Ce titre est mensonger, mais comme je le dis illico, ne venez pas vous plaindre.
Ma mère, parfois, ses propos me font méditer.
L'exemple du jour : "en faisant comme ça, tu perds du temps sans en perdre".
Edit du lendemain : se réveiller façon insomnie à 4h44, est-ce un signe de bonheur et de félicité à venir ? hum ?
mercredi 26 octobre 2005
jeudi 20 octobre 2005
Mon cartable était rouge
... et c'était l'heure de partir à l'école.
La page des vacances se tournait, emportant le séjour chez les grands-parents, le goûter de pain et de chocolat, la sieste sous le pommier, la cueillette des mirabelles et les jeux au bord du ruisseau avec les cousins.
L'air frais piquait mes mollets et je me sentais un peu gauche dans ma robe toute neuve, comme à chaque rentrée. C'était la période où l'été n'est pas encore parti, mais attend le milieu de la journée pour se rappeler à notre souvenir, enfermés dans la classe.
On voyait souvent par la porte-fenêtre de petits lézards venir se réchauffer dans la cour, à distance suffisante pour entendre la leçon d'histoire de l'après-midi.
La rentrée, c'était à la fois ma peur et mon délice. La peur de l'inconnu, ce nouvel instituteur à la moustache sévère et au coeur d'or, la classe des plus grands, les nouvelles choses qu'il faudrait apprendre... mais le délice d'en savoir plus, l'automne qui arrive avec sa rousseur et l'odeur des châtaignes qui cuisent pendant le dîner. Tout un cortège de sensations.
Et puis les jeux dans la cour, Alexandre et ses graines de tournesol, les tables de multiplication lancées à la volée, les cris sous le préau l'hiver, les secrets de filles en rond dans la cour de récré, les petits amoureux cachés derrière les buissons, le chemin de l'école avec les copains, le jour où j'ai cassé la poignée de mon cartable rouge en en mettant un coup sur la tête d'un garçon trop désagréable...
Je ne le savais pas encore, c'était ma dernière rentrée au pied des montagnes.
Ca se passe chez Racontars...
mardi 18 octobre 2005
People are people so...
Je te préviens, ami lecteur, ce post est interrogatif, du style "et moi, qu'est-ce que j'aurais fait ?"
Parce qu'il m'est arrivé une mésaventure ce week-end qui m'interroge depuis 3 jours (mais j'aime me torturer l'esprit avec tout ce qui me passe sous la main, ceux qui me connaissent en vrai le subissent plus souvent qu'à leur tour (c'est peut-être ce quifait mon charme me permet de garder ma chère liberté que j'aime en faisant fuir durablement les importuns ?) brèfle, fermons la parenthèse, encore que, si je veux un jour battre les records de longueur de parenthèses de miss Cassiopée, il faut que je m'en donne les moyens).
Donc, voila.
Samedi matin, tralali, tralala, ma loulette et moi descendons gaiement et nous dirigeons d'un pas rapide et dynamique en direction de l'école où avait lieu la réunion de début d'années (commencée depuis quasi 10 minutes).
Tout à coup, je vois un type sortir en courant de la pharmacie d'en face.
"Tiens, voila un monsieur bien pressé de prendre ses médocs", me dis-je en mon for intérieur (pourquoi un for n'est-il jamais extérieur ? Tirui, as-tu la réponse, toi qui a du temps pour chercher, huhu ?)
Mais pendant que la pensée se formule dans mon esprit embrumé, je vois la pharmacienne sortir en criant.
"Ben qu'est-ce qu'elle a, elle ?", m'interroge-je in petto.
Le type grimpe dans une voiture, essaye de démarrer, sort de la voiture et recommence à courir. Là mes neurones se connectent : il vient de braquer la pharmacienne (à 10h, voilà une étrange idée).
Ni une, ni deux, je cours dans sa direction en lui criant d'arrêter et de rendre l'argent, évidemment, aucun risque que je le rattrappe, mais j'espérais que d'autres gens dans la rue (pas munis d'enfants, eux) feraient quelque chose.
En fait, personne n'a bougé, et j'ai fini par appeler le 17 voyant que la pharmacienne en état de choc ne le ferait sans doûte pas.
Et nous sommes parties à l'école.
Bien sûr, tout ça a provoqué plusieurs discussions pour rassurer ma fillette un peu choquée, et des remises en question de moi-même par moi-même (entre autres) en pagaille, parce que potentiellement, j'ai fait courir un risque à ma fille.
Oui, mais où vivons-nous ? Pourquoi tout le monde fait-il comme si de rien n'était ?
Je me dis qu'il vaut mieux apprendre à ma fille à ne pas détourner le regard et à aider quand elle pourra, sans se mettre en danger bien sûr, mais est-ce la bonne solution si personne ne le fait ?
Elle ne me plait pas toujours tellement, la société que nous construisons...
Malgré tout, ne pas oublier de garder le nez en l'air...
Parce qu'il m'est arrivé une mésaventure ce week-end qui m'interroge depuis 3 jours (mais j'aime me torturer l'esprit avec tout ce qui me passe sous la main, ceux qui me connaissent en vrai le subissent plus souvent qu'à leur tour (c'est peut-être ce qui
Donc, voila.
Samedi matin, tralali, tralala, ma loulette et moi descendons gaiement et nous dirigeons d'un pas rapide et dynamique en direction de l'école où avait lieu la réunion de début d'années (commencée depuis quasi 10 minutes).
Tout à coup, je vois un type sortir en courant de la pharmacie d'en face.
"Tiens, voila un monsieur bien pressé de prendre ses médocs", me dis-je en mon for intérieur (pourquoi un for n'est-il jamais extérieur ? Tirui, as-tu la réponse, toi qui a du temps pour chercher, huhu ?)
Mais pendant que la pensée se formule dans mon esprit embrumé, je vois la pharmacienne sortir en criant.
"Ben qu'est-ce qu'elle a, elle ?", m'interroge-je in petto.
