mardi 10 mai 2005

C'est pas gagné

Alors que :

* je tente désespérement de me pousser le matin pour aller bosser, puis sur place pour le faire vraiment (bouhouhouhou)
* ma maison est un squat que je ferai bien de déblayer
* j'ai des tas d'idées pour occuper le temps libre que je n'ai pas
* j'ai l'équivalent d'une semaine de congés à liquider avant la fin du mois, donc une perspective de travail au 3 ou 4/5ème pour les 3 semaines à venir (ce qui n'augmente pas ma productivité pour l'instant)

ma pounette ne m'aide pas.

Pire, elle semble lutter pour me pousser à la faute... Si, si.
La preuve ?

Hier, jour de rentrée, elle dort 12 heures d'affilée pour la première fois depuis... hum... qu'elle est née, si je compte bien. Obligée de la réveiller en catastrophe pour arriver (les dernières) avant la fermeture des portes de l'école.

Ce matin, elle s'est réveillée plus tôt. Mais... "non, je ne veux pas aller à l'école, je veux les grandes vacances !" (avec roulage par terre pour une crédibilité parfaite).

Oui, ben moi aussi, hein.

lundi 9 mai 2005

Tout près, mais pas encore vraiment présente

Revenue de mini-vacances (d'aération de tête, plutôt), certes, mais pas encore opérationnelle, enfin pas tout-à-fait.

Peut-être une vraie note ce soir ?

mardi 3 mai 2005

Pas loin, mais pas là

Non, je ne suis pas au fond du gouffre comme pourrait le laisser penser la note précédente. Au contraire même, dire que ça va pas, ça aide à repartir vers du mieux.

Ce blog est un peu en vacances cette semaine, alors n'hésitez pas à me laisser des petits mots avant mon retour.

Bonne semaine !

samedi 30 avril 2005

Strange days

Il y a des moments où tout se goupille de travers, où on devrait être content, mais non, on traîne sa mauvaise humeur sans pouvoir s'en débarrasser, en se disant que non, décidément, rien ne se passe comme on voudrait.

Personne ne voit ce qui cloche, pendant qu'on se chante en boucle "Rien qui va", comme Clarika (chanteuse pas très connue, qui écrit des perles drôles et/ou émouvantes et que je vous conseille).

Mais on se doûte, qu'au fond, c'est probablement un de ces moments qui font avancer, alors on accepte sa mauvaise humeur, on finit de lire Blonde, qui est quand même déprimant, et on passe à quelque chose de plus léger, on s'accorde du sommeil, on ressort ses jupettes et on sourit au soleil.

Et on se fait un coup de Clarika pour retrouver la pêche (pas "non, ça s'peut pas" parce que c'est larmoiement assuré).

jeudi 28 avril 2005

La phrase de la semaine

D'un de mes collègues :

"Ah mais c'est vrai que tu as fait une école de commerce. J'oublie tout le temps. On dirait pas : tu n'es pas formatée."

C'est idiot, mais ça me fait plaisir.

mardi 26 avril 2005

Y a des détails qui trompent pas

Je ne suis pas un garçon et il n'y a pas de grande fille qui habite chez moi, mais quand même...

samedi 23 avril 2005

Merci qui ?

Vous ne savez pas ?

Merci Mamie Nova, enfin !

J'ai encore craqué... Dans mon supermarché tout rénové qui donne l'impression qu'on habite dans l'avenir. Où ils ont mis des chants de cigale au rayon fruits et légumes. Où les caddies de mamies attendent sagement à la sortie. Où les sacs grande capacité vendus sont jolis.
Un pur délire de marketing. Ca a brainstormé dur chez Champion, pour sortir de l'image pouilleuse des pubs dites par Chevallier et Laspallès. (Tiens, il y avait un footballeur du PSG il y a quelques années que tout le monde appelait "Laspalles", mais je suis sûre que c'était le neveu de l'autre. Bref.)

L'équipe marketing de Champion s'est fait un gros plaisir, et pouf, ça marche.

J'ai donc craqué, en me disant que j'étais décidément une vraie victime du marketing, quoique j'en dise.
Mais j'ai pas pu m'empêcher quand j'ai vu ça :



Eh bien, c'est délicieux (meilleur que celui au chocolat blanc), ça fond dans la bouche avec un goût délicieux qui rappelle ces bonbons qui s'appelaient des têtes de nègre à une époque qui semble révolue (un jour, je ferai une note sur les souvenirs bonbonnesques et les traditions familiales qui vont avec, tiens).

vendredi 22 avril 2005

Carrément méchant, jamais content...

Vous le croyez si je vous dis que les gens qui étaient le plus hostile aux actions que mes amis représentants et moi avons menées pour obtenir des garanties pour notre futur il y a quelques semaines, ces gens-là qui nous trouvaient extrêmistes, inconscients et tout, aujourd'hui, ce sont eux qui trouvent qu'on n'a pas obtenu assez. (hé bé, j'ai cru que je la finirai jamais cette phrase, d'ailleurs il doit manquer un point d'interrogation)

J'avoue, j'apprécie à sa juste valeur le culot de la personne qui vous sort un truc pareil. Ca tient un peu de la performance, tout de même.

Vous le croyez, si je vous raconte l'histoire d'un type qui, lors du rachat précédent, s'est rendu indispensable pour être sûr d'avoir une belle progression, puis a changé d'avis parce que le chèque du plan social lui aurait bien plu ?
Bien sûr, il n'a pas été licencié, il était indispensable. Alors, comme il attend un prochain plan social, il est parti en congé longue durée, travailler ailleurs. Et après l'avoir eu sur le dos de longs mois il y a bientôt 2 ans pour que je l'aide à être licencié (!), il attend avec espoir que notre nouvel actionnaire le vire (ce dont il n'est pas question pour l'instant).

La nouvelle économie, c'est plein d'enfants gâtés, quand même...

Edit : Heidi aussi trouve qu'il y a de l'abus !

mercredi 20 avril 2005

Aide-toi, le ciel t'aidera

Non, je ne parlerai pas du pape.

C'est pas l'envie qui m'en manque, mais non.
Pas la peine d'insister.

La grande nouvelle, le seul truc que mon cerveau passablement embrumé ait retenu ce matin dans le ronronnement du snooze de mon réveil, c'était ça :

"blablabla Benoît Seize blalblablabla Vatican blablablabla un pape traditionnaliste ? blablabla date-limite des télédéclarations de revenus repoussée au 15 mai blablabla Benoît seize, 265ème pape blablabla quelle politique envers les autres religions blablabla parfois la fonction change l'homme blablabla merci Monseigneur Machin"

Avez-vous trouvé l'intrus ?

Et bien, tout bien vérifié, ce n'était pas un message subliminal au milieu des émissions de Radio Vatican.
Non, non, non.

La procrastination fiscale est récompensée, c'est officiel ! (wééé, je vais attendre ce week-end pour m'en occuper du coup)

mardi 19 avril 2005

Pensée du jour

* arrêter de me droguer aux haribos *

Edit du soir : merci beaucoup à Din qui me prête son ours pour stopper ma crève.

lundi 18 avril 2005

C'est pas bien, oh non...

Faire des montages photos de la séance de rouleurs avec sourires inclus inside d'hier au lieu de bosser, c'est mal.

Diffuser ledit montage et en profiter pour bavarder par mail ou messenger au lieu de travailler, on fait mieux.

Se chanter en boucle " faut qu'j'travaille" depuis 9h30 sans réussir à s'y mettre, c'est vraiment pas terrible.

Grignoter des pasta frutta pour se donner du courage mais ne pas commencer concrètement son boulot, c'est pas beau.

Faire une tournée de blogs au lieu d'attaquer le compte-rendu qu'on aurait du faire jeudi dernier (et qu'un collègue a réclamé), il y a de quoi ne pas être fier.

Chercher une image de hamac pour illustrer cette note (ne pas en trouver) et se soustraire à la tâche, ça devrait donner mauvaise conscience.

Voir la réunion de 15h30 approcher à grands pas et se dire que c'est peut-être un bon prétexte pour sécher le compte-rendu, vraiment, c'est pas bien du tout.

Chercher des infos sur les bonnes raisons de dire au directeur des ressources humaines (ad interim) qu'on souhaite au nom de son organisation syndicale que la journée de solidarité soit offerte aux salariés et ne pas rédiger cette saleté de compte-rendu, c'est pas très courageux.

Se cacher derrière sa crève et les possibles traumatismes crâniens causés par les éternuements pour tourner au ralenti, ça n'a rien de reluisant.

Avoir fait le tour des principales sources de procrastination à 14h, ça oblige à s'y mettre. Non ?

jeudi 14 avril 2005

C'est une fille !

Oui, oui, ma pounette est une fille.
Elle aime le rose, demande une jupe tous les matins, a des tas de poupées, des petits poneys.
Elle aime les bijoux, rêve de se maquiller.
Limite, c'est plus une fille que moi.

Mais elle a des intérêts de son âge, aussi. Alors quand elle m'attire vers cette vitrine, j'ai un peu peur.


Parce que Winnie n'est pas mon ami. Surtout depuis qu'il est arrivé ici muni d'une boîte à musique (pénible).

Mais elle insiste : "Mamaaaan, regarde !"

Et en fait, Winnie peut aller se rhabiller (ouf !)

mardi 12 avril 2005

Un peu décalée...


Je croyais que c'était l'hiver qu'on était sensé hiberner ?

A moins que j'ai commencé une cure de sommeil à l'insu de mon plein gré ou que quelqu'un s'amuse à mettre des trucs dans ma nourriture, je crois qu'il y a un petit problème.

A moins que ce ne soit ce qu'on appelle un contre-coup ?

Edit de début d'aprèm : dans la famille Follette, je voudrais la soeur : eh oui, ma soeur à moi que j'ai est l'heureuse gagnante de "trouvez la culotte Wonder Woman". Merci, merci !

jeudi 7 avril 2005

Décompression

En zyeutant Cosmopolitan par-dessus l'épaule de ma voisine de métro (mais aussi maman d'un camarade de classe de ma pounette), j'ai vu qu'on peut désormais trouver des culottes WonderWoman.

Pile l'accessoire qui me manque !

Lectrices de Cosmo égarées, pouvez-vous me dire où trouver cette perle rare ?

mardi 5 avril 2005

Yes !

Oui, ça y est.

