vendredi 1 juillet 2005
La phrase du matin
Donc, je vous le dis si c'est pas fait : je suis présidente de son fan club. Entre autres pour des trucs comme ça :
"hier soir J'ai ete voir Douches froides
la piscine etait fermee"
mercredi 29 juin 2005
Je vous en pose, des questions ?
1 - Comment tu butes les moustiques :
Pas assez vite, puisque je me fais dévorer. Et comme je mange plein de trucs sucrés, ça les attire. D'ailleurs, on peut me prendre en vacances, je suis un vrai paramoustique, les autres peuvent dormir tranquilles.
2 - simple, double ou triple ?
Simple comme un coup de fil...
Double : i gelati nella coppetta per la passeggiatta (nocciola e caffé, forcément)
Triple-salto : j'adorerais savoir faire ça
3 - La vie la mort les vaches, oui mais toi?
La vie, l'amour, mais pas l'amour-vache, si c'est possible.
4 - quel rayon ?
Livres, souvent.
5 - Cite quelqu’un que tu trouves médiocre, voire pourri des fesses (sauf moi, sinon, baffe!)
J'essaie de ne pas m'encombrer de gens comme ça, j'ai déjà assez à faire.
6 - Faim bordel, mais de quoi?
De trucs qui donnent le sourire et un joli teint : de joues de pounette, de tendresse, d'émotions fortes, de bonne nourriture, de beauté, de soleil, de gens vrais, de chocolat, souvent. Et puis de sentir la vie.
7 - Un mot pas joli mais qui fait plaisir à dire
Raclure (oui, c'est moche, hein ? surtout "l'autre raclure-là")
8 - Qu’est ce que tu vois ?
Mon écran (je tourne le dos au tas de linge à repasser, nonméo)
9 - Tout(e) seul(e) sur une île déserte…
Un téléphone, internet, des livres, je m'exerce à la télépathie ou je fais venir du monde.
Faudrait pas que ça dure, quoi.
10 - Un navet, un qui est moisi dedans, grave
C'est nul de l'avoir oublié, c'est délicieux, le navet (surtout en purée, sauté-caramélisé, dans la soupe, avec des patates...)
11 - Un enfer ?
Me taire
12 - Un secret (bon ok après tout le monde sera au courant, mais faut savoir payer de sa personne)
La seule fois où j'ai tenté de voler des bonbons dans une boulangerie, je me suis fait prendre et j'avais 16 ans, grosse honte.
13 - Fais un bisou
Smoutch !
14 - T’as fini didon, tu te sens….
Tranquille. Même que finalement, c'était pas si terrible.
D'ailleurs, on demande Madame Alizarine, Monsieur Pintel et Monsieur Jid.
De rien, vraiment.
lundi 27 juin 2005
Le cauchemard continue
Naïve, j'ai cru que l'arrêt de couvaison pendant 12 heures stopperait la croissance du rejeton, mais argh quoi... D'autant qu'ils amènent des bidules pour faire le nid après avoir pondu, ces crétins.
dimanche 26 juin 2005
Moteur... Action !
Hop, c'est parti !
Combien de films vois-je par an ?
Aucune idée... Je dirais entre 50 et 100, mais c'est totalement approximatif, surtout que voir plus loin. En plus, je vais trop rarement au cinema et le loueur de dvd est pas sur mon chemin, donc voila, quoi...
Quel est le dernier film que j'ai vu ?
En DVD : Gothika, au ciné : Million Dollar Baby, à la télé : la moitié de Polly et moi.
Un film que j'ai vu petite et que j'aimerais bien revoir ?
Un truc rigolo que ma mère adorait et qui a un petit côté Diabolo et Satanas et une distribution étonnante :
Comment je me comporte quand je regarde un film ?
Alors là commence la confession douloureuse : j'ai beaucoup de mal à regarder un film d'une traite sans dormir.
La raison est simple : si je me pose, c'est que je suis fatiguée, donc boum. Si, j'avoue en plus que je peux dormir n'importe où : en boîte, dans un bar animé en prenant un pot, chez les beaux-parents, dans le métro... My Own Private Idaho, c'est un peu moi, en fait.
Au cinéma, ça m'arrive très rarement, une seule fois en fait, mais pour le bon film : Usual Suspects. Endormie au bout de 20 minutes, le temps que l'intrigue soit posée, je me suis réveillée à 10 minutes de la fin, juste pour comprendre qui est Keyser Söze, et donc réduire pas mal l'intérêt des visionnages ultérieurs.
En bref, j'évite au maximum les positions confortables quand j'ai envie de voir un film à la maison.
Mes 5 films préférés :
Comme d'habitude, ça va dépasser... 5 catégories alors (bien sûr, la liste est non exhaustive et certains films pourraient se classer dans 2 catégories ou plus)
Catégorie humour
Le Magnifique, La Cité de la Peur, Quand Harry rencontre Sally, Bernie, Down by Law, The Big Lebowski
Catégorie derrière l'humour, ça grince :
Le Péril Jeune, Cuisine et dépendances, Mes meilleurs copains, Un air de famille, L'emmerdeur, L'été en pente douce, Les Valseuses, Le Dictateur
Catégorie Gangsterisme
Les Affranchis, Il était une fois dans le Bronx, Scarface, Le Parrain, Usual Suspects, Les Tontons Flingueurs, tout Tarantino
Catégorie sortez-vos-mouchoirs:
La vie est belle, La chambre du Fils, 21 Grammes, Tout sur ma mère, Lost in Translation
Catégorie moments spéciaux : les films qui correspondent à des souvenirs particuliers et/ou qui m'ont fait grandir
La Vie rêvée des Anges, Million Dollar Baby, Pulp Fiction, Beetlejuice, Le Manège enchanté, Good Bye Lenin, The Doors, Ghost Dog, Night on Earth, Trainspotting
Et hop, des idées pour la ouichliste et un questionnaire rempli. (et le relais à qui veut : tiens hop tirui, Princesse Capiton et Stellou, ne me remerciez pas.)
Colombophobie, épisode II
Que faire ?
C'est vraiment ma période de chance, hein.
mardi 21 juin 2005
Oh, déjà ?
C'est drôle, parce que comme Sophie en parlait hier à propos de son anniversaire, je navigue désormais à vue avec mon âge. Depuis mes 30 ans, en fait.
Oui, c'est drôle, il y a quelque temps à peine, tout était à faire, et maintenant, tout se construit jour après jour : la vie avec une fillette qui (à mon grand desespoir) connait déjà des chansons à texte (mais pas que, ouf...) et qui me chante Joyeuziversaire, notamment.
Et puis l'âge, finalement, c'est un état d'esprit, tout dépend de ce qu'on a dans la tête et de qui on s'entoure, et du coup, j'évite ce type de jeunes-vieux que je croise régulièrement pour leur préférer des gens qui ont une identité et qui l'assument. Et avec qui on rit. Qui sont vivants et le savent.
En fait, je n'aurais jamais cru ça, mais c'est plutôt agréable d'avancer en âge, parce qu'on avance en tout, et, tout compte fait, même si mon anniversaire ne se passe pas comme je l'imaginais, il est chouette (et pas fini de toute façon).
Surtout, merci à vous pour les mots et attentions reçus ici, sur mon mail et ailleurs, c'est évanescent et précieux.
Edit : merci Heidi :) (c'est d'autant plus drôle quand on connait ma vie de taf)
Bonne question
Oh, grand Guillaume, as-tu bien déjeuné ?
Mais oui, madame, j'ai mangé du pâté
Du pâté d'alouette
Guillaume, Guillaumette,
Chacun s'embrassera
Guillaume restera
"où ?" me demande la fillette, très logiquement.
C'est vrai, ça, où ?
dimanche 19 juin 2005
vendredi 17 juin 2005
Quand ça veut pas, ça veut pas.
Alors, le mauvais karma, on prend ses petites jambes et on va faire un tour, et vite !
A moins que ça ne se calme tout seul à mon anniversaire ?
Edit du soir : finalement, un coup de colère pour extérioriser un peu, une pounette-arc-en-ciel, des amis chouettes, et une fée qui tape dans ma ouichliste pour mon anniv, je garde mon karma.
mercredi 15 juin 2005
Si c'est elle qui le dit...
BERLIN (AFP) - 15/06/2005 - L'ancienne championne allemande de tennis Steffi Graf, mère de deux enfants avec le joueur américain Andre Agassi, estime mercredi dans un entretien au magazine Gala qu'élever des enfants, "c'est quasiment du sport à haut niveau".
"Les enfants m'occupent beaucoup, c'est quasiment du sport à haut niveau" mais "je profite d'une vie plus détendue aujourd'hui", a confié l'ancienne joueuse, numéro un mondial huit années durant.
"Il y avait toujours une pression de l'extérieur en jouant au tennis, et surtout on se mettait beaucoup de pression pour être la meilleure possible. Cette pression, je ne l'ai plus", a-t-elle dit. Mais "je ne peux pas dire que je mène une existence complètement calme, bien au contraire!", a-t-elle affirmé.
mardi 14 juin 2005
Sur le fil du rasoir
Parfois un pas de plus est un pas de trop, mais ne pas le faire est aussi risqué.
Souvent, j'ai envie de plus de sécurité, mais quand elle est là, elle ne dure jamais assez longtemps. Ca lui donne toute sa saveur, mais son goût passe trop vite.
Avancer, encore.
Se dire que demain sera meilleur, toujours.
Sourire de voir ceux qu'on aime et qui ne connaissent plus le fil du rasoir.
Espérer qu'un jour, il s'élargira, et qu'on pourra s'y poser sans risquer de tomber à chaque mouvement.
Petite forme aujourd'hui, ça ira mieux demain ;)
jeudi 9 juin 2005
La chanson qui trotte en ce moment dans ma tête
Ils n'oublient jamais leur cartable, font bien gaffe de rien abîmer
Ils mettent toujours une ou deux pièces de plus dans les horodateurs
Alors ça énerve les autres, qui les traitent souvent de PD
Les gens raisonnables n'ont pas la belle vie
Ils regardent les gens pas raisonnables et bien souvent ils les envient
Les gens raisonnables ne font jamais comme bon leur semble
Ils ne traitent personne de minable,
Ne s'agacent pas dans leur voiture
Et si jamais quelqu'un les blâme,
Même si ils savent qu'ils ont raison
Pour ne pas risquer l'incartade,
Ils s'excusent ou bien ils s'en vont
Les gens raisonnables n'ont pas la belle vie
Ils regardent les gens pas raisonnables et bien souvent ils les envient
Les gens raisonnables se prennent la tête des mauvais jours
Et des années insupportables passées à se faire oublier
Ils font toujours tout dans les règles et quand les règles sont injustes
Ils frappent du poing sur la table et se rassoient pour se calmer
Les gens raisonnables n'ont pas la belle vie
Ils regardent les gens pas raisonnables et bien souvent ils les envient
Les gens raisonnables ont plein de doutes, trop de soucis
Donc moins de souvenirs dans leur sac, à la fin de leur vie
C'est de Mickey 3D dont le nouvel album vient de sortir.
mardi 7 juin 2005
Too busy today
1- vous ne savez plus par quoi commencer
2- vous ne savez plus où vous en êtes pour chaque truc
3- vous avez l'impression de tout faire à moitié
4- vous ne voyez plus le temps passer
5- vous vous couchez le soir avec la sensation qu'il vous en reste autant à faire pour le lendemain
6- vous négligez votre pauvre bloug et votre fidèle lectorat (qui augmente, merci !)
