jeudi 6 juillet 2006

Les pensées qui filent

Ca commence par une idée, quelques jours après un anniversaire avec un nombre qui devrait amener vers une nouvelle page. L'idée qu'il faudrait changer quelque chose pour passer à la suite, de coiffure peut-être, mais on l'a déjà fait en d'autres temps et d'autres lieux, se graver quelque chose qui ait un sens dans la peau, pourquoi pas...

Ca se poursuit dans la bonne humeur, beau temps avec quelques passages nuageux en fin de journée. Le soleil domine nettement, tout de même.

Et puis un jour, un collier perdu. Une médaille de baptême et les breloques qui repoussent le mauvais oeil. Un talisman, un peu. Perdu, comme ça, on ne sait où. Après un moment de trouble, on finit par se dire au bout de quelques jours que c'est sûrement le signe qu'on va passer à autre chose, grandir un peu sûrement et moins s'appuyer sur l'irrationnel peut-être.

Le ciel est jaune, l'atmosphère étrange.
Bizarre, je pensais passer une journée légère, comme la robe que j'ai mise ce matin...

Et puis le calme revient, et puis un orage encore, et c'est ce qui met du relief dans les jours qui s'écoulent.






Et aussi, du nouveau sur le photoblog.

mercredi 28 juin 2006

33



Ca y est, il parait que je suis entrée dans l'année du tiers de siècle.

On pourrait faire un bilan pour moins que ça, non ?
Comme je préfère m' vous épargner ce genre de trucs lourds, pas de bilan, ni de liste des choses que je trouverais chouette de faire dans les deux tiers qui viennent.

C'est gentil, n'est-ce pas ?

Merci en tout cas à ceux qui m'ont envoyé des pensées et autres gentilles attentions, ici ou ailleurs.

lundi 19 juin 2006

At last



Merci encore à la meilleure inventeuse de jeux de blougs du monde (ben oui !)

Ca remarche, mes images sont revenues !

Peut-être vais-je me remettre à poster ?

Pouf pouf.

samedi 10 juin 2006

La madame, elle est sortie

Le weekend qui commence sera :

* familial beaucoup,
* télé-sportif un peu,
* éreintant sûrement,
* agaçant peut-être,
* revigorant je l'espère,
* propice au bronzage, y a intérêt !

Et vous ?

samedi 3 juin 2006

Too fast

Déjà une semaine et demie sans avoir écrit ici ?

Pas vu le temps passer... Il faut dire que la période est bien remplie, et que donc, je savoure les moments d'oisiveté qui se présentent.
Et puis on est à J-6 de vous savez quoi si vous êtes avertis, ça demande un peu de préparation, surtout si on fait des pronostics. Huhu.

Vous avez remarqué qu'il y a des films qui se regardent mieux à certaines heures de la journée (ou de la nuit) ?
Si, si. Par exemple, pour moi, Moretti, c'est le matin au réveil. Et ça donne le sourire pour la journée. Et ouais.
Et puis, chez Moretti, il y a tout. Le rire, le sérieux, de belles images, des gens au vrai sens du terme, de l'émotion, de la folie.
Enfin, bref, Aprile au petit déjeuner, vous pouvez tenter les yeux fermés (enfin ouverts, c'est mieux).

Allez, hop hop hop, faut passer la deuxième maintenant !

mercredi 24 mai 2006

Des livres comme des cadeaux

Il y a des livres qui comptent dans une vie. Parce qu'ils vous révèlent un secret, vous ouvrent des portes ou les yeux, qu'ils vous apprennent des choses sur le monde ou sur vous. Des livres qui consolent, des livres qui guérissent, qui arrivent au bon moment.

Et il y a des gens qui sont des passeurs de livres.
Qui savent le livre qu'il vous faut au moment où il vous le faut.
Et qui vous le mettent entre les mains.
Ou qui partagent avec vous des livres qui vous apporteront de la lumière.
Comme cet ami qui m'a ouvert l'esprit avec un tout petit livre de rien du tout quand l'hiver était entré jusque dans moi, il n'y a pas si longtemps.

Je connais une dame qui est très forte pour ça. Un jour où je me fermais soigneusement toutes les portes avec un garçon qui les rouvraient une par une, elle m'a glissé l'air de rien un livre de Laurie Colwin qui racontait précisément l'histoire d'une fille qui refusait qu'on l'aime et finissait par l'accepter. C'était Une vie merveilleuse. Et peut-être que ce livre a permis que ce garçon puisse m'approcher un peu mieux.
Et puis, longtemps, elle m'a parlé d'une dame qui avait apporté un souffle d'air frais dans sa vie, rien qu'avec son écriture. C'était de Christiane Rochefort qu'elle parlait. Une dame à la vie incroyable, et surtout incroyablement libre.
Alors, un jour, j'ai fini par aller la lire. Et c'est une vraie claque, de ces claques qui font du bien et qui améliorent la perception.

Bien sûr, le moment pour recevoir un livre compte beaucoup. Mais n'empêche, quel cadeau.


Un clin d'oeil à Zydeco, qui avait amorcé cette réflexion dans ma tête avec son commentaire sur la note de la bibliothèque, même si ça a mûri pendant que je lisais Printemps au parking.

dimanche 21 mai 2006

J'traîne les pieds

Ce n'est pas tout à fait vrai.
En réalité, je remplis des mouchoirs depuis le fond de mon lit.
En attendant d'être ravitaillée en médocs par le papa de la fillette, même si ça m'ennuie de devoir demander ce genre de services.

Bref.
Ca m'apprendra à traverser Paris à pied la nuit, alors que je suis déjà malade.
Et aussi à jouer les fashion victims à la recherche de LA jupe en jean à LA bonne taille, en courrant à La Défense avec de la fièvre.
Tout ça pour ne pas trouver, hein, évidemment.

Donc voilà, vous avez failli lire un billet sur Paris, la nuit, à pied. Mais c'est raté...

mardi 16 mai 2006

Des impressions

Fredonnage de Bashung en continu

aucun express ne n’emmènera vers la félicité

aucun tacot n’y accostera
aucun Concorde n’aura ton envergure
aucun navire n'y va
sinon toi

aucun trolley ne me tiendra
si haut perché
aucun vapeur ne me fera fondre
des escalators au chariot ailé
j’ai tout essayé
j'ai tout essayé

j’ai longé ton corps
épousé ses méandres
je me suis emporté
transporté
par delà les abysses
par dessus les vergers
délaissant les grands axes
j’ai pris la contre allée
je me suis emporté
transporté...


D'autres photos (très différentes) sur le photoblog.

Et puis, allez lire monsieur Moukmouk, c'est beau (et ça ouvre les yeux, un peu).

PS pour Bibz : la request du jour (ça faisait longtemps) : requette magique d'amour (oui, d'accord, mais il faudra travailler l'orthographe, peut-être)

mardi 9 mai 2006

La malédiction de la bibliothèque

(on va retourner à du plus léger).

Quand je vais à la bibliothèque, je ne sais pas pourquoi, j'aime bien prendre des séries.
Le problème, c'est qu'à la bibliothèque, c'est rare de pouvoir emprunter toute la série d'un coup.

Comme j'aime bien savourer les livres qui me plaisent, au fond, ça ne me gêne pas de devoir attendre pour connaître la suite. Au contraire, je me délecte d'avance.

Sauf que.

Sauf qu'à la bibliothèque, ce n'est pas toujours aussi simple.

D'abord, dans la série des Kay Scarpetta, il manque cinq ou six bouquins intermédiaires avant d'arriver au fameux Dossier Benton.
Et puis, dans la série des Persepolis de Marjane Satrapi, je n'ai jamais pu mettre la main sur le tome 4, toujours sorti, si bien que ma maman a fini par m'offrir toute la série (merciiii).
Ensuite, dans la série d'Izzo, j'ai dévoré Total Kheops, je me suis délectée de Chourmo et je me suis désespérée en cherchant l'un des deux exemplaires de Solea qui auraient dû être en rayon, si, c'est marqué sur l'ordinateur, mais si, là, regardez ! Ah vous voyez, quand même !
Mais de Solea, aucun nulle part dans la bibliothèque, ils ont même fini par le sortir du catalogue... Et je vais devoir me résoudre à l'acheter, puisqu'on m'a gentiment offert les deux autres (merciiii aussi), si je veux un jour lire toute la trilogie.
Le dernier épisode en date, c'est la série du Chat du rabbin, où je ne suis pas prête d'arriver au Paradis terrestre, et c'est trop injuste.

Mais après tout, peut-être que c'est juste une collusion d'intérêts avec les libraires et les auteurs, hum ?

lundi 8 mai 2006

Deux fois ce week-end

Entendre parler d'enfants disparus.
Trop souvent, tellement trop.
Ces deux-là ont l'âge de ma fillette

Instinctivement, ce matin, je la sers contre moi dans un demi-sommeil, je respire ses cheveux et écoute ses rires, je profite de chaque calin, de chaque regard.
Je n'ai même pas râlé parce qu'elle me réveillait, ce serait tellement déplacé, finalement.

samedi 6 mai 2006

On the Pist'H again

C'est reparti,

c'est chez Heidi !

mercredi 3 mai 2006

Parfois au fond de moi, se ranime...

Je me souviens Toulouse aux premières et aux dernières chaleurs.
Marcher sur les pavés roses, dans les rues sales du quartier Bayard.
Les courses au Casino du coin. Le moins cher possible, pour remplir un frigo d’étudiante boursière.
Les dames qui attendent les messieurs qui payent les faveurs entre journée de travail et soirée familiale. L’une en vison, l’autre déguisée en indienne, celle qui a son chien avec elle, aussi.
Le soleil qui se couche et les rues encore chaudes.
Ce rose et ce bleu.
La douceur de l’air, mais quelque chose de violent caché derrière.

Si je pouvais, là tout de suite, j’irais marcher dans ces rues, avec mon appareil photo, ou peut-être sans.
Saisir l’atmosphère.

Il y avait la place Marengo, le bar des 3 petits cochons, son tiercé du dimanche et ses concerts de fin de semaine.
Et puis mon ancien quartier, qui n’existe plus.
A la place, un cube de verre où je ne reconnais plus mon ancien chez-moi.

J’aimais la fraîcheur un peu humide de mon rez-de-chaussée de maison toulousaine, aux murs épais comme ceux d’un château.
La cour ombragée où il faisait bon lire à côté du linge qui sèche ou partager des repas à la grande table de fortune.

Mon voisin étrange et sympathique, à la vie irrégulière, qui me ramenait de l’ail frais de ses voyages dans le Gers.

Marcher le long du canal jusqu’au port des Minimes.
Etre à deux pas du centre de la ville, et la sentir battre, sous le sol.

Une vraie ville du Sud, avec son soleil, sa crasse et sa vie. J’ai l’impression qu’ils ont cherché à nettoyer, pour que les nouveaux habitants se sentent à l’aise.
La dernière fois que j’y suis allée, je ne connaissais plus la ville.

lundi 1 mai 2006

En mai, fais ce qu'il te plait

Bon, d'accord, aujourd'hui, ça ne se voit pas trop.
Mais tous les signes concordent :
* une humeur meilleure et plus stable
* des bourgeons sur les arbres
* les pigeons qui retentent de pondre chez moi (mais le nouveau dispositif anti-pigeons est installé depuis hier, on croise les doigts pour être débarrassés pour de bon)
* l'envie de faire de la confiture de fraises
* des velléités de grand ménage
* une pounette prête à passer son temps dehors
* le retour des tomates de Sicile, les premières asperges
* l'installation de nouvelles plantations aux fenêtres
* des envies de photo
* un petit retour d'inspiration

Ca fait du bien !