Le type grimpe dans une voiture, essaye de démarrer, sort de la voiture et recommence à courir. Là mes neurones se connectent : il vient de braquer la pharmacienne (à 10h, voilà une étrange idée).
Ni une, ni deux, je cours dans sa direction en lui criant d'arrêter et de rendre l'argent, évidemment, aucun risque que je le rattrappe, mais j'espérais que d'autres gens dans la rue (pas munis d'enfants, eux) feraient quelque chose.
En fait, personne n'a bougé, et j'ai fini par appeler le 17 voyant que la pharmacienne en état de choc ne le ferait sans doûte pas.
Et nous sommes parties à l'école.
Bien sûr, tout ça a provoqué plusieurs discussions pour rassurer ma fillette un peu choquée, et des remises en question de moi-même par moi-même (entre autres) en pagaille, parce que potentiellement, j'ai fait courir un risque à ma fille.
Oui, mais où vivons-nous ? Pourquoi tout le monde fait-il comme si de rien n'était ?
Je me dis qu'il vaut mieux apprendre à ma fille à ne pas détourner le regard et à aider quand elle pourra, sans se mettre en danger bien sûr, mais est-ce la bonne solution si personne ne le fait ?
Elle ne me plait pas toujours tellement, la société que nous construisons...
Malgré tout, ne pas oublier de garder le nez en l'air...
dimanche 16 octobre 2005
Questionnaire (again)
Ma CassioP préférée que j'aime m'a transmis le cadeau empoisonné... Je m'y colle donc de bonne grâce, parce que ça me fait bien plaisir qu'elle ait pensé à moi, pour dire la vérité.
Quel metteur en scène filmerait le mieux votre vie ?
Ca commence super fort, là, non ?
Alors, un truc un peu monotone et prise de tête, ce serait un français ancienne génération... En fait, mon ego serait ravi d'inspirer un Jarmusch.
Quel peintre vous aurait pris pour modèle ?
Un impressionniste, sûrement, Degas, par exemple.
Ou Klimt, parce que c'est classe (et doré).
Quel auteur aurait écrit le roman de votre vie ?
J'ai du mal à croire que ma vie puisse faire un roman. Enfin, un roman lisible.
Ceci dit, j'aimerais bien être une héroïne de Barbara Kingsolver ou de Nikki Gemmell, voire de Kundera (une de ses filles insignifiantes mais fortes), à choisir.
Quel dessinateur de BD vous croquerait le mieux ?
Ca y est, j'ai compris l'idée : c'est un questionnaire qui permet d'être prétentieux sans en avoir l'air. Ok, alors Marjane Satrapi.
Quel chanteur pourrait faire une chanson sur vous ?
Mon prénom vient d'une chanson de Brel, alors bon.
Et puis il y a déjà plein de chansons où je trouve des bouts de moi.
Quel ustensile de cuisine seriez-vous ?
Un truc en rapport avec la pâtisserie, peut-être...
ou plutôt une petite cafetière Bialetti (mon ustensile indispensable du matin)
Quel ingrédient de plat unique seriez-vous ?
La pasta, quelle question ?
Quelle pièce de la maison seriez-vous ?
Un petit salon chaleureux et confortable, où on a plaisir à se détendre et discuter.
Et quel meuble ?
Un jour, pour un concours, j'ai répondu une table, pour la convivialité, le centre de la discussion.
Aujourd'hui j'aimerais plus de confort, comme un lit, un fauteuil, mais la table, c'est pas si mal.
Quel jeu de société seriez-vous ?
Le Trivial pursuit.
Quel moyen de transport seriez-vous ?
La téléportation. Si quelqu'un réussit à mettre ça au point, je suis prête à l'épouser (surtout qu'il va devenir riche à milliards).
Quelle ville seriez-vous ?
Une ville d'Italie, Rome par exemple, le soleil, les gens, le passé, l'animation (la nourriture, les glaces, et tout le reste).
Quel musée ?
Le musée d'Orsay (pas original du tout)
Quel pays rêvez-vous de visiter ?
Il y en a tellement.
Zanzibar pour l'imaginaire, l'Australie pour la réalité.
Quel objet emporteriez-vous sur une île déserte ?
Quelqu'un.
Si c'est pas possible, un téléphone et des batteries.
Mais ça me tente pas, l'île déserte.
C'est maintenant à angel de répondre au bidule (huhu).
Vous
Quel metteur en scène filmerait le mieux votre vie ?
Ca commence super fort, là, non ?
Alors, un truc un peu monotone et prise de tête, ce serait un français ancienne génération... En fait, mon ego serait ravi d'inspirer un Jarmusch.
Quel peintre vous aurait pris pour modèle ?
Un impressionniste, sûrement, Degas, par exemple.
Ou Klimt, parce que c'est classe (et doré).
Quel auteur aurait écrit le roman de votre vie ?
J'ai du mal à croire que ma vie puisse faire un roman. Enfin, un roman lisible.
Ceci dit, j'aimerais bien être une héroïne de Barbara Kingsolver ou de Nikki Gemmell, voire de Kundera (une de ses filles insignifiantes mais fortes), à choisir.
Quel dessinateur de BD vous croquerait le mieux ?
Ca y est, j'ai compris l'idée : c'est un questionnaire qui permet d'être prétentieux sans en avoir l'air. Ok, alors Marjane Satrapi.
Quel chanteur pourrait faire une chanson sur vous ?
Mon prénom vient d'une chanson de Brel, alors bon.
Et puis il y a déjà plein de chansons où je trouve des bouts de moi.
Intérieur
Quel ustensile de cuisine seriez-vous ?
Un truc en rapport avec la pâtisserie, peut-être...
ou plutôt une petite cafetière Bialetti (mon ustensile indispensable du matin)
Quel ingrédient de plat unique seriez-vous ?
La pasta, quelle question ?
Quelle pièce de la maison seriez-vous ?
Un petit salon chaleureux et confortable, où on a plaisir à se détendre et discuter.
Et quel meuble ?
Un jour, pour un concours, j'ai répondu une table, pour la convivialité, le centre de la discussion.