Non, ça ne vous arrive jamais ?
Ben moi, si... mais le temps de m'organiser, ça ira mieux. (et puis c'est plus sympa que de se ronger les sangs sur son avenir et/ou s'ennuyer en attendant qu'un truc semi-palpitant vous tombe dessus).
vendredi 3 juin 2005
Duralex, sed lex
Le but de cette note est néanmoins de rendre hommage aux salariés de Duralex, dont la société vient d'être mise en cessation de paiement. C'est la fin d'une époque, celle où les enfants se demandent à la cantine : "et toi, t'as quel âge ?" "92 ! hin hin hin !" répond-on après avoir retourné son verre.
Triste, triste...
Une petite touche de gaité néanmoins, ça crée des quiproquos savoureux, cette histoire :
mercredi 1 juin 2005
Votre nouvelle mission, si vous l'acceptez...
Et la tête, alouette !
lundi 30 mai 2005
Mother of the week
Déjà, l'institutrice nous a épargné collier de nouilles ou la broche où l'enfant s'auto-représente au moyen d'un bonhomme de plâtre avec sa photo en guise de visage (véridique), classe !
Dimanche matin, au sortir de ma douche, j'ai donc pu garnir deux vases de fleurs gentiment offertes par mes chéris et ouvrir d'une main émue le papier crépon garni de gommettes qui entourait mon cadeau : un joli marque-(ta-)page grenouille fait main.
Ca tombe très bien, je lis pas mal.
Après une petite hésitation (le ranger dans une boîte à trésor ou le consommer tout de suite ?), ma nouvelle grenouille fétiche intègre donc illico mon livre du moment, grâce à une pounette empressée.
Mais, car il y a un mais, décider d'utiliser un cadeau (et vouloir frimer au boulot avec son cadeau de fête des mères) peut se révéler dangereux pour qui souhaite ne souhaite pas devenir une mère indigne.
Hier, donc, comme tous les lundis normaux, je prends le métro, mon livre à la main, la grenouille plastifiée dedans, afin de me rendre dans ce lieu de délices qu'est mon bureau (quoi j'en fais trop ?).
J'avise un strapontin devant la porte donnant sur le quai et m'y installe, tout en me disant à part moi que c'est une très mauvaise idée de m'assoir là avec mon livre et mon cadeau. Les stations défilent, et à Champs-Elysées, ça commence à être tassé dans la rame, alors je me lève avec un autre pré-sentiment genre "tu devrais pas faire ça", je lis encore 30 secondes, je jette un oeil machinal à mon cadeau.
AAAAAAARRRGGGHHHH
Il n'est plus là.
Il a dû tomber quand je me suis levée.
Je regarde par terre : rien.
Je cherche sous les sièges : rien.
Gloups
Il y a beaucoup de monde, mais je cherche comme je peux : sous les sièges, dans les interstices entre le stranpontin et tout ce qui l'entoure, dans la structure du strapontin.
Certaines personnes me regardent en se demandant pourquoi on laisse en liberté une furie à 4 pattes dans le métro qui cherche on ne sait quoi fébrilement.
Intérieurement, je bous, je suis le pire des mauvaises mères, qui perd le cadeau que sa fillette lui a fait dès le lendemain de la fête des mères.
La machine à superstitions est lancée, je reste dans le métro quand il s'arrête à l'endroit où je descends normalement, et je continue mes fouilles en implorant St Antoine de Padoue, comme on le fait depuis des générations dans ma famille.
Presqu'au bout de la ligne, c'est plié, mon cadeau n'est pas dans la rame.
Bouhouhouhou.
Oui, mais c'est pas possible que je laisse tomber, non mais.
Hop, je fais demi-tour direction Champs-Elysées.
Imploration de St-Antoine again.
Je prépare des plans dans ma tête : si je ne le vois pas, j'appellerai le responsable de ligne à la RATP pour lancer les recherches ; s'il est sur la voie, je demanderai au guichet qu'on vienne m'aider à le récupérer.
Arrivée à Champs-Elysées.
Scrutage de la voie.
Rien.
Gloups.
Balayage visuel du quai... Il est LA, un peu râpé sur le côté, mais là !
Ouéééé, 2 cadeaux de fête des mères en un, une heure de retard au boulot et une réputation de wondermum sauvée, qui dit mieux ?
(La photo est mal éclairée, j'en fais une meilleure dès que possible)
dimanche 29 mai 2005
Colombophobie et câblo-addiction
Au moyen de diverses armes (coccinelle à hélice de la pounette, piques à brochettes entortillés de papier alu, secouage de rideaux), une guérilla s'est mise en marche. Les volatiles ont marqué un point quand la grâcieuse Isadora s'avançant de sa démarche chaloupée dut rebrousser chemin alors qu'elle se dirigeait vers le havre de quiétude et d'ordre qu'est la chambre de sa fillette afin d'y
Résumé de la scène : ouverture de porte
AAAAAAAHHHHHHAAAAAAAAAHHHHHHHHHHAAAAAAAAAAA
claquage de porte
traversée de l'appartement à toute allure
jet de sandales dans un endroit non identifié
AAAAAAAHHHHHHAAAAAAAAAHHHHHHHHHHAAAAAAAAAAA
regards interloqués
tremblements
"Maman, qu'est-ce que tu fais ?"
Reprise de conscience
"Ils sont entrés dans la chambre !!!!!!"
Les deux crétins étaient en effet perchés sur le sommet de la fenêtre ouverte, dans la chambre.
Ceci dit, les solutions moukmoukiennes nous ont bien aidés (merci encore), et elles sont écologiques, la classe.
Cette mésaventure m'a permis de m'instruire (on est monomaniaque ou on ne l'est pas) et de découvrir que :
1- les nourrisseurs de pigeons se sentent rejetés et créent des groupes de parole webesques pour aller mieux (il faut dire que la chanson de Goldman ne les a pas aidés à améliorer leur réputation)
2- la ville de Paris a mis en service un pigeonnier à quelques centaines de mètres d'ici à vol d'oiseau (hin hin), alors pourquoi les deux crétins préfèrent-ils ma fenêtre, hein ?
3- il n'y aurait qu'un pigeon pour 25 parisiens
4- les pigeons sont porteurs de chlamydiae
5- à Barcelone, le faucon pélerin a été réintroduit pour réguler la démographie chez les pigeons, et ça parait être une excellente idée.
De toute manière, s'ils persistent, j'installe une moustiquaire sur la fenêtre, nonméo.
A part ça, ma journée a été marquée par une découverte : mon addiction au câble, que je n'avais pas remarquée...
Extrait de dialogue instantané :
isadora: j'ai plus le cable :-(
angel: comment ça t'as plus le câble ?
isadora: ça marche plus
isadora: je passais l'aspi, je reviens, plus rien
isadora: :-angel: le cable pour la télé?
isadora: dire qu'on vient de changer le fil
isadora: oui
angel: si ca se trouve c eux qui deconnent?
isadora: c repassé en traditionnel
angel: je veux dire c une coupure?
isadora: 6 chaines
isadora: ben on dirait
angel: uhuhuhu on sent la deseperance là
angel: ben ca va peut etre revenir non?
angel: tu as quoi? noos?
isadora: j'espère
isadora: :-$
isadora: numericable
angel: tu eux pas les appeler?
isadora: comment vivre sans l'équipetv ??
angel: spice de malade
isadora: ben non, je paye pas
isadora: :-D
angel: comment c tu paies pas?
angel: tu pirates le cable ?
isadoraaa: je suis pas abonnée
isadoraaa: non
angel: GN ?
isadora: les gens d'avant avaient résilié en partant
isadora: mais ça marchait qd mm
isadora: dps 3 ans 1/2
isadora: on s'habitue
jeudi 26 mai 2005
Voilà l'été
Ensuite le retour des tongs (roses à paillettes), quand les travailleuses parisiennes cachent encore leurs orteils.
Et puis, le retour des couleurs et des joyeux imprimés à fleurs ou à rayures dans le métro.
Les oiseaux-dont-il-ne-faut-pas-dire-le-nom qui ne veulent pas quitter la fenêtre et tentent de faire des trucs sexuels dans les jardinières, malgré les dispositifs sensés leur faire peur (soupir).
Bien sûr, le soleil bien avant le réveil.
La pounette qui se lève plus tôt, souriante, et peut se mettre en robe, t-shirt fleuri à paillettes et sandales.
Un homme déjà bronzé.
De la ciboulette qui repousse dans une jardinière (pas celle où les saletés nous narguent) alors qu'on ne l'attendait plus, puisqu'elle ne s'était pas montrée l'an dernier.
La recherche des vacances (non, je ne suis pas du tout monomaniaque).
Bientôt le prétexte de prendre un an, pour réunir du monde chez moi.
C'est bon l'été qui vient...
mardi 24 mai 2005
Façon puzzle
Oui, parce qu'alterner 3 jours de repos et 3 jours de travail, ça m'irait très bien, mais que du coup, bizarrement, je suis toute décalée... D'où l'état décrit dans le titre.
D'abord, comme me l'a demandé la jolie et talentueuse Princesse Capiton (oui, elle est les 2 pour de vrai, et c'est même le genre de copines que tout le monde aime avoir et avec qui c'est un plaisir de partager une terrasse même si on ne boit pas de biérasse), voici mes réponses au questionnaire littéraire
Sinon, la lutte anti-rats volants avance bien, des photos du dispositif trè prochainement.
Allez hop, au boulot !
vendredi 20 mai 2005
Isadora 1 - carte USB 0
Je remets mon titre en jeu contre mon challenger officiel : j'ai nommé les volatiles qui veulent coloniser mes fenêtres*.
Comme le grand Ali, je vous attends, sales bêtes :
« If you sign to fight me, increase your insurance.
Ali's got a left, Ali's got a right.
If he hits you once, you're asleep for the night. »
Pouf pouf.
* comme Angel me l'a judicieusement conseillé, j'évite de les nommer directement désormais...
jeudi 19 mai 2005
Le retour de la vengeance
Non. Parce que :
1- ils sont toujours là bien qu'ils aient mangé du répulsif
2- un de leurs saletés de congénères s'est vengé sur mon pull hier.
Pour la première fois depuis 3 ans que je fréquente ce parc.
Saleté !
Une de mes tantes dit que ça porte bonheur, n'empêche je suis rentrée en vitesse pour une douche et une lessive, parce que eurk, quoi.