Et puis, une autre chose qui fait du bien, c'est d'être capable de passer une heure avec son ancien chéri, à partager le stock de musique qu'on a réuni ensemble sur plus de 10 ans, sans que ça déchire ou que ça picote, sans mots pour faire mal, avec sourire et bonne humeur.

Et vous, qu'est-ce qui vous plait en mai ?

mercredi 19 avril 2006

Pigeon again

Donc, aventures avec les pigeons, suite (et fin, j'espère).

Ils ont donc pris l'habitude de venir pondre dans une jardinière de la fenêtre de la chambre de la fillette (j'arrête les "de quelque chose ou quelqu'un").
Même en plein hiver, parce que le pigeon des villes, sachez-le, pond absolument n'importe quand, il ne connait plus les saisons, du tout.


Ils ne vont pas dans le magnifique pigeonnier expérimental que la ville de Paris leur met à disposition à quelques centaines de mètres de chez moi.



Bon, en voyant le truc en vrai, et eu égard au fait que je ne tiendrais même pas debout dedans, ça doit être difficile de trouver une place dans une mini-cabane sur-surpeuplée...

Donc, un samedi après-midi, je vois un pigeon dans la jardinière, comme souvent. Je secoue le rideau, il ne bouge pas.
"Argh, il est mort."
Bien sûr, la pounette n'en perd pas une miette.
On doit partir, je fais donc diversion.
Dimanche, il est toujours là et donc mort, et ses potes lui grimpent dessus. Eurk et re-eurk.
Lundi, j'appelle la mairie. D'après les explications qu'on me donne, le bidule est chez moi, à moi de me débrouiller avec. Pas besoin d'analyses, les manifs anti-CPE ont réglé le problème de la grippe aviaire définitivement.
Le syndic de co-propriété n'a jamais entendu parler d'un truc pareil : c'est le premier pigeon mort du quartier, on dirait.
Mardi, ouf, je fais tellement pitié qu'un collègue mais aussi ami gentil vient débarrasser ma fenêtre du volatile. Je fuis bravement l'appartement pendant ce temps, de toute façon, ma réputation est déjà grillée.

Donc, il y avait un pigeon mort, mais aussi des oeufs qu'il aurait dû couver, trop classe.

Ca a dû calmer les autres, ils ne viennent plus sur la fenêtre (pour l'instant).



Garder l'oeil ouvert

mercredi 12 avril 2006

Ca tease...

Ce soir, si j'ai la force, la suite de mes aventures avec mes amis volatiles.

D'ici là, vous pouvez relire les tout premiers épisodes de la saga.

samedi 8 avril 2006

C'est le sens de la vie (?)

J'ai mis plus de 3 semaines à lire un livre que j'ai trouvé pénible... Pressée d'en finir, parce qu'au bout d'un moment, se battre avec sa lecture, ça insupporte, pressée de passer à une lecture plus agréable et surtout plus conforme à mon état d'esprit du moment.

Au bout de trois semaines, je finis par en finir (c'est tout dire).
Et je passe à mon premier Dany Laferrière, pris un peu au hasard à la bibliothèque.
Et devinez quoi ?
C'est un tel régal que je le finis en 3 jours.

Injuste, non ?

Ce serait pas un peu comme dans la vraie vie, hum ?


PS spécial Bibz : la request romantique de la semaine : "ne crains rien je t'aime"

vendredi 31 mars 2006

Des grammes de finesse

Quelqu'un est arrivé ici en cherchant "on s'aime mais on se voit rarement".
Et je trouve ça joli.

Et je crois même que si on s'aime vraiment, on est toujours ensemble, quoiqu'il arrive.
(mais je suis une midinette, certes...)

Autre joli truc, cette chanson de Gainsbourg que j'avais oubliée et que j'ai réentendue ce soir, dont voici le refrain

Je t'aime et je crains
De m'égarer
Et je sème des grains
De pavot sur les pavés
De l'anamour


Joli week-end à tous.

mercredi 22 mars 2006

Rayon de soleil

Des petites mains qui tentent de défroisser ma joue au réveil.
Un rire comme une petite musique sautillante.
Des dents comme des petites porcelaines brillantes.
Un sourire qui me sort de la grisaille.
Des doigts qui viennent se glisser dans ma main pendant que nous nous brossons les dents.
Des chansons, encore et toujours.
Des dessins et des petits mots dans mes poches.
Des surprises, ici et là.
Des yeux qui pétillent et un sens de l'humour qui me ravit.
Une chevelure qui attire le regard et les rayons de lumière.
Un caractère bien trempé.
Et des questions, aussi.

Ma fillette en quelques lignes.

La question du baptême est revenue.
Elle voudrait que mon frère soit son parrain. Pas de problème, il accepte le rôle.
Oui, mais vient la question de l'église : qu'est-ce que c'est ?
"Alors, hum, eh bien, euh, c'est la maison de Dieu"
"C'est qui Dieu, maman ?" (prévisible, oui, je sais).
"Hum, alors Dieu, il y a des gens qui pensent que c'est lui qui a créé la terre, et tout ce qu'il y a dessus et même nous".
Ce jour-là, ça a suffi (miraculeusement, d'ailleurs, merci Dieu).

Hier matin, au réveil, c'était : "Pourquoi je suis pas baptisée, maman ?"
Ouverture d'un oeil.
"Hein ?"
"Pourquoi je suis pas baptisée, moi, maman ?"
"Hum. Tu te souviens quand on a parlé de Dieu l'autre jour ? Eh bien, il y a des gens qui pensent qu'il existe et d'autres non. Ceux qui pensent qu'il existe, ils sont souvent baptisés."
Ca a l'air d'aller, alors je continue l'explication.
"Moi, je crois que Dieu existe, mais je suis pas complètement sûre, et ton papa ne croit pas qu'il existe. Alors, on a décidé ensemble qu'on attendrait de savoir ce que tu en penses pour décider s'il faut te baptiser ou pas."
Silence. Je poursuis.
"Bon, on va faire le petit déjeuner, maintenant ?"
"Oui, c'est moi qui donne les croquettes au chat !"
Ouf.

Au fond, je sais que ce qu'elle veut, ce que son tonton soit son parrain pour de vrai, avec la cérémonie qui va avec.
Mais quand même, va falloir que je révise mon catéchisme, moi (et aussi les notions de religions diverses pour qu'elle soit au courant)...


There is love on the way...

samedi 18 mars 2006

Le coup de la panne

Ca fait des semaines que je n'ai pas écrit ici, et je n'ai pas vu ce temps passer.
D'un côté parce que ça va mieux, d'une certaine manière, et puis parce que j'étais occupée : une fillette qui joue les cascadeuses, du travail, des sorties, du temps pour moi aussi, un voyage en Allemagne, de la fatigue... La vie, quoi.
D'un autre côté parce que même si ça va mieux, ça ne va pas encore tout à fait bien et que j'ai du mal à trouver un nouveau souffle qui ne retombe pas au bout de quelques jours, quelques semaines et qui m'emmène un peu plus loin.

Ne le répétez pas, mais le printemps arrive la semaine prochaine, et j'espère que ça va me soulager d'un poids.


Edit du lendemain : nouvelles images

jeudi 2 mars 2006

Quatre quarts (enfin presque)

Ca y est, je m'y colle, je réponds au questionnaire des 4 envoyé par la jeune bergère

4 jobs que j'ai eu dans ma vie:
- caissière, mais pas chez Leclerc (oui, je sais, ceux qui ont compris la référence savent que j'ai une culture lamentable, mais s'ils l'ont reconnue, eux aussi, ahem). Bref, je fus caissière et je n'ai jamais espéré finir chez Felix Potin.
- assistante-bonne-à-tout-faire, et surtout bonne à encaisser les engueulades, la mauvaise foi, voire les insultes de mon premier patron, un grand moment de bonheur. Mais grâce à lui, j'ai rencontré une de mes meilleures amies (il m'a embauchée pour se débarrasser d'elle) et j'ai connu l'une des pires situations professionnelles possibles, belle leçon.
- agent chez l'opérateur de télécommunications national, dans la première période post-fonctionnariat, c'était une expérience plutôt drôle... un peu le choc des cultures.
- démonstratrice sur un stand dans un salon médical sur la fertilité et la stérilité ce qui m'a permis d'approcher René Frydman, une de mes idôles du monde de la science, et de pouvoir présenter Venus, mannequin en plastique rose représentant l'appareil reproducteur féminin (et rien de plus, pas de bras, pas de tronc, pas de jambes, pas de tête, super glamour, quoi) afin que les médecins s'exercent à faire des échographies.

4 films que je ne me lasse pas de regarder:
- Le Magnifique avec Belmondo
- Les Affranchis de Scorcese
- Night on Earth de Jarmusch (ceci dit, il est introuvable, donc si je le revoyais, je trouvais peut-être ça moins bien... mais Isaac de Bankolé, quand même...)
- The Big Lebowski des frères Coen

4 endroits où je préfèrerais être là maintenant:
- sur une plage
- au soleil
- en Sicile ou en Calabre, et en été
- dans mes rêves

4 endroits où j'ai habité:
Aux quatre coins de l'hexagone (oui, c'est facile), ou presque !
- Metz
- Grenoble
- Amiens
- Toulouse

4 endroits où j'ai passé des vacances:
- la Calabre, le retour aux racines
- Le Tréport, années 80, premières vacances avec mes parents, en famille... Accident sur le trajet aller, caravane cassée, vacances pluvieuses, plage de galets, mais au final, plutôt un bon souvenir. D'ailleurs, j'aime beaucoup y retourner.
- Rome, enceinte, des kilomètres de marche, de la nourriture délicieuse, une plage privée une fin d'après-midi, un hotel charmant.
- La Rochelle, premières vacances avec ma fille et ma soeur, joli moment.

4 émissions de télé que j'aime:
Houla, voila une question difficile...
- En aparté, parce que j'aime bien Pascale Clark
- Chef la recette, parce que ça a l'air facile de faire des plats délicieux
- n'importe quelle retransmission de sport, enfin moins maintenant, je me suis calmée
- La minute blonde, ou le service après-vente des émissions, sur canal+, parce que c'est du non-sens

4 aliments ou plats que je préfère:
Houla, seulement quatre ?? Je la joue au hasard, puisque c'est comme ça :
- le chocolat
- la nourriture italienne (et hop, des milliers de plats et d'aliments d'un coup)
- les crêpes
- les endives braisées avec du citron

4 websites que je visite régulièrement:
- les 2 forums de copines où je traine
- mon tour de blog
- mon webmail
- les sites d'info

4 bloggeurs à qui j'envoie ce questionnaire:
Je laisse qui voudra reprendre le bidule (à moins que madame Dominique à qui je dois un questionnaire, Bibz, Ptirui et Oulala ne soient volontaires ?)

dimanche 26 février 2006

Des matins comme ça

Il y a des matins où je suis seule à la maison...
Le chat perpétuellement affamé me réveille, comme tous les matins.
Sauf que ces matins-là, rien ne m'oblige à l'écouter.
Alors je garde la tête sous la couette et lui envoie un "Chhhhttt" sonore.
Et je me réfugie dans la chaleur cotonneuse du demi-sommeil.
Parfois je rêvasse au réveil idéal qui me plairait...
Le plus souvent, je savoure simplement l'instant.
Certains matins, je m'offre même du temps pour moi. Du pain grillé et du thé au lit, avec une bande dessinée, et de la musique.
Un petit moyen de se chouchouter soi-même et de reprendre des forces.
Avant que la vraie vie reprenne son cours.

jeudi 23 février 2006

Remise en jambes

Ca fait quelque temps que je n'écris rien de très lisible par ici, et j'ai des questionnaires bloguesques en retard, aussi.

