samedi 23 février 2008

Taggée (toi-même !)

Ça m'est venu par Juju et par FD, alors sous ce double patronage doublement sympathique, difficile de se défiler, non ?
En tout cas, je m'en voudrais.

Donc oui, j'ai mis le temps, mais oui, je m'y colle.

La règle est très simple, limite on dirait une recette de cuisine :
1. D'abord mettez le lien de la personne qui vous tague
2. Ensuite, indiquez le règlement sur votre blog
3. Puis, mentionnez six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
4. Taguez alors six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
5. Enfin, allez avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées



Allons, allons, 6 choses pas importantes à mon propos, et que je n'aurais pas déjà dites ici... évitons le rabâchage.

Number 1 : j'ai vécu à la Maison Blanche.
C'est comme ça que nous appelions le grand immeuble blanc où nous habitions avec ma fille quand j'étais minotte, et que nous avons quitté pour un appartement plus vaste quand mon frère est né : la Maison Bleue.

Number 2 : c'est à la Maison Bleue que j'ai appris à partir toujours à la dernière minute où que j'aille.
Ou de l'intérêt de voir si votre classe est en train de rentrer par la fenêtre pour se décider à partir.

Number 3 : je ne me vernis que les orteils, je ne sais pas pourquoi, mais je ne supporte pas le vernis sur mes mains (on avait dit des choses sans importance, it was in the deal !)

Number 4 : je suis championne des connaissances inutiles (chansons idiotes, citations diverses, actualité sans intérêt d'il y a plusieurs années...), mon cerveau doit être encombré, je suppose.

Number 5 : j'aime beaucoup les endives braisées, bien grillées, presque caramélisées, avec un filet de citron. (c'était le quota culinaire)

Number 6 : je suis à la recherche d'idées pour écrire le journal des parents d'élèves de l'école de ma fille, lâchez vos coms ! (huhu)


A qui le tour ? Je suppose que tout le monde l'a eu, mais je désigne néanmoins et si elles ont envie : Stellou (si elle veut bien nous écrire un truc, allez, steuplé !), Alex, Moune, Heidi, Anne pour lui changer les idées après ses aventures à l'hôpital (avec des bisous), et qui voudra !

mardi 12 février 2008

Non, non, non...

... je n'ai pas à nouveau disparu.
Mon "j'aime pas le samedi" était en fait un "j'ai une vraie bonne crève", ça a duré une bonne semaine.

Entre temps j'ai fait de la confiture.
Parce que ça fait du bien.

Et puis j'ai tricoté, c'est ma marotte du moment.
Ecouté de la musique, aussi, et passé du temps avec ma fillette.
On a même fait notre première virée shopping ensemble, toutes les deux. Et j'ai aimé choisir des livres avec elle.

Allez, un petit coup de Rage Against the Machine pour finir la soirée (adrenaline powaaa !)

samedi 2 février 2008

J'aime pas les samedis d'école...

... surtout les jours où le sommeil tente de nous garder encore un peu

... même si le ciel est d'un bleu qui donne le sourire

... surtout quand il fait froid dehors

... et que les voisins du rez-de-chaussée râlent parce qu'on bavarde dans le hall

... et qu'il faut ranger-faire les courses-repasser-préparer les affaires de la mistouflette qui part en week end

Bon week-end à vous !

lundi 21 janvier 2008

Le pays va mal....

Samedi, c'était la journée européenne contre l'enfermement des sans-papiers, à l'heure où la France projette de faire passer les délais maximum de rétention 31 jours à 18 mois. Par "chance", il n'est pas (encore) prévu de passer aux délais illimités de 7 des pays de la communauté européenne... Jusque quand ?
La manif ne s'est pas bien finie, à Paris (plus d'infos ici).
Pour rappel, 2400 personnes sont actuellement en rétention dans les 24 centres français, parmi lesquels des enfants.

Dimanche a eu lieu la 4ème marche pour la vie, organisée par le collectif "30 ans, ça suffit", qui estime que l'avortement, c'est mal (je vous laisse deviner qui peut soutenir cette chose)... Non, mais c'est vrai, qu'est-ce que c'est que ces femmes qui veulent avoir le choix (voire même la péridurale) ?

Il y a des moments comme ça, où on comprend bien ce qu'il dit, Tiken Jah...



L'avantage, c'est que d'autres fois, je pourrais vous en mettre de lui... Finalement, ça ne va pas beaucoup mieux ici que là-bas...