Et puis sinon, toujours pas de connexion possible à la maison et des congés deci-delà pour liquider mon stock de congés, ça ne nourrit pas tellement son blog...
mardi 17 mai 2005
Vas-y, roucoule, saleté
Ca fait un bien fou, surtout quand votre ordi décide de vous mettre vraiment au vert, en décidant que non, non, non, tu n'iras pas sur le web, et oui, tu vas pouvoir enfin déblayer le bronx ambiant, celui qui s'est accumulé depuis notre aménagement dans notre appart quand la pounette est née (no comment, ça fait pas si longtemps... si ? ah...).
Donc, c'est classe, ma maison ne ressemble plus à un petit Bagdad aux grandes heures de la révolte, ni à un Beyrouth entre bombardement et reconstruction.
Et même, ça ressemble à quelque chose désormais.
Finis la pièce à stockage de désordre-buanderie et le salon-salle à manger doublement encombré, bonjour le petit salon agréable et la grande salle à manger clair et spacieuse où l'on a plaisir à recevoir (d'ailleurs, on peut maintenant dire "passons au salon/à la salle à manger", huhuhu).
Adieu paperasse et accumulations d'objets inutiles et pourtant indispensables, bienvenue l'écho (et oui, si c'est pas la preuve d'un rangement efficace, ça...).
Donc, on va pouvoir inviter du monde et aussi faire de la déco, bref, merci monsieur l'ordinateur qui boude (et le chéri qui lance le grand rangement de printemps lui-même ce qui est une motivation évidente, pas possible de rester assise à le regarder faire, surtout pendant le démontage-remontage de canapé).
Là où c'était plus gênant, c'est que sans internet, quand on a vendu des meubles sur e-chose, il faut courir au cybertruc du coin pour savoir combien doivent vous donner les acheteurs de vos meubles qui ont vécu et que ça fait tout drôle d'abandonner à leur destinée de meubles de récup et à quelle heure lesdits témoins de votre passé vous partir de votre maisonnée (oui, je suis une irrécupérable accumulatrice nostalgique).
Le très ennuyeux, c'est de courir au cybermachin le dimanche à 21h30 à cause de moults contre-temps pour déclarer ses revenus comme une citoyenne honnête (si vous souhaitez savoir si j'ai réussi, faudra patienter, j'ai du taf qui m'attend, là, oui, je sais, je procrastine encore, mais ça peut pas durer, en plus, je suis en congé demain, il faut donc que je liquide un minimum d'urgences avant ce soir, et oui).
Le pire, c'est que sans internet, donc sans gougueule, comment trouver une solution pour empêcher un couple de pigeons de nicher dans les jardinières qui ornent les fenêtres de la chambre de la pounette, et roucoulent à pas d'heure, et défèquent sur les appuis de fenêtre, et font des trucs sexuels dégoûtants sous le regard innocent de mon enfant, et me font cauchemarder (j'ai trop la trouille des pigeons, en plus, c'est plein de maladies), hein ? comment je fais ?
D'autant qu'un toquement au carreau ne leur fait plus peur, ils s'y habituent, les fourbes. Les "partez les pizons !" de la fillette quand elle les prend sur le fait, les leçons qu'elle donne aux pigeons de dehors ("il faut pas venir faire sa maison sur la femêtre de ma chambre, votre maison, vous la faites dehors !") et le regard goguenard du chat n'y font rien...
Pourtant, le 8ème étage, c'est trop haut, non ?
Pfff, tiens. Heureusement que je suis de bonne humeur.
samedi 14 mai 2005
En panne
D'ailleurs qui pourra m'aider à faire fonctionner la carte PCMCIA double port USB qui devrait remplacer le port USB décédé de mon PC gagnera toute ma considération... (ça s'installe en boucle sans fonctionner, wééé).
A bientôt (et oui, je suis en congé jusque mardi).
mardi 10 mai 2005
C'est pas gagné
* je tente désespérement de me pousser le matin pour aller bosser, puis sur place pour le faire vraiment (bouhouhouhou)
* ma maison est un squat que je ferai bien de déblayer
* j'ai des tas d'idées pour occuper le temps libre que je n'ai pas
* j'ai l'équivalent d'une semaine de congés à liquider avant la fin du mois, donc une perspective de travail au 3 ou 4/5ème pour les 3 semaines à venir (ce qui n'augmente pas ma productivité pour l'instant)
ma pounette ne m'aide pas.
Pire, elle semble lutter pour me pousser à la faute... Si, si.
La preuve ?
Hier, jour de rentrée, elle dort 12 heures d'affilée pour la première fois depuis... hum... qu'elle est née, si je compte bien. Obligée de la réveiller en catastrophe pour arriver (les dernières) avant la fermeture des portes de l'école.
Ce matin, elle s'est réveillée plus tôt. Mais... "non, je ne veux pas aller à l'école, je veux les grandes vacances !" (avec roulage par terre pour une crédibilité parfaite).
Oui, ben moi aussi, hein.
lundi 9 mai 2005
Tout près, mais pas encore vraiment présente
Peut-être une vraie note ce soir ?
mardi 3 mai 2005
Pas loin, mais pas là
Ce blog est un peu en vacances cette semaine, alors n'hésitez pas à me laisser des petits mots avant mon retour.
Bonne semaine !
samedi 30 avril 2005
Strange days
Personne ne voit ce qui cloche, pendant qu'on se chante en boucle "Rien qui va", comme Clarika (chanteuse pas très connue, qui écrit des perles drôles et/ou émouvantes et que je vous conseille).
Mais on se doûte, qu'au fond, c'est probablement un de ces moments qui font avancer, alors on accepte sa mauvaise humeur, on finit de lire Blonde, qui est quand même déprimant, et on passe à quelque chose de plus léger, on s'accorde du sommeil, on ressort ses jupettes et on sourit au soleil.
Et on se fait un coup de Clarika pour retrouver la pêche (pas "non, ça s'peut pas" parce que c'est larmoiement assuré).
jeudi 28 avril 2005
La phrase de la semaine
"Ah mais c'est vrai que tu as fait une école de commerce. J'oublie tout le temps. On dirait pas : tu n'es pas formatée."
C'est idiot, mais ça me fait plaisir.
mardi 26 avril 2005
Y a des détails qui trompent pas
samedi 23 avril 2005
Merci qui ?
Merci Mamie Nova, enfin !
J'ai encore craqué... Dans mon supermarché tout rénové qui donne l'impression qu'on habite dans l'avenir. Où ils ont mis des chants de cigale au rayon fruits et légumes. Où les caddies de mamies attendent sagement à la sortie. Où les sacs grande capacité vendus sont jolis.
Un pur délire de marketing. Ca a brainstormé dur chez Champion, pour sortir de l'image pouilleuse des pubs dites par Chevallier et Laspallès. (Tiens, il y avait un footballeur du PSG il y a quelques années que tout le monde appelait "Laspalles", mais je suis sûre que c'était le neveu de l'autre. Bref.)
L'équipe marketing de Champion s'est fait un gros plaisir, et pouf, ça marche.
J'ai donc craqué, en me disant que j'étais décidément une vraie victime du marketing, quoique j'en dise.
Mais j'ai pas pu m'empêcher quand j'ai vu ça :
Eh bien, c'est délicieux (meilleur que celui au chocolat blanc), ça fond dans la bouche avec un goût délicieux qui rappelle ces bonbons qui s'appelaient des têtes de nègre à une époque qui semble révolue (un jour, je ferai une note sur les souvenirs bonbonnesques et les traditions familiales qui vont avec, tiens).
vendredi 22 avril 2005
Carrément méchant, jamais content...
J'avoue, j'apprécie à sa juste valeur le culot de la personne qui vous sort un truc pareil. Ca tient un peu de la performance, tout de même.
Vous le croyez, si je vous raconte l'histoire d'un type qui, lors du rachat précédent, s'est rendu indispensable pour être sûr d'avoir une belle progression, puis a changé d'avis parce que le chèque du plan social lui aurait bien plu ?
Bien sûr, il n'a pas été licencié, il était indispensable. Alors, comme il attend un prochain plan social, il est parti en congé longue durée, travailler ailleurs. Et après l'avoir eu sur le dos de longs mois il y a bientôt 2 ans pour que je l'aide à être licencié (!), il attend avec espoir que notre nouvel actionnaire le vire (ce dont il n'est pas question pour l'instant).
La nouvelle économie, c'est plein d'enfants gâtés, quand même...
Edit : Heidi aussi trouve qu'il y a de l'abus !
mercredi 20 avril 2005
Aide-toi, le ciel t'aidera
C'est pas l'envie qui m'en manque, mais non.
Pas la peine d'insister.
La grande nouvelle, le seul truc que mon cerveau passablement embrumé ait retenu ce matin dans le ronronnement du snooze de mon réveil, c'était ça :
"blablabla Benoît Seize blalblablabla Vatican blablablabla un pape traditionnaliste ? blablabla date-limite des télédéclarations de revenus repoussée au 15 mai blablabla Benoît seize, 265ème pape blablabla quelle politique envers les autres religions blablabla parfois la fonction change l'homme blablabla merci Monseigneur Machin"
Avez-vous trouvé l'intrus ?
Et bien, tout bien vérifié, ce n'était pas un message subliminal au milieu des émissions de Radio Vatican.
Non, non, non.
La procrastination fiscale est récompensée, c'est officiel ! (wééé, je vais attendre ce week-end pour m'en occuper du coup)
mardi 19 avril 2005
Pensée du jour
Edit du soir : merci beaucoup à Din qui me prête son ours pour stopper ma crève.
lundi 18 avril 2005
C'est pas bien, oh non...
Diffuser ledit montage et en profiter pour bavarder par mail ou messenger au lieu de travailler, on fait mieux.
Se chanter en boucle " faut qu'j'travaille" depuis 9h30 sans réussir à s'y mettre, c'est vraiment pas terrible.
Grignoter des pasta frutta pour se donner du courage mais ne pas commencer concrètement son boulot, c'est pas beau.
Faire une tournée de blogs au lieu d'attaquer le compte-rendu qu'on aurait du faire jeudi dernier (et qu'un collègue a réclamé), il y a de quoi ne pas être fier.
Chercher une image de hamac pour illustrer cette note (ne pas en trouver) et se soustraire à la tâche, ça devrait donner mauvaise conscience.
Voir la réunion de 15h30 approcher à grands pas et se dire que c'est peut-être un bon prétexte pour sécher le compte-rendu, vraiment, c'est pas bien du tout.
Chercher des infos sur les bonnes raisons de dire au directeur des ressources humaines (ad interim) qu'on souhaite au nom de son organisation syndicale que la journée de solidarité soit offerte aux salariés et ne pas rédiger cette saleté de compte-rendu, c'est pas très courageux.
Se cacher derrière sa crève et les possibles traumatismes crâniens causés par les éternuements pour tourner au ralenti, ça n'a rien de reluisant.
Avoir fait le tour des principales sources de procrastination à 14h, ça oblige à s'y mettre. Non ?
jeudi 14 avril 2005
C'est une fille !