* presque 9 mois d'efforts
* 3 grèves
* des tas de tracts
* des heures de réunion et de bras-de-fer
* de l'incertitude, des doûtes, des prises à partie, des reproches parfois
* de la volonté, beaucoup
* de la solidarité, et même de l'amitié, heureusement

Mais nous avons obtenu l'accord qui nous donne un minimum de garanties sur nos avenirs une fois notre entreprise rachetée.

Et finalement, des mercis, même de gens qui n'y croyaient pas ou nous prenaient pour de dangereux psychopathes briseurs d'entreprise.

Ca fait du bien, tiens.

dimanche 3 avril 2005

Truc de fille

Nous les filles, quand on n'a pas le moral, rien de tel qu'une virée chez hic&ha pour nous rendre le sourire.

Aujourd'hui, me voila partie, laissant l'enfant et le père siester et s'oxygéner au parc de conserve.

Youpitralala, après 45 minutes de feintages pour éviter les embouteillages, j'arrive au paradis de la dépense inconsidérée.

C'était la première fois que je voyais des vendeurs dans les rayons, et, franchement, c'est un boulot à part entière d'être capable de reconnaitre un produit de la gamme Skruvsta (ou Leksvisk) et d'être capable de le dire sans hésiter, ni pouffer de rire et avec un grand naturel.

Il faut toujours faire atttention à ne pas se laisser emporter par l'enthousiasme et le piège du "oh-mais-c'est-pas-cher-ce-truc!" qui augure en général :
1- d'une addition plus salée que prévu
2- d'une foule d'articles qu'on n'utilisera jamais.

Mais je reconnais qu'on trouve toujours au moins un article imprévu ET pas cher ET utile. Cette fois-ci, c'est le pèse-personne Kilån (pas la peine de chercher sur leur site ouèbe, il n'y est pas encore, vous êtes obligés de me croire). Bon, la précision scandinave ne vaut pas son homologue suisse, mais pour 5,95€, on fera avec.

Dilemne du soir : déclaration d'impôts ou nettoyage de fraises pour confiture ?

jeudi 31 mars 2005

Le match du soir

Ma pounette est bien vue dans sa classe. Donc elle est invitée à des anniversaires.
La difficulté, c'est d'apprendre à faire un cadeau... En général, nous choisissons ensemble sur ses idées (donc souvent quelque chose qu'elle a déjà).

Mais cette fois, j'ai du choisir seule. Alors j'ai opté pour ça :


parce que :
1- la pounette a déjà 3 jeux de domino
2- elle a aussi un puzzle Oui-Oui (ouin)

Malgré tout, pour faire diversion, je lui ai choisi ce puzzle-là :



Elle a pleuré quand même... ben oui, elle aurait bien aimé les 2 cadeaux. Mais comme sa copine l'a "invouitée à son niversaire", elle a séché ses larmes.

mardi 29 mars 2005

Bon appétit, bien sûr

A la cantine, souvent on ne pas quoi choisir, alors pour cacher la misère, l'animateur du tableau de menus invente de nouveaux plats.



Le civet de boeuf bourguignonne, je n'ai pas osé tenter, ça m'a fait peur...

Ah, au fait, en parlant de nourriture, qui est arrivé ici en passant par ?

lundi 28 mars 2005

On avait dit que c'était férié !

C'est bien ça ?

Alors pourquoi est-ce que la mairie a décidé aujourd'hui de laver les trottoirs de ma rue ?
A grand renfort de bruit de camion ?
Et les pauvres nettoyeurs de trottroirs, ils n'ont pas le droit de se reposer ? Et de nous reposer ?

dimanche 27 mars 2005

Epreuve de zénitude (niveau 2)

Un jour, je finirai par être intronisée maître zen. Mais pas tout de suite, je vous rassure immédiatement.

Vous ne me croyez pas ? Bon, d'accord, j'illustre le propos.

Ce matin, pleine d'entrain, j'emmène ma progéniture faire les courses, pas au marché, non, à l'intermarché du coin.
Youpi, youpla, le soleil est là, on y va.

J'ai sur l'épaules mon panier indien et dans celui-ci, mon caddy de mémère non assumé : un sac souple à roulettes qui se replie entièrement.
Ma minette a décidé de participer activement au ravitaillement maison et porte elle aussi son panier en osier multicolore.

Un truc qui regonfle le moral (et l'égo de maman, aussi), c'est quand la plupart des gens se mettent à sourire dès que votre enfant et vous entrez dans leur champ de vision. Et c'est comme ça sur tout le chemin. Limite, ils lancent des pétales de rose sous nos pas. Bon, ok, j'exagère. Mais à peine.

On arrive au supermarché, et le sort devient soudainement hostile.
D'abord, au bout de quelques instants, une des roues de mon sac se décroche. Et bien sûr, l'écrou-capuchon qui la tenait a disparu.
Je la replace, respire par le ventre et garde mon calme. On continue et je ne soupire pas devant le monde aux caisses.
Non, nous attendons patiemment.
J'en profite pour ajouter du nutella (40 ans cette année !) et des kinder country à mes emplettes (ils mettent de la drogue dans les produits ferrero, c'est pour ça qu'il y a un tel niveau d'addiction (savez-vous d'ailleurs que ferrero a été débouté pour sa plainte contre une comique djeunz (je ne cite pas son nom, les fans de Michel Leeb déboulent déjà par car avec leurs ricouestes, ça n'irait pas du tout)? En effet, le juge a estimé que dire que les patrons de cette marque étaient fascistes ne constituait pas une insulte).
Au moment précis où je me dis "han mais il me faudrait des stimorol original sans sucre mais où sont-ils ?" (c'est dire que nous touchons au but), LE bruit :
PAF SPLAAAASSSSSHHHHHHHHH !

Il me faut 2 secondes entières pour connecter mes neurones et comprendre : la dame derrière moi a percuté mon sac à roulettes qui est tombé, et le CCCHHHH qui persiste, c'est la bouteille de limonade en verre qui vient de se casser à l'intérieur.
Bon, j'avoue, après la semaine pourrite que j'ai passée (à part mercredi, un 4/5è payé 100% m'irait très bien... ben quoi, c'est ce qu'a ma DRH, elle peut bien me l'accorder, non ? vraiment pas ? pfff), cette fois, je n'ai pas respiré par le ventre.
Surtout que le temps que je bouge, la dame avait ouvert mon sac pour sortir les morceaux de verre et les courses à ma place. Elle se répand en "j'ai pas fait exprès, en plus, votre sac est pas stable" pendant que je tente de me maîtriser. Même j'essaie de dire qu'en effet, ce sont des choses qui arrivent et qu'elle me laisse faire.
Elle revient à la charge, pendant que je me coupe.
Pour me calmer, je pars chercher une nouvelle bouteille de limonade.
"J'ai eu peur du bruit. Tu es fâchée, maman ?"
"Oui, je suis énervée, je crois que la dame l'a vu d'ailleurs."

Retour à la caisse :
Ma fillette : "Maman, elle est pas contente du tout qu'on casse la bouteille"
La dame : "pardon ?"
Moi : "oui, c'est énervant, ce genre de situation, je comprends que ça puisse arriver, mais ça énerve parfois. Enfin, ce n'est pas grave, bien sûr" (je suis juste super contente d'avoir bloqué la caisse 10 minutes, de rentrer avec des courses collantes et un doigt coupé).
Elle : "j'ai pas fait exprès"
Moi (souriante (jaune)) : "oui, je l'espère"

On finit par lever le camp. En chemin, je surveille la roue.
A mi-distance, je constate que mon kilo de gros sel, déjà baptisé à la limonade, a crevé et se vide à l'intérieur du sac, cool.
Puis, que le sac à roulettes a été troué par un morceau de verre, yes !
En vidant le sel par la fenêtre, je fais tomber la roulette, super !

Finalement, je vais me remettre aux listes que je laisse sur la table et les placards se remplissent en mon absence. Le marché, c'est mieux pour moi.

Et puis, Heidi a égayé ma matinée. Triple merci de ma fillette et moi.

jeudi 24 mars 2005

Bouquinage

Cette note intéressera Angel, puisqu'elle me l'a demandée, mais j'espère qu'elle ne sera pas la seule...
Les livres sont mes amis. D'abord, parce qu'apprendre à lire a été une des choses les plus marquantes de ma vie et que depuis je n'ai plus jamais passé plus de quelques jours sans mettre le nez dans un livre.
Et puis, parce que j'y déniche toujours des émotions, des connaissances, de tout.
J'aime beaucoup partager ce que je tire d'un livre comme on partage de bonnes choses, offrir ceux qui m'ont marquée.

Combien de livres lisez vous par an ?


C'est variable, en fonction du rapport que je noue avec le livre que j'ai dans les mains. Parfois, je me dépêche d'en finir un qui m'agace, parce que j'ai du mal à abandonner complètement, ça me culpabilise... D'autres fois, je traîne sur un autre qui me plait trop pour me résoudre à le poser.
Je lis souvent aussi 2 ou 3 livres à la fois.
Au total, je dirais entre 60 et 100 livres par an.

Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ??


Les livres que j'achète peuvent rester longtemps dans ma bibliothèque avant que je les lise. Parce que si on me lâche dans une librairie, je suis prise de frénésie, surtout depuis que je travaille loin de tout.
Mon dernier achat, c'est ça :
James Ellroy, dont le Dalhia Noir m'avait régalée, un gros pavé qu'on n'a pas envie de lâcher... et que j'ai oublié dans un local syndical alors que j'en étais en plein milieu... Vous avez dit frustration ?

Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?


Demain ou après-demain, j'aurais répondu ça :
dévoré très vite, parce que captivant, aussi loin de moi que soit son sujet.

Pour de faux, le dernier livre était d'Etty Buzyn : Papa, Maman, laissez-moi rêver.
Pour de vrai, c'était les Aventures de Babar avec ma fillette (trop horrible, la mort de la maman) et
lu après le tome suivant, plein de générosité. Comme tout Kingsolver. Mon préféré est Les Yeux dans les Arbres, fantastique histoire à 4 voix.

Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.


J'aurai pu en citer beaucoup : des classiques, du Merle, du Sartre, du Pennac, du Fante père et fils, du Gemmell, et bien d'autres encore, mais je joue le jeu, et me limite à quelques très marquants.

Le premier livre qu'on m'ait offert.
Le Père Noel, trop attentionné, m'avait livré 3 livres de la Comtesse de Ségur, et j'ai commencé par celui-là. Gaspard travaille bien à l'école et la vie lui sourit, alors que son frère est un cancre qui finit mal. Une vraie leçon de vie, non ?