Comme remise en train, j'ai quand même choisi un truc qui traîne sur les blogs, que j'ai vu en dernier chez Oulala (qui l'a pris chez India) :

1. Une fois ma mère m'a dit "Fiston, j'te vois sortir le soir"... Ah non, je me trompe.
2. Je n'ai jamais appris à chanter, et du coup, je complexe à mort dès que je fredonne quelques mots et que je m'aperçois qu'on m'a entendue.
3. Quand j'avais 5 ans, je croyais qu'il faudrait couper le ventre de ma mère pour que mon petit frère puisse naître, et j'avais peur qu'elle souffre horriblement (elle n'a pas eu de césarienne, mais a souffert terriblement).
4. Le collège c'était la découverte des gens.
5. Je n'oublierai jamais mon émerveillement devant ma fille quand elle est née.
6. Une fois j'ai rencontre un mec qui était un mythomane né, mais infiniment drôle. On passait plein de temps ensemble, et il m'a présenté le père de ma fille.
7. Il y a ce type qui joue parfois de la guitare près du métro le soir, et c'est vraiment troublant.
8 Une fois dans un bar, je me suis endormie, alors qu'on faisait la fête (mais à l'époque, j'avais des symptômes de narcolepsie).
9. A midi j'aimerais fuir la cantine, mais heureusement, j'y vais le plus souvent avec des chouettes gens.
10. La nuit dernière, je me suis encore réveillée pendant deux heures.
11. Si seulement je devenais sereine...
12. La prochaine fois que j'irai a l'église, si ma fillette est avec moi, on aura une discussion passionnante sur Dieu et sur les raisons pour lesquelles elle n'est pa baptisée.
13. J'aime bien échanger des sourires (avec ma fille, ceux que j'aime, des inconnus).
14. Quand je tourne ma tête a gauche, il y a cette lampe à abat-jout de mosaïque rouge.
15 Quand je tourne ma tête a droite, je me dis que je devrais donner plus souvent à manger aux poissons.
16. Tu sais que je mens parfois, mais rarement volontairement.
17. A la fac, je n'y suis allée que pour des conférences.
18. Si j'étais un personnage de série TV, je ne vois pas bien qui je pourrais être.
19. Le même jour l'an prochain, ce serait bien qu'il fasse meilleur.
20. Le pseudo qui m'irait le mieux, l'un de ceux que j'ai déjà.
21. J'ai du mal à comprendre qu'on ne s'intéresse à rien
22. Si je retourne à l'école demain matin, j'espère avoir des instituteurs aussi chouettes que Monsieur Assedu, mon maître de cours moyen.
23. Tu sais que je t'aime bien, avec ton air futé ?
24. Si je gagne un prix, la première personne que je remercierai, il y en aura beaucoup, parce que j'ai du mal à isoler ceux qui m'apportent ce qui m'aide à grandir.
25. J'espère que 2006 sera aussi riche qu'elle le promet pour moi, et moins destructrice que prévu en général.
26. Suivez mon conseil, écoutez la voix qui parle en vous, et ne vous prenez pas au sérieux, aussi.
27. Le meilleur des petits dej' : le sourire de ma pioute, de l'espresso avec du lait, une tartine de beurre et une de confiture maison, la radio en fonds sonore et du temps pour savourer.
28. La chanson que j'adore mais que je n'ai pas, hum, je ne vois pas.
29. Si vous visitez ma ville natale, vous pourrez manger des mirabelles, de la charcuterie locale ou italienne, avoir très froid si c'est l'hiver ou très chaud en été, et puis rencontrer la reine des mirabelles ou bien Saint Nicolas et le Père Fouettard selon la saison.
30. Pourquoi personne ne dit que ce n'est pas grave d'arriver en retard/le travail/toutes ces choses sans importance ?
31. Si vous passez la nuit chez moi, une petite fille pourrait bien écourter votre nuit, en venant bavarder avec vous au petit matin.
32. Le monde peut très bien se passer de pigeons (enfin je crois ?).
33. Je préfère torcher le cul d'un éléphant plutôt que... non, non, je ne préfère pas.
34. Le mieux, c'est parfois l'ennemi du bien, mais quand même, c'est toujours tentant de faire mieux.
35. Et au fait, je crois que je vais mieux.

dimanche 19 février 2006

Résumé des vacances

C'était un peu de l'hibernation, pas si mal, au final...

En résumé :

- les aprèms copines pour mamans et fillettes qui s'entendent bien, c'est de la recharge de batterie

- le playmobil fun park, avec une copine de choc, et nos trois enfants charmants, c'est une fête d'une journée

- il faut écouter Clarika, parce que c'est bon, et c'est tout.



- il faut aller voir Walk the Line, parce que Joaquin Phoenix, parce que Reese Witherspoon (encore plus jolie en brune), parce que la musique et parce qu'ils chantent bien tous les deux, parce qu'en plus ça finit bien et ça donne le sourire (et oui, les histoires d'amour finissent bien, si on y croit).

jeudi 9 février 2006

Mon anti-minute de violence gratuite

Parfois, on vous refile un de ces trucs de blog, et vous ne savez pas quoi en faire.
Par exemple, la minute de violence gratuite que la gentille Din m'a gracieusement transmise.

Or, autant, par période, je peux être une véritable teigne, autant depuis quelque temps, ça m'est difficile.

Et même, je me découvre une facette qui n'était pas aussi développée avant.
Bienveillante.

Comme quand je croise un regard dans la rue ou dans le métro et qu'un échange se fait. Un truc droit et souriant, comme un éclair de reconnaissance. Qui ne dure pas, mais c'est pas fait pour ça.

Comme quand je me régale en observant deux petits gars qui bougent en rythme, le casque sur la tête, sur le quai du métro, et qu'un vieux monsieur cligne de l'oeil parce qu'il voit que j'ai vu.

Comme quand le type qui fait la manche de temps en temps à la nuit tombée, sur le chemin de chez moi, joue son air à la guitare. Et que c'est beau et que ça remue de voir ce garçon dans le froid, les yeux fermés sur sa musique.

Comme quand je sais reconnaître l'affection qu'on peut me porter et que je réussis à en rendre au moins un petit bout, à exprimer ce que je ressens (aussi).

Comme quand ma fillette me parle de sa vie future, de son mariage avec son amoureux et de leurs enfants, et de l'organisation au quotidien de leur future famille, et j'espère de tout mon coeur qu'elle sera aussi heureuse qu'elle l'imagine.

Bienveillante, souriante et ouverte à l'échange.

vendredi 3 février 2006

Hasard.. coïncidence...



C'est presque drôle, d'être la reine (de la galette de la cantine), en ce moment...

mercredi 1 février 2006

En pointillés

Je mets du temps à digérer, et j'en suis bien désolée.
Parce que j'aimerais retrouver un sourire plus constant, et être un peu moins sensible au moindre mot ou au moindre geste (merci Moukmouk pour ton mot et la musique, j'aimerais bien la diffuser, tu me diras si c'est possible ?).

Mais voila, en ce moment remontent des choses que je croyais oubliées ou digérées ou dont je ne me doûtais même pas qu'elles avaient pu me faire du mal. Alors, j'essaye de ne pas éluder, et de ne pas descendre trop bas non plus, parce qu'amorcer la remontée n'est pas si évident.

Je sais que c'est un mal nécessaire d'ouvrir les plaies pour les nettoyer. Je sais aussi qu'il ne servirait à rien d'en parler avec les intéressés, parce qu'ils ne comprennent déjà pas de quoi je parle pour le plus anodin, alors pour l'essentiel... Il me faut accepter et surmonter. C'est ce que j'ai toujours cru faire, et puis me voila rattrapée, au détour de deux ou trois événements qui ne devraient pas m'affecter de cette manière-là. Je croyais être passée sans encombres au travers de toutes les secousses qui ont jalonné ma vie, et puis en fait non.

La leçon est rude, mais je suis contente de l'apprendre maintenant, avant que tout ce non-dit puisse affecter ma fillette. Un mal pour un bien comme on dit.

Et puis il y a ce sentiment bizarre, récurrent chez moi, que quand on commence à s'attacher à des gens, la séparation est proche. On s'aime, on gardera contact, mais en fait, ce ne sera plus pareil, parce que la distance se creuse toute seule, qu'on le veuille ou non.

Ce blog risque d'être encore un peu silencieux pour ne pas être plus amer que doux, mais il me semble que c'est le début d'autre chose, comme une nouvelle page que je vais m'attacher à rendre plus jolie.

lundi 30 janvier 2006

Bientôt...

Un pas, une pierre, un chemin qui chemine,
Un reste de racine, c'est un peu solitaire,
C'est un éclat de verre, c'est la vie, le soleil,
C'est la mort, le sommeil, c'est un piège entrouvert.

Un arbre millénaire, un noeud dans le bois,
C'est un chien qui aboie, c'est un oiseau dans l'air,
C'est un tronc qui pourrit, c'est la neige qui fond,
Le mystère profond, la promesse de vie.

C'est le souffle du vent au sommet des collines,
C'est une vieille ruine, le vide, le néant,
C'est la pie qui jacasse, c'est l'averse qui verse
Des torrents d'allégresse, ce sont les eaux de Mars.

C'est le pied qui avance à pas sûr, à pas lent,
C'est la main qui se tend, c'est la pierre qu'on lance,
C'est un trou dans la terre, un chemin qui chemine,
Un reste de racine, c'est un peu solitaire.

C'est un oiseau dans l'air, un oiseau qui se pose,
Le jardin qu'on arrose, une source d'eau claire,
Une écharde, un clou, c'est la fièvre qui monte,
C'est un compte à bon compte, c'est un peu rien du tout.

Un poisson, un geste, c'est comme du vif argent,
C'est tout ce qu'on attend, c'est tout ce qui nous reste,
C'est du bois, c'est un jour le bout du quai,
Un alcool trafiqué, le chemin le plus court.

C'est le cri d'un hibou, un corps ensommeillé,
La voiture rouillée, c'est la boue, c'est la boue,
Un pas, un pont, un crapaud qui croasse,
C'est un chaland qui passe, c'est un bel horizon,
C'est la saison des pluies, c'est la fonte des glaces,
Ce sont les eaux de Mars, la promesse de vie.

Une pierre, un bâton, c'est Joseph et c'est Jacques,
Un serpent qui attaque, une entaille au talon,
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine,
Un reste de racine, c'est un peu solitaire.

C'est l'hiver qui s'efface, la fin d'une saison,
C'est la neige qui fond, ce sont les eaux de Mars,
La promesse de vie, le mystère profond,
Ce sont les eaux de Mars dans ton coeur tout au fond.

Un pas, une "pedra é o fim do caminho
É um resto de toco, é um pouco sozinho...",
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine,
Un reste de racine, c'est un peu solitaire.


C'est pour très bientôt.