Elle aime le rose, demande une jupe tous les matins, a des tas de poupées, des petits poneys.
Elle aime les bijoux, rêve de se maquiller.
Limite, c'est plus une fille que moi.
Mais elle a des intérêts de son âge, aussi. Alors quand elle m'attire vers cette vitrine, j'ai un peu peur.
Parce que Winnie n'est pas mon ami. Surtout depuis qu'il est arrivé ici muni d'une boîte à musique (pénible).
Mais elle insiste : "Mamaaaan, regarde !"
Et en fait, Winnie peut aller se rhabiller (ouf !)
mardi 12 avril 2005
Un peu décalée...
Je croyais que c'était l'hiver qu'on était sensé hiberner ?
A moins que j'ai commencé une cure de sommeil à l'insu de mon plein gré ou que quelqu'un s'amuse à mettre des trucs dans ma nourriture, je crois qu'il y a un petit problème.
A moins que ce ne soit ce qu'on appelle un contre-coup ?
Edit de début d'aprèm : dans la famille Follette, je voudrais la soeur : eh oui, ma soeur à moi que j'ai est l'heureuse gagnante de "trouvez la culotte Wonder Woman". Merci, merci !
jeudi 7 avril 2005
Décompression
Pile l'accessoire qui me manque !
Lectrices de Cosmo égarées, pouvez-vous me dire où trouver cette perle rare ?
mardi 5 avril 2005
Yes !
* presque 9 mois d'efforts
* 3 grèves
* des tas de tracts
* des heures de réunion et de bras-de-fer
* de l'incertitude, des doûtes, des prises à partie, des reproches parfois
* de la volonté, beaucoup
* de la solidarité, et même de l'amitié, heureusement
Mais nous avons obtenu l'accord qui nous donne un minimum de garanties sur nos avenirs une fois notre entreprise rachetée.
Et finalement, des mercis, même de gens qui n'y croyaient pas ou nous prenaient pour de dangereux psychopathes briseurs d'entreprise.
Ca fait du bien, tiens.
dimanche 3 avril 2005
Truc de fille
Aujourd'hui, me voila partie, laissant l'enfant et le père siester et s'oxygéner au parc de conserve.
Youpitralala, après 45 minutes de feintages pour éviter les embouteillages, j'arrive au paradis de la dépense inconsidérée.
C'était la première fois que je voyais des vendeurs dans les rayons, et, franchement, c'est un boulot à part entière d'être capable de reconnaitre un produit de la gamme Skruvsta (ou Leksvisk) et d'être capable de le dire sans hésiter, ni pouffer de rire et avec un grand naturel.
Il faut toujours faire atttention à ne pas se laisser emporter par l'enthousiasme et le piège du "oh-mais-c'est-pas-cher-ce-truc!" qui augure en général :
1- d'une addition plus salée que prévu
2- d'une foule d'articles qu'on n'utilisera jamais.
Mais je reconnais qu'on trouve toujours au moins un article imprévu ET pas cher ET utile. Cette fois-ci, c'est le pèse-personne Kilån (pas la peine de chercher sur leur site ouèbe, il n'y est pas encore, vous êtes obligés de me croire). Bon, la précision scandinave ne vaut pas son homologue suisse, mais pour 5,95€, on fera avec.
Dilemne du soir : déclaration d'impôts ou nettoyage de fraises pour confiture ?
jeudi 31 mars 2005
Le match du soir
La difficulté, c'est d'apprendre à faire un cadeau... En général, nous choisissons ensemble sur ses idées (donc souvent quelque chose qu'elle a déjà).
Mais cette fois, j'ai du choisir seule. Alors j'ai opté pour ça :
parce que :
1- la pounette a déjà 3 jeux de domino
2- elle a aussi un puzzle Oui-Oui (ouin)
Malgré tout, pour faire diversion, je lui ai choisi ce puzzle-là :
Elle a pleuré quand même... ben oui, elle aurait bien aimé les 2 cadeaux. Mais comme sa copine l'a "invouitée à son niversaire", elle a séché ses larmes.
mardi 29 mars 2005
Bon appétit, bien sûr
Le civet de boeuf bourguignonne, je n'ai pas osé tenter, ça m'a fait peur...
Ah, au fait, en parlant de nourriture, qui est arrivé ici en passant par là ?
lundi 28 mars 2005
On avait dit que c'était férié !
Alors pourquoi est-ce que la mairie a décidé aujourd'hui de laver les trottoirs de ma rue ?
A grand renfort de bruit de camion ?
Et les pauvres nettoyeurs de trottroirs, ils n'ont pas le droit de se reposer ? Et de nous reposer ?
dimanche 27 mars 2005
Epreuve de zénitude (niveau 2)
Vous ne me croyez pas ? Bon, d'accord, j'illustre le propos.
Ce matin, pleine d'entrain, j'emmène ma progéniture faire les courses, pas au marché, non, à l'intermarché du coin.
Youpi, youpla, le soleil est là, on y va.
J'ai sur l'épaules mon panier indien et dans celui-ci, mon caddy de mémère non assumé : un sac souple à roulettes qui se replie entièrement.
Ma minette a décidé de participer activement au ravitaillement maison et porte elle aussi son panier en osier multicolore.
Un truc qui regonfle le moral (et l'égo de maman, aussi), c'est quand la plupart des gens se mettent à sourire dès que votre enfant et vous entrez dans leur champ de vision. Et c'est comme ça sur tout le chemin. Limite, ils lancent des pétales de rose sous nos pas. Bon, ok, j'exagère. Mais à peine.
On arrive au supermarché, et le sort devient soudainement hostile.
D'abord, au bout de quelques instants, une des roues de mon sac se décroche. Et bien sûr, l'écrou-capuchon qui la tenait a disparu.
Je la replace, respire par le ventre et garde mon calme. On continue et je ne soupire pas devant le monde aux caisses.
Non, nous attendons patiemment.
J'en profite pour ajouter du nutella (40 ans cette année !) et des kinder country à mes emplettes (ils mettent de la drogue dans les produits ferrero, c'est pour ça qu'il y a un tel niveau d'addiction (savez-vous d'ailleurs que ferrero a été débouté pour sa plainte contre une comique djeunz (je ne cite pas son nom, les fans de Michel Leeb déboulent déjà par car avec leurs ricouestes, ça n'irait pas du tout)? En effet, le juge a estimé que dire que les patrons de cette marque étaient fascistes ne constituait pas une insulte).
Au moment précis où je me dis "han mais il me faudrait des stimorol original sans sucre mais où sont-ils ?" (c'est dire que nous touchons au but), LE bruit :
PAF SPLAAAASSSSSHHHHHHHHH !
Il me faut 2 secondes entières pour connecter mes neurones et comprendre : la dame derrière moi a percuté mon sac à roulettes qui est tombé, et le CCCHHHH qui persiste, c'est la bouteille de limonade en verre qui vient de se casser à l'intérieur.
Bon, j'avoue, après la semaine pourrite que j'ai passée (à part mercredi, un 4/5è payé 100% m'irait très bien... ben quoi, c'est ce qu'a ma DRH, elle peut bien me l'accorder, non ? vraiment pas ? pfff), cette fois, je n'ai pas respiré par le ventre.
Surtout que le temps que je bouge, la dame avait ouvert mon sac pour sortir les morceaux de verre et les courses à ma place. Elle se répand en "j'ai pas fait exprès, en plus, votre sac est pas stable" pendant que je tente de me maîtriser. Même j'essaie de dire qu'en effet, ce sont des choses qui arrivent et qu'elle me laisse faire.
Elle revient à la charge, pendant que je me coupe.
Pour me calmer, je pars chercher une nouvelle bouteille de limonade.
"J'ai eu peur du bruit. Tu es fâchée, maman ?"
"Oui, je suis énervée, je crois que la dame l'a vu d'ailleurs."
Retour à la caisse :
Ma fillette : "Maman, elle est pas contente du tout qu'on casse la bouteille"
La dame : "pardon ?"
Moi : "oui, c'est énervant, ce genre de situation, je comprends que ça puisse arriver, mais ça énerve parfois. Enfin, ce n'est pas grave, bien sûr" (je suis juste super contente d'avoir bloqué la caisse 10 minutes, de rentrer avec des courses collantes et un doigt coupé).
Elle : "j'ai pas fait exprès"
Moi (souriante (jaune)) : "oui, je l'espère"
On finit par lever le camp. En chemin, je surveille la roue.
A mi-distance, je constate que mon kilo de gros sel, déjà baptisé à la limonade, a crevé et se vide à l'intérieur du sac, cool.
Puis, que le sac à roulettes a été troué par un morceau de verre, yes !
En vidant le sel par la fenêtre, je fais tomber la roulette, super !
Finalement, je vais me remettre aux listes que je laisse sur la table et les placards se remplissent en mon absence. Le marché, c'est mieux pour moi.
Et puis, Heidi a égayé ma matinée. Triple merci de ma fillette et moi.
jeudi 24 mars 2005
Bouquinage
Les livres sont mes amis. D'abord, parce qu'apprendre à lire a été une des choses les plus marquantes de ma vie et que depuis je n'ai plus jamais passé plus de quelques jours sans mettre le nez dans un livre.
Et puis, parce que j'y déniche toujours des émotions, des connaissances, de tout.
J'aime beaucoup partager ce que je tire d'un livre comme on partage de bonnes choses, offrir ceux qui m'ont marquée.
Combien de livres lisez vous par an ?
C'est variable, en fonction du rapport que je noue avec le livre que j'ai dans les mains. Parfois, je me dépêche d'en finir un qui m'agace, parce que j'ai du mal à abandonner complètement, ça me culpabilise... D'autres fois, je traîne sur un autre qui me plait trop pour me résoudre à le poser.
Je lis souvent aussi 2 ou 3 livres à la fois.
Au total, je dirais entre 60 et 100 livres par an.
Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ??
Les livres que j'achète peuvent rester longtemps dans ma bibliothèque avant que je les lise. Parce que si on me lâche dans une librairie, je suis prise de frénésie, surtout depuis que je travaille loin de tout.
Mon dernier achat, c'est ça :
Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?
Demain ou après-demain, j'aurais répondu ça :
Pour de faux, le dernier livre était d'Etty Buzyn : Papa, Maman, laissez-moi rêver.
Pour de vrai, c'était les Aventures de Babar avec ma fillette (trop horrible, la mort de la maman) et
Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.
J'aurai pu en citer beaucoup : des classiques, du Merle, du Sartre, du Pennac, du Fante père et fils, du Gemmell, et bien d'autres encore, mais je joue le jeu, et me limite à quelques très marquants.
Le Père Noel, trop attentionné, m'avait livré 3 livres de la Comtesse de Ségur, et j'ai commencé par celui-là. Gaspard travaille bien à l'école et la vie lui sourit, alors que son frère est un cancre qui finit mal. Une vraie leçon de vie, non ?