Aujourd'hui j'aimerais plus de confort, comme un lit, un fauteuil, mais la table, c'est pas si mal.
Quel jeu de société seriez-vous ?
Le Trivial pursuit.
Extérieur
Quel moyen de transport seriez-vous ?
La téléportation. Si quelqu'un réussit à mettre ça au point, je suis prête à l'épouser (surtout qu'il va devenir riche à milliards).
Quelle ville seriez-vous ?
Une ville d'Italie, Rome par exemple, le soleil, les gens, le passé, l'animation (la nourriture, les glaces, et tout le reste).
Quel musée ?
Le musée d'Orsay (pas original du tout)
Quel pays rêvez-vous de visiter ?
Il y en a tellement.
Zanzibar pour l'imaginaire, l'Australie pour la réalité.
Quel objet emporteriez-vous sur une île déserte ?
Quelqu'un.
Si c'est pas possible, un téléphone et des batteries.
Mais ça me tente pas, l'île déserte.
C'est maintenant à angel de répondre au bidule (huhu).
samedi 15 octobre 2005
Ca peut pas toujours aller mal partout...
Ce serait pas possible sinon.
Donc hier a marqué ma deuxième élection de l'année.
Après avoir été élue sur la liste majoritaire des représentants du personnel de mon entreprise aux merveilles, me voici élue sur la liste nouvellement majoritaire des parents d'élève de l'école.
Wéééé !
C'est donc officiel, je suis une chieuse qui se mêle de tout.
Rien à voir, mais il faut écouter Arno (le chanteur belge), parce que c'est bien quand il chante.
Donc hier a marqué ma deuxième élection de l'année.
Après avoir été élue sur la liste majoritaire des représentants du personnel de mon entreprise aux merveilles, me voici élue sur la liste nouvellement majoritaire des parents d'élève de l'école.
Wéééé !
C'est donc officiel, je suis une chieuse qui se mêle de tout.
Rien à voir, mais il faut écouter Arno (le chanteur belge), parce que c'est bien quand il chante.
mercredi 12 octobre 2005
Hasard (?) de la programmation
Pas sûre que ce soit volontaire, mais c'est chaud au cinéma du coin, cette semaine...
Vos commentaires me font plaisir. Ce n'est pas l'envie d'écrire qui me manque, juste le temps et l'état d'esprit aussi. Pas d'idées noires ou de déprime à proprement parler, juste une sorte de confusion. Ce qui va souvent avec des avancées, il suffit d'attendre un peu pour le rebond.
Petit edit du lendemain soir : un début de rebond se fait sentir (et oui), j'en ai profité pour repeindre le photoblog.
lundi 10 octobre 2005
mardi 4 octobre 2005
Taïwan, la revanche
Vous vous en souvenez peut-être, mais en juillet, j'ai été prise en défaut lors d'une réunion avec des grands dirigeants venus d'Extrême-Orient honorer les misérables clients que nous (mon entreprise) sommes pour eux de leur présence.
La semaine dernière, la réunion avec Monsieur Li*, Monsieur Chang* et Monsieur Vu* venus eux aussi du Levant était organisée par mes soins, et j'ai donc pu me préparer (un mimimum) et éviter la honte du jean-basket, hin hin hin.
Sinon, comme Angel me l'a gentimentimposé demandé, je joue le jeu lancé par Dame Racontars et me plie aux fouilles bloggesques.
Ainsi, donc, dans mon 23ème post, je vous proposais, entre autres sujets palpitants, de traiter prochainement d'un sujet hélas toujours d'actualité dans le monde qui m'entoure :
Restructuration discrète d'entreprise : effets sur les moeurs des différentes catégories de personnel (sujet peu sexy, mais potentiellement drôle).
Bon, ce qui est dommage, c'est que le 22ème post me tient vraiment à coeur, alors je vous le recommande davantage.
Pour finir, un petit teasing photo
* Pour des raisons de confidentialité évidentes, j'ai du changer les noms, et ça n'a pas été si simple...
La semaine dernière, la réunion avec Monsieur Li*, Monsieur Chang* et Monsieur Vu* venus eux aussi du Levant était organisée par mes soins, et j'ai donc pu me préparer (un mimimum) et éviter la honte du jean-basket, hin hin hin.
Sinon, comme Angel me l'a gentiment
Ainsi, donc, dans mon 23ème post, je vous proposais, entre autres sujets palpitants, de traiter prochainement d'un sujet hélas toujours d'actualité dans le monde qui m'entoure :
Restructuration discrète d'entreprise : effets sur les moeurs des différentes catégories de personnel (sujet peu sexy, mais potentiellement drôle).
Bon, ce qui est dommage, c'est que le 22ème post me tient vraiment à coeur, alors je vous le recommande davantage.
Pour finir, un petit teasing photo
* Pour des raisons de confidentialité évidentes, j'ai du changer les noms, et ça n'a pas été si simple...
dimanche 2 octobre 2005
Pensées d'automne
Il y a des jours où sans avoir commis d'excès, on se réveille la tête à l'envers.
Des jours où on a l'impression que tout va dans le mauvais sens, surtout ce qui nous passe par la tête.
On regarde dehors, on ne voit que du gris, on pense que c'est l'automne naissant qui fait ça.
On se dit qu'on exagère, qu'on pourrait vivre des choses bien plus graves, que ce serait bien de se bouger un peu, surtout le mental, d'ailleurs.
Mais ce serait trop simple d'y réussir en claquant des doigts.
Heureusement, parfois, ça tombe bien, on avait prévu de voir des gens qu'on apprécie avant de savoir qu'on n'irait pas bien, et on ne peut pas du tout annuler, alors on y va, et c'est comme un bouquet de sourires qui laveraient la tête.
Et du coup, on rentre chez soi avec de jolies fleurs.
Des jours où on a l'impression que tout va dans le mauvais sens, surtout ce qui nous passe par la tête.
On regarde dehors, on ne voit que du gris, on pense que c'est l'automne naissant qui fait ça.