(Merci messieurs Jobim et Moustaki pour ce petit bonheur de chanson)

vendredi 20 janvier 2006

Grand ménage

Ca commence à prendre forme, tout ça.

Comme quand on nageait dans des eaux troubles, et que finalement, ça se décante.
L'espèce de solution bourbeuse qui m'entourait et m'oppressait commence à former des amas qui tombent petit à petit.
Sensation plutôt agréable. Le problème n'est pas résolu, mais l'identifier, c'est déjà un pas, non ?
Alors quand il y en a un lot qui s'imbriquent...

Du coup, je poursuis le vidage que j'ai entrepris à la nouvelle année, et je me recentre sur ce qui est (à) moi chez moi. Longue est la route...



Bonus track

mercredi 18 janvier 2006

L'humeur du moment

Mon humeur est poisseuse, et ça traine.
Et j'ai hâte que le printemps vienne dans moi, parce que ça m'épuise, de ruminer comme ça.
Et puis, je préfère être drôle.
Heureusement que je sais que ça passera (comme toujours).

samedi 14 janvier 2006

Psychoter, moi ?

Je pars en week-end, et c'est bien, car ça vous permet d'échapper à une crise d'états d'âme pas piquée des hanetons (qui suis-je, où vais-je, pourquoi, à quoi bon ? etc.)

Mais comme j'ai dormi, qu'on m'a écoutée et aussi secouée un petit peu, je vous épargne le détail (et je dis merci aussi aux écouteurs, secoueurs et autres gens pour qui je compte un peu et savent me le montrer).

Bon, je vous ai pas épargnés complètement, finalement. Mais dans le titre, il est écrit "vraie vie", et c'est pas toujours le nirvana (tant mieux ?).

Bon week-end, sans prise de tête (hin hin hin).

dimanche 8 janvier 2006

Si quelque chose bouge



Cette année, je commence par changer l'accessoire (malgré la crève carabinée). On verra plus tard si je touche à l'essentiel.

samedi 7 janvier 2006

A chaque année, sa nouveauté

Et comme, on n'arrête pas le progrès, cette année, la nouveauté est...
le spam sur téléphone mobile.

J'aime beaucoup.
Un moyen infaillible d'avoir l'impression d'avoir des amis. Eh oui.

Ca marche comme ça : toutes les 2 à 4 heures, vous recevez un sms qui vous indique que vous avez reçu un mail sur la boîte mise à disposition par votre opérateur mobile chéri que vous aimez tant (vous l'avez choisi, non ?). Suivi d'un deuxième, parce que les spams vont souvent toujours par deux.

Si vous n'aviez pas encore eu le bonheur de savoir comment vous procurer toutes sortes de médicaments anti-tabac ou psychotropes ou vous ouvrant les portes du nirvana amoureux et autres gadgets vous permettant d'améliorer votre intimité et de vous faire pourrir votre boîte mail en même temps, cette joie est maintenant à votre portée, il suffit d'avoir un téléphone mobile.
En plus, ça fonctionne de jour comme de nuit, le bonheur vingt-quatre heures sur vingt-quatre, un rêve enfin exaucé.

Je vous l'accorde, c'est moins savoureux que de recevoir des déclarations enflammées venues d'une dame de Côte d'Ivoire pendant 3 jours d'affilée (oui, ma vie est si palpitante et incroyable). Gageons qu'après être tombée sur ma messagerie vocale, elle a repéré l'erreur dans le numéro du destinataire et que c'est le monsieur apparemment épatant (et visiblement so sexy) qui lui a redonné confiance en l'amour qui reçoit désormais sa prose passionnée.

Heureusement je reçois aussi des messages agréables qui me sont destinés, parfois, sinon, j'aurais pu inaugurer l'année par une jolie déprime.

mercredi 4 janvier 2006

Random Facts

Melodye m'a refilé en 2005 le questionnaire ô combien facile à remplir qui suit. Comme je ne saurai commencer 2006 par un oubli, je m'y colle (et de bonne grâce en plus).

How does it work?
(comment ça marche ?)

Write 6 random facts about yourself, and then list the names of 5 people whom you in turn infect.
(écrivez 6 faits aléatoires sur vous-même, puis listez 5 personnes à qui vous souhaitez refiler ce truc)

My Random Facts (hopla, c'est parti) :

1- ma grand-mère a mis un point d'honneur à m'apprendre le tricot pour mes 6 ans, mais j'ai très vite abandonné pour la lecture.

2- je suis très lente pour prendre le petit déjeuner (pas seulement, ok, mais c'est pas le sujet, non mais), d'ailleurs mon régal, c'est de trainasser devant mon bol (quasiment toujours le même), avec mes tartines (une de beurre et une de confiture ou au lait concentré (c'est une drogue, vous le saviez ?), toujours, un peu comme Zidane et l'ordre dans lequel il enfile ses chaussettes et ses chaussures), à écouter la radio et feuilleter des journaux... J'ai quand même vaincu mon rituel de la petite cuillère (la même, toujours), qui m'a valu le doux surnom de rainman par mon ex (et est peut-être l'une de causes de notre séparation, va savoir...). Je me suis aussi débarrassée du découpage de la tartine en carré régulier qui horrifiait mes tantes dans mon enfance (qui s'en souviennent parfaitement). En revanche, il doit y avoir un gène transmissible, vu l'attitude de la pounette.

3- c'est à 30 ans que j'ai commencé à me connaître vraiment. Et ça fait du bien.

4- je suis capable de passer des heures sur des jeux nuls style Tetris ou mah-jong solitaire, voire même le jeu du serpent sur les téléphones mobiles (mais ça m'aide à décompresser/me reconcentrer pendant des réunions interminables).

5- j'adore les citations de Desproges, ce qui me vaut souvent des regards perplexes de gens qui ne comprennent pas pourquoi "Les bordelais sont laids" ou que "comme le disait Himmler en rentrant de Hollande, on ne peut pas être au four et au moulin", et encore moins que "oh mon Dieu, le pangolin a disparu"... D'ailleurs, je suis sûre qu'un type comme lui ne serait pas compris aujourd'hui (même s'il se faisait déjà agresser par des gens qui ne comprenait pas La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède).

6- il n'y a qu'au pied du mur que je me mets vraiment à ce que je dois faire, sinon, je trouve toujours un moyen de repousser ou de faire le truc à moitié.

Haha, j'ai réussi, pas merci, Mel ! (enfin si, merci).

Qui s'y colle maintenant ?
Je propose (au hasard ou presque) :
- Anitta (chacun son tour),
- Angel (comme si j'allais la rater),
- Stellou (hin hin hin),
- Paula Roïde (heureuse ?),
- Hedwige (ça fai sait longtemps)
- et Din (y a pas de raison)

mardi 3 janvier 2006

Late New Year's day



Promis, je procrastrinerai moins cette année, si, si.

Je vous souhaite à tous le meilleur pour cette année.

vendredi 23 décembre 2005

Noel Spirit

Le premier miracle de Noel, c'est le retour de l'internet dans ma maison, et pour une droguée qui s'ignorait, c'est une sorte de replongée dans l'enfer de la blanche après un sevrage forcé de presque 2 mois.

D'où un retard de lecture à peine imaginable sur vos blogs à vous, mesdames et messieurs.

Comme un bonheur n'arrive jamais seul, nous partons ce soir en vacances pour quelques jours, je vous souhaite donc d'heureuses fêtes de fin d'année, joyeux Nowel, toussa, et je remercie déjà les envoyeurs de cadeaux qui ont eu la gentille idée de penser à exaucer certains de mes souhaits.

Et pour finir, si vous avez vu les vitrines des grands magasins parisiens, vous le savez, Angel est une star.





Le photoblog aussi a eu droit à son postage...

mercredi 21 décembre 2005

Alleluiah !

Ca remarche, enfin.

Trop dommage que ça tombe un matin où je doive partir trop tôt.

jeudi 15 décembre 2005

Questionnaire (ça faisait longtemps)

Stellou m'a refilé le bidule, alors j'obéis (avec plaisir, en plus).

7 choses que vous voulez faire avant de mourir
voir ma fille grandir
avoir encore des enfants
voyager vraiment
créer quelque chose (d’écrit, de visuel, ou je ne sais quoi)
partager plus
découvrir, toujours
me débarrasser de ma boule d’angoisse

7 choses que vous faites bien
aimer (j’aimerais le faire bien)
la confiture, les pâtes, la cuisine en général (en tout cas, j’aime faire ça)
sourire
ouvrir les yeux et les oreilles
réfléchir après avoir parlé
lire des histoires et chanter des chansons pour fillette, le soir
pratiquer l’ironie et l’auto-dérision

7 choses que vous ne pouvez pas/savez pas faire
me faire confiance
me taire
mettre mes neurones en mode « pause »
arrêter de m’inquiéter
voir tout en noir
marcher avec des talons
dessiner

7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé
l’humour
la force et la faiblesse réunies
les mains
les yeux
le point de vue différent du mien et qui me fait avancer
l’ouverture et la curiosité
le magnétisme

7 choses que vous dites souvent
si tu veux / comme tu veux
pourquoi ?
j’aime...
peut-être
je ne sais pas
pardon / merci
‘tain (ou sa mère, aussi, parfois)

7 béguins pour des célébrités
(après ça, tout le monde saura que je suis une vraie midinette, et puis je n’ai pas en tête les vrais béguins, je dois manquer de concentration…)
Hugh Grant (je commence juste à assumer)
Bertrand Cantat
Dave Gahan
Romain Duris
Et puis...
Et puis....
Et puis.....

7 personnes dont vous aimeriez qu’elles répondent aussi à ce questionnaire (si elles passent ici).
Angel
Heidi
La jeune bergère
Ti rui
Princesse Capiton
Oulala
Chiboum

vendredi 2 décembre 2005

Métro, le matin

Elle porte un pardessus de cuir rouge. Vif. Flamboyant.
Assise sur un strapontin, ses collants sont filés, juste au-dessus de la cheville un peu épaisse.
Elle porte des vêtements discrets, du marron, du bleu ciel.
Un maquillage passe-partout qui tente de cacher les cernes et de mettre des couleurs sur les joues blêmes. Un masque contre la fatigue.
Elle n’a pas l’air triste, ni fâchée, mais on ne voit pas ses lèvres, repliées en elles-mêmes pendant qu’elle lit un de ces journaux gratuits qu’on trouve devant les bouches du métro.
Elle se rend sûrement au bureau, simple et discrète. Presqu’effacée.
Elle a un petit air de célibataire attardée, déjà presque sans âge, mais une alliance brille à son annulaire.
Tout en air semble demander qu’on ne la regarde pas, tout semble respirer le discret ennui d’une vie trop conventionnelle.
Sauf son pardessus de cuir rouge.


Il y a aussi du nouveau sur le photoblog...

Toujours pas de téléphone et d'internet chez moi, le sevrage subi n'est cependant pas très concluant...

vendredi 25 novembre 2005

Hibernitude

J'hiberne avec un peu d'avance.
Un peu forcée.
Un peu de mon plein gré.
Pas trop longtemps (j'espère).

Bon week-end à ceux qui passent (encore) par ici.

mardi 15 novembre 2005

Dyptique - semaine 4

En retard, en retard, je publie quand même un petit texte, participation tardive à la quatrième semaine des dyptiques d'Akynou, inspirée par la jolie dame de Cali.

attente.jpg


Elle attend, sereine.
Assise, les yeux mi-clos, comme tournés vers elle-même, un vague sourire aux lèvres.
Féminine au-delà de ses atours.