Le week-end a quand même été réussi, avec une pounette qui vient m'aider à la cuisine, on s'amuse, on mange (bien), on se tisse de nouvelles complicités, j'aime !

mardi 15 janvier 2008

La recette magique

Un certain nombre de visites ici sont celles de gens qui cherchent des recettes Tupperware, et en particulier, l'une de mes spécialités les plus anciennes (probablement une des premières choses que j'ai su faire dans une cuisine, à part la floraline sucrée, je veux dire), et qui a été la base de nombre de mes repas de célibataire (en alternance avec la floraline sucrée, je dois bien l'avouer, mais n'y revenez pas, je nierai tout en bloc la prochaine fois).

Vous vous demandez ce que c'est ?
Malheureux que vous êtes, de ne pas connaître ce mets basique, mais néanmoins délicat.
Donc d'abord, ça n'a rien à voir avec un vrai far breton, il faut le savoir.
C'est plutôt une sorte de crêpe épaisse, et c'est bon.

Il vous faudra donc :
* 1 mignonnette et demie de farine
* 1 mignonnette et demie de sucre
* 1 mignonnette et demie de lait
* 2 oeufs
* du beurre (salé d'après la recette, mais c'est une option) pour la poêle

Donc on mélange tout (sauf le beurre qui est pour la poêle, mais je sais que vous êtes attentifs et que vous le saviez déjà) dans un récipient suffisamment grand pour accueillir le tout, on fait chauffer le beurre (dans la poêle, sinon c'est dommage et plus compliqué), on jette la pâte dedans avant que ça brunisse, on surveille.

Si on est d'humeur joyeuse, on peut chanter un petit air enlevé, genre du Joe Dassin, tiens, pourquoi pas "Siffler sur la colline", ça donne toujours le sourire de faire des Zaïzaïzaïzaï...

Au bout de quelques minutes, quand le dessous est cuit, on retourne pour cuire l'autre côté. Pour cela, ma technique la plus sûre (des années d'expérience, je vous dis !) consiste à faire glisser la galette sur une assiette, puis de placer la poêle au-dessus et de retourner le tout.
On fait ensuite cuire l'autre côté (en surveillant bien que rien ne brûle).

On peut reprendre le petit air guilleret pour patienter, mais ça marche aussi en écoutant un quelconque multiplex de football à la radio (rien ne remplace un "buuuut au sta-deuh du Roudourouuuu !" pour égayer une cuisine à la nuit tombante).

Puis on met le "far breton Tupperware" sur un plat et on recouvre de sucre glace, et on mange tiède, à même le plat, chacun avec sa petite cuillère (seul ou à plusieurs, avec des enfants même, c'est bien).
Et même, ça peut faire un goûter rapide et plutôt réussi, à l'improviste.

Astuce : Et si on n'a pas de mignonnette pour mesurer les quantités, comment faire, vous demandez-vous ?
C'est une excellente question.
Eh bien, grâce aux incroyables forums de Supertoinette, vous saurez désormais qu'une mignonnette = 50 ml de liquide = 25g de farine = 50g de sucre (merci Supertoinette !)
Je vous laisse faire les conversions, car il faut toujours vérifier que son cerveau fonctionne avant de se lancer dans la cuisine.

Une prochaine fois : la floraline sucrée (non, je plaisante, et je nierai en bloc).


Et pour ceux que ça intéresse, je me décide à remettre des images sur le photoblog.

samedi 12 janvier 2008

A vos souhaits



Après une année 2007 plutôt mouvementée, voire pas facile, j'ai pris un peu mon temps pour le faire, mais je vous souhaite une année 2008 douce et facile, moëlleuse et rieuse. Et puis aussi, parce que Pounette et moi le chantons tous les jours...

samedi 22 décembre 2007

A l'approche des fêtes de fin d'année...

... une sorte de frénésie me saisit.

Nous avons fait des kilos de sablés de Noël avec la pounette, décoré le sapin et la maison, et j'ai bricolé certains des cadeaux de Noël.
Et puis ma mistouflette a maintenant le cou, les mains et la tête protégés du froid, grâce à la panoplie que je lui ai tricotée ("pas manuelle" disait ma mère, peut-être va-t-elle changer d'avis cette fois ?)
Et puis l'écriture est revenue, aussi, et c'est bien agréable.
J'ai aussi découvert que je savais nager vraiment, étonnant que ça vienne si tard, ça me redonne de l'énergie.
Après tous ces mois d'action, ou plutôt de réaction, un temps plus créatif est revenu, et ça me plait bien.