Un vrai bijou de dérision et de 25è degré, qui me permet de ricaner à part moi quand je croise des collègues bordelais et me dis intérieurement que "les bordelais sont laids", ce qui, si je le leur disais, provoquerait infailliblement une bonne guerre, ce qui ne nous ferait pas de mal, ma bonne dame.
Quand ma fille sera grande, je laisserai négligemment trainer mon intégrale de Desproges pour qu'elle puisse en profiter.
Comment ça, ça fait six ?
A qui passez vous le relais et pourquoi ?
A qui voudra se découvrir un peu et nous faire partager un peu de lui.
mardi 22 mars 2005
Une image, une chanson
Vu mon état d'esprit d'hier soir, j'aurais pu choisir cette chanson, et puis, finalement, j'ai opté pour un texte plus léger mais plus représentatif pour aller avec cette photo, prise dans mon coin d'Italie :
pour aller avec Paese, une chanson d'Akhenaton, qui décrit beaucoup des facettes du Sud de l'Italie :
Beaucoup d'gens nous détestent, ils voudraient être comme nous
Reconnaissons qu'dans l'monde y'en a peu classe comme nous les ritals
j'viens d'là où parler avec les mains c'est vital
Où on te recoud le bras à la place d'une jambe à l'hopital
J'viens d'là où le sourire s'affiche sans complexe
Où les relations avec la loi sont difficiles et complexes
D'là où les cités sont ennemies depuis des temps immémoriaux
Sans cesse aux mains d'colons venus d'Espagne
Du monde arabe ou d'France du Royaume Normand
J'viens d'là où la terre ferme tremble en dormant
La où on s'pète un plat de Penne all'Arrabiata
Sur une terrasse au soleil relax avec des grosses Losas
J'viens d'là où les maisons s'font et s'finissent pas d'là
Où les équipes et les quartiers ne s'unissent pas
Où la majorité, s'acquiert dans la strada
Où on rêve tous de luxe, de femmes qui claquent et de costumes Prada
D'là où y'a plein d'gens honnêtes aussi
Des travailleurs qui s'lèvent, et des fous qui vivent des rêves, des dancings
Des boites de nuit qui jouent du ...
Des putains d'bandits qui jouent du PANG PANG
J'viens d'là où sur les murs, y'a les avis d'décès
D'la où Pipo plonge quand il joue les blessés
D'où les mecs préfèrent aux hommes les animaux, seuls
Car très étrangement ils aiment tout c'qui ferme sa gueule
J'viens d'la ville où a peu près est synonyme de très bien
Faut pas nous en vouloir, c'est un système mis en place de très loin
D'là où les filles sont belles et les frères jaloux mais comment
Dire une fois libres, elle s'laissent aller au quand elles sont seules
De là où viennent Alban et Romina
Là où les mômes, défilent en ville avec 6 kg d'gomina
Sur les scooters à 3, sac à main attention
Ici l'rétroviseur fait office de glace de salle de bains
J'viens d'là où les blondes généreuses squattent la télé
Blondes elles complexent mon frère, la méditerranée t'sais
D'là où les cartouches de clopes sont bourrées d'sciure
D'là où on t'fait un Nike sur la figure
Où les paris clandestins embrasent un pâté entier d'maisons
Si bien que tu vois les chevaux s'tirer la bourre dans la rue
Là où les p'tites stars du foot tirent et courent dans la rue
Là où les p'tits caïds de 12 ans tirent et tuent dans la rue
J'viens d'là où les mères lisent et disent l'avenir dans l'tarot
Où on adule le sang de San Genaro, Santa Lucia
Dis moi comment va l'Vésuve, et l'Isola Verde
Où gosse j'baladais, et j'me perdais, je viens d'là
Où les bougainvilliers sont immenses, l'porte monnaie
Mince, mais, où l'hospitalité est immense
Où les gens ont le sens du secret, c'est pas qu'ils s'terrent
Mais ils savent qu'si on a rien d'bon à dire alors vaut mieux s'taire
dimanche 20 mars 2005
Beaux jours
* les premières fraises
* les chants de Noël hors saison
* les premiers rayons de soleil qui réchauffent
* les premiers châteaux de sable
* la première leçon de "rouleurs"
* les premières crudités printanières
* les premiers jours sans manteau
Le vrai retour du printemps
vendredi 18 mars 2005
Lubie du matin
Alors qu'il fait beau, et que 10 minutes de marche matinale le long du périph, c'est tout de suite moins glauque au soleil, non ?
Oui, mais la promiscuité, les gens qui postillonnent sur toi et qui sentent l'alcool avant 9h, la phobie de ramener des saletés chez soi, ça commence à bien faire, certains jours.
Ceci dit, dans le métro, l'avantage, c'est qu'on lit beaucoup, même qu'on pourrait raconter plein de trucs en remplissant le questionnaire qui tourne en ce moment...
Oui, mais avoir sa petite bulle à soi pendant
Mais, quand même, l'air parisien est déjà bien pollué, est-ce bien utile d'en rajouter ? Certes, une voiture de plus ou de moins... Oui mais bon.
En attendant un peu, je devrais vite savoir si c'est juste une lubie ou un besoin profond de mon moi consommateur (et en recherche de zenitude).
mercredi 16 mars 2005
Barbarisme de compétition
de mon nouveau directeur financier, nonobstant directeur des ressources humaines intuitu personae ad intérim, qui n'en disconvient pas :
"C'est une dichotomie en trois parties."
Ce ne serait pas une trichotomie, ça ?
Depuis toujours, c'est une chose entendue
Comme une évidence, comme une preuve d'amour véritable.
Je sais où la trouver
Elle sait où me voir
Toujours employés
A réduire les écarts
Quand on l'approche enfin
Aussi près qu'on aille
On ne possède rien
Elle va où elle veut
Du feu du bruit
Pour mériter le silence
Au bout du compte
Ca ressemble à de la chance
Et comme on dit parfois
Si tu tiens à toi
Ne fais jamais comme eux
Elle va où elle veut
Si tout file entre nos doigts
Les jeux qui nous tiennent
Resteront toujours là
Y'a rien à dire de plus
Depuis toujours
C'est une chose entendue
Elle va où elle veut
(Paroles Bertrand Cantat)
dimanche 13 mars 2005
Association des Phobiques Anonymes, bonjour !
Bonjour, je m'appelle -biiip-, j'ai 31 ans, j'ai une fillette et un chéri, je travaille dans un secteur en déconfiture et j'habite l'Ile de France. Je suis multi-phobique.
Bonjour -biiip-
Alors, c'est mon tour de parler, c'est ça ?
Oui, nous vous écoutons, -biiiip-
Ok. Je commence.
Alors, voila. Ca a commencé dans l'enfance. Une amie de mes parents s'est tuée dans des escaliers, et depuis j'ai toujours eu peur de glisser et d'avoir le coup du lapin.
(hochements de tête entendus dans l'assemblée)
Et puis plus tard, c'était la peur des glissades au bord du quai de métro. D'ailleurs, j'en ai parlé sur mon blog. Je sais, c'est irrationnel, mais c'est comme ça.
Une phobie n'est jamais rationnelle, -biiip-. Ce que vous décrivez est normal.(Hochements de tête entendus dans l'assemblée). Cette phobie-là s'est elle accrue depuis la médiatisation des personnes qui poussent des gens sur les voies ?
Bizarrement, non.
Ce qui me préoccupe de plus en plus, ce sont les phobies liées à la santé. Et entendre parler de tous les maladies qui se développent aux infos n'arrange rien, bien sûr...
(hochements de tête entendus dans l'assemblée)
Donc, je somatise souvent : un gros rhume devient une pneumonie ou une tuberculose... Une douleur dans un bras, et c'est le début d'une tumeur au cerveau... Oui, c'est un des symptômes visibles, vous ne saviez pas ?
(toussotements dans l'assemblée)
Une douleur isolée dans la tête, je pense anévrisme, etc.
Le pire, c'est que mon entourage ne comprend pas bien sûr. Parfois, cela fait même l'objet de plaisanteries à mon égard. Et si j'étais vraiment victime d'un de ces maux, ils ne me croiraient sans doûte plus...
(hochements de tête compatissants dans l'assemblée)
Récemment, deux de mes collègues sont apparus comme des pourvoyeurs de nouvelles angoisses.
L'un des deux ne boit plus d'eau du robinet depuis qu'il a eu connaissance de cette étude sur les modifications du système génital des poissons de rivère à cause des rejets de susbstances médicamenteuses actives dans les eaux usées...
(regards interrogateurs dans l'assemblée)
Au début, je ne le croyais pas, mais dans l'excellent Thérapie de David Lodge, le héros y fait allusion, j'ai donc vérifié la réalité du problème.
Maintenant je regarde mon robinet avec suspicion et mon armoire à pharmacie, aussi, d'ailleurs. Un peu comme je me méfie de mon pommeau de douche quand j'entends le mot "légionnellose", mais en pire.
(regards médusés dans l'assemblée)
Mon autre collègue me fait un compte-rendu détaillé de Science et Vie tous les mois, alors que je ne lui demande rien... Résultat, j'ai bazardé au vide-ordures des friandises venant directement de Malaisie et le sac qui les emballait, et un t-shirt venant du même endroit trempe actuellement dans de la lessive St-Marc. C'est ce que j'avais de plus puissant sous la main...
(airs perplexes dans l'assemblée)
A cause du SRAS...
Eh bien, bravo -biiip-, vous venez de remporter le titre de phobique du mois dès votre première visite ! (applaudissements dans l'assemblée). En revanche, je vais vous demander tout de suite de bien vouloir suivre bien gentiment ces deux gentils messieurs en blanc. A très bientôt -biiip- !
vendredi 11 mars 2005
On r'met ça ?
Depuis notre retour (épique) de vacances, ma pounette et moi, on a eu la même discussion tous les matins d'école (c'est-à-dire un jour sur 2, merci la grève) :
"Maman, je vais où aujourd'hui ?
- A l'école, chérie.
- Tu vas skier et je vais à l'école de ski ?
- Non, non, tu vas à ton école d'ici et je vais au travail (sanglot étouffé).
- Bon, d'accord"
Il faut dire qu'elle a eu ça :
Et qu'en la retrouvant, l'après-midi où elle l'a eu, elle nous a dit très fière :
"Aujourd'hui, j'ai GAGNE !"
Comme Dora l'Exploratrice, limite avec la petite danse qui va bien... C'est pas la classe, ça ?
mercredi 9 mars 2005
C'est dans le besoin qu'on reconnait ses amis
(oui, mes références sont lamentables, j'ai un peu honte. Ceci dit, quand j'étais enfant, Michel Leeb passait sa vie à la télé, on nous l'a beaucoup infligé quand même. Chacun vit avec les séquelles de son enfance, hein.)
Bref, la chute du sketch, c'était ce dicton.
Aujourd'hui, mes copains représentants des gens qui bossent dans cette entreprise merveilleuse et moi, on a plein de nouveaux amis qui se soucient de savoir où on en est, si on négocie bien, tout ça.
Le sketch disait donc vrai.