Peut-être attend-elle des enfants, les siens, et profite-t-elle d’un moment de repos solitaire.
Elle est entre deux, la plénitude de l’ensemble qu’elle fait avec eux, et celle de ses moments à elle.
C’est la sérénité du ressourcement.

Peut-être fait-elle une pause avant de se lancer dans un travail d’importance.
Elle pense à ce qui l’attend et à ce qu’on attend d’elle.
Elle se prépare à quelque chose d’important.

Peut-être attend-elle un amoureux qu’elle connaît encore à peine.
Elle ne sait pas quelle sera leur histoire et savoure cet instant.
L’instant d’avant les retrouvailles, presqu’aussi délectable qu’elles le sont elles-mêmes.

Peut-être observe-t-elle une autre, et imagine-t-elle.
Ce qu’elle est, ce qu’elle vit, ce qu’elle ressent.
Et elle ressent une complicité.


Nouvelles images

Le numéro que vous avez demandé n'est plus attribué...

Dududu... veuillez consulter les renseignements...

Alors, voilà, France Telecom est devenu une véritable entreprise privée, du coup, a plus téléphon et donc a plus internet à la maison, d'où blogage très allégé ces jours-ci.

Ajoutez à cela un anniversaire de mini-fée à organiser en plusieurs étapes (on ne se refait pas), des visites familiales (et repas qui vont avec) et du travail en-veux-tu en-voilà, ben voilà.

Mais du coup, vous aurez peut-être une journée multi-posts aujourd'hui (voire même du diptyque semaine 4 très en retard).

dimanche 6 novembre 2005

Le milieu du livre du milieu

Anitta me l'a demandé, alors je m'exécute.
Le propos est simple :
1) aller devant sa bibliothèque,
2) prendre le livre du milieu,
3) ouvrir le livre au milieu,
4) recopier la phrase du milieu.

Première difficulté : ma bibliothèque est très chargée, et il y a donc des livres partout chez moi, y compris en tas sur le sol.
Deuxième difficulté : la bibliothèque est remplie de livres (normal), mais aussi de CD et de DVD, divers et variés.
Troisième difficulté : le tout est plus ou moins mélangé.

Je me suis tout de même pliée tant bien que mal à la règle, et le livre approximativement au milieu est donc :
*roulements de tambour*



Le livre du rire et de l'oubli de Kundera.



Ca tombe bien, j'aime l'auteur et le livre.

Et la phrase du milieu (environ) est la suivante :

"L'absolu de l'amour est en réalité un désir d'identité absolue : il faut que la femme que nous aimons nage aussi lentement que nous, il faut qu'elle n'ait pas de passé qui lui appartienne en propre et dont elle pourrait se souvenir avec bonheur."

La suite du paragraphe poursuit le propos :

"Mais dès que l'illusion de l'identité absolue est brisée (la jeune fille se souvient avec bonheur de son passé ou bien elle nage vite), l'amour devient une source permanente du grand tourment que nous appelons litost."

Je vous invite à découvrir dans le livre ce qu'est la notion de litost, mot tchèque difficilement traduisible.

Qui veut le relais ?

mercredi 2 novembre 2005

Rien ne brûle

Normalement, j'écoute Miossec, je comprends et je déprime.
Et en ce moment, j'écoute Miossec, je comprends et je ne déprime pas.

J'ai dû avancer, quelque part...

samedi 29 octobre 2005

Page publicitaire

Ce week-end, je passe des vacances sans enfant à la maison, et donc, j'en profite pour sortir (un peu).

Ainsi, après la très chouette soirée cajun offerte par monsieur Zydeco, j'ai passé la soirée d'hier dans un endroit rempli d'âme que je connaissais grâce à Pennac.



Donc, pour résumer, si vous voulez dîner, mais surtout passer une soirée drôle et chaleureuse, être énervés par un magicien, souffrir en voyant un homme-grenouille se contorsionner intensément, voir des numéros de voltige poétiques et surtout rencontrer l'incroyablement expressive Nana Divina...


Allez au Zèbre de Belleville les jeudis, vendredis et samedis. Ca fait du bien !




Du rab d'image

mercredi 26 octobre 2005

Tout sur ma mère

Ce titre est mensonger, mais comme je le dis illico, ne venez pas vous plaindre.

Ma mère, parfois, ses propos me font méditer.
L'exemple du jour : "en faisant comme ça, tu perds du temps sans en perdre".



Edit du lendemain : se réveiller façon insomnie à 4h44, est-ce un signe de bonheur et de félicité à venir ? hum ?

jeudi 20 octobre 2005

Mon cartable était rouge


... et c'était l'heure de partir à l'école.

La page des vacances se tournait, emportant le séjour chez les grands-parents, le goûter de pain et de chocolat, la sieste sous le pommier, la cueillette des mirabelles et les jeux au bord du ruisseau avec les cousins.

L'air frais piquait mes mollets et je me sentais un peu gauche dans ma robe toute neuve, comme à chaque rentrée. C'était la période où l'été n'est pas encore parti, mais attend le milieu de la journée pour se rappeler à notre souvenir, enfermés dans la classe.
On voyait souvent par la porte-fenêtre de petits lézards venir se réchauffer dans la cour, à distance suffisante pour entendre la leçon d'histoire de l'après-midi.

La rentrée, c'était à la fois ma peur et mon délice. La peur de l'inconnu, ce nouvel instituteur à la moustache sévère et au coeur d'or, la classe des plus grands, les nouvelles choses qu'il faudrait apprendre... mais le délice d'en savoir plus, l'automne qui arrive avec sa rousseur et l'odeur des châtaignes qui cuisent pendant le dîner. Tout un cortège de sensations.

Et puis les jeux dans la cour, Alexandre et ses graines de tournesol, les tables de multiplication lancées à la volée, les cris sous le préau l'hiver, les secrets de filles en rond dans la cour de récré, les petits amoureux cachés derrière les buissons, le chemin de l'école avec les copains, le jour où j'ai cassé la poignée de mon cartable rouge en en mettant un coup sur la tête d'un garçon trop désagréable...

Je ne le savais pas encore, c'était ma dernière rentrée au pied des montagnes.


Ca se passe chez Racontars...

mardi 18 octobre 2005

People are people so...

Je te préviens, ami lecteur, ce post est interrogatif, du style "et moi, qu'est-ce que j'aurais fait ?"

Parce qu'il m'est arrivé une mésaventure ce week-end qui m'interroge depuis 3 jours (mais j'aime me torturer l'esprit avec tout ce qui me passe sous la main, ceux qui me connaissent en vrai le subissent plus souvent qu'à leur tour (c'est peut-être ce qui fait mon charme me permet de garder ma chère liberté que j'aime en faisant fuir durablement les importuns ?) brèfle, fermons la parenthèse, encore que, si je veux un jour battre les records de longueur de parenthèses de miss Cassiopée, il faut que je m'en donne les moyens).

Donc, voila.
Samedi matin, tralali, tralala, ma loulette et moi descendons gaiement et nous dirigeons d'un pas rapide et dynamique en direction de l'école où avait lieu la réunion de début d'années (commencée depuis quasi 10 minutes).
Tout à coup, je vois un type sortir en courant de la pharmacie d'en face.
"Tiens, voila un monsieur bien pressé de prendre ses médocs", me dis-je en mon for intérieur (pourquoi un for n'est-il jamais extérieur ? Tirui, as-tu la réponse, toi qui a du temps pour chercher, huhu ?)
Mais pendant que la pensée se formule dans mon esprit embrumé, je vois la pharmacienne sortir en criant.
"Ben qu'est-ce qu'elle a, elle ?", m'interroge-je in petto.
Le type grimpe dans une voiture, essaye de démarrer, sort de la voiture et recommence à courir. Là mes neurones se connectent : il vient de braquer la pharmacienne (à 10h, voilà une étrange idée).
Ni une, ni deux, je cours dans sa direction en lui criant d'arrêter et de rendre l'argent, évidemment, aucun risque que je le rattrappe, mais j'espérais que d'autres gens dans la rue (pas munis d'enfants, eux) feraient quelque chose.
En fait, personne n'a bougé, et j'ai fini par appeler le 17 voyant que la pharmacienne en état de choc ne le ferait sans doûte pas.
Et nous sommes parties à l'école.

Bien sûr, tout ça a provoqué plusieurs discussions pour rassurer ma fillette un peu choquée, et des remises en question de moi-même par moi-même (entre autres) en pagaille, parce que potentiellement, j'ai fait courir un risque à ma fille.

Oui, mais où vivons-nous ? Pourquoi tout le monde fait-il comme si de rien n'était ?
Je me dis qu'il vaut mieux apprendre à ma fille à ne pas détourner le regard et à aider quand elle pourra, sans se mettre en danger bien sûr, mais est-ce la bonne solution si personne ne le fait ?

Elle ne me plait pas toujours tellement, la société que nous construisons...


Malgré tout, ne pas oublier de garder le nez en l'air...

dimanche 16 octobre 2005

Questionnaire (again)

Ma CassioP préférée que j'aime m'a transmis le cadeau empoisonné... Je m'y colle donc de bonne grâce, parce que ça me fait bien plaisir qu'elle ait pensé à moi, pour dire la vérité.

Vous


Quel metteur en scène filmerait le mieux votre vie ?
Ca commence super fort, là, non ?
Alors, un truc un peu monotone et prise de tête, ce serait un français ancienne génération... En fait, mon ego serait ravi d'inspirer un Jarmusch.

Quel peintre vous aurait pris pour modèle ?
Un impressionniste, sûrement, Degas, par exemple.
Ou Klimt, parce que c'est classe (et doré).

Quel auteur aurait écrit le roman de votre vie ?
J'ai du mal à croire que ma vie puisse faire un roman. Enfin, un roman lisible.
Ceci dit, j'aimerais bien être une héroïne de Barbara Kingsolver ou de Nikki Gemmell, voire de Kundera (une de ses filles insignifiantes mais fortes), à choisir.

Quel dessinateur de BD vous croquerait le mieux ?
Ca y est, j'ai compris l'idée : c'est un questionnaire qui permet d'être prétentieux sans en avoir l'air. Ok, alors Marjane Satrapi.

Quel chanteur pourrait faire une chanson sur vous ?
Mon prénom vient d'une chanson de Brel, alors bon.
Et puis il y a déjà plein de chansons où je trouve des bouts de moi.

Intérieur


Quel ustensile de cuisine seriez-vous ?
Un truc en rapport avec la pâtisserie, peut-être...
ou plutôt une petite cafetière Bialetti (mon ustensile indispensable du matin)

Quel ingrédient de plat unique seriez-vous ?
La pasta, quelle question ?

Quelle pièce de la maison seriez-vous ?
Un petit salon chaleureux et confortable, où on a plaisir à se détendre et discuter.

Et quel meuble ?
Un jour, pour un concours, j'ai répondu une table, pour la convivialité, le centre de la discussion.
Aujourd'hui j'aimerais plus de confort, comme un lit, un fauteuil, mais la table, c'est pas si mal.

Quel jeu de société seriez-vous ?
Le Trivial pursuit.

Extérieur


Quel moyen de transport seriez-vous ?
La téléportation. Si quelqu'un réussit à mettre ça au point, je suis prête à l'épouser (surtout qu'il va devenir riche à milliards).