Un petit repos pendant que la fillette passe le weekend avec papa, et nous partirons quelques jours dans la famille.
Puis ce sera une nouvelle année. Chouette !

mardi 4 décembre 2007

Des soubressauts

Je suis toujours là, même si je n'écris pas. Je vous lis, même, chaque jour.
En fait, j'écris dans ma tête, au moins dix fois par jour. Et puis la journée passe (vite), et puis le soir arrive et je laisse la pénombre s'installer doucement.

La rentrée a amené une drôle de période, nous avons continué à courir pendant plusieurs semaines, avec Pounette, pour qu'elle voit son papa, weekend après weekend, dans cet endroit fait de sable, de mer, de ciel et de fauteuils roulants sur chaque mètre de trottoir.
On fait des rentrées à l'école élémentaire plus sereines et plus tendres.

Et puis ça a été le retour du papa.
J'avais tellement eu à prévoir tout pour nous trois pendant ces derniers mois que j'en ai perdu toute envie de planifier quoi que ce soit.
J'ai repris goût à passer du temps dans ma maison, sans rien de particulier à faire, sans but réel pour le jour-même ou le lendemain. Et sans m'occuper de personne d'autre que moi, une fois de temps en temps.
Passage d'un extrême à l'autre, avant de retrouver l'équilibre.
On fait des rentrées à l'école élémentaire plus sécurisantes et plus stables.

Je me demande dans quel sens va aller ce blog. Sûrement moins vers mon nombril et plus vers l'extérieur. Mais je ne sais pas encore comment.
Le nombre de gens qui tendent la main dans la rue augmente à vitesse folle et cela m'inquiète. Des enfants n'ont pas pu revenir à l'école à la rentrée. Les discours se radicalisent de toutes parts...
Je continue à m'impliquer où je peux, comme je peux, en faisant mon maximum pour que ce soit pour ma pounette en premier, mais pas que.

Un exemple plus ou moins drôle de ce qui me fait peur, ces temps-ci, un livre pour enfants vu dans une vitrine près de chez moi :



Autour de chez moi, dans le monde ultra-sécuritaire...

On fait des environnements plus joyeux, pour les pounettes de 6 ans tout juste.



Message personnel : Bon anniversaire Moukmouk, je ne t'ai pas oublié...

lundi 10 septembre 2007

La rentrée !

Pounette est entrée au CP.

Son papa se rééduque au bord de la mer

Le travail a recommencé.

L'ordi et l'appareil photo sont revenus.

Nous allons bien, et sommes de retour par ici.

Welcome back !


Bonus du lendemain : du nouveau en images !

jeudi 2 août 2007

En équilibre

Depuis quelques temps, je me réveille à 4h chaque nuit.
Puis je finis par me rendormir, plus tard.
Pourquoi 4h ? Je me le demande, mais ça devient un rendez-vous quotidien...

Les semaines se suivent rapidement depuis l'accident, quelques jours de travail, vite, tensions, nouvelle équipe managériale (vive le vocabulaire fourre-tout de l'entreprise) qui demande aux gens en place de faire à nouveau leurs preuves. Comme si on repartait d'une feuille blanche malgré des années de travail. Bien sûr, il y a toujours la tentation de dire "j'étais là avant vous et y serai encore après", mais ça n'avance à rien.
Concentrer le travail sur quelques jours en laissant les sales remarques glisser, puis prendre la voiture pour des weekends allongés qui passent quand même trop vite, pour voir le blessé qui se retape aussi vite qu'il le peut. Dommages collatéraux, à côtoyer de plus près les embrouilles de famille qu'on fuyait tranquillement en ne montrant son nez qu'une fois de temps en temps.

Pounette passe des tranches de vacances ici et là-bas. Maison et grands-parents. Environnement familier et visites à Papa. Chat et copines, cousins et cousines.
Elle voudrait déjà son cartable.
La rentrée lui fait pourtant peur, elle préfèrerait faire son CP à l'école maternelle.
Au téléphone, ma mère me dit qu'elle a la bouche abîmée, alors je dis à la fillette de faire attention à ne pas se mordre les joues. "Mes dents vont trop vite, maman !"
En réalité, elle ne se mord pas, ce sont ses dents qui poussent qui lui font mal.