On se dit qu'on exagère, qu'on pourrait vivre des choses bien plus graves, que ce serait bien de se bouger un peu, surtout le mental, d'ailleurs.
Mais ce serait trop simple d'y réussir en claquant des doigts.
Heureusement, parfois, ça tombe bien, on avait prévu de voir des gens qu'on apprécie avant de savoir qu'on n'irait pas bien, et on ne peut pas du tout annuler, alors on y va, et c'est comme un bouquet de sourires qui laveraient la tête.
Et du coup, on rentre chez soi avec de jolies fleurs.
mercredi 28 septembre 2005
Annonce
Bon, je comptais bien vous narrer ce soir un truc intéressant (enfin, aussi intéressant que possible), mais c'est raté, je me bats avec mon vieux portable pour qu'il daigne me laisser copier 3 ans de photos de ma pounette (presque 4 en fait, ça file trop vite), mais pour l'instant, il a le dessus.
Donc, si tu es un jeune homme charmant, gentil, regardable, voire musclé, célibataire, capable de triompher d'un ordinateur hostile et d'une clé usb, ça pourrait peut-être m'intéresser.
Sauf si je réussis toute seule à vaincre la conspiration informatique. Hum.
Rien à voir, mais suite des aventures du lion (de la jungle, terrible jungle) :
tout finit bien dans le village devenu tranquille, puisque :
"Plus de rage-euh, plus de carrelage-euh, le lion est mort ce soir"...
Bonus track
Donc, si tu es un jeune homme charmant, gentil, regardable, voire musclé, célibataire, capable de triompher d'un ordinateur hostile et d'une clé usb, ça pourrait peut-être m'intéresser.
Sauf si je réussis toute seule à vaincre la conspiration informatique. Hum.
Rien à voir, mais suite des aventures du lion (de la jungle, terrible jungle) :
tout finit bien dans le village devenu tranquille, puisque :
"Plus de rage-euh, plus de carrelage-euh, le lion est mort ce soir"...
Bonus track
mardi 27 septembre 2005
Une nouvelle question
Il y a environ un an, ma fillette me posait déjà des questions existencielles du type : "Pourquoi le monsieur ?"
Et la réponse n'était pas évidente et la satisfaisait rarement.
Aujourd'hui, on passe à la vitesse supérieure. Et oui.
Donc si quelqu'un peut répondre à l'interrogation du moment, qu'il m'aide (ou se taise à tout jamais, enfin non, j'aime bien les réponses, moi). Je précise que "je ne sais pas" est vigoureusement récusé par la demoiselle et ne pourra donc pas être accepté (je sais, c'est dur).
Posons donc le cadre : à l'école, la chanson du moment est "Le lion est mort ce soir" (owimbowé).
D'où un chantonnement en boucle, plutôt agréable.
Suivi de la question :
"Pourquoi ils ont tué le lion, les chasseurs ?"
Bon, déjà, vous noterez que les chasseurs, même s'ils n'ont rien à voir avec l'histoire a priori, sont immédiatement suspectés et, de surcroît, la miss ne croit pas du tout à une mort naturelle.
Donc, voilà, j'attends vos réponses. Constructives, évidemment.
Et la réponse n'était pas évidente et la satisfaisait rarement.
Aujourd'hui, on passe à la vitesse supérieure. Et oui.
Donc si quelqu'un peut répondre à l'interrogation du moment, qu'il m'aide (ou se taise à tout jamais, enfin non, j'aime bien les réponses, moi). Je précise que "je ne sais pas" est vigoureusement récusé par la demoiselle et ne pourra donc pas être accepté (je sais, c'est dur).
Posons donc le cadre : à l'école, la chanson du moment est "Le lion est mort ce soir" (owimbowé).
D'où un chantonnement en boucle, plutôt agréable.
Suivi de la question :
"Pourquoi ils ont tué le lion, les chasseurs ?"
Bon, déjà, vous noterez que les chasseurs, même s'ils n'ont rien à voir avec l'histoire a priori, sont immédiatement suspectés et, de surcroît, la miss ne croit pas du tout à une mort naturelle.
Donc, voilà, j'attends vos réponses. Constructives, évidemment.
dimanche 25 septembre 2005
Réserves de bonne humeur
Un week-end qui repose par les forces données par les sourires plutôt que par le sommeil, c'est quand même le meilleur moyen de retrouver vraiment le sourire.
Pour résumer :
* une excellente nouvelle (et du gâtisme en perspective, oui oui)
* une visite fraterno-belle-sorale
* une fillette enchantée
* un resto de quartier où on mange bien (et où ça sent vraiment l'Italie)
* un achat de forets (c'est l'occasion de s'équiper en accessoires indispensables)
* de la déco
* un porte-revue Skrissel accroché
* un après-midi de copines pour deux fillettes et deux mamans
* un post écrit sans effort, ni râleries (mais quand le clavier ne se fait pas prier, c'est plaisant, il faut l'avouer)
* et pour fêter ça, quelques images là
Pour résumer :
* une excellente nouvelle (et du gâtisme en perspective, oui oui)
* une visite fraterno-belle-sorale
* une fillette enchantée
* un resto de quartier où on mange bien (et où ça sent vraiment l'Italie)
* un achat de forets (c'est l'occasion de s'équiper en accessoires indispensables)
* de la déco
* un porte-revue Skrissel accroché
* un après-midi de copines pour deux fillettes et deux mamans
* un post écrit sans effort, ni râleries (mais quand le clavier ne se fait pas prier, c'est plaisant, il faut l'avouer)
* et pour fêter ça, quelques images là
vendredi 23 septembre 2005
Ca arrive...
La livraison est prévue ce week-end, par ailleurs un peu chargé.
Mais ça vient.
A part ça, je suis triste, parce que Lilou a rejoint sa dernière maison et elle n'a même pas connu la vie de vieux chat.
Mais ça vient.
A part ça, je suis triste, parce que Lilou a rejoint sa dernière maison et elle n'a même pas connu la vie de vieux chat.
mardi 20 septembre 2005
What about this new day on my way ?