Quelle ville seriez-vous ?
Une ville d'Italie, Rome par exemple, le soleil, les gens, le passé, l'animation (la nourriture, les glaces, et tout le reste).

Quel musée ?
Le musée d'Orsay (pas original du tout)

Quel pays rêvez-vous de visiter ?
Il y en a tellement.
Zanzibar pour l'imaginaire, l'Australie pour la réalité.

Quel objet emporteriez-vous sur une île déserte ?
Quelqu'un.
Si c'est pas possible, un téléphone et des batteries.
Mais ça me tente pas, l'île déserte.


C'est maintenant à angel de répondre au bidule (huhu).

samedi 15 octobre 2005

Ca peut pas toujours aller mal partout...

Ce serait pas possible sinon.
Donc hier a marqué ma deuxième élection de l'année.
Après avoir été élue sur la liste majoritaire des représentants du personnel de mon entreprise aux merveilles, me voici élue sur la liste nouvellement majoritaire des parents d'élève de l'école.
Wéééé !
C'est donc officiel, je suis une chieuse qui se mêle de tout.

Rien à voir, mais il faut écouter Arno (le chanteur belge), parce que c'est bien quand il chante.

mercredi 12 octobre 2005

Hasard (?) de la programmation

so hot



Pas sûre que ce soit volontaire, mais c'est chaud au cinéma du coin, cette semaine...

Vos commentaires me font plaisir. Ce n'est pas l'envie d'écrire qui me manque, juste le temps et l'état d'esprit aussi. Pas d'idées noires ou de déprime à proprement parler, juste une sorte de confusion. Ce qui va souvent avec des avancées, il suffit d'attendre un peu pour le rebond.



Petit edit du lendemain soir : un début de rebond se fait sentir (et oui), j'en ai profité pour repeindre le photoblog.

lundi 10 octobre 2005

Ho ho...

Ca fait quasi une semaine que je n'ai pas écrit ici...
La vie qui va trop vite.
Le quotidien qui prend du temps.
Les idées embrouillées.
Des nuages un peu.
Mais ça va revenir...

mardi 4 octobre 2005

Taïwan, la revanche

Vous vous en souvenez peut-être, mais en juillet, j'ai été prise en défaut lors d'une réunion avec des grands dirigeants venus d'Extrême-Orient honorer les misérables clients que nous (mon entreprise) sommes pour eux de leur présence.

La semaine dernière, la réunion avec Monsieur Li*, Monsieur Chang* et Monsieur Vu* venus eux aussi du Levant était organisée par mes soins, et j'ai donc pu me préparer (un mimimum) et éviter la honte du jean-basket, hin hin hin.



Sinon, comme Angel me l'a gentiment imposé demandé, je joue le jeu lancé par Dame Racontars et me plie aux fouilles bloggesques.
Ainsi, donc, dans mon 23ème post, je vous proposais, entre autres sujets palpitants, de traiter prochainement d'un sujet hélas toujours d'actualité dans le monde qui m'entoure :
Restructuration discrète d'entreprise : effets sur les moeurs des différentes catégories de personnel (sujet peu sexy, mais potentiellement drôle).
Bon, ce qui est dommage, c'est que le 22ème post me tient vraiment à coeur, alors je vous le recommande davantage.

Pour finir, un petit teasing photo

* Pour des raisons de confidentialité évidentes, j'ai du changer les noms, et ça n'a pas été si simple...

dimanche 2 octobre 2005

Pensées d'automne

Il y a des jours où sans avoir commis d'excès, on se réveille la tête à l'envers.
Des jours où on a l'impression que tout va dans le mauvais sens, surtout ce qui nous passe par la tête.
On regarde dehors, on ne voit que du gris, on pense que c'est l'automne naissant qui fait ça.
On se dit qu'on exagère, qu'on pourrait vivre des choses bien plus graves, que ce serait bien de se bouger un peu, surtout le mental, d'ailleurs.
Mais ce serait trop simple d'y réussir en claquant des doigts.

Heureusement, parfois, ça tombe bien, on avait prévu de voir des gens qu'on apprécie avant de savoir qu'on n'irait pas bien, et on ne peut pas du tout annuler, alors on y va, et c'est comme un bouquet de sourires qui laveraient la tête.

Et du coup, on rentre chez soi avec de jolies fleurs.

mercredi 28 septembre 2005

Annonce

Bon, je comptais bien vous narrer ce soir un truc intéressant (enfin, aussi intéressant que possible), mais c'est raté, je me bats avec mon vieux portable pour qu'il daigne me laisser copier 3 ans de photos de ma pounette (presque 4 en fait, ça file trop vite), mais pour l'instant, il a le dessus.

Donc, si tu es un jeune homme charmant, gentil, regardable, voire musclé, célibataire, capable de triompher d'un ordinateur hostile et d'une clé usb, ça pourrait peut-être m'intéresser.
Sauf si je réussis toute seule à vaincre la conspiration informatique. Hum.

Rien à voir, mais suite des aventures du lion (de la jungle, terrible jungle) :
tout finit bien dans le village devenu tranquille, puisque :
"Plus de rage-euh, plus de carrelage-euh, le lion est mort ce soir"...


Bonus track

mardi 27 septembre 2005

Une nouvelle question

Il y a environ un an, ma fillette me posait déjà des questions existencielles du type : "Pourquoi le monsieur ?"
Et la réponse n'était pas évidente et la satisfaisait rarement.

Aujourd'hui, on passe à la vitesse supérieure. Et oui.
Donc si quelqu'un peut répondre à l'interrogation du moment, qu'il m'aide (ou se taise à tout jamais, enfin non, j'aime bien les réponses, moi). Je précise que "je ne sais pas" est vigoureusement récusé par la demoiselle et ne pourra donc pas être accepté (je sais, c'est dur).
Posons donc le cadre : à l'école, la chanson du moment est "Le lion est mort ce soir" (owimbowé).
D'où un chantonnement en boucle, plutôt agréable.
Suivi de la question :
"Pourquoi ils ont tué le lion, les chasseurs ?"
Bon, déjà, vous noterez que les chasseurs, même s'ils n'ont rien à voir avec l'histoire a priori, sont immédiatement suspectés et, de surcroît, la miss ne croit pas du tout à une mort naturelle.

Donc, voilà, j'attends vos réponses. Constructives, évidemment.

dimanche 25 septembre 2005

Réserves de bonne humeur

Un week-end qui repose par les forces données par les sourires plutôt que par le sommeil, c'est quand même le meilleur moyen de retrouver vraiment le sourire.

Pour résumer :
* une excellente nouvelle (et du gâtisme en perspective, oui oui)
* une visite fraterno-belle-sorale
* une fillette enchantée
* un resto de quartier où on mange bien (et où ça sent vraiment l'Italie)
* un achat de forets (c'est l'occasion de s'équiper en accessoires indispensables)
* de la déco
* un porte-revue Skrissel accroché
* un après-midi de copines pour deux fillettes et deux mamans
* un post écrit sans effort, ni râleries (mais quand le clavier ne se fait pas prier, c'est plaisant, il faut l'avouer)
* et pour fêter ça, quelques images

vendredi 23 septembre 2005

Ca arrive...

La livraison est prévue ce week-end, par ailleurs un peu chargé.
Mais ça vient.

A part ça, je suis triste, parce que Lilou a rejoint sa dernière maison et elle n'a même pas connu la vie de vieux chat.

mardi 20 septembre 2005

What about this new day on my way ?

Toujours pas de nouvel ordi à la maison, donc postage rapide from the wonderful world of the taf.
(dois-je avouer que poster de chez moi relève de la gageure vu le fonctionnement hasardeux des touches i, o, u, s et r, le blocage périodique du t et la paralysie définitive de la flèche haute et du retour ?)

Mais du coup, ça formate pas mal l'inspiration de ne pouvoir blouguer quand elle est là (ha ha ha).

Brèfle.

Tout ça me permet de changer de loisirs à la maison : rangement, déco, thermocollage d'ourlets de rideaux, lecture, voire même couchage avec les poules (et c'est pas du lusque).
Bon, l'élan ne m'a tout de même pas portée jusqu'au tri de paperasse, pas de miracle non plus.

Ceci dit, je devrais me dépêcher, la commande d'ordi tout neuf est sur les rails.

samedi 17 septembre 2005

Economise ton clavier

Je voulais juste prévenir que mon clavier approchant à grand pas de l'hémiplégie définitive et le disque dur de mon ordi étant au bord de la mort clinique, et m'étant fait griller par un collègue sur deux envois de note pendant les heures ouvrables cette semaine (si tu me lis...), le rythme et la longueur de mes passages ici risquent d'être réduits pendant quelques jours...

Jusqu'à l'arrivée céans de mon nouveau jouet, en tout cas.
Un APN et un ordinateur minutieusement choisis en moins de trois mois, je crois que je vais finir technophile, si ça continue.

jeudi 15 septembre 2005

Enfantinages

Ce matin, un petit garçon qui n'a pas atteint les 2 ans tentait une tentative d'évasion devant la porte de la crèche.
Peut-être a-t-il compris qu'il en a pris pour au moins 18 ans de collectivité ?

Souvent, ma fillette et moi discutons dans son lit ou le mien, le lever et le coucher sont nos moments de papotage préférés.
Hier soir, elle me disait en pleurant qu'elle ne voudrait pas devenir vieille, plus tard.
Etre maman, oui, ça, elle en rêve déjà, mais vieille, pas question. Trop flippant.
Alors je lui ai expliqué que moi-même, je suis déjà un peu vieille, que ma mère l'est un peu plus encore, et ma grand-mère encore plus.
"Mais non, vous n'êtes pas vieilles !"
Ouf, alors.
Ca m'a fait tout drôle de m'inscrire dans une lignée féminine de manière aussi flagrante, pour la première fois, alors qu'on arrive doucement aux 4 ans de la pounette et que ses interrogations sur le passage du temps se font plus fréquentes.

Rien à voir, mais je continue à pester de découvrir les différentes choses qui ont disparu de ma maison. Ainsi, pas d'inhalations pour soigner ma crève, l'essence algérienne est partie avec les forets, et je pense que je ne suis pas au bout de mes découvertes. Et ça m'agace prodigieusement.

une chanson douce

lundi 12 septembre 2005

Ca promet

Aujourd'hui c'est lundi.

Vrai scoop, n'est-ce pas ?

Eh bien, je ne sais pas pourquoi, mais je me sens aussi fatiguée que vendredi soir dernier. Bon, ok, je suis enrhumée, comme certaines ont pu le juger en découvrant une voix de fumeuse intensive sexagénaire au lieu du chant mélodieux qui s'élève habituellement lorsque j'ouvre la bouche pour dire des choses toujours intelligentes et pleines de bon sens (près de chez vous).

Donc, voila, le réveil avec la tête comme une pastèque, le nez bouché mais qui coule, la toux inefficace mais fatigante, et la pounette dans un état proche du somnabulisme laisse augurer d'une semaine pour le moins facile.

Mais je saurai faire face !


Edit du soir : du nouveau sur le photoblog

vendredi 9 septembre 2005

Attendre à la fenêtre

Ce soir, j'attendais ma fillette. En regardant par la fenêtre.

Un tas d'attentes me sont revenues d'un coup. Comme un boomerang (me reviennent les jours passés).

Toute petite, il m'arrivait chez ma grand-mère d'attendre le passage de mes parents, le soir, assise sur le petit radiateur carré et bas lorsqu'il était froid, après l'école et avant qu'ils ne rentrent dormir à la maison.