L'été est enfin là, les vacances approchent, j'entends à nouveau les oiseaux. Si seulement mes cauchemars voulaient me laisser un peu tranquille maintenant...

lundi 9 juillet 2007

Des nouvelles

Alors voilà, j'ai fini par avoir 34 ans.
Sans trop savoir pourquoi, je me suis dit "35, ce sera mieux", mais quand même, j'avais vaguement envie de faire une fête, histoire de réunir des gens que j'aime. Et puis en même temps, je me disais que 35, ça claquerait plus pour organiser ce genre de chose.
Et puis les jours ont passé.
Et puis un matin, un coup de téléphone, et ce n'était plus du tout le moment de penser à cette fête.
Heureusement, la peur est passée, et ça s'arrange doucement.
Il faut prendre de nouvelles marques, pour un temps, nous organiser autrement, nous trouvons de nouveaux repères, faisons des kilomètres (moi qui esquivais toujours la voiture...), passons du temps dans une chambre à côté d'un papa de pounette qui doit se tenir tranquille pour de longues semaines.

J'ai des idées pour ce blog, mais pas beaucoup de temps pour m'y consacrer, et toujours pas mon ordi à moi. Et puis, même si vos mots en mon absence me font plaisir, ce n'est pas la priorité en ce moment, j'essaie de me reposer à chaque occasion dans cette période de course. Mais dès que je le peux, je passe vous lire, et s'il me reste du temps, vous laisser un mot ici.


(mon appareil photo est réparé, peut-être un été d'instantanés, qui sait ?)

lundi 18 juin 2007

Télégramme

*bonne humeur et ambiance chouette à la maison, vivement les grandes vacances !*

STOP

*ordi toujours en panne, le rapatriement pour solution de réparation alternative est imminent*

STOP

*mariage de cousine bien passé, conduit 1000 km en 3 jours, enfant charmante en société, moments agréables cousins et famille, une semaine pour récupérer (à moitié) de la fatigue*

STOP

*réparation de l'appareil photo prise en charge par l'assurance, wéééé !*

STOP

*trouver une idée pour le concours de gâteau le plus beau et le meilleur de la fête de l'école sur le thème "la petite abeille qui cherchait une planète accueillante" d'ici vendredi soir, tout va bien*

STOP

*travail, travail, fight, travail, inspirez, soufflez doucement...*

STOP

*fin du questionnaire Bouquinage à venir, et puis réaménagement de la colonne de droite du blog, aussi, bientôt (pas simple avec le vieil ordi, ceci dit)*

STOP

*je pense à vous les gens !*

dimanche 3 juin 2007

2 fois 2, 4

Début du questionnaire promis...

Des retouches à prévoir dedans...


Quatre livres de mon enfance

Avant de savoir lire, la série des Martine, parce que j'étais fan des illustrations (malgré les jupettes ultra courtes de Martine, hum...)

La Fortune de Gaspard, de la Comtesse de Ségur, parce que c'est le 1er livre que j'ai lu seule. Je l'ai même récupéré pour ma fille.

La série des Alice que je dévorais jusque tard le soir ou pour lesquels je me réveillais tôt le matin.

Vingt mille lieues sous les mers, parce que (et j'ai très honte), je n'en ai jamais passé la page 10, malgré près de 10 ans d'essai...

Quatre écrivains que je lirai encore et encore

Djian, Christiane Rochefort, Hemingway, Laferrière...
et plein d'autres, en fait (Fante, Desproges, Hornby, et aussi, et aussi, et aussi...) !

Quatre auteurs que je ne lirai plus

Il ne faut pas dire fontaine, mais raisonnablement, je peux avancer que je ne lirai certainement plus ce qui sort de l'esprit torturé de Queffelec, ni ne m'endormirai sur les lignes pseudo-philosophiques de Paolo Coelho, que les polars marketing de Mary Higgins Clark (et de quelques autres de la même trempe) ne me feront plus dépenser un centime... De manière générale, j'ai beaucoup de mal avec les faiseurs de best-sellers.