Echine, de Djian, c'est mon premier livre adulte. Djian, c'est un univers spécial, mais je m'en délecte toujours, j'aime à relire des phrases très travaillées, relire Sotos dans l'ordre du livre ou l'ordre des tercios (qui est inversé dans le livre). J'aime aussi ses personnages un peu marginaux. Et puis j'aime que Djian vous pousse vers d'autres écrivains : Fante, Hemingway, Brautigan...

Le Pendule de Foucault d'Umberto Eco. C'est un livre dense et riche, que j'ai lu et relu et que je relis parfois. Après, on voit des complots de Templiers partout, et surtout, on cherche des liens entre tout ce qu'on apprend. Et puis, c'est Eco, du contenu et de la fantaisie en même temps.

Les Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin. Des amies m'ont offert les 6 tomes quand ma pounette est née, c'était mon cadeau de naissance, et je les ai spécialement savourées pendant nos siestes de congé maternité.

Pour qui sonne le Glas. Hemingway, c'est L'Ecrivain, ce qu'il écrit vit et souffre, c'est d'une humanité rare et l'écriture est belle. Depuis, on m'a offert l'intégrale dans la Pléiade, un beau cadeau.

Desproges, j'ai passé mon adolescence avec sous la main un recueil emprunté longuement à mon père, qui regroupait Les Chroniques de la Haine Ordinaire, Le Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis et Le Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien-nantis.
Un vrai bijou de dérision et de 25è degré, qui me permet de ricaner à part moi quand je croise des collègues bordelais et me dis intérieurement que "les bordelais sont laids", ce qui, si je le leur disais, provoquerait infailliblement une bonne guerre, ce qui ne nous ferait pas de mal, ma bonne dame.
Quand ma fille sera grande, je laisserai négligemment trainer mon intégrale de Desproges pour qu'elle puisse en profiter.

Comment ça, ça fait six ?

A qui passez vous le relais et pourquoi ?


A qui voudra se découvrir un peu et nous faire partager un peu de lui.

mardi 22 mars 2005

Une image, une chanson

L'idée d'associer une image et une chanson que Racontards a proposé sur son blog m'a beaucoup plu, alors je m'y colle.

Vu mon état d'esprit d'hier soir, j'aurais pu choisir cette chanson, et puis, finalement, j'ai opté pour un texte plus léger mais plus représentatif pour aller avec cette photo, prise dans mon coin d'Italie :


pour aller avec Paese, une chanson d'Akhenaton, qui décrit beaucoup des facettes du Sud de l'Italie :
Beaucoup d'gens nous détestent, ils voudraient être comme nous
Reconnaissons qu'dans l'monde y'en a peu classe comme nous les ritals
j'viens d'là où parler avec les mains c'est vital
Où on te recoud le bras à la place d'une jambe à l'hopital
J'viens d'là où le sourire s'affiche sans complexe
Où les relations avec la loi sont difficiles et complexes
D'là où les cités sont ennemies depuis des temps immémoriaux
Sans cesse aux mains d'colons venus d'Espagne
Du monde arabe ou d'France du Royaume Normand
J'viens d'là où la terre ferme tremble en dormant
La où on s'pète un plat de Penne all'Arrabiata
Sur une terrasse au soleil relax avec des grosses Losas
J'viens d'là où les maisons s'font et s'finissent pas d'là
Où les équipes et les quartiers ne s'unissent pas
Où la majorité, s'acquiert dans la strada
Où on rêve tous de luxe, de femmes qui claquent et de costumes Prada
D'là où y'a plein d'gens honnêtes aussi
Des travailleurs qui s'lèvent, et des fous qui vivent des rêves, des dancings
Des boites de nuit qui jouent du ...
Des putains d'bandits qui jouent du PANG PANG
J'viens d'là où sur les murs, y'a les avis d'décès
D'la où Pipo plonge quand il joue les blessés
D'où les mecs préfèrent aux hommes les animaux, seuls
Car très étrangement ils aiment tout c'qui ferme sa gueule

J'viens d'la ville où a peu près est synonyme de très bien
Faut pas nous en vouloir, c'est un système mis en place de très loin
D'là où les filles sont belles et les frères jaloux mais comment
Dire une fois libres, elle s'laissent aller au quand elles sont seules
De là où viennent Alban et Romina
Là où les mômes, défilent en ville avec 6 kg d'gomina
Sur les scooters à 3, sac à main attention
Ici l'rétroviseur fait office de glace de salle de bains
J'viens d'là où les blondes généreuses squattent la télé
Blondes elles complexent mon frère, la méditerranée t'sais
D'là où les cartouches de clopes sont bourrées d'sciure
D'là où on t'fait un Nike sur la figure
Où les paris clandestins embrasent un pâté entier d'maisons
Si bien que tu vois les chevaux s'tirer la bourre dans la rue
Là où les p'tites stars du foot tirent et courent dans la rue
Là où les p'tits caïds de 12 ans tirent et tuent dans la rue
J'viens d'là où les mères lisent et disent l'avenir dans l'tarot
Où on adule le sang de San Genaro, Santa Lucia
Dis moi comment va l'Vésuve, et l'Isola Verde
Où gosse j'baladais, et j'me perdais, je viens d'là
Où les bougainvilliers sont immenses, l'porte monnaie
Mince, mais, où l'hospitalité est immense
Où les gens ont le sens du secret, c'est pas qu'ils s'terrent
Mais ils savent qu'si on a rien d'bon à dire alors vaut mieux s'taire

dimanche 20 mars 2005

Beaux jours

Au lieu de me concentrer sur les premières vraies inquiétudes de l'année, je préfère savourer :

* les premières fraises
* les chants de Noël hors saison
* les premiers rayons de soleil qui réchauffent
* les premiers châteaux de sable
* la première leçon de "rouleurs"
* les premières crudités printanières
* les premiers jours sans manteau

Le vrai retour du printemps

vendredi 18 mars 2005

Lubie du matin

Depuis quelques jours, chaque matin, je me prends à vouloir fuire le métro et pour cela, je me dis qu'il faut que je m'achète une voiture.

Alors qu'il fait beau, et que 10 minutes de marche matinale le long du périph, c'est tout de suite moins glauque au soleil, non ?

Oui, mais la promiscuité, les gens qui postillonnent sur toi et qui sentent l'alcool avant 9h, la phobie de ramener des saletés chez soi, ça commence à bien faire, certains jours.

Ceci dit, dans le métro, l'avantage, c'est qu'on lit beaucoup, même qu'on pourrait raconter plein de trucs en remplissant le questionnaire qui tourne en ce moment...

Oui, mais avoir sa petite bulle à soi pendant une demi-heure 3/4 d'heure une heure un certain temps qui pourrait se révéler bien lourd précieux. Je pourrais même pratiquer le cri primal seule dans ma voiture sur le trajet retour et rentrer chez moi super zen, même après une heure d'embouteillages, oui !

Mais, quand même, l'air parisien est déjà bien pollué, est-ce bien utile d'en rajouter ? Certes, une voiture de plus ou de moins... Oui mais bon.

En attendant un peu, je devrais vite savoir si c'est juste une lubie ou un besoin profond de mon moi consommateur (et en recherche de zenitude).

mercredi 16 mars 2005

Barbarisme de compétition

La phrase du jour, au milieu d'une journée de réunions :

de mon nouveau directeur financier, nonobstant directeur des ressources humaines intuitu personae ad intérim, qui n'en disconvient pas :

"C'est une dichotomie en trois parties."

Ce ne serait pas une trichotomie, ça ?

Depuis toujours, c'est une chose entendue

Cette chanson-là raisonne de plus en plus en moi, bien que je l'écoute depuis de longues années.
Comme une évidence, comme une preuve d'amour véritable.

Je sais où la trouver
Elle sait où me voir
Toujours employés
A réduire les écarts
Quand on l'approche enfin
Aussi près qu'on aille
On ne possède rien

Elle va où elle veut

Du feu du bruit
Pour mériter le silence
Au bout du compte
Ca ressemble à de la chance
Et comme on dit parfois
Si tu tiens à toi
Ne fais jamais comme eux

Elle va où elle veut

Si tout file entre nos doigts
Les jeux qui nous tiennent
Resteront toujours là
Y'a rien à dire de plus
Depuis toujours
C'est une chose entendue

Elle va où elle veut


(Paroles Bertrand Cantat)

dimanche 13 mars 2005

Association des Phobiques Anonymes, bonjour !

Toute ressemblance avec des situations réelles serait absolument fortuite. Ou presque.

Bonjour, je m'appelle -biiip-, j'ai 31 ans, j'ai une fillette et un chéri, je travaille dans un secteur en déconfiture et j'habite l'Ile de France. Je suis multi-phobique.

Bonjour -biiip-

Alors, c'est mon tour de parler, c'est ça ?

Oui, nous vous écoutons, -biiiip-

Ok. Je commence.
Alors, voila. Ca a commencé dans l'enfance. Une amie de mes parents s'est tuée dans des escaliers, et depuis j'ai toujours eu peur de glisser et d'avoir le coup du lapin.

(hochements de tête entendus dans l'assemblée)

Et puis plus tard, c'était la peur des glissades au bord du quai de métro. D'ailleurs, j'en ai parlé sur mon blog. Je sais, c'est irrationnel, mais c'est comme ça.

Une phobie n'est jamais rationnelle, -biiip-. Ce que vous décrivez est normal.(Hochements de tête entendus dans l'assemblée). Cette phobie-là s'est elle accrue depuis la médiatisation des personnes qui poussent des gens sur les voies ?

Bizarrement, non.
Ce qui me préoccupe de plus en plus, ce sont les phobies liées à la santé. Et entendre parler de tous les maladies qui se développent aux infos n'arrange rien, bien sûr...

(hochements de tête entendus dans l'assemblée)

Donc, je somatise souvent : un gros rhume devient une pneumonie ou une tuberculose... Une douleur dans un bras, et c'est le début d'une tumeur au cerveau... Oui, c'est un des symptômes visibles, vous ne saviez pas ?

(toussotements dans l'assemblée)

Une douleur isolée dans la tête, je pense anévrisme, etc.
Le pire, c'est que mon entourage ne comprend pas bien sûr. Parfois, cela fait même l'objet de plaisanteries à mon égard. Et si j'étais vraiment victime d'un de ces maux, ils ne me croiraient sans doûte plus...