Plus tard, j'ai attendu à la porte d'entrée que ma mère remonte avec le courrier, et je l'appelais sans relâche jusqu'à son retour, criant son nom dans l'escalier.

Quand mes parents se sont séparés, je me suis mise à attendre à la fenêtre. Que ma mère rentre de ses entrevues avec mon père, durant de longues soirées. Que mon père vienne nous chercher, des journées entières à décompter le retard. Et j'oubliais cette attente inquiète dès qu'ils arrivaient.

Et puis, j'ai attendu le retour-éclair de l'amoureux, le guettant pour servir son dîner avant qu'il n'ait fini de garer le bus qu'il conduisait, pour ne pas perdre une seule minute de sa demi-heure de pause.

Plus tard, j'ai attendu la nuit à la fenêtre en espérant son retour, surveillant les voitures... jusqu'à la fois suivante.

Et ces temps-ci, j'attends ma fille, certains jours.

Ca peut sembler sinistre, et pourtant, on apprend toute une vie en regardant dehors.
On reconnait les gens qu'on croise dans la rue, l'homme au dalmatien, les enfants de l'école, la pharmacienne vietnamienne.
Il y a les pies qui nichent sur le toit d'en face, le nouveau type qui est mon vis-à-vis et fait sa prière du soir face à La Mecque, l'appartement vendu du voisin qui montrait son torse d'ébène chaque été (désolée, ma soeur), les plantes fleuries devant les baies vitrées, les fenêtres calfeutrées, le monsieur très âgé qui monte ses courses à pied au dixième étage.
Des visages qui deviennent familiers, jour après jour, des familles qu'on voit s'agrandir, et puis d'autres qu'on ne connaîtra pas.
Les voitures qui passent, qui se garent en double-file, qu'on charge ou décharge, les livraisons de courses, de meubles ou de fenêtres, les déménagements, les travaux dans les appartements, les trottoirs encombrés de bric à brac hétéroclite les veilles du passage de la benne des encombrants.
Et puis au loin, le Parc des Princes qui s'allume et tout au fond, le Mont St Valérien qui se dessine si on regarde bien.

Attendre à la fenêtre, et participer à la vie.



Muchacha asomada a ventana - Salvador Dali

lundi 5 septembre 2005

Le jeu des 5 saveurs

Voici donc l'énoncé de l'exercice refilé par angel, laquelle l'avait reçu de dame Racontars :
Citez cinq aliments, plats ou autres, qui ont fait partie de votre enfance, et qui vous manquent, parfois, quand la nostalgie vous prend...

Comme toujours, je vais probablement sortir des cases pré-établies. Parce que cinq aliments, c'est peu pour la gourmande que je suis. Et aussi, parce que dans la mesure du possible, j'essaie de faire perdurer les trucs que j'aime, notamment dans ma cuisine.
Je pourrais commencer avec les cinq aliments dont je garde un mauvais souvenir (la macédoine de légumes en boîte, la forêt noire, les haricots verts à la crème servis froids au goûter, la crème du lait et le melon, et puis si vous m'invitez, pas de saumon fumé, ça me rend malade). Bon, j'avoue, je tourne autour du pot, j'ai du mal à faire un choix.

D'abord, il y a mes petits déjeuners et mes goûters d'enfance, chez ma grand-mère paternelle. J'habitais quasiment chez ma grand-mère jusqu'à mes 3 ans et demie, puis nous avons passé la moitié des grandes vacances chez elle pendant des années. Les souvenirs sucrés chez elle, ce sont aussi ceux des jeux avec mes frère, soeur et cousins, la petite-enfance puis les vacances, la présence de mon grand-père parti trop tôt, un temps de famille unie.
L'emblème du petit déjeuner, c'était la confiture de coings maison, enfin confiture n'est pas le terme exact, c'était presque de la pâte de coings un peu liquide, sombre et caramélisée, et qui faisait de longs fils entre le pot et la tartine. Rien à voir avec la gelée de coings du supermarché, donc.
Et puis au goûter, les tartines de beurre avec du sucre glace ou du chocolat en poudre ou le pain avec une barre de chocolat Meunier, et le verre de Tang.
Et puis, rarement, un croissant au chocolat avec un délicieux glaçage au sucre, un truc que je n'ai vu qu'en Lorraine.

Le deuxième souvenir alimentaire que j'ai, ce sont des dîners de petite-enfance quand je vivais chez ma grand-mère : la soupe blanche aux vermicelles et la Floraline au lait sucré.
La soupe blanche, j'ai trouvé comment la faire par hasard, en voulant la faire goûter à ma fille : du bouillon avec du lait et des vermicelles, pile le même goût. La pounette a aimé, et quel plaisir de retrouver un goût oublié.
La Floraline, en revanche, ma fillette n'a jamais adhéré. Elle a pourtant été mon aliment-réconfort attitré jusqu'à il y a quelques années. Epaisse et bien sucrée.

Les pâtes fraîches de ma grand-mère italienne m'ont aussi marquée pour toujours.
Parce qu'elle les fait (plus rarement maintenant) entièrement à l'oeil, sans mesurer précisément les proportions.
Parce qu'elle en faisait une quantité industrielle : minimum vingt personnes à table.
Parce qu'elle les étalait sur un drap, sur toute la longueur de la table avec un manche à balai et découpait les tagliatelles au couteau.
Parce qu'elle les laissait reposer sur leurs draps sur son lit, sur le canapé, sur la table, autant d'occasion d'en picorer en passant.
Parce que pendant ce temps, le ragù et les boulettes mijotaient, et que ça sentait bon.
Parce que c'était un joyeux désordre à table, avec les conversations des adultes et le chahut des enfants.
Parce que mes cousines mangeaient les pâtes blanches et pas nous.
Parce que râper le pecorino et manger la viande après la pasta, c'était comme le rituel du dimanche chez ma grand-mère.

Ensuite, les plats de ma mère, et en particulier, le trio mousse d'épinards-purée de pommes de terre-oeufs sur le plat. Bon, présenté comme ça, ça a l'air lourd, mais c'est délicieux, même les enfants aiment. Et puis, comparé au plat typique de Vendredi Saint qu'on mangeait dans la famille de mon père (pâtes à la béchamel-oeufs durs), c'est aérien.
Ma mère excelle aussi dans plein de trucs dont j'ai un souvenir eau-à-la-bouche : les pâtes au four (recette familiale surprenante, venez, je vous ferai goûter, mais je garde la recette) et les canellonis, le far breton recette tupperware (oui, je sais, mais c'est parfait pour le goûter), les gaufres et les crêpes...

Pour finir, ce n'est pas vraiment un souvenir d'enfance, mais je les mets dans le classement parce que j'en ai mangé pendant mes vacances en Calabre, et qu'on n'en trouve que là-bas.
Les frese (prononcer "frésé"), sont des demi-petits pains plats, séchés au four et souvent troués au centre. On les humidifie en versant un peu d'eau dessus, on y ajoute un filet d'huile d'olive, on les couvre de petits morceaux de tomate bien rustique et parfumée et de mozzarella (di buffala, c'est encore meilleur), et on parsème de basilic frais et d'origan. La préparation est presqu'aussi jubilatoire que la dégustation.
En rentrant de la plage en début d'après-midi, profitant de l'ombre quand le soleil tape fort, c'est un moment de perfection. Il ne manque plus qu'une tasse de moka ensuite, et c'est le régal total.

les frese



Ca me plairait bien de lire les émois alimentaires d'enfance de la jeune bergère, d'Ivan et d'Oulala et je suis curieuse de connaître aussi ceux d'India et de ceux qui voudront.

samedi 3 septembre 2005

Verdâtre

Ce matin, profitant de 36 heures sans enfant (sa rentrée s'est bien passée, merci), je comptais bien déranger mes voisins et installer dans mes toilettes l'accessoire qui va changer ma vie, j'ai nommé le fameux porte-revue mural Skrissel de chez Ikeya (pardon ma soeur et mon frère, je vous ai copié, mais bon, comment se passer d'un tel accessoire, hum ?).

J'ai tout bien préparé : pris des mesures précises (et vérifié que le truc ne serait pas de travers sur le mur), trouvé des vis et des chevilles pour éviter le vissage direct dans le mur qui fût ma spécialité, sorti la perceuse.

Las, c'était sans compter avec l'esprit contrariant des éléments puisque de boîte à forets, point il n'y avait. En revanche, celui qui l'a embarquée m'a laissé un tas de bidules aussi volumineux qu'inutiles... Heureusement que je n'ai pas l'esprit vengeur, hin hin hin.

mercredi 31 août 2005

Le retour

Il fallait que ça arrive, bien sûr.

Après 3 semaines de périple, les deux tiers de la famille visitée, plus de 1500 kilomètres parcourus, des couleurs prises sur le visage (mais pas que), des repas et des repas, des sourires d'enfants et de grands, de la fatigue un peu, des discussions et des chansons avec la pounette, il a bien fallu rentrer.

Le blog-anniversaire a été décalé, mais pour le fêter, tadaaaaa !
Voici le petit frère de mon blog, avec qui il va désormais cohabiter. Sûr qu'ils vont s'entendre...

mardi 23 août 2005

Entre deux



Avant de repartir, un mot de la pounette :

"Tu sais, quand les bâteaux se seront bien reposés, ils repartiront dans la mer."

Les vacances, même improvisées, ça fait du bien.

(et puis, dans 3 jours, c'est mon blogversaire, déjà...)

vendredi 12 août 2005

Annonce officielle



Ca y est, les vacances commencent !

mardi 9 août 2005

Meine Berliner Zeitung

Il y a 10 ans, Michaël Jackson était au top, notre président fraîchement élu reprenait les essais nucléaires à Mururoa, Juppé se tenait droit dans ses bottes, des bombes explosaient dans le métro et au RER St-Michel, la guerre en ex-Yougoslavie touchait à sa fin et la radio passait Sheryl Crow et les Cranberries en boucle.

Et moi, cette année-là, j'ai passé l'été à Berlin.

C'était un de ces moments qu'on oublie pas, une parenthèse qui sans rien changer change quand même la vie, imperceptiblement. La mienne, mais pas seulement.

Tout s'est passé à l'improviste : mon départ de Toulouse, avec un stage trouvé 2 semaines avant son début, le lieu pas tout-à-fait choisi, la recherche d'un logement, l'apprentissage de l'allemand quasiment sur le tas, vu mes bases scolaires ridicules, les sorties, les rencontres. Tout était de la joyeuse improvisation.

Je me souviens des premiers jours difficiles : mon porte-feuille disparu le premier jour et miraculeusement réapparu le lendemain, une brouille avec mon père qui durera presqu'un an à s'éviter, le gérant de foyer étudiant tentant de m'escroquer et moi argumentant, mon dico allemand à la main (il m'a lâché une chambre à prix normal quand j'ai pleuré), le jeune hébergeur à qui j'ai offert ses vacances en lui payant ma première semaine berlinoise dans une chambre pourtant gracieusement prêtée par ses parents...