Quatre bouquins que j'emporterai sur une île déserte

Seulement 4 ?
Choix difficile... Peut-être les Fortune de France ou les Rois Maudits, à moins de choisir les Rougon-Macquart pour assurer le quota littéraire (oui, je triche).
Un livre sur le Tao.
Le Pendule de Foucault, d'Umberto Eco, parce qu'il est long et touffu et on peut le lire dans tous les sens.
Et puis quelque chose de drôle et humain, l'intégrale de Christiane Rochefort ou Zazie dans le métro, peut-être.

~~~


Help needed :
Si quelqu'en connaît un réparateur d'ordi de confiance et pratiquant des tarifs raisonnables sur Paris, je prends nom et coordonnées... Merci !

mercredi 30 mai 2007

Il y a des oiseaux dans ma rue

Comme je le disais à FD, j'ai un peu exagéré en répondant à Ivan, il y a des oiseaux qui chantent dans ma rue.

Le matin, et le soir, dans la journée aussi. Mais surtout la nuit.

Je le sais, parce que je me réveille assez souvent vers 2 ou 3 heures du matin, et j'ai du mal à me rendormir, quelquefois.
Alors, à l'heure où la rue est calme, ils s'en donnent à coeur joie.
Mais comme je n'ai pas le savoir de Moukmouk, je ne les reconnais pas grâce à leur chant, je ne sais pas ce qu'ils se disent. D'ailleurs, je crois que je ne les reconnaitrais même pas en les voyant, fille des villes que je suis.
A part, la pie, mais elle, c'est différent, je reconnais son chant (si l'on peut l'appeler ainsi), et ses belles plumes, blanches et noires. Et puis j'aime qu'elle ne soit jamais seule, cette pie, elle a toujours une copine dans les parages...

La nuit, j'entends les oiseaux sans savoir lesquels, et je me demande pourquoi ils ne dorment pas, et pourquoi on n'en voit si peu le jour, dans les rues des villes, à part les pigeons dégénérés, les moineaux, les corbeaux, les hirondelles et les dames pies... Il y en a forcément d'autres pour entendre tous ces chants ?

~~~


A la fête des voisins, je me rends compte qu'on a de la chance d'être quelques uns à apprécier de se voir, de discuter, de partager, de s'impliquer ensemble pour nos enfants qui profitent de la soirée autant que nous.
Et ça se retrouve un peu à la réunion des parents d'élèves ce soir, malgré les nouvelles pas rassurantes, les bras qu'il ne faudra pas baisser, surtout pas dans les temps qui viennent...

~~~


A part ça, les nouvelles du front de l'ordinateur en réparation, on me demande 480€ pour changer une pièce minuscule, ça me sidère (et je ne parle pas même pas de la tête de mon compte en banque...)
Vraiment, il y a des périodes, hein...