(hochements de tête compatissants dans l'assemblée)

Récemment, deux de mes collègues sont apparus comme des pourvoyeurs de nouvelles angoisses.
L'un des deux ne boit plus d'eau du robinet depuis qu'il a eu connaissance de cette étude sur les modifications du système génital des poissons de rivère à cause des rejets de susbstances médicamenteuses actives dans les eaux usées...

(regards interrogateurs dans l'assemblée)

Au début, je ne le croyais pas, mais dans l'excellent Thérapie de David Lodge, le héros y fait allusion, j'ai donc vérifié la réalité du problème.
Maintenant je regarde mon robinet avec suspicion et mon armoire à pharmacie, aussi, d'ailleurs. Un peu comme je me méfie de mon pommeau de douche quand j'entends le mot "légionnellose", mais en pire.

(regards médusés dans l'assemblée)

Mon autre collègue me fait un compte-rendu détaillé de Science et Vie tous les mois, alors que je ne lui demande rien... Résultat, j'ai bazardé au vide-ordures des friandises venant directement de Malaisie et le sac qui les emballait, et un t-shirt venant du même endroit trempe actuellement dans de la lessive St-Marc. C'est ce que j'avais de plus puissant sous la main...

(airs perplexes dans l'assemblée)

A cause du SRAS...

Eh bien, bravo -biiip-, vous venez de remporter le titre de phobique du mois dès votre première visite ! (applaudissements dans l'assemblée). En revanche, je vais vous demander tout de suite de bien vouloir suivre bien gentiment ces deux gentils messieurs en blanc. A très bientôt -biiip- !

vendredi 11 mars 2005

On r'met ça ?


Depuis notre retour (épique) de vacances, ma pounette et moi, on a eu la même discussion tous les matins d'école (c'est-à-dire un jour sur 2, merci la grève) :
"Maman, je vais où aujourd'hui ?
- A l'école, chérie.
- Tu vas skier et je vais à l'école de ski ?
- Non, non, tu vas à ton école d'ici et je vais au travail (sanglot étouffé).
- Bon, d'accord"

Il faut dire qu'elle a eu ça :


Et qu'en la retrouvant, l'après-midi où elle l'a eu, elle nous a dit très fière :

"Aujourd'hui, j'ai GAGNE !"


Comme Dora l'Exploratrice, limite avec la petite danse qui va bien... C'est pas la classe, ça ?

mercredi 9 mars 2005

C'est dans le besoin qu'on reconnait ses amis

Vous vous souvenez de cette blague nulle de Michel Leeb dans un sketch où il campait un africain regrettable ?

(oui, mes références sont lamentables, j'ai un peu honte. Ceci dit, quand j'étais enfant, Michel Leeb passait sa vie à la télé, on nous l'a beaucoup infligé quand même. Chacun vit avec les séquelles de son enfance, hein.)

Bref, la chute du sketch, c'était ce dicton.

Aujourd'hui, mes copains représentants des gens qui bossent dans cette entreprise merveilleuse et moi, on a plein de nouveaux amis qui se soucient de savoir où on en est, si on négocie bien, tout ça.
Le sketch disait donc vrai.

J'ai très envie de faire un post youpi-tralala, drôle et enlevé, mais bizarrement, ça ne vient pas.

Je pourrais par exemple parler des soucis de ma collègue qui est bien triste parce que :
1- nous n'intégrerons pas le Big Brother français n°1, celui qui a entrepris une lobotomisation de masse pour aider ses clients à vendre des boissons gazeuses, et qui songe à diffuser sa daube via internet parce que c'est moins cher que la télé hertzienne. Non, et c'est bien triste parce qu'elle rêvait d'une carrière à mi-chemin entre audiovisuel et béton.
2- nous risquons d'être fusionnés à un concurrent qui a déjà tout ce qu'il faut en équipe marketing-communication et commercial. Oups, c'est notre travail, ça. Too bad.
3- au mieux, le concurrent qui pourrait nous garder s'il nous rachetait, le gros problème, c'est que sa marque ne la fait pas rêver.

Alors, bon, quand j'entends ça, je ramasse mes bras, je hoche la tête (en souriant même) quand on me parle, et je poste quand même.

Vivement la suite, tiens.

mardi 8 mars 2005

Revenir, c'est renaître un peu

C'est passé vite, cette semaine sous la neige et le soleil, très vite.

Le retour aussi est marqué par la vitesse. A peine rentrés, redevenir une petite abeille laborieuse (enfin, un peu).

Et puis garder mon sérieux au travail, éviter le sourire béat en lisant les nouvelles qui annoncent la mise en vente officielle de mon travail. Ne pas dire "tu vois, j'avais raison" à ma cheffe qui me disait que c'était faux depuis des mois.

Et même lui souhaiter bon courage pour les semaines qui viennent.

Penser que bientôt, j'aurais du temps différemment puisque les choses vont changer.

Profiter de l'énergie que mes vacances m'ont donnée. De la petite réserve d'EPO acquise en altitude (un petit coup de dopage légal).

Lire toutes les notes de la semaine. Voir et entendre les gens de tous les jours.
Papoter avec une autre maman devant l'école.

Retrouver mes repères. Etre de bonne humeur.

vendredi 25 février 2005

Ca devait arriver

Voilà, nous y sommes.

Après près de 18 mois passés à travailler dans un lieu hostile au shopping, ma désintoxication a fini par aboutir.

Ce n'était pas un choix personnel, non, mais, voilà, c'est arrivé.

Hier, je me suis trouvée dans une super grande surface d'articles sportivo-hypes avec pour mission d'acheter (non, pas repérer : acheter), tout ce qui manque pour les vacances au ski qui commence demain (hmmmmm).
Eh bien, je suis ressortie les mains vides.
Le gros coup de faiblesse.

Pire, j'étais très décidée à repartir avec une paire de chaussures et le vendeur m'en a dissuadée.

Ca se soigne à votre avis ?



Edit de départ en vacances : très bonne semaine à vous, la mienne sera familiale et enneigée.

jeudi 24 février 2005

En grève

Dicton du jour :

"Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer."

Enfin, réussir, ça aide quand même...

mardi 22 février 2005

Let the music play

Vous l’avez vu chez Del4yo, chez angel puis chez Alix.
Je commence à courir en gardant le bras en arrière, je me saisis du témoin tendu par la relayeuse précédente et hop, c’est parti !

Combien y a-t-il de fichiers de musique sur votre ordinateur ?
Aucun.
J’ai vaguement eu un album de Mickey 3D, un moment, mais je ne télécharge pas en général, parce que je suis une flemme et que mon ordi à la maison est tout pourri (sur celui du boulot, je n’ai pas les droits d’admin, le problème est réglé).

Quel est le dernier CD que vous avez acheté?
Alors, voyons, c’était un jour où j’étais triste, et j’ai donc décidé de me faire plaisir en m’offrant un James Ellroy pour les yeux et le Live à St-Etienne de Mickey 3D pour les oreilles. Et là, je me suis rendu compte que je connaissais très bien ce groupe sans le savoir et c’est une des rares fois où, en écoutant un live, j’ai regretté de ne pas y avoir assisté.

Quelle est la dernière chanson que vous avez écouté avant de lire ce message ?
Une chanson de Magyd Cherfi (ex-Zebda) entendue (et fredonnée) à la radio ce matin : Ma place".
Hasard complet… J’aime beaucoup ce qu’il fait et a fait, seul, avec Zebda, avec 100% Collègues, au hasard des concerts…
J’aime aussi son engagement.

Donnez 5 chansons que vous écoutez souvent ou qui comptent beaucoup pour vous :
5 titres, comme chez Zebda, « je crois qu’ça pas être-euh possible-euh… »
5 thèmes, ça vous va ?

1- Les grands classiques
Tout Brel (mais bon, je lui dois mon prénom), surtout Les Vieux amants, Les Bonbons (1 et 2), Ces Gens-là, Sur la Place, Jaurès, Les Marquises, et plein d’autres… en gros, tout le répertoire, sauf Ne me quitte pas.
Brassens aussi, beaucoup
Nougaro (4 Boules de cuir, par exemple) qui remue des choses
Barbara, même si elle me donne le cafard
Edit : j'ai oublié Gainsbourg (grosse bourde).

2- Les chansons du soir
Celles qu’on chante avec la pounette : Les Sabots d’Hélène, Le joueur de Flûteau (Brassens), La chanson douce de Salvador, Padam (Piaf/Athur H), Mistral Gagnant de Renaud…

3- Les chansons qui m’ont accompagnée (et le font encore)
D’abord, il y a eu Dépêche Mode (l’intégrale avant l’album Violator,…).
Puis du rap, notamment IAM et Akhenaton (Paese, c’est l’Italie que je connais, Demain, c’est loin, c’est le quartier où j’habitais, J’aurais pu croire, qui est encore d’actualité 12 ans plus tard).
Et puis, parallèlement, du rock : Hendrix (mon 1er CD), Les Doors (je suis incollable en cris de Jim Morrison), U2 (Rattle and Hum), la Mano Negra puis Manu Chao (pas le droit droit d’écouter à la maison, je suis la seule à ne pas devenir folle en écoutant leurs albums).
Et Noir Désir qui nous accompagne depuis si longtemps, dont je suis incapable de dire quelle est la chanson que je préfère et qui a été le vrai gros moment fort que m’a procuré un concert (jamais égalé sur scène).
Et puis Bob Dylan, et puis Arthur H, et puis Ben Harper (Waiting on an angel me fait toujours fondre), et puis Zebda, et puis Thiéfaine, et puis Mickey 3D, et puis Miossec (même combat que Barbara), et puis, et puis…

4- Les chansons qui donnent la pêche
Celles de Rita Mitsouko (Andy par exemple), des Négresses Vertes (un coup de Voilà l’été et hop !), de Niagara, de Joe Dassin (Siffler sur la colline, Les ptits pains au chocolat lalalala…), Rachid Taha (Ya Rayah)

5- La chanson inclassable
Misère de Coluche, parce que.

A qui allez-vous passer le relais (3 personnes) et pourquoi ?
La jeune bergère, parce que j’aimerais bien en savoir un peu plus long que Brassens.
Mel'O Dye, parce que je suis sûre de découvrir des trucs
Cassiopée, pour qu’on voit à quel point c’est une petite nénette exceptionnelle.

Hoplà, j'ai un peu débordé, mais c’est fait !

Tic tac


Depuis samedi, ce sont les vacances scolaires (et pas la pause fraicheur comme les accros au "seulement une calorie" dont l'haleine a besoin d'aide ont pu le croire en déboulant ici).
C'est une bonne nouvelle parce que mon horloge interne matinale commençait à dériver sérieusement (et celle de la pounette aussi).