J'ai très envie de faire un post youpi-tralala, drôle et enlevé, mais bizarrement, ça ne vient pas.
Je pourrais par exemple parler des soucis de ma collègue qui est bien triste parce que :
1- nous n'intégrerons pas le Big Brother français n°1, celui qui a entrepris une lobotomisation de masse pour aider ses clients à vendre des boissons gazeuses, et qui songe à diffuser sa daube via internet parce que c'est moins cher que la télé hertzienne. Non, et c'est bien triste parce qu'elle rêvait d'une carrière à mi-chemin entre audiovisuel et béton.
2- nous risquons d'être fusionnés à un concurrent qui a déjà tout ce qu'il faut en équipe marketing-communication et commercial. Oups, c'est notre travail, ça. Too bad.
3- au mieux, le concurrent qui pourrait nous garder s'il nous rachetait, le gros problème, c'est que sa marque ne la fait pas rêver.
Alors, bon, quand j'entends ça, je ramasse mes bras, je hoche la tête (en souriant même) quand on me parle, et je poste quand même.
Vivement la suite, tiens.
mardi 8 mars 2005
Revenir, c'est renaître un peu
Le retour aussi est marqué par la vitesse. A peine rentrés, redevenir une petite abeille laborieuse (enfin, un peu).
Et puis garder mon sérieux au travail, éviter le sourire béat en lisant les nouvelles qui annoncent la mise en vente officielle de mon travail. Ne pas dire "tu vois, j'avais raison" à ma cheffe qui me disait que c'était faux depuis des mois.
Et même lui souhaiter bon courage pour les semaines qui viennent.
Penser que bientôt, j'aurais du temps différemment puisque les choses vont changer.
Profiter de l'énergie que mes vacances m'ont donnée. De la petite réserve d'EPO acquise en altitude (un petit coup de dopage légal).
Lire toutes les notes de la semaine. Voir et entendre les gens de tous les jours.
Papoter avec une autre maman devant l'école.
Retrouver mes repères. Etre de bonne humeur.
vendredi 25 février 2005
Ca devait arriver
Après près de 18 mois passés à travailler dans un lieu hostile au shopping, ma désintoxication a fini par aboutir.
Ce n'était pas un choix personnel, non, mais, voilà, c'est arrivé.
Hier, je me suis trouvée dans une super grande surface d'articles sportivo-hypes avec pour mission d'acheter (non, pas repérer : acheter), tout ce qui manque pour les vacances au ski qui commence demain (hmmmmm).
Eh bien, je suis ressortie les mains vides.
Le gros coup de faiblesse.
Pire, j'étais très décidée à repartir avec une paire de chaussures et le vendeur m'en a dissuadée.
Ca se soigne à votre avis ?
Edit de départ en vacances : très bonne semaine à vous, la mienne sera familiale et enneigée.
jeudi 24 février 2005
mardi 22 février 2005
Let the music play
Vous l’avez vu chez Del4yo, chez angel puis chez Alix.
Je commence à courir en gardant le bras en arrière, je me saisis du témoin tendu par la relayeuse précédente et hop, c’est parti !
Combien y a-t-il de fichiers de musique sur votre ordinateur ?
Aucun.
J’ai vaguement eu un album de Mickey 3D, un moment, mais je ne télécharge pas en général, parce que je suis une flemme et que mon ordi à la maison est tout pourri (sur celui du boulot, je n’ai pas les droits d’admin, le problème est réglé).
Quel est le dernier CD que vous avez acheté?
Alors, voyons, c’était un jour où j’étais triste, et j’ai donc décidé de me faire plaisir en m’offrant un James Ellroy pour les yeux et le Live à St-Etienne de Mickey 3D pour les oreilles. Et là, je me suis rendu compte que je connaissais très bien ce groupe sans le savoir et c’est une des rares fois où, en écoutant un live, j’ai regretté de ne pas y avoir assisté.
Quelle est la dernière chanson que vous avez écouté avant de lire ce message ?
Une chanson de Magyd Cherfi (ex-Zebda) entendue (et fredonnée) à la radio ce matin : Ma place".
Hasard complet… J’aime beaucoup ce qu’il fait et a fait, seul, avec Zebda, avec 100% Collègues, au hasard des concerts…
J’aime aussi son engagement.
Donnez 5 chansons que vous écoutez souvent ou qui comptent beaucoup pour vous :
5 titres, comme chez Zebda, « je crois qu’ça pas être-euh possible-euh… »
5 thèmes, ça vous va ?
1- Les grands classiques
Tout Brel (mais bon, je lui dois mon prénom), surtout Les Vieux amants, Les Bonbons (1 et 2), Ces Gens-là, Sur la Place, Jaurès, Les Marquises, et plein d’autres… en gros, tout le répertoire, sauf Ne me quitte pas.
Brassens aussi, beaucoup
Nougaro (4 Boules de cuir, par exemple) qui remue des choses
Barbara, même si elle me donne le cafard
Edit : j'ai oublié Gainsbourg (grosse bourde).
2- Les chansons du soir
Celles qu’on chante avec la pounette : Les Sabots d’Hélène, Le joueur de Flûteau (Brassens), La chanson douce de Salvador, Padam (Piaf/Athur H), Mistral Gagnant de Renaud…
3- Les chansons qui m’ont accompagnée (et le font encore)
D’abord, il y a eu Dépêche Mode (l’intégrale avant l’album Violator,…).
Puis du rap, notamment IAM et Akhenaton (Paese, c’est l’Italie que je connais, Demain, c’est loin, c’est le quartier où j’habitais, J’aurais pu croire, qui est encore d’actualité 12 ans plus tard).
Et puis, parallèlement, du rock : Hendrix (mon 1er CD), Les Doors (je suis incollable en cris de Jim Morrison), U2 (Rattle and Hum), la Mano Negra puis Manu Chao (pas le droit droit d’écouter à la maison, je suis la seule à ne pas devenir folle en écoutant leurs albums).
Et Noir Désir qui nous accompagne depuis si longtemps, dont je suis incapable de dire quelle est la chanson que je préfère et qui a été le vrai gros moment fort que m’a procuré un concert (jamais égalé sur scène).
Et puis Bob Dylan, et puis Arthur H, et puis Ben Harper (Waiting on an angel me fait toujours fondre), et puis Zebda, et puis Thiéfaine, et puis Mickey 3D, et puis Miossec (même combat que Barbara), et puis, et puis…
4- Les chansons qui donnent la pêche
Celles de Rita Mitsouko (Andy par exemple), des Négresses Vertes (un coup de Voilà l’été et hop !), de Niagara, de Joe Dassin (Siffler sur la colline, Les ptits pains au chocolat lalalala…), Rachid Taha (Ya Rayah)
5- La chanson inclassable
Misère de Coluche, parce que.
A qui allez-vous passer le relais (3 personnes) et pourquoi ?
La jeune bergère, parce que j’aimerais bien en savoir un peu plus long que Brassens.
Mel'O Dye, parce que je suis sûre de découvrir des trucs
Cassiopée, pour qu’on voit à quel point c’est une petite nénette exceptionnelle.
Hoplà, j'ai un peu débordé, mais c’est fait !
Tic tac
Depuis samedi, ce sont les vacances scolaires (et pas la pause fraicheur comme les accros au "seulement une calorie" dont l'haleine a besoin d'aide ont pu le croire en déboulant ici).
C'est une bonne nouvelle parce que mon horloge interne matinale commençait à dériver sérieusement (et celle de la pounette aussi).
Heureusement, l'homme a pris les choses en main et m'a remis les pendules à l'heure. Au sens propre.
Parce que chez moi, chaque horloge est réglée "à peu près".
Le réveil a 2 à 4 minutes d'avance, comme ça je peux somnnoler encore quelques minutes quand il se déclenche.
L'horloge de la salle de bains est en avance, pour que je me dépêche.
Celle du four, réglée un peu au hasard, ça n'a pas grande importance.
Sur la chaine hi-fi, plus de réglage, je coupe le courant plusieurs fois par jour.
Ma montre ne sert jamais ou presque, seul mon téléphone est (semble-t-il) à l'heure.
Ma vraie fidèle alliée, c'est la radio, et quand Alain Passerel entame sa revue de presse, c'est que, d'à-peu-près en approximation horaire, on est très en retard (et que le voisin attendra l'ascenceur pour rentrer chez lui après avoir déposé la copine de ma fillette en classe quand nous en sortirons).
Il a donc décidé de m'aider et a mis les horloges à l'heure. Ca fait bizarre, un peu.
L'excuse que j'ai, c'est que je ne me souviens pas avoir été à l'heure un jour. Quand j'étais à l'école primaire, nous habitions en face de l'école, genre à 150 mètres, on voyait la cour de récré depuis la fenêtre.
C'est comme ça que j'ai commencé à travailler ma pointe de vitesse (mais pas mon endurance) : je descendais quand ma classe était en rang et se dirigeait vers l'intérieur (ben quoi, j'avais des trucs à faire à la maison... tiens, la fillette aussi, d'ailleurs).
Alors bon, entrer dans le même fuseau horaire que tout le monde, c'est dur... Surtout quand on a toujours vécu dans un espace-temps à part.
Et vous, vous êtes sur quel fuseau horaire ?
« Time don't fool me no more »
I throw my watch to the floor
It's so lazy
« Time don't do it again »
Now I'm stressed and strained
With anger and pain
In the subway train
(Now it's half past two)
Long gone the rendez-vous
(Now it's half past three)
Time made a fool out of me
(Now it's half past four)
Oh baby can't you see
No use in waiting no more
It's a timing tragedy
I think it's nine
When clock says ten
This girl wouldn't wait
For the out of time
Out of time man
Tiens, Manu Chao, Jean-Paul Sartre, Michel Platini et moi, on a au moins un point commun...
Et puis, l'horloge, là-haut, c'est celle de la Marie Sans Chemise à Amiens, et c'est à voir.
lundi 21 février 2005
Avant-goût de vraie note (et de vacances, aussi)
Entendu hier sur Radio-Autoroute, quelque part entre Belgique et France :
"Les flocons, c'est très joli, il en tombe d'ailleurs beaucoup au moment où je vous parle, mais regardez plutôt droit devant vous si vous conduisez".
N'empêche, il a raison le monsieur de la radio, la neige, c'est beau.
C'est pas une vraie photo de notre route, mais ça illustre quand même le propos...
samedi 19 février 2005
Ô temps, suspends ton vol...
Oui, mais ça va pas être possible du tout.
Alors je pense à vous, j'ai des trucs à raconter, et pas de temps. Il faudra attendre lundi...
Bon week-end !
dimanche 13 février 2005
Transports, mode d'emploi
Ca n'arrive pas tous les jours de pouvoir faire un voyage dépaysant. Mais parfois, point n'est besoin d'aller très loin (oui, quand je m'en donne la peine, je sais m'exprimer très correctement... mais pas trop souvent, je ne voudrais pas vous donner de mauvaises habitudes. Et puis surtout, je suis une flemme, et si je m'y mettais, il faudrait que je ne me relâche plus, alors je me ménage. Bon ok, je ferme la parenthèse.).
