprend ce qu'elle ressent, vraiment... envie de rester avec eux, un peu, mais je suis mon chemin, je n'en saurai pas plus

... la fillette qui se cache derrière la porte quand je vais la chercher chez la nounou, nos discussions du soir, sa manière bien à elle de demander comment ça va (tu as mangé quoi ce midi ?), sa main dans la mienne, la petite grande

... le moment où le silence revient dans ma maison, et la semi-pénombre, apaisante.