Et puis les rencontres : Helen, l'anglaise qui connaissait Toulouse et riait de ne pas savoir prononcer "grenouille", mais "grenouy" et aimait dire "il me casse les couys", ses copines : la blonde Nicola, Nadia la timide, devenue ma copine, et la rigolote brunette qui était avec elle.
Et Tim, auto-surnommé "anglais de m*erde !".
Les garçons de la résidence universitaire : le berlinois et le bavarois qui s'évitaient, les camerounais arrivés à l'Est avant la chute du Mur, trop contents de pouvoir parler français, et l'étudiant chypriote, "de la partie grecque de l'île".
Dave Willis, aussi, l'anglais so british dont je partageais le bureau et mon autre collègue, hollandais de Groniguen ("quoi, tu sais qu'on produit du gaz chez moi?").
Et puis mes 3 amis : Roman, l'autrichien qui me rappelait mon pote Guillaume, Eric l'américain qui découvrait un autre monde, et Alan, l'irlandais du nord, dont j'arrivais à peine à comprendre le prénom quand on s'est rencontrés.

Il y a eu les sorties nombreuses, le Reichstag emballé par Christo, les visites d'Alexanderplatz, Postdamer Platz, le musée égyptien et le château de Charlottenbourg, Check Point Charlie, Potsdam, les après-midi au lac, Pulp Fiction en VO sous-titrée en allemand et en plein air, les boîtes improbables, Tacheles comme point de ralliement un jour sur deux, le Ku'Damm et Europacenter. Une soirée d'incruste en jeans usés et t-shirts de l'armée informes parmi les smokings et les robes du soir dans une réception fêtant la mise en orbite d'un satellite. Notre kebab de Friedrichstrasse à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Les discussions à n'en plus finir, les rires, les traductions hasardeuses, l'échange, les rendez-vous d'avant le téléphone portable et sans téléphone du tout, on se voit chaque jour, on attend les absents et s'ils ne viennent pas, on se retrouve le lendemain, même heure, même endroit. Ne pas se perdre déjà surtout.

Trouver des français du même coin que soi au milieu d'une foule de milliers de personnes venues voir Nina Hagen dans un festival où elle n'apparaîtra pas. Les entraîner dans le tourbillon pendant leurs 3 jours de visites.

Des moments seule dans la cuisine commune pour entendre la France, tôt le matin ou tard le soir, écouter RFI, entendre NTM chanter "La Fièvre", Solaar et sa voix qui danse, laisser couler une larme dans les céréales quand Nougaro lance son "Ô Toulouse". La voix de Bertrand Cantat dans mes oreilles, au creux du petit lit, juste avant de glisser dans le sommeil.

Aller au match au stade olympique de 1936 avec Tim et sa bande, ne pas répondre quand ils chambrent JPP qui s'échauffe, apprendre des chants de supporters anglais.
Faire la folle en dansant le rock au milieu des gens étranges, sourire quand on s'entend définir comme telle, calmer l'ami irlandais bagarreur, l'aider à rentrer, l'empêcher encore de se battre et surveiller son sommeil avant qu'il ne retourne à sa vraie vie. L'accompagner à l'aéroport et avoir envie de rentrer aussi, tout de suite, puisque ce ne sera plus pareil, être surprise que ce soit si difficile de se dire au revoir. Mais rester quand même et savourer jusqu'à la fin.

Au moment du retour, ne pas avoir vu passer les 2 mois tant redoutés, se dire que les 3 garçons avaient raison, qu'il faut changer quelque chose de soi pour que cet été reste en nous, ne pas opter pour le soleil tatoué dans un endroit impossible, mais se couper les cheveux. Et retenir les bribes d'accent de Belfast qui se sont insinuées quand on parle anglais dans les mois qui suivent, en rire intérieurement.

C'est sans doûte pour tout cela que Lost in translation ou L'auberge espagnole me parlent d'une voix spéciale...

la fièvre (pendant des heures)



Edit d'après la nuit : Quelques petits ajouts ce matin.

dimanche 7 août 2005

Blonde vénitienne



Biba l'a dit, chez Angel, elle est hype du cheveu, ma pounette.

vendredi 5 août 2005

En chemin, le matin

Il n'y a pas toujours foule...

on my way


every day


the same...



Les mots ne se bousculent pas ces jours-ci, enfin, pas ailleurs que dans ma tête en tout cas.

samedi 30 juillet 2005

Amusette

Vous l'aurez sans doûte remarqué (si vous êtes perspicace, du moins), j'ai un nouveau jouet...

jungle girl

jeudi 28 juillet 2005

Funambulisme

pauvre lola


Faut savoir s'étendre
Sans se répandre, pauvre Lola
Faut s'avoir s'étendre
Sans se répandre, c'est délicat


(Serge Gainsbourg)

mercredi 27 juillet 2005

Hasta la vista, baby

Bon, j'exagère un peu. Ca va plutôt bien.

Sauf que j'aimerais bien réussir à me dépêtrer de ce qui m'encombre et prendre un peu de recul pour pouvoir avancer (et oué).

D'ailleurs, j'ai très envie de faire des notes souriantes, de poster des images qui parlent, mais bon, là tout de suite je suis plutôt dans une spirale de toupie folle (hum)... Faudra attendre un peu, quoi.

A part ça, j'ai trouvé la solution pour voyager sans importun sur le siège d'à côté : en 1ère classe et avec une fillette en pleine forme.

trainagain

lundi 25 juillet 2005

Atrophie corticale

Dans la veine des perles de (p) relevées par Fredoche, de l'entendu hier à la radio :

"C'est l'une des trois jumelles d'Armstrong"

Bien sûr, aucun des 3 autres journalistes-commentateurs n'a relevé...

samedi 23 juillet 2005

Au vert

A nous, métro, train et voiture, aujourd'hui, c'est la fête des cousins !

Bon week-end, les gens !

jeudi 21 juillet 2005

Et si... et si...

Hier, je lisais les états d'âme de Miss Lulu, et ça remue des choses de mon côté.

En particulier, quand ça va pas bien, que je suis obligée de tourner des pages plus ou moins contre mon gré, plus ou moins violemment, reviennent les souvenirs des gens pas vus depuis longtemps, ceux avec qui on aurait pu faire un bout de chemin mais on n'a pas pu ou voulu le faire. Pour des raisons bonnes ou moins bonnes.

Parfois, je me demande ce qu'ils sont devenus, les quelques uns dont je garde un souvenir ému. Quelle est leur vie maintenant ? Où sont-ils ? Est-ce que je les reconnaîtrais si je les croisais ? Et eux ?

Il y a la tentation d'en retrouver certains, et puis au final, l'idée que ce serait bien étrange, et qu'on ne déboule pas dans la vie des gens comme ça, que ça ne se fait pas.

Mais cette note de miss Lulu, ça me donne à penser que ce n'est pas si simple en fait, et qu'il faudrait oser, de temps en temps, arrêter de se donner des bonnes raisons de ne pas faire les choses.

Parfois, la vie a ce petit goût-là


lundi 18 juillet 2005

I'm on a plain train, I can't complain

Cette fois-ci, j'avais pris mes précautions.




Better have an extra bag
Than an ugly guy
Sitting next to me...


Merci pour le bout de slam, Zydeco

jeudi 14 juillet 2005

So french, la suite

Imaginez un vendredi ordinaire.
Vous arrivez au bureau en pensant que le week-end arrive, que la pounette est en vacances et que c'est chouette, vous pensez à vos occupations du lendemain, à la fête que vous organisez le dimanche... Bref, une journée tranquille s'annonce.

En général, j'aime bien observer le moment où le grain de sable va gêner le fonctionnement de l'engrenage, mais chez les autres. Genre le chanteur du bal du 14 juillet qui tente d'embraser la foule en chantant Born to be alive, braille dès la dernière note que le retour est mauvais, puis, déconcentré, se met à massacrer Cette année-là.

En revanche, en ce qui me concerne, j'adore qu'un plan se déroule sans accroc (et pourtant je ne travaille pas à l'agence tourix).

Mais ce vendredi-là, le destin en avait décidé autrement, puisqu'on (je n'entre pas plus dans le détail de qui et pourquoi, à moins que quelqu'un souhaite vraiment savoir avec quel genre de créatures je travaille), donc on m'avertît (au subjonctif, à moins qu'on m'avertissat ?) qu'il me fallait participer à une réunion sur le champ.

Et quelle réunion : la signature d'un gros contrat avec un fournisseur, qui compte parmi les leaders de l'informatique et l'électronique grand-public.

Bon, me voici donc entre "on", mon directeur général, le représentant en France du fournisseur et 3 quadragénaires taïwanais munis de lunettes carrées et de stylos Mont-Blanc, respectivement président d'une division en Europe, président de la même division pour le monde et directeur de la recherche de cette division pour le monde.
Tout le monde est honoré d'être là et de travailler ensemble, d'ailleurs chacun apprécie réellement la manière dont le dossier avance, les efforts de l'autre et tout ce qui va avec. Limite courbettes.
Je me tiens bien, je ne fais pas de blague au second degré, et j'apprécie ma chance d'être là, même.

Sauf qu'il y a juste un tout petit problème.
Oui, parce que je suis la seule femme au milieu de ces messieurs encostumés.
Et donc un peu responsable d'être une ambassadrice de la parisienne, de véhiculer une certaine image d'élégance et de charme auprès de ces représentants de l'Asie, de transmettre l'image glamour du chic français, quoi.
Sauf qu'on ne m'a prévenu que quelques minutes avant la réunion...

Donc voila, ils sont repartis avec une image un peu moins cliché de la femme française finalement.

mercredi 13 juillet 2005

So french




La suite, tout à l'heure...

lundi 11 juillet 2005

Mais pourquoi ?

Oui pourquoi, alors que je prends une pauvre fois par an le train à 7h15 et que le wagon est à demi-vide, pourquoi c'est à côté de moi qu'il vient s'installer, le monsieur pas joli ni sympathique ?

Hein ? Alors que je suis semi-allongée sur les 2 sièges, et que plein de gens ne dorment pas et se tiennent droit et laissent la place libre à côté d'eux ?

C'est juste pour que je ne dorme pas ? Ou pour ne pas être le seul à ne pas se rendormir ?

Pfff.

mercredi 6 juillet 2005

Réactions à chaud

Ca change les idées de parler de trucs importants...


mardi 5 juillet 2005

Le cercle

C'est l'histoire d'une petite abeille qui se cogne toujours à la même vitre et ça lui fait mal.
Elle voudrait faire autrement, mais la vitre est toujours là, et à chaque fois, elle s'écrase dessus.
Heureusement, elle voit presque toujours le bon côté des choses, elle a des ressources de sourire, mais toujours cette saleté de vitre dans laquelle elle fonce tête la première.

Alors aujourd'hui, la petite abeille a décidé qu'elle en avait assez de se faire mal, et qu'elle devait sortir du cercle contre lequel elle se cogne.

C'est très bête, j'avais des notes drôles à écrire, mais aujourd'hui, je manque un peu de force.

samedi 2 juillet 2005

Tenue d'été

Bon, voilà, ce blog est rhabillé à neuf.

Un grand merci à Angel pour sa contribution en tant que Directrice Artistique, de nombreux yeux vont être soulagés grâce à elle.

vendredi 1 juillet 2005

La phrase du matin

Je vous ai déjà que j'étais fan de ma copine Gluglu (celle qui donne des recettes-qui tchuent et qui sont très bonnes, surtout après une journée de plage avec deux mini-poulettes puis une virée au bien-nommé Funnyland, lieu de débauche des 10 ans et moins).

Donc, je vous le dis si c'est pas fait : je suis présidente de son fan club. Entre autres pour des trucs comme ça :

"hier soir J'ai ete voir Douches froides
la piscine etait fermee"