Heureusement, l'homme a pris les choses en main et m'a remis les pendules à l'heure. Au sens propre.
Parce que chez moi, chaque horloge est réglée "à peu près".
Le réveil a 2 à 4 minutes d'avance, comme ça je peux somnnoler encore quelques minutes quand il se déclenche.
L'horloge de la salle de bains est en avance, pour que je me dépêche.
Celle du four, réglée un peu au hasard, ça n'a pas grande importance.
Sur la chaine hi-fi, plus de réglage, je coupe le courant plusieurs fois par jour.
Ma montre ne sert jamais ou presque, seul mon téléphone est (semble-t-il) à l'heure.
Ma vraie fidèle alliée, c'est la radio, et quand Alain Passerel entame sa revue de presse, c'est que, d'à-peu-près en approximation horaire, on est très en retard (et que le voisin attendra l'ascenceur pour rentrer chez lui après avoir déposé la copine de ma fillette en classe quand nous en sortirons).
Il a donc décidé de m'aider et a mis les horloges à l'heure. Ca fait bizarre, un peu.

L'excuse que j'ai, c'est que je ne me souviens pas avoir été à l'heure un jour. Quand j'étais à l'école primaire, nous habitions en face de l'école, genre à 150 mètres, on voyait la cour de récré depuis la fenêtre.
C'est comme ça que j'ai commencé à travailler ma pointe de vitesse (mais pas mon endurance) : je descendais quand ma classe était en rang et se dirigeait vers l'intérieur (ben quoi, j'avais des trucs à faire à la maison... tiens, la fillette aussi, d'ailleurs).
Alors bon, entrer dans le même fuseau horaire que tout le monde, c'est dur... Surtout quand on a toujours vécu dans un espace-temps à part.

Et vous, vous êtes sur quel fuseau horaire ?

« Time don't fool me no more »
I throw my watch to the floor
It's so lazy
« Time don't do it again »
Now I'm stressed and strained
With anger and pain
In the subway train

(Now it's half past two)
Long gone the rendez-vous
(Now it's half past three)
Time made a fool out of me
(Now it's half past four)
Oh baby can't you see
No use in waiting no more
It's a timing tragedy

I think it's nine
When clock says ten
This girl wouldn't wait
For the out of time
Out of time man


Tiens, Manu Chao, Jean-Paul Sartre, Michel Platini et moi, on a au moins un point commun...


Et puis, l'horloge, là-haut, c'est celle de la Marie Sans Chemise à Amiens, et c'est à voir.

lundi 21 février 2005

Avant-goût de vraie note (et de vacances, aussi)

Entendu hier sur Radio-Autoroute, quelque part entre Belgique et France :

"Les flocons, c'est très joli, il en tombe d'ailleurs beaucoup au moment où je vous parle, mais regardez plutôt droit devant vous si vous conduisez".

N'empêche, il a raison le monsieur de la radio, la neige, c'est beau.




C'est pas une vraie photo de notre route, mais ça illustre quand même le propos...

samedi 19 février 2005

Ô temps, suspends ton vol...

Oui, mais ça va pas être possible du tout.

Alors je pense à vous, j'ai des trucs à raconter, et pas de temps. Il faudra attendre lundi...

Bon week-end !

dimanche 13 février 2005

Transports, mode d'emploi

Ca n'arrive pas tous les jours de pouvoir faire un voyage dépaysant. Mais parfois, point n'est besoin d'aller très loin (oui, quand je m'en donne la peine, je sais m'exprimer très correctement... mais pas trop souvent, je ne voudrais pas vous donner de mauvaises habitudes. Et puis surtout, je suis une flemme, et si je m'y mettais, il faudrait que je ne me relâche plus, alors je me ménage. Bon ok, je ferme la parenthèse.).

Donc, hier, ma fille et moi étions conviées à manger des crêpes au fond du 78. Jusqu'à Saint-Lazare, tout va bien, l'environnement est normal.

Et puis, on monte dans le train.
Et là, paf, changement de monde.
En face de nous, deux dames emperlées d'âge respectable, qui pincent les lèvres en parlant d'une connaissance commune et concluent en hochant la tête en choeur : "tu vois, j'apprends à me taire..." "tu as bien raison..."
Sur notre gauche, un papa et son garçonnet d'environ 5 ans, nantis pour l'un d'un énorme sac Ladurée (note pour moi : ne pas regarder, ne pas regarder) et pour l'autre d'un lapin et de la souris Trotteur, l'amie du Tibère de la Maison Bleue, (note pour la pounette : ne pas regarder, ne pas regarder) en peluche, victimes d'une relation réellement et dangereusement passionnelle.
Devant nous, un jeune homme armé d'un appareil photo et d'un journal intello ressemblant à Raphaël (le chanteur, pas le peintre), plutôt distrayant.

Au retour, tout est calme dans le wagon, on lit les aventures de Poulerousse (assez bizarres, quand même), nos voisines de droite devisent des bienfaits de l'osthéopathie et de la relaxation, avec démonstrations à l'appui, quand soudain, des éclats de voix dérangent la quiétude ambiante. Des insultes même.
Han !
Stupeur. Il s'agit des 5 Beatles de l'an 2005, clonés, habillés pareils genre rebelz des beaux quartiers, coiffés à l'envers à la Hard Glue parce qu'ils le valent bien (et même, on les soupçonne de se coiffer à l'endroit et de s'habiller très proprement quand papa est là, tout-à-fait comme dans la pub).

Le clou du retour, ce n'est malheureusement pas la tour Eiffel illuminée... C'est la psychopathe qui ne lâche pas ma fille des yeux entre St Lazare et chez moi, essaye de lui parler absolument, lui file même des bonbons, et qui me fait flipper parce qu'on ne sait jamais ce qui peut passer dans la tête de certaines personnes.
Elle aura quand même permis que la pounette ait sa première vraie leçon sur les gens qui donnent des bonbons, et ça, j'aurais bien attendu un peu.


Messages aux arrivants des moteurs de recherche :
Amis venant de Voilà : il n'y a pas les photos des trucs de dingues que vous cherchez ici (à part une de Brian Molko, mais pas de trucs, hum, bizarres)...
Amis de Google : pas de tricotin, ni de patrons de tricotin, mais de la flippouille, ça oui.
Ami suédois de Google chercheur de "Une paye qui aime les fromages qui pue" : il va falloir perfectionner ton français, mais bravo.
Amis de Yahoo : "fait accompli" s'écrit comme ci et pas comme ça : "faite accomplie". Si la personne qui cherche le thème astral de Bono le trouve, elle peut toujours revenir en parler, ça doit être bloggable. Et pour l'anglophone qui déclare "je cherche un correspondent sexy", hum, c'est flatteur, mais bof.

jeudi 10 février 2005

Association d'idées

Entendu hier soir au journal télé :

"Mort d'un géant : le chêne de Marie-Antoinette, qui avait plus de 300 ans, a été abattu aujourd'hui. En sport, Vahid Halilodzic, l'entraîneur du PSG, a été démis de ses fonctions."

Tout de suite, ça relativise.

mardi 8 février 2005

Le moment approche

Pas celui des vacances à la neige qui me fait stresser au lieu de dormir (je sais, je ne suis pas normale).
Non, celui de La grande question.

Comme chez Sophie, les interrogations de la pounette se font plus précises, petit à petit.

Au détour d'une conversation, son papa et moi parlons d'une visite très ancienne à des amis. Elle n'en perd pas une miette.
On a fait ci, on a vu untel, on a parlé de ça... Tu t'en souviens ?

Elle nous écoute attentivement, puis lâche d'une petite voix :
"J'étais où, moi ? Vous y êtes allés sans moi ?"

Alors, il faut lui expliquer qu'elle n'était pas encore là.

"Mais j'étais où alors ?"

Déjà en nous, mais pas encore là. Trouver des mots appropriés pour qu'elle comprenne sans penser qu'on lui raconte des histoires.

Et puis se préparer à la grande question.

dimanche 6 février 2005

Tous les voyants sont au vert

Enfin, c'est ce qu'on m'a dit... Moi, j'étais pas sûre.
Mais c'est le message officiel du Vizir Iznogoud qu'on a au boulot et qu'il serine lui-même et a demandé à ses viziret(te)s de nous rappeler à la moindre occasion.
Résultat, on dirait des clones du serpent Kâ.

Bref, je n'avais pas de raison de me méfier.
Sauf que le syndrôme de la lutte contre le stress par le sucré a commencé à se manifester.
Et hop, le bureau qui se garnit en michokos, en haribos aux fruits ou à la réglisse ou au truc acide, en chocolats divers, en gaufrettes au chocolat et oursons au lait concentré.
Et rehop, le bâfrage de speculoos, de chocolats, de pralines, d'ours à la guimauve de la pounette (oui, j'ai honte) et autres madeleines ou crêpes-dentelle au chocolat de leader price (bon, ça, ça compte pas, ils mettent de la drogue dedans).
Moui, tous les voyants sont au vert, hein...

Heureusement, je n'ai plus de balance, ça m'évite les mêmes expériences scientifiques qu'angel...
Non, le truc bien, c'est que ce sont mes vêtements qui me font part des dégâts, les fourbes. (oui, parce que comme j'ai l'air mince quand je suis habillée, les gens me croient malade/anorexique*, et me félicitent donc quand je vois le gras qui pousse, et je jure, c'est du vrai gras mou, pas un truc de brindille frimeuse).
Accessoirement, la balance de la pharmacie m'a collé une baffe hier, mais bon, j'étais très habillée, c'était après le goûter, et puis, elle me connait pas.

Il n'y a plus qu'une solution, hein... Me réabonner à la salle de sport. Et donc aller voir mon médecin pour le certificat adhoc dès que possible. Il va encore rire en me voyant. Tiens, une prochaine fois, je vous raconterai comment se ridiculiser en rencontrant un médecin pour la première fois.


* Expérience vécue : rendez-vous à la médecine du travail en 2002 :
La docteur du travail : "Alors vous avez un bébé de 10 mois
Moi : Oui.
La docteur du travail : Vous ne l'allaitez plus ?
Moi : Si
La docteur du travail : Le travail, ça se passe bien ?
Moi : Euh, oui. Ma cheffe est folle, l'ambiance est pourrie, on est quasi en plan social et je suis représentante du personnel. On peut dire que c'est le bonheur...
La docteur du travail, l'air épaté par son propre génie : Vous avez déjà eu des problèmes d'anorexie ?
Moi, perplexe : Non, jamais, pourquoi ?
La docteur du travail, sûre d'elle : Vous avez perdu 15 kilos en un an, quand même.
Moi, atterrée : Hum, oui, enfin, la dernière visite, c'était quelques jours avant le congé maternité, quoi..."



vendredi 4 février 2005

Question du jour (enfin du soir, plus exactement)

"Maman, comment il fait pour se lever, le soleil ?"