Toujours pas de nouvel ordi à la maison, donc postage rapide from the wonderful world of the taf.
(dois-je avouer que poster de chez moi relève de la gageure vu le fonctionnement hasardeux des touches i, o, u, s et r, le blocage périodique du t et la paralysie définitive de la flèche haute et du retour ?)
Mais du coup, ça formate pas mal l'inspiration de ne pouvoir blouguer quand elle est là (ha ha ha).
Brèfle.
Tout ça me permet de changer de loisirs à la maison : rangement, déco, thermocollage d'ourlets de rideaux, lecture, voire même couchage avec les poules (et c'est pas du lusque).
Bon, l'élan ne m'a tout de même pas portée jusqu'au tri de paperasse, pas de miracle non plus.
Ceci dit, je devrais me dépêcher, la commande d'ordi tout neuf est sur les rails.
(dois-je avouer que poster de chez moi relève de la gageure vu le fonctionnement hasardeux des touches i, o, u, s et r, le blocage périodique du t et la paralysie définitive de la flèche haute et du retour ?)
Mais du coup, ça formate pas mal l'inspiration de ne pouvoir blouguer quand elle est là (ha ha ha).
Brèfle.
Tout ça me permet de changer de loisirs à la maison : rangement, déco, thermocollage d'ourlets de rideaux, lecture, voire même couchage avec les poules (et c'est pas du lusque).
Bon, l'élan ne m'a tout de même pas portée jusqu'au tri de paperasse, pas de miracle non plus.
Ceci dit, je devrais me dépêcher, la commande d'ordi tout neuf est sur les rails.
samedi 17 septembre 2005
Economise ton clavier
Je voulais juste prévenir que mon clavier approchant à grand pas de l'hémiplégie définitive et le disque dur de mon ordi étant au bord de la mort clinique, et m'étant fait griller par un collègue sur deux envois de note pendant les heures ouvrables cette semaine (si tu me lis...), le rythme et la longueur de mes passages ici risquent d'être réduits pendant quelques jours...
Jusqu'à l'arrivée céans de mon nouveau jouet, en tout cas.
Un APN et un ordinateur minutieusement choisis en moins de trois mois, je crois que je vais finir technophile, si ça continue.
Jusqu'à l'arrivée céans de mon nouveau jouet, en tout cas.
Un APN et un ordinateur minutieusement choisis en moins de trois mois, je crois que je vais finir technophile, si ça continue.
jeudi 15 septembre 2005
Enfantinages
Ce matin, un petit garçon qui n'a pas atteint les 2 ans tentait une tentative d'évasion devant la porte de la crèche.
Peut-être a-t-il compris qu'il en a pris pour au moins 18 ans de collectivité ?
Souvent, ma fillette et moi discutons dans son lit ou le mien, le lever et le coucher sont nos moments de papotage préférés.
Hier soir, elle me disait en pleurant qu'elle ne voudrait pas devenir vieille, plus tard.
Etre maman, oui, ça, elle en rêve déjà, mais vieille, pas question. Trop flippant.
Alors je lui ai expliqué que moi-même, je suis déjà un peu vieille, que ma mère l'est un peu plus encore, et ma grand-mère encore plus.
"Mais non, vous n'êtes pas vieilles !"
Ouf, alors.
Ca m'a fait tout drôle de m'inscrire dans une lignée féminine de manière aussi flagrante, pour la première fois, alors qu'on arrive doucement aux 4 ans de la pounette et que ses interrogations sur le passage du temps se font plus fréquentes.
Rien à voir, mais je continue à pester de découvrir les différentes choses qui ont disparu de ma maison. Ainsi, pas d'inhalations pour soigner ma crève, l'essence algérienne est partie avec les forets, et je pense que je ne suis pas au bout de mes découvertes. Et ça m'agace prodigieusement.
Peut-être a-t-il compris qu'il en a pris pour au moins 18 ans de collectivité ?
Souvent, ma fillette et moi discutons dans son lit ou le mien, le lever et le coucher sont nos moments de papotage préférés.
Hier soir, elle me disait en pleurant qu'elle ne voudrait pas devenir vieille, plus tard.
Etre maman, oui, ça, elle en rêve déjà, mais vieille, pas question. Trop flippant.
Alors je lui ai expliqué que moi-même, je suis déjà un peu vieille, que ma mère l'est un peu plus encore, et ma grand-mère encore plus.
"Mais non, vous n'êtes pas vieilles !"
Ouf, alors.
Ca m'a fait tout drôle de m'inscrire dans une lignée féminine de manière aussi flagrante, pour la première fois, alors qu'on arrive doucement aux 4 ans de la pounette et que ses interrogations sur le passage du temps se font plus fréquentes.
Rien à voir, mais je continue à pester de découvrir les différentes choses qui ont disparu de ma maison. Ainsi, pas d'inhalations pour soigner ma crève, l'essence algérienne est partie avec les forets, et je pense que je ne suis pas au bout de mes découvertes. Et ça m'agace prodigieusement.
lundi 12 septembre 2005
Ca promet
Aujourd'hui c'est lundi.
Vrai scoop, n'est-ce pas ?
Eh bien, je ne sais pas pourquoi, mais je me sens aussi fatiguée que vendredi soir dernier. Bon, ok, je suis enrhumée, comme certaines ont pu le juger en découvrant une voix de fumeuse intensive sexagénaire au lieu du chant mélodieux qui s'élève habituellement lorsque j'ouvre la bouche pour dire des choses toujours intelligentes et pleines de bon sens (près de chez vous).
Donc, voila, le réveil avec la tête comme une pastèque, le nez bouché mais qui coule, la toux inefficace mais fatigante, et la pounette dans un état proche du somnabulisme laisse augurer d'une semaine pour le moins facile.
Mais je saurai faire face !
Edit du soir : du nouveau sur le photoblog
Vrai scoop, n'est-ce pas ?