~~~


Moune et Alix m'ont transmis un questionnaire sur des livres, promis je m'y colle d'ici dimanche, surtout que ça parle des livres de l'enfance, et qu'il y a matière.

~~~


Tiens et puis pour finir sur une note légère, cette chanson est retombée dans mes oreilles, j'aimais bien que ce soit la sonnerie de mon ancien téléphone...



mercredi 23 mai 2007

Sarcastisme

(oh le joli barbarisme...)

Bon.
Tous les matins, j'entends cette publicité insupportable à la radio... Notre président a écrit un livre (oui, oui) dans lequel il nous annonce ce qu'il entend faire à la tête de l'Etat. Y parle-t-il de sa retraite qui lui a permis de prendre la mesure de la fonction suprême ? Y donne-t-il des conseils sportifs ? Y trouve-t-on la dernière lettre de Guy Môquet ?
Je ne sais pas.

Ce que je sais, c'est qu'entre les bulletins sur ce que fait notre bon président matin, midi et soir, ce qui fait furieusement penser à une période de monarchie absolue, je trouve (oui, je sais, j'ai qu'à pas écouter Radio Président), entendre la publicité pour le livre où il nous ouvre ses pensées et "exprime son coeur" (sic), ça commence à faire beaucoup.

Et puis, "exprimer son coeur", euh... ?
Cette expression me questionne... A-t-elle été imposée par l'auteur ? Ou est-ce une blague de l'agence de pub ? Où est-ce que ça n'a choqué personne, ni l'annonceur, ni les gens de l'agence ?

J'ai vraiment des interrogations métaphysiques, le matin, je sais...

vendredi 11 mai 2007

Images d'un vendredi soir

Il y avait des images, des mondes différents, sur mon chemin, ce soir...

... les petits amoureux adolescents fâchés, qui se tenaient serrés l'un contre l'autre, chacun d'un côté du tourniquet du métro, les yeux dans les yeux, elle en larmes, jolie comme un coeur, lui peiné de la voir pleurer, déjà droit comme l'homme qu'il va devenir, certainement. Sentiment qu'ils posent les bases de leur relation à cet instant précis

... un de ceux qui attendent la soupe populaire sur la place, comme chaque soir. Mais lui, il essaie les deux roues garés là, dans son costume élimé, avec ses longs cheveux collés, il monte sur une moto et semble en route pour un ailleurs lointain

... sur le quai du métro, une fillette mignonnette qui saute au cou de son papa pour un calin joyeux, l'oeil qui brille du père

... le présentateur du journal régional, qui vient de rendre l'antenne et est déjà dehors, en jean sous son parapluie et son regard qui a l'air de demander si on l'a reconnu

... un autre couple adolescent, finissant celui-là. Elle, petite fille de famille, pleure et proteste, lui, prince charmant de quartier, lui dit qu'il comprend ce qu'elle ressent, vraiment... envie de rester avec eux, un peu, mais je suis mon chemin, je n'en saurai pas plus

... la fillette qui se cache derrière la porte quand je vais la chercher chez la nounou, nos discussions du soir, sa manière bien à elle de demander comment ça va (tu as mangé quoi ce midi ?), sa main dans la mienne, la petite grande

... le moment où le silence revient dans ma maison, et la semi-pénombre, apaisante.

mercredi 9 mai 2007

Voilà, voilà

(que ça recommence, a dit Rachid Taha dimanche soir...)
(d'ailleurs, cette chanson a été interdite en France, il a dit)

Donc voilà.
Je lis ici et là, beaucoup, depuis quelques semaines, et je ne suis pas rassurée. "5 ans ferme", titrait je ne sais plus qui.
Bon, je n'aurais pas forcément été tellement plus à l'aise si nous avions eu une présidente, je dois bien l'avouer, parce que je ne me reconnaissais dans aucun des projets proposés. Enfin, surtout, il ne m'a pas semblé qu'il y en ait vraiment, des projets. A part accéder au pouvoir, bien sûr.
Je lis, ici et là, donc. Des histoires d'enfants à qui on veut relever les empreintes génétiques pour un vol de tamagotchis, aux tentatives de passer des décrets pour fliquer encore mieux l'internaute, en passant par l'agence bancaire qui appelle la police pour faire embarquer une sans-papier gardée à l'agence en lui laissant croire à une ouverture de compte dans les minutes à venir... Il y en a d'autres, toutes aussi édifiantes, il suffit d'ouvrir le journal (même pro-parti au pouvoir) pour prendre peur et se demander vers quel monde on se dirige et on prépare à nos enfants.
Est-ce donc cela que la majorité d'entre nous souhaite ? La méfiance, le fliquage, la dénonciation ? Je m'interroge beaucoup. Et j'ai parfois du mal à répondre à certaines questions de ma fille...
Donc voilà, maintenant il va falloir se retrousser les manches, et puis surtout être vigilants. Dans un sens, peut-être que ça va réveiller les gens ?
Je n'y crois qu'à moitié, mais je l'espère vraiment.


A part ça, la vraie vie.
Pounette nous ravit avec son premier spectacle de danse (un théâtre rempli, et ma timidette qui assure, dans son tutu blanc à paillettes, et c'était classe, et pourtant, j'étais sceptique en le voyant, ledit tutu). Si, si, je suis objective.
Enfin, je me régale à la voir éclore, jour après jour.