Donc, hier, ma fille et moi étions conviées à manger des crêpes au fond du 78. Jusqu'à Saint-Lazare, tout va bien, l'environnement est normal.
Et puis, on monte dans le train.
Et là, paf, changement de monde.
En face de nous, deux dames emperlées d'âge respectable, qui pincent les lèvres en parlant d'une connaissance commune et concluent en hochant la tête en choeur : "tu vois, j'apprends à me taire..." "tu as bien raison..."
Sur notre gauche, un papa et son garçonnet d'environ 5 ans, nantis pour l'un d'un énorme sac Ladurée (note pour moi : ne pas regarder, ne pas regarder) et pour l'autre d'un lapin et de la souris Trotteur, l'amie du Tibère de la Maison Bleue, (note pour la pounette : ne pas regarder, ne pas regarder) en peluche, victimes d'une relation réellement et dangereusement passionnelle.
Devant nous, un jeune homme armé d'un appareil photo et d'un journal intello ressemblant à Raphaël (le chanteur, pas le peintre), plutôt distrayant.
Au retour, tout est calme dans le wagon, on lit les aventures de Poulerousse (assez bizarres, quand même), nos voisines de droite devisent des bienfaits de l'osthéopathie et de la relaxation, avec démonstrations à l'appui, quand soudain, des éclats de voix dérangent la quiétude ambiante. Des insultes même.
Han !
Stupeur. Il s'agit des 5 Beatles de l'an 2005, clonés, habillés pareils genre rebelz des beaux quartiers, coiffés à l'envers à la Hard Glue parce qu'ils le valent bien (et même, on les soupçonne de se coiffer à l'endroit et de s'habiller très proprement quand papa est là, tout-à-fait comme dans la pub).
Le clou du retour, ce n'est malheureusement pas la tour Eiffel illuminée... C'est la psychopathe qui ne lâche pas ma fille des yeux entre St Lazare et chez moi, essaye de lui parler absolument, lui file même des bonbons, et qui me fait flipper parce qu'on ne sait jamais ce qui peut passer dans la tête de certaines personnes.
Elle aura quand même permis que la pounette ait sa première vraie leçon sur les gens qui donnent des bonbons, et ça, j'aurais bien attendu un peu.
Messages aux arrivants des moteurs de recherche :
Amis venant de Voilà : il n'y a pas les photos des trucs de dingues que vous cherchez ici (à part une de Brian Molko, mais pas de trucs, hum, bizarres)...
Amis de Google : pas de tricotin, ni de patrons de tricotin, mais de la flippouille, ça oui.
Ami suédois de Google chercheur de "Une paye qui aime les fromages qui pue" : il va falloir perfectionner ton français, mais bravo.
Amis de Yahoo : "fait accompli" s'écrit comme ci et pas comme ça : "faite accomplie". Si la personne qui cherche le thème astral de Bono le trouve, elle peut toujours revenir en parler, ça doit être bloggable. Et pour l'anglophone qui déclare "je cherche un correspondent sexy", hum, c'est flatteur, mais bof.
jeudi 10 février 2005
Association d'idées
Entendu hier soir au journal télé :
"Mort d'un géant : le chêne de Marie-Antoinette, qui avait plus de 300 ans, a été abattu aujourd'hui. En sport, Vahid Halilodzic, l'entraîneur du PSG, a été démis de ses fonctions."
Tout de suite, ça relativise.
mardi 8 février 2005
Le moment approche
Pas celui des vacances à la neige qui me fait stresser au lieu de dormir (je sais, je ne suis pas normale).
Non, celui de La grande question.
Comme chez Sophie, les interrogations de la pounette se font plus précises, petit à petit.
Au détour d'une conversation, son papa et moi parlons d'une visite très ancienne à des amis. Elle n'en perd pas une miette.
On a fait ci, on a vu untel, on a parlé de ça... Tu t'en souviens ?
Elle nous écoute attentivement, puis lâche d'une petite voix :
"J'étais où, moi ? Vous y êtes allés sans moi ?"
Alors, il faut lui expliquer qu'elle n'était pas encore là.
"Mais j'étais où alors ?"
Déjà en nous, mais pas encore là. Trouver des mots appropriés pour qu'elle comprenne sans penser qu'on lui raconte des histoires.
Et puis se préparer à la grande question.
dimanche 6 février 2005
Tous les voyants sont au vert
Enfin, c'est ce qu'on m'a dit... Moi, j'étais pas sûre.
Mais c'est le message officiel du Vizir Iznogoud qu'on a au boulot et qu'il serine lui-même et a demandé à ses viziret(te)s de nous rappeler à la moindre occasion.
Résultat, on dirait des clones du serpent Kâ.
Bref, je n'avais pas de raison de me méfier.
Sauf que le syndrôme de la lutte contre le stress par le sucré a commencé à se manifester.
Et hop, le bureau qui se garnit en michokos, en haribos aux fruits ou à la réglisse ou au truc acide, en chocolats divers, en gaufrettes au chocolat et oursons au lait concentré.
Et rehop, le bâfrage de speculoos, de chocolats, de pralines, d'ours à la guimauve de la pounette (oui, j'ai honte) et autres madeleines ou crêpes-dentelle au chocolat de leader price (bon, ça, ça compte pas, ils mettent de la drogue dedans).
Moui, tous les voyants sont au vert, hein...
Heureusement, je n'ai plus de balance, ça m'évite les mêmes expériences scientifiques qu'angel...
Non, le truc bien, c'est que ce sont mes vêtements qui me font part des dégâts, les fourbes. (oui, parce que comme j'ai l'air mince quand je suis habillée, les gens me croient malade/anorexique*, et me félicitent donc quand je vois le gras qui pousse, et je jure, c'est du vrai gras mou, pas un truc de brindille frimeuse).
Accessoirement, la balance de la pharmacie m'a collé une baffe hier, mais bon, j'étais très habillée, c'était après le goûter, et puis, elle me connait pas.
Il n'y a plus qu'une solution, hein... Me réabonner à la salle de sport. Et donc aller voir mon médecin pour le certificat adhoc dès que possible. Il va encore rire en me voyant. Tiens, une prochaine fois, je vous raconterai comment se ridiculiser en rencontrant un médecin pour la première fois.
* Expérience vécue : rendez-vous à la médecine du travail en 2002 :
La docteur du travail : "Alors vous avez un bébé de 10 mois
Moi : Oui.
La docteur du travail : Vous ne l'allaitez plus ?
Moi : Si
La docteur du travail : Le travail, ça se passe bien ?
Moi : Euh, oui. Ma cheffe est folle, l'ambiance est pourrie, on est quasi en plan social et je suis représentante du personnel. On peut dire que c'est le bonheur...
La docteur du travail, l'air épaté par son propre génie : Vous avez déjà eu des problèmes d'anorexie ?
Moi, perplexe : Non, jamais, pourquoi ?
La docteur du travail, sûre d'elle : Vous avez perdu 15 kilos en un an, quand même.
Moi, atterrée : Hum, oui, enfin, la dernière visite, c'était quelques jours avant le congé maternité, quoi..."
vendredi 4 février 2005
Question du jour (enfin du soir, plus exactement)
"Maman, comment il fait pour se lever, le soleil ?"
Ma fillette est décidément fascinée par l'astrophysique...
Si vous avez des idées de réponses compréhensibles à 3 ans, je prends (l'explication de la terre qui tourne avait été un fiasco, je vous le rappelle).
PS : amis fans de tricotin, bienvenue, vos requests me font bien rire, surtout quand je me souviens à quoi ressemblaient mes exploits en la matière.
mercredi 2 février 2005
Quadrature du cercle
Se tenir droit et courber l'échine...
Soit il faut avoir de bonnes prédispositions, soit ça fait mal au dos.
mardi 1 février 2005
Bien commencer la journée
* Se pré-réveiller assez tôt pour prendre un quart d'heure pour ouvrir l'oeil
* Avoir du temps pour une loooonnnngue douche
* Réussir à préparer la pounette dans les temps malgré la coopération restreinte dont elle fait preuve
* Doubler la voisine sur le trottoir
* Arriver avant-dernières à l'école
* Plaisanter avec l'institutrice et constater que la maman arrivée 30 secondes après moi se fait houspiller en raison de son arrivée tardive
* Choisir la bonne file pour l'achat de la carte orange après s'être dit qu'on aurait dû lutter contre la flemme et acheter le coupon hier quand il n'y avait personne
* Arriver sur le quai en même temps que le métro qui va au bon endroit
* Monter dans la rame avant la voisine doublée tout à l'heure
* Savourer son Lodge pendant que la personne assise à côté se prend la tête sur son Minc
* Constater que des gens laissent leur place assise aux dames enceintes
* Profiter du soleil en marchant
* Arriver au boulot la première et bloguer avant de partir en "rendez-vous extérieur" de durée indéterminée
* Savoir qu'il y aura un concours chez angel ce soir
Et vous, ça commence comment aujourd'hui ?
dimanche 30 janvier 2005
Souvenirs, souvenirs...
Samedi soir, en voiture, passage sur les lieux de ma jeunesse :
"Han mais ça existe toujours le 421 !
- ???
- Euh, oui, parfois, on y venait à pied l'hiver avec les copains du quartier...
- ???
- Quand c'était fermé chez Dom'nic, parce que des fois, il en tenait une bonne et il fermait le café...
- ...
- Et comme il faisait trop froid pour rester dehors, on venait jusque là...
(2 km plus loin)
- Tiens, parfois on venait par ici, aussi, à pied...
- (soupir étouffé)
- C'est dingue comme on avait le courage de marcher, quand on n'avait rien d'autre à faire..."
Finalement, la vie du quartier, c'était pas que drôle. Mais quand le froid était supportable ou quand c'était l'été, on pouvait passer des heures à (re)faire le monde, les yeux dans les étoiles. Et puis même des fois, faire du recel actif de Kit-kat, alors bon...
vendredi 28 janvier 2005
C'est la lutte-euh finaaaaale ! (petites chroniques du travail, suite)
D'abord, j'avoue, je n'ai pas beaucoup posté cette semaine, mais c'est pas ma faute, hein.
Parce que cette semaine, il s'est passé un truc de dingue : j'ai co-organisé ma première grève. J'en reviens pas encore.
Parce que bon, on sait qu'il va nous arriver un sale truc, mais on ne sait pas encore quoi. Alors, en représentants du personnel responsables (oui, nous sommes de jeunes responsables), nous avons proposé à notre direction un accord-cadre qui garantirait un minimum décent pour les gens en cas de tournage de la situation en eau de boudin.
Hélas, la réponse du patron a été simple : "Ma ché je souis pas mandaté pour ça" (c'est un italien et il n'est pas le PDG).
Alors, comme on veut pas lâcher le morceau, parce que sinon il sera trop tard, mardi, on a lancé un appel à la grève générale, jeudi de 14h à 16h avec une réunion d'info à 13h30.