Ma fillette est décidément fascinée par l'astrophysique...

Si vous avez des idées de réponses compréhensibles à 3 ans, je prends (l'explication de la terre qui tourne avait été un fiasco, je vous le rappelle).

PS : amis fans de tricotin, bienvenue, vos requests me font bien rire, surtout quand je me souviens à quoi ressemblaient mes exploits en la matière.

mercredi 2 février 2005

Quadrature du cercle

Se tenir droit et courber l'échine...
Soit il faut avoir de bonnes prédispositions, soit ça fait mal au dos.

mardi 1 février 2005

Bien commencer la journée

* Se pré-réveiller assez tôt pour prendre un quart d'heure pour ouvrir l'oeil
* Avoir du temps pour une loooonnnngue douche
* Réussir à préparer la pounette dans les temps malgré la coopération restreinte dont elle fait preuve
* Doubler la voisine sur le trottoir
* Arriver avant-dernières à l'école
* Plaisanter avec l'institutrice et constater que la maman arrivée 30 secondes après moi se fait houspiller en raison de son arrivée tardive
* Choisir la bonne file pour l'achat de la carte orange après s'être dit qu'on aurait dû lutter contre la flemme et acheter le coupon hier quand il n'y avait personne
* Arriver sur le quai en même temps que le métro qui va au bon endroit
* Monter dans la rame avant la voisine doublée tout à l'heure
* Savourer son Lodge pendant que la personne assise à côté se prend la tête sur son Minc
* Constater que des gens laissent leur place assise aux dames enceintes
* Profiter du soleil en marchant
* Arriver au boulot la première et bloguer avant de partir en "rendez-vous extérieur" de durée indéterminée
* Savoir qu'il y aura un concours chez angel ce soir

Et vous, ça commence comment aujourd'hui ?


dimanche 30 janvier 2005

Souvenirs, souvenirs...


Samedi soir, en voiture, passage sur les lieux de ma jeunesse :

"Han mais ça existe toujours le 421 !
- ???
- Euh, oui, parfois, on y venait à pied l'hiver avec les copains du quartier...
- ???
- Quand c'était fermé chez Dom'nic, parce que des fois, il en tenait une bonne et il fermait le café...
- ...
- Et comme il faisait trop froid pour rester dehors, on venait jusque là...
(2 km plus loin)
- Tiens, parfois on venait par ici, aussi, à pied...
- (soupir étouffé)
- C'est dingue comme on avait le courage de marcher, quand on n'avait rien d'autre à faire..."

Finalement, la vie du quartier, c'était pas que drôle. Mais quand le froid était supportable ou quand c'était l'été, on pouvait passer des heures à (re)faire le monde, les yeux dans les étoiles. Et puis même des fois, faire du recel actif de Kit-kat, alors bon...

vendredi 28 janvier 2005

C'est la lutte-euh finaaaaale ! (petites chroniques du travail, suite)

D'abord, j'avoue, je n'ai pas beaucoup posté cette semaine, mais c'est pas ma faute, hein.
Parce que cette semaine, il s'est passé un truc de dingue : j'ai co-organisé ma première grève. J'en reviens pas encore.

Parce que bon, on sait qu'il va nous arriver un sale truc, mais on ne sait pas encore quoi. Alors, en représentants du personnel responsables (oui, nous sommes de jeunes responsables), nous avons proposé à notre direction un accord-cadre qui garantirait un minimum décent pour les gens en cas de tournage de la situation en eau de boudin.

Hélas, la réponse du patron a été simple : "Ma ché je souis pas mandaté pour ça" (c'est un italien et il n'est pas le PDG).

Alors, comme on veut pas lâcher le morceau, parce que sinon il sera trop tard, mardi, on a lancé un appel à la grève générale, jeudi de 14h à 16h avec une réunion d'info à 13h30.

Début de la distribution de tracts sur la grève : midi.
Envoi d'un mail du patron-pas-mandaté pour une réunion d'info générale jeudi à 11h : midi 32.

La guerre de l'information était lancée.

Entre mardi et jeudi matin, on prépare notre action : on trouve un mégaphone, on écrit des slogans, on prépare des pancartes, on cogite sur le chocolat chaud, on invente des chansons sur des airs connus et/ou des chants de footeux, on discute, on élabore des stratégies et des hypothèses, on cherche des draps pour les peinturlurer, c'est le bronx, mais ça bouge et c'est bien.

Pour tout avouer, on flippouille tous un peu sur un bide potentiel, parce que cette boîte, c'est un peu "chacun-pour-soi.com" vu le risque élevé de se faire lourder pour pas grand chose, mais on évite le sujet.

Le jeudi matin, on termine tout ce qu'on peut et c'est parti, c'est l'heure du discours de Don Pas-mandato.

Et là, c'était trop fort. Le monsieur, il a pris la parole parce que tout le monde sait qu'on est à vendre, qu'il y a la grève prévue et que ses managers lui disent que tout ça n'est plus gérable. Et il a dit quoi ?

"Je serai bientôt votre PDG, mais voici le message de mon chef : blabla.. France est un pays stratégique.. blabla.. rien n'est décidé... blabla... étudions toutes les possibilités... blabla... restez motivés... blabla... les représentants du personnnel, c'est des méchants pas constructifs, ils veulent tout casser avec leur grève... blabla... augmentations équitables... blabla... vente de la France pas décidée..."
A chaque question, il expliquait qu'il était là pour défendre l'intérêt de l'actionnaire.
Son adjoint et ennemi a ajouté que c'était mal de penser à partir avec des sous (et il sait de quoi il parle, il a eu un golden parachute et est revenu avec une augmentation).

C'était plutôt réussi, puisque plein de gens avaient vu le dossier de vente, et que les augmentations, presque personne ne les a vues. Bref, ils ont bien chauffé la salle et on aurait dû les remercier de nous donner un coup de main pareil.

L'après-midi, entre 60 et 90% des gens suivant les sites étaient dehors avec nous. Et c'était bien.

On a chanté des trucs importants sur des airs idiots, réclamé du vrai respect, regretté de ne pas avoir de chocolat chaud, interrogé un photographe de presse venu faire un tour, beaucoup parlé et senti le soutien des gens qui ont supporté des températures négatives pendant plus de 2 heures, avec le sourire.

Bien qu'on ait pris soin de rappeler à tous la loi sur le droit de grève avant de la faire, notre gentille DRH a déménagé le jeune homme qui partageait son bureau parce qu'il a trahi la confiance qu'elle avait mis à l'intérieur de lui en faisant grève.

Du coup, on devrait peut-être remettre ça, non ?

mardi 25 janvier 2005

Auto-motivation




Se lever le matin, quand on est bien au chaud dans son cocon de sommeil, de chaleur, de radio qui ronronne et pas de bruit du dehors, ça demande des efforts...
Quand le petit câlin de la fillette malade dure, il faut se motiver pour sortir le nez du lit...
Quand la fatigue se fait sentir dès le réveil, on cherche de vraies raisons pour réussir à être un minimum à l’heure...
Quand l’horizon de la journée est de préparer des actions de protestation au travail, on se pousse comme on peut...
Quand c'est le jour de la marmotte depuis longtemps, très longtemps, il faut éviter d'y penser dès le réveil...
Quand en plus, il gèle, on songe à commander un tractopelle pour réussir à bouger...

Mais j’ai finalement réussi à sortir de chez moi !


samedi 22 janvier 2005

Vengeance !!!!

Mais pourquoi est-elle si méchante ????
Parce queeeee !!!

Oui, parfois, je me métamorphose en une sorte d'Orangina rouge sans prévenir. Genre Hulk, mais pas en vert, quoi.

La différence, c'est que ça n'arrive pas forcément que quand je suis énervée. Par exemple, aujourd'hui, ce n'est pas moi qui ai choisi que c'était le jour de changer toutes mes fenêtres d'un coup et qui ai donc décidé de faire du bruit jusqu'au coin de ma rue. Non, non, non, c'est l'entrepreneur qui a fixé la date...
J'espère que mes voisins du dessus ont pu à leur tour savourer la joie de se reposer loin du mot "silence".

C'était en tout cas très instructif, puisque j'ai appris qu'en serbo-croate (en yougoslave pour ceux qui souhaitent une traduction), c'est comme en wolof ou en arabe, on dit "escabeau", "sac poubelle" ou "joint transparent" en français dans le texte (comme "assedic" ouu "télévision").

Bon, demain, on va peut-être remettre l'évier en service après l'avoir déplacé, parce que 5 jours de vaisselle dans la salle de bains, ça commence à faire long... J'hésite à prévenir les voisins...

vendredi 21 janvier 2005

Sens de l'orientation

Grâce à un ancien collègue et camarade de lutte (pouf pouf) qui s'est honteusement défilé avant notre 3ème rachat (traitre) mais qui reste un ami et un lecteur fidèle, j'ai pu voir aujourd'hui à quel point monsieur Microsoft est (plusieurs choix possibles) :

a- honteusement mauvais en géo
b- profondément déficient au niveau du sens de l'orientation
c- absolument cynique en se moquant de ses utilisateurs
d- complètement intéressé aux bénéfices des conglomérats pétroliers (allié de Satan, quoi).

Donc, la manip est simple, on cherche un itinéraire et on pense que le bibendum Michelin, c'est un gros plein de soupe. Alors, on va sur MSN Mappoint, on dit qu'on veut aller de Haugesund, en Norvège, à Trondheim, en Norvège, on vous propose cet itinéraire :


Soit 8 pays traversés, 116 étapes, 1685,9 Miles (soit la bagatelle de 2711 km) et un temps de trajet estimé à 47 heures et 31 minutes. Pas mal, non ?

jeudi 20 janvier 2005

En quelques mots


Avec mon cousin :

"Tu commences tes tournées à quelle heure ?
- 6h30.
- C'est tôt... Ca doit être difficile, non ?
- C'est un pli à prendre..."