Un vrai plaisir de chaque jour, du matin où elle arrive, le visage frais, les joues arrondies de sommeil, souriante, au soir avec les calins et nos petits secrets murmurés pour l'accompagner vers ses rêves. Elle s'affirme, ce n'est pas toujours facile, mais c'est quand même un régal.
Et heureusement que ses yeux rieurs, sa curiosité, sa gourmandise de vivre me disent qu'il y a encore des choses à faire pour qu'on arrange les choses.


Un peu d'air d'ailleurs, pas vraiment en rapport avec le reste (mais y en a besoin, non ?)




mardi 24 avril 2007

Un titre, mais pourquoi ?

Nous sommes revenues après quelques jours de vacances. Ecourtées par une alerte à la méningite qui nous a obligées à repousser notre départ de quelques jours en attendant la fin du traitement prophylactique (j'aime bien écrire des mots compliqués).

Contre toute attente, malgré le rythme soutenu des quelques jours passés en famille, nous sommes rentrées reposées. Et pourtant, visite paternelle, journée avec ma mère et ma nièce-la-plus-petite, journée avec mes deux mini-nièces-jolies, patisserie pour l'anniversaire de mon frère et sa chérie, repas de famille, terrasse au soleil, des après-midi sur la pelouse du parc, entre Vialatte et carambar à la barbapapa (invention diabolique) et puis quand même rédaction de tract puis réunion de travail par téléphone avec les oiseaux qui chantent dans le lilas blanc comme fond sonore (et ça valait la peine, après le goût amer des dernières semaines, ma bande et moi avons eu gain de cause)...

Quelques jours pour recharger les batteries, donc. Le retour n'est pas si évident, mais avec le soleil, ça devrait aller.
Quelques jours aussi pour relativiser le sentiment de devoir plus se battre quand on est une fille. Peut-être que j'en reparlerai ici, plus tard, mais je n'ai pas aimé cette impression, nouvelle pour moi, du moins sous cette forme.

Le retour du soleil, des envies de promenade sans but...



samedi 7 avril 2007

Panne temporaire

Bon, bon, bon...

Quelques idées de posts en tête (pas forcément toutes hyper (simples et) funky, mais des trucs qui me tienne à coeur), le soleil qui revient, les vacances qui approchent. Et là, paf, c'est le drame : mon ordi à moi que j'ai me boude.

Ca couvait depuis un moment, mais là, ça y est, le connecteur de l'alimentation ne veut plus faire son boulot, donc a plus, l'allumage de la bestiole.

Et ce qui m'ennuie, c'est que je risque de me récolter une réparation d'environ 200€ (sa mère), pour une pièce qui coûte 8€ sur ebay. Joie, bonheur, exaltation et zen absolus.
Lalala.
Je vais avoir du mal à vendre à ma banquière qui commence à m'appeler à 8h du matin pour me dire que ça va pas du tout que la réparation est indispensable, hein ?

Du coup, me voilà contrainte d'écrire depuis un portable qui n'a pas servi depuis 2005, avec toutes les applications et la mémoire saturée d'époque, je ne cause même pas de l'absence de wi-fi et donc de l'obligation de rester collée au modem en usb (argh, argh, argh) et du clavier rajouté pour pallier à la grève de la moitié des touches du clavier d'origine. Mais c'est mieux que rien, quand même.

Je passe sur mon appareil photo tombé de la hauteur vertigineuse de 5 cm dont l'objectif ressemble maintenant à la tour de Pise...

Donc je vous parlerai de la place des dames dans l'entreprise une autre fois, pareil pour l'état de santé des aborigènes. Vous l'avez échappée belle, on dirait. Et puis les illustrations, on verra quand elles reviendront.



samedi 31 mars 2007

Une semaine en instantanés

Les bribes de la semaine.




Du soleil pour commencer, le sourire qui va avec.


***


Des discussions de parents d'élèves sans fin, ni début d'ailleurs, loin du sujet qui devait être débattu... Une drôle d'impression qu'ici aussi, on va vers une sorte de règne de la terreur. Au final, on n'aura quasiment parlé que du collège public, de la déliquescence de l'école républicaine, et du souhait de tous de mettre son enfant à l'abri dans le privé.
Comment va-t-on reconstruire si chacun voit sa protection immmédiate ?
Pas très rassurée sur ce qu'on construit pour nos enfants, la fille, le premier soir de la semaine.


***


Deux jours après, menacée d'être frappée parce qu'on est une fille et qu'on ne laisse pas dire n'importe quoi. Etonnée de croiser encore ça, ici et maintenant, entre adultes (censément).
Encore deux jours plus tard, écoeurée d'être maintenant sûre que tout a un prix, même (surtout) la défense des intérêts des autres.
Un sale goût qui reste dans la bouche, tout ce temps pour pas grand chose.


***


Un ami qui s'apprête à partir quelques mois loin. Heureuse qu'il réalise un projet important pour lui, et en même temps, les amis qui s'en vont...
Tous mes souhaits avec lui.


***


Au long de la semaine, des moments de rire avec pounette, de la musique beaucoup, des discussions tantôt pleines d'espoir, d'abattement, de sourire, aussi.
C'est bon, mais fatigant, d'être vivant, parfois.


Et puis où aller en vacances, quand on n'a grillé ses économies mais qu'on a besoin d'air ?

Musique de la semaine