Eh bien, je ne sais pas pourquoi, mais je me sens aussi fatiguée que vendredi soir dernier. Bon, ok, je suis enrhumée, comme certaines ont pu le juger en découvrant une voix de fumeuse intensive sexagénaire au lieu du chant mélodieux qui s'élève habituellement lorsque j'ouvre la bouche pour dire des choses toujours intelligentes et pleines de bon sens (près de chez vous).
Donc, voila, le réveil avec la tête comme une pastèque, le nez bouché mais qui coule, la toux inefficace mais fatigante, et la pounette dans un état proche du somnabulisme laisse augurer d'une semaine pour le moins facile.
Mais je saurai faire face !
Edit du soir : du nouveau sur le photoblog
vendredi 9 septembre 2005
Attendre à la fenêtre
Ce soir, j'attendais ma fillette. En regardant par la fenêtre.
Un tas d'attentes me sont revenues d'un coup. Comme un boomerang (me reviennent les jours passés).
Toute petite, il m'arrivait chez ma grand-mère d'attendre le passage de mes parents, le soir, assise sur le petit radiateur carré et bas lorsqu'il était froid, après l'école et avant qu'ils ne rentrent dormir à la maison.
Plus tard, j'ai attendu à la porte d'entrée que ma mère remonte avec le courrier, et je l'appelais sans relâche jusqu'à son retour, criant son nom dans l'escalier.
Quand mes parents se sont séparés, je me suis mise à attendre à la fenêtre. Que ma mère rentre de ses entrevues avec mon père, durant de longues soirées. Que mon père vienne nous chercher, des journées entières à décompter le retard. Et j'oubliais cette attente inquiète dès qu'ils arrivaient.
Et puis, j'ai attendu le retour-éclair de l'amoureux, le guettant pour servir son dîner avant qu'il n'ait fini de garer le bus qu'il conduisait, pour ne pas perdre une seule minute de sa demi-heure de pause.
Plus tard, j'ai attendu la nuit à la fenêtre en espérant son retour, surveillant les voitures... jusqu'à la fois suivante.
Et ces temps-ci, j'attends ma fille, certains jours.
Ca peut sembler sinistre, et pourtant, on apprend toute une vie en regardant dehors.
On reconnait les gens qu'on croise dans la rue, l'homme au dalmatien, les enfants de l'école, la pharmacienne vietnamienne.
Il y a les pies qui nichent sur le toit d'en face, le nouveau type qui est mon vis-à-vis et fait sa prière du soir face à La Mecque, l'appartement vendu du voisin qui montrait son torse d'ébène chaque été (désolée, ma soeur), les plantes fleuries devant les baies vitrées, les fenêtres calfeutrées, le monsieur très âgé qui monte ses courses à pied au dixième étage.
Des visages qui deviennent familiers, jour après jour, des familles qu'on voit s'agrandir, et puis d'autres qu'on ne connaîtra pas.
Les voitures qui passent, qui se garent en double-file, qu'on charge ou décharge, les livraisons de courses, de meubles ou de fenêtres, les déménagements, les travaux dans les appartements, les trottoirs encombrés de bric à brac hétéroclite les veilles du passage de la benne des encombrants.
Et puis au loin, le Parc des Princes qui s'allume et tout au fond, le Mont St Valérien qui se dessine si on regarde bien.
Attendre à la fenêtre, et participer à la vie.
Muchacha asomada a ventana - Salvador Dali
Un tas d'attentes me sont revenues d'un coup. Comme un boomerang (me reviennent les jours passés).
Toute petite, il m'arrivait chez ma grand-mère d'attendre le passage de mes parents, le soir, assise sur le petit radiateur carré et bas lorsqu'il était froid, après l'école et avant qu'ils ne rentrent dormir à la maison.
Plus tard, j'ai attendu à la porte d'entrée que ma mère remonte avec le courrier, et je l'appelais sans relâche jusqu'à son retour, criant son nom dans l'escalier.
Quand mes parents se sont séparés, je me suis mise à attendre à la fenêtre. Que ma mère rentre de ses entrevues avec mon père, durant de longues soirées. Que mon père vienne nous chercher, des journées entières à décompter le retard. Et j'oubliais cette attente inquiète dès qu'ils arrivaient.
Et puis, j'ai attendu le retour-éclair de l'amoureux, le guettant pour servir son dîner avant qu'il n'ait fini de garer le bus qu'il conduisait, pour ne pas perdre une seule minute de sa demi-heure de pause.
Plus tard, j'ai attendu la nuit à la fenêtre en espérant son retour, surveillant les voitures... jusqu'à la fois suivante.
Et ces temps-ci, j'attends ma fille, certains jours.
Ca peut sembler sinistre, et pourtant, on apprend toute une vie en regardant dehors.
On reconnait les gens qu'on croise dans la rue, l'homme au dalmatien, les enfants de l'école, la pharmacienne vietnamienne.
Il y a les pies qui nichent sur le toit d'en face, le nouveau type qui est mon vis-à-vis et fait sa prière du soir face à La Mecque, l'appartement vendu du voisin qui montrait son torse d'ébène chaque été (désolée, ma soeur), les plantes fleuries devant les baies vitrées, les fenêtres calfeutrées, le monsieur très âgé qui monte ses courses à pied au dixième étage.
Des visages qui deviennent familiers, jour après jour, des familles qu'on voit s'agrandir, et puis d'autres qu'on ne connaîtra pas.
Les voitures qui passent, qui se garent en double-file, qu'on charge ou décharge, les livraisons de courses, de meubles ou de fenêtres, les déménagements, les travaux dans les appartements, les trottoirs encombrés de bric à brac hétéroclite les veilles du passage de la benne des encombrants.
Et puis au loin, le Parc des Princes qui s'allume et tout au fond, le Mont St Valérien qui se dessine si on regarde bien.
Attendre à la fenêtre, et participer à la vie.
Muchacha asomada a ventana - Salvador Dali
lundi 5 septembre 2005
Le jeu des 5 saveurs
Voici donc l'énoncé de l'exercice refilé par angel, laquelle l'avait reçu de dame Racontars :
Citez cinq aliments, plats ou autres, qui ont fait partie de votre enfance, et qui vous manquent, parfois, quand la nostalgie vous prend...