Ca tombe bien pour un facteur...

mardi 18 janvier 2005

Le savoir-vivre

Les regrets pour tout ce qu'on n'a pas fait,
La tristesse pour celles qui restent avec toute la vie devant elles,
La colère devant l'inacceptable,
Le temps passé si vite, on croyait qu’il en restait tellement...
Demain sera difficile.

Pourquoi m’ennuie-t-on ici avec des choses urgentes et dérisoires sous prétexte de servir mes intérêts pour mieux les piétiner, quand on sait ma peine ?

Je ne demande même pas du respect (et pourtant je devrais), juste un minimum de savoir-vivre.


dimanche 16 janvier 2005

Du silence

Parce qu'aujourd'hui, je suis très triste et en colère, aussi.


vendredi 14 janvier 2005

Modération automatique des propos recommandée

L'article suivant incite à la plus grande prudence (ou pas) :


Un Britannique renvoyé pour avoir critiqué son employeur sur son "blog"
mercredi 12 janvier 2005, 18h50


LONDRES (AFP) - Un employé de la chaîne britannique de librairies Waterstone's a été renvoyé pour avoir critiqué son employeur dans la chronique qu'il tenait sur son "blog".

Sur ce blog (contraction de "weblog", chronique ou journal intime mis en ligne sur internet), Joe Gordon, employé depuis 11 ans par une librairie Waterstone's à Edimbourgh (Ecosse), a précisé qu'il avait été renvoyé pour "faute grave" après une réunion disciplinaire le 5 janvier, au motif que les commentaires de sa chronique "discréditaient sa société".

Une porte-parole de la chaîne a confirmé que Joe Gordon avait été renvoyé. "Une procédure disciplinaire est en cours et M. Gordon a le droit de faire appel deux fois", a-t-elle expliqué se refusant à tout autre commentaire.

Dans ce blog intitulé "Woolamaloo Gazette", Joe Gordon avait surnommé sa librairie "Bastardstone's", sans jamais cependant l'identifier formellement. Son supérieur était surnommé "Vilain Patron" ("Evil Boss").

Dans le récit de sa vie au travail, il se plaignait de "l'esclavage", ou de ses horaires. Mais, précise-t-il, ces chroniques étaient explicitement satiriques, et n'avaient pas pour objet "d'attaquer la société de manière systématique".

Selon lui, ses supérieurs ont refusé de tenir compte du côté "parodique" et "satirique", et du fait qu'il écrivait cette chronique chez lui et pendant son temps libre. Il a estimé que son renvoi "soulevait de graves questions quant à la liberté d'expression".



Alors faut-il s'auto-censurer par crainte des représailles ?


mercredi 12 janvier 2005

Rubrique à brac

Allez, hop, une note longue et décousue !

Entendu dans le métro :

"Mon frère, il va prendre un appart...
- Han déjà, mais il vient de finir sa période d'essai ????
- Ben oui, mais il voulait plus être chez mes parents...
- Han, mais il est super-jeune !!!
- Ben 25 et demie...
- Ah oué, déjà... han mais t'as 23 !!!
- Oui (ouin)
- Moi, j'ai pas encore 20 ans dans ma tête... Bouh on est vieilles...
[...]
- Hier, j'écoutais Skyrock, je sais pas ce qui m'a pris, ben un mec, il racontait un truc, c'était trop drôôôle !
- Ah bon ?
- Oué, il était venu voir sa copine, mais elle était pas là, et finalement il est sorti avec sa mère.... hihihi
- Hihihihi...
- ...
- ...
- ...
- Han mais c'est dégueulasse !
- Oué, ça craint, la mère l'a allumé, comme dans les films.
- Pis les garçons...
- Oué...
- Han mais imagine la fille quand elle l'apprend ! Moi je me suicide !"

(la jeune dans sa tête s'est vautrée sur moi en gloussant et après, j'ai plus pu lire à cause de leurs bavardages, ouin).


Quelques requests, parce que :

Collègue cinquantaine : je la cède à qui veut...

poser du parquet flottant : c'est pas ici, c'est à l'étage du dessus, c'est bruyant pour ceux qui habitent dessous, surtout quand on est adepte des talons, bref, je ne conseille pas vivement (sauf si on n'aime pas ses voisins, bien sûr).

Rafermir muscles des bras : c'est pas ici non plus, essaye encore.

Brian Molko bientôt papa ? : nooooon ??? je ne vais pas m'en remettre !

lalalalala : ça, je maîtrise.

chansons calabraises : ça, beaucoup moins...

mantra : je suis preneuse, notamment pendant les heures de bureau...

madame isadora : mademoiselle, s'il vous plait. Euh non, madame, c'est mieux.

photos de femmes fortes bien habillées : malheureusement, cher lecteur, il n'y en a pas ici, mais je suis sûre que la vente par correspondance doit pouvoir t'aider...


Lectures inavouables :

Ce sera pour plus tard (ça, c'est du teasing !)

mardi 11 janvier 2005

Bilan semestriel

Résultat des courses :

Projets importants menés à terme : 100%
Efficacité : ok
Manager : satisfaite de mon travail et mon implication
Atteinte des objectifs : 98% (NB : 2% enlevés pour permettre de trouver des axes d’amélioration qualitative)
Evolution souhaitée : DG, mais pas de poste ouvert.
Possibilité d’évolution proposée : 1 0 (mise en concurrence avec collègue souhaitant évoluer dans poste depuis 3 ans, choix à faire entre potentielle démotivée irrémédiable et insatisfaite chronique).
Rémunération variable : devient officielle avec base de calcul inférieur à l’officieuse, mais possibilité de progression dans les semestres suivants
Rémunération fixe : augmentation : 0 (NB : ça aurait pu baisser, ah non, en fait.)

Bilan : entretenir le positivisme si volonté d’évolution.


dimanche 9 janvier 2005

Deux mains gauches

Au début, je n'avais rien remarqué. Mais dès la deuxième année de maternelle, ma mère a scellé à jamais ma différence en déclarant à mon institutrice de l'époque :

"Oh, ma fille ainée, vous savez, elle n'est pas manuelle."

Ce jour-là, sans le savoir, elle a signé pour des années de cadeaux de fête des mères foireux : la chaise à bascule en pinces à linge dont on se demande comment elle tient, le chalet au toit de travers, le tricotin bizarre, le dévidoir à essuie-tout avec la marque de la scie gravée, et encore, ce sont ceux dont je me souviens.


(Je passe sur "ma fille ainée n'est vraiment pas souple/danse comme un balai" qui m'ont bien aidée à l'adolescence)

Bref, j'ai retenu la leçon pour ma fille à moi, et j'ai fini par me lancer un défi.

Mais là, j'ai des doûtes... Il y a quelques semaines, en effet, j'ai investi dans de la laine pour faire des liens au bonnet de ma schtroumpfette dans une double optique d'ajustement et de customisation de l'objet.


Enthousiaste, j'ai acheté des aiguilles à tricoter pour me lancer dans la confection d'un pull pour la fillette. Encore plus enthousiaste, je le lui ai dit quand elle m'a demandé ce que je faisais.

Il ne me reste plus qu'à aller au bout du truc donc. Sauf que je n'ai pas de patron, que je mesure au pif, et que j'ai déjà recommencé à 3 fois en 2 jours (dont une fois parce que la pounette voulat m'aider). Au secours, quoi.


Message personnel : Brad, je ne suis pas ambitieuse comme Jennifer, je veux bien mettre ma carrière entre parenthèse 20 ou 30 ans et avoir des enfants...

vendredi 7 janvier 2005

Le Père Noël passe toujours 2 fois


Quand j'étais petite, je vivais la plupart du temps chez ma grand-mère, qui outre s'occuper de moi, gagnait sa vie en faisant ça :


Même que, déjà bavarde à un an, je me suis mise à faire l'article avec elle assez vite, et que les dames achetaient en masse des boîtes et des boîtes. D'ailleurs, dans mes jouets, il y avait ça :


Et puis, mes parents ont déménagé, et puis j'ai grandi et ne suis pas devenue celle qu'elle espérait, me suis mise à vivre dans le péché, et puis notre famille est comme la plupart des autres, elle se laisse envahir par les rancoeurs et la tristesse, parfois...

Ces dernières années, on ne se voyait quasi-plus, jusqu'à ce que tout le monde se réunisse pour lui faire la surprise d'une fête pour ses 80 ans. Tout n'est pas gommé, bien sûr, mais l'émotion était là.

C'était la première fois qu'elle rencontrait ma fillette, et elles se sont plues tout de suite.

Hier, le Père Noël est passé pour la deuxième fois en provenance de chez ma grand-mère. Il y a quelque mois, il m'avait chargée de ce cadeau-là (version 1970) de peur de ne plus être là pour Noël :



Et il est repassé en amenant un livre sur Jésus dans la crèche (on ne se refait pas, quand même), le premier jeu d'ordi de ma fillette et un jeu éducatif. Evidemment, il a fait mouche, trop fort le Père Noël.

Et moi, j'étais toute chose de savoir, qu'à 82 ans, malgré tout, elle a pris sa voiture et fait les magasins et trouvé des cadeaux chouettes, en se disant qu'il valait mieux que le Père Noël passe 2 fois cette année, au cas où.

mercredi 5 janvier 2005

Les jours se suivent et se suivent


Déjà hier, c'était pas top : 2 jours de travail en 2005 et déjà excédée, ça promet.

Une soirée et une nuit bizarre : coup de blues, regardage de documntaire sur les gentils patrons qui arnaquent leurs salariés en allant jusqu'à détourner leurs cotisations pour la mutuelle, endormissement avec fillette dans son mini-lit, téléportation et rendormissement sur canapé, réveil à 2h du matin, étendage de lessive, lecture d'une autobiographie de footballeur pour tenter de redormir (ndlr : un vrai livre m'aurait emmenée jusque trop tard), extinction des feux à 3h30 avec l'arrivée de la louloute dans mon lit avec son équipement complet.

Du coup, humeur matinale moyenne... Le top de la journée : le retour à la maison après une journée de travail (à base de "faut pas croire les rumeurs horribles qu'on lit dans la presse, hein..." "euh, même si ça vient de la maison-mère ?", bon en fait, je ferais mieux de mettre mes neurones en veille pendant les heures ouvrables, ça reposerait tout le monde...).

Donc le retour... Tardif, bien sûr, c'est comme ça que ça commence forcément quand ça va être une galère. Descente sur le quai de métro, attente, quai qui se remplit et affichage du temps d'attente de la prochaine rame qui se met gentiment à dire n'importe quoi. Au bout de 10 minutes, l'annonce qu'on aime : "trafic interrompu.... blabla..."
20 minutes de marche sous la pluie pour atteindre la prochaine station qui fonctionne.

