Depuis quelques temps, je me réveille à 4h chaque nuit.
Puis je finis par me rendormir, plus tard.
Pourquoi 4h ? Je me le demande, mais ça devient un rendez-vous quotidien...
Les semaines se suivent rapidement depuis l'accident, quelques jours de travail, vite, tensions, nouvelle équipe managériale (vive le vocabulaire fourre-tout de l'entreprise) qui demande aux gens en place de faire à nouveau leurs preuves. Comme si on repartait d'une feuille blanche malgré des années de travail. Bien sûr, il y a toujours la tentation de dire "j'étais là avant vous et y serai encore après", mais ça n'avance à rien.
Concentrer le travail sur quelques jours en laissant les sales remarques glisser, puis prendre la voiture pour des weekends allongés qui passent quand même trop vite, pour voir le blessé qui se retape aussi vite qu'il le peut. Dommages collatéraux, à côtoyer de plus près les embrouilles de famille qu'on fuyait tranquillement en ne montrant son nez qu'une fois de temps en temps.
Pounette passe des tranches de vacances ici et là-bas. Maison et grands-parents. Environnement familier et visites à Papa. Chat et copines, cousins et cousines.
Elle voudrait déjà son cartable.
La rentrée lui fait pourtant peur, elle préfèrerait faire son CP à l'école maternelle.
Au téléphone, ma mère me dit qu'elle a la bouche abîmée, alors je dis à la fillette de faire attention à ne pas se mordre les joues. "Mes dents vont trop vite, maman !"
En réalité, elle ne se mord pas, ce sont ses dents qui poussent qui lui font mal.
L'été est enfin là, les vacances approchent, j'entends à nouveau les oiseaux. Si seulement mes cauchemars voulaient me laisser un peu tranquille maintenant...
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jeudi 2 août 2007
mercredi 9 mai 2007
Voilà, voilà
(que ça recommence, a dit Rachid Taha dimanche soir...)
(d'ailleurs, cette chanson a été interdite en France, il a dit)
Donc voilà.
Je lis ici et là, beaucoup, depuis quelques semaines, et je ne suis pas rassurée. "5 ans ferme", titrait je ne sais plus qui.
Bon, je n'aurais pas forcément été tellement plus à l'aise si nous avions eu une présidente, je dois bien l'avouer, parce que je ne me reconnaissais dans aucun des projets proposés. Enfin, surtout, il ne m'a pas semblé qu'il y en ait vraiment, des projets. A part accéder au pouvoir, bien sûr.
Je lis, ici et là, donc. Des histoires d'enfants à qui on veut relever les empreintes génétiques pour un vol de tamagotchis, aux tentatives de passer des décrets pour fliquer encore mieux l'internaute, en passant par l'agence bancaire qui appelle la police pour faire embarquer une sans-papier gardée à l'agence en lui laissant croire à une ouverture de compte dans les minutes à venir... Il y en a d'autres, toutes aussi édifiantes, il suffit d'ouvrir le journal (même pro-parti au pouvoir) pour prendre peur et se demander vers quel monde on se dirige et on prépare à nos enfants.
Est-ce donc cela que la majorité d'entre nous souhaite ? La méfiance, le fliquage, la dénonciation ? Je m'interroge beaucoup. Et j'ai parfois du mal à répondre à certaines questions de ma fille...
Donc voilà, maintenant il va falloir se retrousser les manches, et puis surtout être vigilants. Dans un sens, peut-être que ça va réveiller les gens ?
Je n'y crois qu'à moitié, mais je l'espère vraiment.
A part ça, la vraie vie.
Pounette nous ravit avec son premier spectacle de danse (un théâtre rempli, et ma timidette qui assure, dans son tutu blanc à paillettes, et c'était classe, et pourtant, j'étais sceptique en le voyant, ledit tutu). Si, si, je suis objective.
Enfin, je me régale à la voir éclore, jour après jour.
Un vrai plaisir de chaque jour, du matin où elle arrive, le visage frais, les joues arrondies de sommeil, souriante, au soir avec les calins et nos petits secrets murmurés pour l'accompagner vers ses rêves. Elle s'affirme, ce n'est pas toujours facile, mais c'est quand même un régal.
Et heureusement que ses yeux rieurs, sa curiosité, sa gourmandise de vivre me disent qu'il y a encore des choses à faire pour qu'on arrange les choses.
Un peu d'air d'ailleurs, pas vraiment en rapport avec le reste (mais y en a besoin, non ?)
(d'ailleurs, cette chanson a été interdite en France, il a dit)
Donc voilà.
Je lis ici et là, beaucoup, depuis quelques semaines, et je ne suis pas rassurée. "5 ans ferme", titrait je ne sais plus qui.
Bon, je n'aurais pas forcément été tellement plus à l'aise si nous avions eu une présidente, je dois bien l'avouer, parce que je ne me reconnaissais dans aucun des projets proposés. Enfin, surtout, il ne m'a pas semblé qu'il y en ait vraiment, des projets. A part accéder au pouvoir, bien sûr.
Je lis, ici et là, donc. Des histoires d'enfants à qui on veut relever les empreintes génétiques pour un vol de tamagotchis, aux tentatives de passer des décrets pour fliquer encore mieux l'internaute, en passant par l'agence bancaire qui appelle la police pour faire embarquer une sans-papier gardée à l'agence en lui laissant croire à une ouverture de compte dans les minutes à venir... Il y en a d'autres, toutes aussi édifiantes, il suffit d'ouvrir le journal (même pro-parti au pouvoir) pour prendre peur et se demander vers quel monde on se dirige et on prépare à nos enfants.
Est-ce donc cela que la majorité d'entre nous souhaite ? La méfiance, le fliquage, la dénonciation ? Je m'interroge beaucoup. Et j'ai parfois du mal à répondre à certaines questions de ma fille...
Donc voilà, maintenant il va falloir se retrousser les manches, et puis surtout être vigilants. Dans un sens, peut-être que ça va réveiller les gens ?
Je n'y crois qu'à moitié, mais je l'espère vraiment.
A part ça, la vraie vie.
Pounette nous ravit avec son premier spectacle de danse (un théâtre rempli, et ma timidette qui assure, dans son tutu blanc à paillettes, et c'était classe, et pourtant, j'étais sceptique en le voyant, ledit tutu). Si, si, je suis objective.
Enfin, je me régale à la voir éclore, jour après jour.
Un vrai plaisir de chaque jour, du matin où elle arrive, le visage frais, les joues arrondies de sommeil, souriante, au soir avec les calins et nos petits secrets murmurés pour l'accompagner vers ses rêves. Elle s'affirme, ce n'est pas toujours facile, mais c'est quand même un régal.
Et heureusement que ses yeux rieurs, sa curiosité, sa gourmandise de vivre me disent qu'il y a encore des choses à faire pour qu'on arrange les choses.
Un peu d'air d'ailleurs, pas vraiment en rapport avec le reste (mais y en a besoin, non ?)
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