Comme toujours, je vais probablement sortir des cases pré-établies. Parce que cinq aliments, c'est peu pour la gourmande que je suis. Et aussi, parce que dans la mesure du possible, j'essaie de faire perdurer les trucs que j'aime, notamment dans ma cuisine.
Je pourrais commencer avec les cinq aliments dont je garde un mauvais souvenir (la macédoine de légumes en boîte, la forêt noire, les haricots verts à la crème servis froids au goûter, la crème du lait et le melon, et puis si vous m'invitez, pas de saumon fumé, ça me rend malade). Bon, j'avoue, je tourne autour du pot, j'ai du mal à faire un choix.
D'abord, il y a mes petits déjeuners et mes goûters d'enfance, chez ma grand-mère paternelle. J'habitais quasiment chez ma grand-mère jusqu'à mes 3 ans et demie, puis nous avons passé la moitié des grandes vacances chez elle pendant des années. Les souvenirs sucrés chez elle, ce sont aussi ceux des jeux avec mes frère, soeur et cousins, la petite-enfance puis les vacances, la présence de mon grand-père parti trop tôt, un temps de famille unie.
L'emblème du petit déjeuner, c'était la confiture de coings maison, enfin confiture n'est pas le terme exact, c'était presque de la pâte de coings un peu liquide, sombre et caramélisée, et qui faisait de longs fils entre le pot et la tartine. Rien à voir avec la gelée de coings du supermarché, donc.
Et puis au goûter, les tartines de beurre avec du sucre glace ou du chocolat en poudre ou le pain avec une barre de chocolat Meunier, et le verre de Tang.
Et puis, rarement, un croissant au chocolat avec un délicieux glaçage au sucre, un truc que je n'ai vu qu'en Lorraine.
Le deuxième souvenir alimentaire que j'ai, ce sont des dîners de petite-enfance quand je vivais chez ma grand-mère : la soupe blanche aux vermicelles et la Floraline au lait sucré.
La soupe blanche, j'ai trouvé comment la faire par hasard, en voulant la faire goûter à ma fille : du bouillon avec du lait et des vermicelles, pile le même goût. La pounette a aimé, et quel plaisir de retrouver un goût oublié.
La Floraline, en revanche, ma fillette n'a jamais adhéré. Elle a pourtant été mon aliment-réconfort attitré jusqu'à il y a quelques années. Epaisse et bien sucrée.
Les pâtes fraîches de ma grand-mère italienne m'ont aussi marquée pour toujours.
Parce qu'elle les fait (plus rarement maintenant) entièrement à l'oeil, sans mesurer précisément les proportions.
Parce qu'elle en faisait une quantité industrielle : minimum vingt personnes à table.
Parce qu'elle les étalait sur un drap, sur toute la longueur de la table avec un manche à balai et découpait les tagliatelles au couteau.
Parce qu'elle les laissait reposer sur leurs draps sur son lit, sur le canapé, sur la table, autant d'occasion d'en picorer en passant.
Parce que pendant ce temps, le ragù et les boulettes mijotaient, et que ça sentait bon.
Parce que c'était un joyeux désordre à table, avec les conversations des adultes et le chahut des enfants.
Parce que mes cousines mangeaient les pâtes blanches et pas nous.
Parce que râper le pecorino et manger la viande après la pasta, c'était comme le rituel du dimanche chez ma grand-mère.
Ensuite, les plats de ma mère, et en particulier, le trio mousse d'épinards-purée de pommes de terre-oeufs sur le plat. Bon, présenté comme ça, ça a l'air lourd, mais c'est délicieux, même les enfants aiment. Et puis, comparé au plat typique de Vendredi Saint qu'on mangeait dans la famille de mon père (pâtes à la béchamel-oeufs durs), c'est aérien.
Ma mère excelle aussi dans plein de trucs dont j'ai un souvenir eau-à-la-bouche : les pâtes au four (recette familiale surprenante, venez, je vous ferai goûter, mais je garde la recette) et les canellonis, le far breton recette tupperware (oui, je sais, mais c'est parfait pour le goûter), les gaufres et les crêpes...
Pour finir, ce n'est pas vraiment un souvenir d'enfance, mais je les mets dans le classement parce que j'en ai mangé pendant mes vacances en Calabre, et qu'on n'en trouve que là-bas.
Les frese (prononcer "frésé"), sont des demi-petits pains plats, séchés au four et souvent troués au centre. On les humidifie en versant un peu d'eau dessus, on y ajoute un filet d'huile d'olive, on les couvre de petits morceaux de tomate bien rustique et parfumée et de mozzarella (di buffala, c'est encore meilleur), et on parsème de basilic frais et d'origan. La préparation est presqu'aussi jubilatoire que la dégustation.
En rentrant de la plage en début d'après-midi, profitant de l'ombre quand le soleil tape fort, c'est un moment de perfection. Il ne manque plus qu'une tasse de moka ensuite, et c'est le régal total.
Ca me plairait bien de lire les émois alimentaires d'enfance de la jeune bergère, d'Ivan et d'Oulala et je suis curieuse de connaître aussi ceux d'India et de ceux qui voudront.
Citez cinq aliments, plats ou autres, qui ont fait partie de votre enfance, et qui vous manquent, parfois, quand la nostalgie vous prend...
Comme toujours, je vais probablement sortir des cases pré-établies. Parce que cinq aliments, c'est peu pour la gourmande que je suis. Et aussi, parce que dans la mesure du possible, j'essaie de faire perdurer les trucs que j'aime, notamment dans ma cuisine.
Je pourrais commencer avec les cinq aliments dont je garde un mauvais souvenir (la macédoine de légumes en boîte, la forêt noire, les haricots verts à la crème servis froids au goûter, la crème du lait et le melon, et puis si vous m'invitez, pas de saumon fumé, ça me rend malade). Bon, j'avoue, je tourne autour du pot, j'ai du mal à faire un choix.