Début de la distribution de tracts sur la grève : midi.
Envoi d'un mail du patron-pas-mandaté pour une réunion d'info générale jeudi à 11h : midi 32.
La guerre de l'information était lancée.
Entre mardi et jeudi matin, on prépare notre action : on trouve un mégaphone, on écrit des slogans, on prépare des pancartes, on cogite sur le chocolat chaud, on invente des chansons sur des airs connus et/ou des chants de footeux, on discute, on élabore des stratégies et des hypothèses, on cherche des draps pour les peinturlurer, c'est le bronx, mais ça bouge et c'est bien.
Pour tout avouer, on flippouille tous un peu sur un bide potentiel, parce que cette boîte, c'est un peu "chacun-pour-soi.com" vu le risque élevé de se faire lourder pour pas grand chose, mais on évite le sujet.
Le jeudi matin, on termine tout ce qu'on peut et c'est parti, c'est l'heure du discours de Don Pas-mandato.
Et là, c'était trop fort. Le monsieur, il a pris la parole parce que tout le monde sait qu'on est à vendre, qu'il y a la grève prévue et que ses managers lui disent que tout ça n'est plus gérable. Et il a dit quoi ?
"Je serai bientôt votre PDG, mais voici le message de mon chef : blabla.. France est un pays stratégique.. blabla.. rien n'est décidé... blabla... étudions toutes les possibilités... blabla... restez motivés... blabla... les représentants du personnnel, c'est des méchants pas constructifs, ils veulent tout casser avec leur grève... blabla... augmentations équitables... blabla... vente de la France pas décidée..."
A chaque question, il expliquait qu'il était là pour défendre l'intérêt de l'actionnaire.
Son adjoint et ennemi a ajouté que c'était mal de penser à partir avec des sous (et il sait de quoi il parle, il a eu un golden parachute et est revenu avec une augmentation).
C'était plutôt réussi, puisque plein de gens avaient vu le dossier de vente, et que les augmentations, presque personne ne les a vues. Bref, ils ont bien chauffé la salle et on aurait dû les remercier de nous donner un coup de main pareil.
L'après-midi, entre 60 et 90% des gens suivant les sites étaient dehors avec nous. Et c'était bien.
On a chanté des trucs importants sur des airs idiots, réclamé du vrai respect, regretté de ne pas avoir de chocolat chaud, interrogé un photographe de presse venu faire un tour, beaucoup parlé et senti le soutien des gens qui ont supporté des températures négatives pendant plus de 2 heures, avec le sourire.
Bien qu'on ait pris soin de rappeler à tous la loi sur le droit de grève avant de la faire, notre gentille DRH a déménagé le jeune homme qui partageait son bureau parce qu'il a trahi la confiance qu'elle avait mis à l'intérieur de lui en faisant grève.
Du coup, on devrait peut-être remettre ça, non ?
mardi 25 janvier 2005
Auto-motivation
Se lever le matin, quand on est bien au chaud dans son cocon de sommeil, de chaleur, de radio qui ronronne et pas de bruit du dehors, ça demande des efforts...
Quand le petit câlin de la fillette malade dure, il faut se motiver pour sortir le nez du lit...
Quand la fatigue se fait sentir dès le réveil, on cherche de vraies raisons pour réussir à être un minimum à l’heure...
Quand l’horizon de la journée est de préparer des actions de protestation au travail, on se pousse comme on peut...
Quand c'est le jour de la marmotte depuis longtemps, très longtemps, il faut éviter d'y penser dès le réveil...
Quand en plus, il gèle, on songe à commander un tractopelle pour réussir à bouger...
Mais j’ai finalement réussi à sortir de chez moi !
samedi 22 janvier 2005
Vengeance !!!!
Mais pourquoi est-elle si méchante ????
Parce queeeee !!!
Oui, parfois, je me métamorphose en une sorte d'Orangina rouge sans prévenir. Genre Hulk, mais pas en vert, quoi.
La différence, c'est que ça n'arrive pas forcément que quand je suis énervée. Par exemple, aujourd'hui, ce n'est pas moi qui ai choisi que c'était le jour de changer toutes mes fenêtres d'un coup et qui ai donc décidé de faire du bruit jusqu'au coin de ma rue. Non, non, non, c'est l'entrepreneur qui a fixé la date...
J'espère que mes voisins du dessus ont pu à leur tour savourer la joie de se reposer loin du mot "silence".
C'était en tout cas très instructif, puisque j'ai appris qu'en serbo-croate (en yougoslave pour ceux qui souhaitent une traduction), c'est comme en wolof ou en arabe, on dit "escabeau", "sac poubelle" ou "joint transparent" en français dans le texte (comme "assedic" ouu "télévision").
Bon, demain, on va peut-être remettre l'évier en service après l'avoir déplacé, parce que 5 jours de vaisselle dans la salle de bains, ça commence à faire long... J'hésite à prévenir les voisins...
vendredi 21 janvier 2005
Sens de l'orientation
Grâce à un ancien collègue et camarade de lutte (pouf pouf) qui s'est honteusement défilé avant notre 3ème rachat (traitre) mais qui reste un ami et un lecteur fidèle, j'ai pu voir aujourd'hui à quel point monsieur Microsoft est (plusieurs choix possibles) :
a- honteusement mauvais en géo
b- profondément déficient au niveau du sens de l'orientation
c- absolument cynique en se moquant de ses utilisateurs
d- complètement intéressé aux bénéfices des conglomérats pétroliers (allié de Satan, quoi).
Donc, la manip est simple, on cherche un itinéraire et on pense que le bibendum Michelin, c'est un gros plein de soupe. Alors, on va sur MSN Mappoint, on dit qu'on veut aller de Haugesund, en Norvège, à Trondheim, en Norvège, on vous propose cet itinéraire :
Soit 8 pays traversés, 116 étapes, 1685,9 Miles (soit la bagatelle de 2711 km) et un temps de trajet estimé à 47 heures et 31 minutes. Pas mal, non ?
jeudi 20 janvier 2005
En quelques mots
Avec mon cousin :
"Tu commences tes tournées à quelle heure ?
- 6h30.
- C'est tôt... Ca doit être difficile, non ?
- C'est un pli à prendre..."
Ca tombe bien pour un facteur...
mardi 18 janvier 2005
Le savoir-vivre
Les regrets pour tout ce qu'on n'a pas fait,
La tristesse pour celles qui restent avec toute la vie devant elles,
La colère devant l'inacceptable,
Le temps passé si vite, on croyait qu’il en restait tellement...
Demain sera difficile.
Pourquoi m’ennuie-t-on ici avec des choses urgentes et dérisoires sous prétexte de servir mes intérêts pour mieux les piétiner, quand on sait ma peine ?
Je ne demande même pas du respect (et pourtant je devrais), juste un minimum de savoir-vivre.
dimanche 16 janvier 2005
vendredi 14 janvier 2005
Modération automatique des propos recommandée
L'article suivant incite à la plus grande prudence (ou pas) :
Un Britannique renvoyé pour avoir critiqué son employeur sur son "blog"
mercredi 12 janvier 2005, 18h50
LONDRES (AFP) - Un employé de la chaîne britannique de librairies Waterstone's a été renvoyé pour avoir critiqué son employeur dans la chronique qu'il tenait sur son "blog".
Sur ce blog (contraction de "weblog", chronique ou journal intime mis en ligne sur internet), Joe Gordon, employé depuis 11 ans par une librairie Waterstone's à Edimbourgh (Ecosse), a précisé qu'il avait été renvoyé pour "faute grave" après une réunion disciplinaire le 5 janvier, au motif que les commentaires de sa chronique "discréditaient sa société".
Une porte-parole de la chaîne a confirmé que Joe Gordon avait été renvoyé. "Une procédure disciplinaire est en cours et M. Gordon a le droit de faire appel deux fois", a-t-elle expliqué se refusant à tout autre commentaire.
Dans ce blog intitulé "Woolamaloo Gazette", Joe Gordon avait surnommé sa librairie "Bastardstone's", sans jamais cependant l'identifier formellement. Son supérieur était surnommé "Vilain Patron" ("Evil Boss").
Dans le récit de sa vie au travail, il se plaignait de "l'esclavage", ou de ses horaires. Mais, précise-t-il, ces chroniques étaient explicitement satiriques, et n'avaient pas pour objet "d'attaquer la société de manière systématique".
Selon lui, ses supérieurs ont refusé de tenir compte du côté "parodique" et "satirique", et du fait qu'il écrivait cette chronique chez lui et pendant son temps libre. Il a estimé que son renvoi "soulevait de graves questions quant à la liberté d'expression".
Alors faut-il s'auto-censurer par crainte des représailles ?
mercredi 12 janvier 2005
Rubrique à brac
Allez, hop, une note longue et décousue !
Entendu dans le métro :
"Mon frère, il va prendre un appart...
- Han déjà, mais il vient de finir sa période d'essai ????
- Ben oui, mais il voulait plus être chez mes parents...
- Han, mais il est super-jeune !!!
- Ben 25 et demie...
- Ah oué, déjà... han mais t'as 23 !!!
- Oui (ouin)
- Moi, j'ai pas encore 20 ans dans ma tête... Bouh on est vieilles...
[...]
- Hier, j'écoutais Skyrock, je sais pas ce qui m'a pris, ben un mec, il racontait un truc, c'était trop drôôôle !
- Ah bon ?
- Oué, il était venu voir sa copine, mais elle était pas là, et finalement il est sorti avec sa mère.... hihihi
- Hihihihi...
- ...
- ...
- ...
- Han mais c'est dégueulasse !
- Oué, ça craint, la mère l'a allumé, comme dans les films.
- Pis les garçons...
- Oué...
- Han mais imagine la fille quand elle l'apprend ! Moi je me suicide !"
(la jeune dans sa tête s'est vautrée sur moi en gloussant et après, j'ai plus pu lire à cause de leurs bavardages, ouin).
Quelques requests, parce que :
Collègue cinquantaine : je la cède à qui veut...
poser du parquet flottant : c'est pas ici, c'est à l'étage du dessus, c'est bruyant pour ceux qui habitent dessous, surtout quand on est adepte des talons, bref, je ne conseille pas vivement (sauf si on n'aime pas ses voisins, bien sûr).
Rafermir muscles des bras : c'est pas ici non plus, essaye encore.
Brian Molko bientôt papa ? : nooooon ??? je ne vais pas m'en remettre !
lalalalala : ça, je maîtrise.
chansons calabraises : ça, beaucoup moins...
mantra : je suis preneuse, notamment pendant les heures de bureau...
madame isadora : mademoiselle, s'il vous plait. Euh non, madame, c'est mieux.
photos de femmes fortes bien habillées : malheureusement, cher lecteur, il n'y en a pas ici, mais je suis sûre que la vente par correspondance doit pouvoir t'aider...
Lectures inavouables :
Ce sera pour plus tard (ça, c'est du teasing !)