D'abord, il y a mes petits déjeuners et mes goûters d'enfance, chez ma grand-mère paternelle. J'habitais quasiment chez ma grand-mère jusqu'à mes 3 ans et demie, puis nous avons passé la moitié des grandes vacances chez elle pendant des années. Les souvenirs sucrés chez elle, ce sont aussi ceux des jeux avec mes frère, soeur et cousins, la petite-enfance puis les vacances, la présence de mon grand-père parti trop tôt, un temps de famille unie.
L'emblème du petit déjeuner, c'était la confiture de coings maison, enfin confiture n'est pas le terme exact, c'était presque de la pâte de coings un peu liquide, sombre et caramélisée, et qui faisait de longs fils entre le pot et la tartine. Rien à voir avec la gelée de coings du supermarché, donc.
Et puis au goûter, les tartines de beurre avec du sucre glace ou du chocolat en poudre ou le pain avec une barre de chocolat Meunier, et le verre de Tang.
Et puis, rarement, un croissant au chocolat avec un délicieux glaçage au sucre, un truc que je n'ai vu qu'en Lorraine.
Le deuxième souvenir alimentaire que j'ai, ce sont des dîners de petite-enfance quand je vivais chez ma grand-mère : la soupe blanche aux vermicelles et la Floraline au lait sucré.
La soupe blanche, j'ai trouvé comment la faire par hasard, en voulant la faire goûter à ma fille : du bouillon avec du lait et des vermicelles, pile le même goût. La pounette a aimé, et quel plaisir de retrouver un goût oublié.
La Floraline, en revanche, ma fillette n'a jamais adhéré. Elle a pourtant été mon aliment-réconfort attitré jusqu'à il y a quelques années. Epaisse et bien sucrée.
Les pâtes fraîches de ma grand-mère italienne m'ont aussi marquée pour toujours.
Parce qu'elle les fait (plus rarement maintenant) entièrement à l'oeil, sans mesurer précisément les proportions.
Parce qu'elle en faisait une quantité industrielle : minimum vingt personnes à table.
Parce qu'elle les étalait sur un drap, sur toute la longueur de la table avec un manche à balai et découpait les tagliatelles au couteau.
Parce qu'elle les laissait reposer sur leurs draps sur son lit, sur le canapé, sur la table, autant d'occasion d'en picorer en passant.
Parce que pendant ce temps, le ragù et les boulettes mijotaient, et que ça sentait bon.
Parce que c'était un joyeux désordre à table, avec les conversations des adultes et le chahut des enfants.
Parce que mes cousines mangeaient les pâtes blanches et pas nous.
Parce que râper le pecorino et manger la viande après la pasta, c'était comme le rituel du dimanche chez ma grand-mère.
Ensuite, les plats de ma mère, et en particulier, le trio mousse d'épinards-purée de pommes de terre-oeufs sur le plat. Bon, présenté comme ça, ça a l'air lourd, mais c'est délicieux, même les enfants aiment. Et puis, comparé au plat typique de Vendredi Saint qu'on mangeait dans la famille de mon père (pâtes à la béchamel-oeufs durs), c'est aérien.
Ma mère excelle aussi dans plein de trucs dont j'ai un souvenir eau-à-la-bouche : les pâtes au four (recette familiale surprenante, venez, je vous ferai goûter, mais je garde la recette) et les canellonis, le far breton recette tupperware (oui, je sais, mais c'est parfait pour le goûter), les gaufres et les crêpes...
Pour finir, ce n'est pas vraiment un souvenir d'enfance, mais je les mets dans le classement parce que j'en ai mangé pendant mes vacances en Calabre, et qu'on n'en trouve que là-bas.
Les frese (prononcer "frésé"), sont des demi-petits pains plats, séchés au four et souvent troués au centre. On les humidifie en versant un peu d'eau dessus, on y ajoute un filet d'huile d'olive, on les couvre de petits morceaux de tomate bien rustique et parfumée et de mozzarella (di buffala, c'est encore meilleur), et on parsème de basilic frais et d'origan. La préparation est presqu'aussi jubilatoire que la dégustation.
En rentrant de la plage en début d'après-midi, profitant de l'ombre quand le soleil tape fort, c'est un moment de perfection. Il ne manque plus qu'une tasse de moka ensuite, et c'est le régal total.
Ca me plairait bien de lire les émois alimentaires d'enfance de la jeune bergère, d'Ivan et d'Oulala et je suis curieuse de connaître aussi ceux d'India et de ceux qui voudront.
samedi 3 septembre 2005
Verdâtre
Ce matin, profitant de 36 heures sans enfant (sa rentrée s'est bien passée, merci), je comptais bien déranger mes voisins et installer dans mes toilettes l'accessoire qui va changer ma vie, j'ai nommé le fameux porte-revue mural Skrissel de chez Ikeya (pardon ma soeur et mon frère, je vous ai copié, mais bon, comment se passer d'un tel accessoire, hum ?).
J'ai tout bien préparé : pris des mesures précises (et vérifié que le truc ne serait pas de travers sur le mur), trouvé des vis et des chevilles pour éviter le vissage direct dans le mur qui fût ma spécialité, sorti la perceuse.
Las, c'était sans compter avec l'esprit contrariant des éléments puisque de boîte à forets, point il n'y avait. En revanche, celui qui l'a embarquée m'a laissé un tas de bidules aussi volumineux qu'inutiles... Heureusement que je n'ai pas l'esprit vengeur, hin hin hin.
J'ai tout bien préparé : pris des mesures précises (et vérifié que le truc ne serait pas de travers sur le mur), trouvé des vis et des chevilles pour éviter le vissage direct dans le mur qui fût ma spécialité, sorti la perceuse.
Las, c'était sans compter avec l'esprit contrariant des éléments puisque de boîte à forets, point il n'y avait. En revanche, celui qui l'a embarquée m'a laissé un tas de bidules aussi volumineux qu'inutiles... Heureusement que je n'ai pas l'esprit vengeur, hin hin hin.
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