Pourquoi est-ce que j'ai écouté les conseils de Biba-angel aujourd'hui ?

Oui, j'ai craqué, j'ai ressorti mes jolies bottes cavalières (mais je suis allergique au jean dans la botte, alors je suis en jupe), celles qui ruinent les pieds au bout de 6 heures, et qui vous font ressembler à un canard en jupe passé ce délai. Alors sous la pluie sans parapluie, encore plus la classe.

Demain, halte à l'élégance et à l'utilisation des neurones.

mardi 4 janvier 2005

Inspirez... Expirez....

Au lieu de maugréer dans mon coin (mais-euh, y en a marre-euh, on travaille vraiment n’importe comment-euh, pis d’abord, pourquoi j’ai pas profité de l’absence de l’instit pour me faire une journée buissonnière avec ma fillette-euh, pfff, etc…), j’accroche un sourire à ma face, et je vais comme me l’a suggéré Alix et je clique et reclique, voire même plus.

Et après, ça va mieux.

Et puis, je me replonge dans le dernier Dan Fante (mais pas au travail, c'est mal).

lundi 3 janvier 2005

Welcome back in the real life !


Is everybody in ?
The ceremony is about to begin !


Reprendre la vraie vie après 2 semaines de vacances pour la pounette, une et demie pour moi (et encore, 3 jours de travail seule sur un plateau désert entre Nowel et l'An, c'était finalement très supportable), des bons moments à la cuisine, des yeux qui brillent, des livres, des jeux avec pounette, de la confiture qui cuit, c'est pas évident.

Arriver à l'heure le matin à l'école après avoir cauchemardé qu'on avait des pounettes jumelles et qu'on les amenait en classe avec tellement de retard que la sieste était commencée et qu'on réveillait les autres enfants, ça mérite presque des hourras.

S'étonner de l'étonnement du personnel de l'école parce qu'on leur fait un cadeau parce qu'ils sont chouettes avec les enfants, c'est étonnant.

Echanger des voeux avec des gens qui s'en fichent, mais il faut (exemple, en arrivant au bureau, la dame qui s'y connait en enfants, qui remercie les représentants du personnel en leur envoyant des mails limite d'insultes et qui trouve que c'est juste qu'on soit exclue du choix des vacances de l'équipe parce qu'on travaille aussi pour le comité d'entreprise), argh quoi... (Heureusement qu'il y a aussi ceux qui donnent quand même envie de venir au taf...)

Peut-être que je devrais prendre de bonnes résolutions ?

samedi 1 janvier 2005

New Year's Day





Des rires, des bonnes choses et du mieux à tous.

mercredi 29 décembre 2004

Féminité relative


Ca ne se voit pas tout le temps (surtout quand j'explique que les albums panini foot du championnat de France, c'était mieux avant, parce qu'avec le mercato d'hiver, l'équipe de l'album qui sort en janvier, c'est pas celle qu'on voit jouer sur le terrain (si tu m'as comprise, chère lectrice, on peut émettre des doûtes sur ta féminité à toi aussi)), mais je suis une vraie fille (en plus d'une vraie maman, mais ça, on le constate assez vite en général).

Où j'en étais ?
Ah oui, une vraie fille.

Donc une vraie fille quand elle a deux places de cinéma pour elle toute seule à utiliser avant demain, qu'est-ce qu'elle fait ?
Elle va voir 2 films de filles pour le prix d'un, oui madame, oui monsieur. Reste à choisir le quartier, han, trop dur...

Comme ça, elle trépigne moins en attendant le retour de sa fillette (wééééé, elle rentre demain).
Et puis, ça lui évite le tri de paperasses accumulées et le rangement d'armoires qui deviennent urgents.
Ben oui, il faut se donner matière à résolutions par ces temps de changement d'année imminent.
Ceci dit, elle ferait quand même bien de méditer rapidement sur les menus de fête qui approchent à grand pas...


Trêve de futilités (du moins pour le moment), allez faire un tour ici, , ou encore , des tas de gens ont besoin de notre aide.

lundi 27 décembre 2004

Miracle de Noël


Opération Père Noël : réussie.
Opération marathon de Noël (400 km en train + 130 km en voiture en 4 jours) : réussie.

Le Père Noël :
- est venu embrasser la pounette pendant le réveillon
- a amené les cadeaux partout où il le devait à l'heure dite
- a mangé les chocolats et donné les carottes à ses rennes (qui n'ont pas sali mon salon, ouf)
- a laissé une chouette lettre à la fillette (dingue, il fait les mêmes fautes que le papa...)
- s'est parfois un peu embrouillé dans les cadeaux pour moi, mais comme il a super-assuré pour le reste, et assure le SAV, c'est pas grave.

Et puis, mon clavier fonctionne mieux sans que je le bidouille, ma fillette semble contente de rester en vacances chez son papy, pas de cessation de paiement proche au travail...

Il est trop fort le Père Noël (et son orchestre) !

mercredi 22 décembre 2004

Libérations


Journée chargée aujourd'hui :
* libération d'otages (enfin, c'est pas moi)
* libération de lutins du Père Noël après qu'ils aient fini leur travail pour mon compte
* libération d'un poids en voyant arriver le dernier colissimo de la liste de la pounette
* libération de connaître le vainqueur de la starac (ahum, j'avais pas regardé cette année...),
* libération de dire ce qu'on a sur le coeur, aussi.

La lettre au Père Nowel est partie, ma fillette est doublement maline : elle promet du chocolat et demande "des jouets" en fin de liste...

Toutes ces libérations, ça fait du bien.
Et Flo m'a donné une idée de sujet pour après les vacances...

Joyeuses fêtes !

mardi 21 décembre 2004

Hiver




21 décembre, jour de l'hiver.

"maman, regarde, il pleut !
- non, chérie, c'est de la neige.
- de la neige ? ça, c'est de la chance, maman !"

dimanche 19 décembre 2004

Ca sent bon !



Contrairement à l'affirmation d'un collègue il y a quelques jours quant à notre avenir professionnel proche ("ça sent le merisier", me glissait-il), à la maison, ça sent le sapin de la fête et des lumières qui brillent dans les yeux. Il ne me reste plus qu'à donner un coup de main aux lutins du Père Noël (et vite)...

vendredi 17 décembre 2004

De bonne humeur


Pourquoi ? Parce que !

* ce soir, c'est les vacances pour la pounette et sa maman
* aujourd'hui, le CE nous fait des cadeaux
* ce soir, on décore le sapin et la maison
* ce midi, j'ai shopping de Nowel
* mon travail de plusieurs semaines est enfin concret
* j'ai ri sur au moins 3 blogs ce matin
* Patricia Mulloche is back
* une de mes collègues a rempli la boîte à chocolat
* le pessimisme qui m'entoure m'indiffère ce matin
* j'ai envie, et c'est tout !

Wéééé !

Et vous ?

mercredi 15 décembre 2004

La question du jour


Jusque là, je croyais naïvement qu'il n'y avait pas réellement d'ordre pour décorer le sapin...

Or, ce week-end, j'ai été investie de la mission ô combien importante et périlleuse de décorer l'arbre de Noël de mon papa, nantie de 2 assistantes de charme (et surtout de choc), âgées de 2 et 3 ans, pour m'aider dans cette tâche ô combien importante et périlleuse.

Nous déballons donc (enfin, elles vident à toute allure) le carton de décorations et nous commençons à placer les boules sur l'arbre (ndlr : elles chargent au maximum 3 branches puis je rééquilibre). Ensuite, elles se garnissent copieusement de guirlandes que nous plaçons plus tard sur le sapin.

Résultat : 1 seule boule cassée, un sapin pas artistique, mais plutôt joli et surtout décoré par des mains enfantines ravies (je résume, hein).

Après un instant de perplexité devant le carton (que fait mon père avec 10 guirlandes luminaises allant de 30 à 150 ampoules ???), je décide de lui laisser la tâche ô combien importante et périlleuse de parachever notre oeuvre en mettant la touche scintillante de mille éclats dans la nuit (oui, lecteur à l'esprit vif : il s'agit de la guirlande lumineuse !)...

Et là, blourf, un mythe s'effondre quand mon père me dit : "mais enfin, on la met en premier la guirlande lumineuse !"

Bon. Depuis, on m'a dit aussi qu'il fallait mettre les boules en dernier. Re-blourf.

Alors la question existencielle du jour, c'est : dans quel ordre décorez-vous votre sapin de Nowel ?
Question subsidiaire : y a-t-il un ordre prédéfini ?

Non, parce que si je veux participer dignement au concours d'Heidi, autant faire les choses comme il faut. (note : il y a aussi un concours de Noël chez Anne)

Sinon, très bonne nouvelle (wééé, j'ai trouvé mon cadeau de Noël pour moi-même (oui, en ce moment je me fais des cadeaux, c'est bon pour mon moral)) : Les réquisitoires du Tribunal des Flagrants Délires de Desproges sortent en poche !



lundi 13 décembre 2004

Extraits choisis

Discussions à la cantine après le sport :

Une collègue : "Quand nos maris regardent du foot à la télé, c'est comme si on les obligeait à regarder du patinage artistique"
Moi : "????"

La même : "Ah bon, ta fille regarde pas la télé avant l'école ?"
Moi : "non, la maîtresse préfère qu'on évite, ça leur capte une partie de leurs possibilités d'attention pour la journée."
Elle : "mais comment tu fais alors le matin ????"
moi : "???? euh, on déjeune ensemble, on se prépare, on discute..."


Une autre collègue (cinquantaine follette, pas d'enfant) (ndlr : le sujet était : coucher les enfants à 20h30, mythe ou réalité ? mythe complet pour les 2 intervenantes ayant des enfants) : "Les filles, vous êtes trop cools avec vos enfants. Toutes mes copines qui ont eu des enfants ne les couchaient jamais après 20h30, après les avoir fait manger, puis elles dînaient ensuite."
Nous : "oui mais le dîner en famille, c'est important, on se voit pas tant que ça, alors on va pas les faire manger tous seuls alors qu'ils ont eu cantine le midi, c'est glauque, quoi..."
Elle : "faut pas vous étonner de leur donner des mauvaises habitudes alors."
Nous : "???"

Conclusion :
A la cantine, on peut dire des choses intéressantes, mais c'est pas du tout une obligation.


samedi 11 décembre 2004

C'est le week-end...

... finie la semaine !
Allons z'à la campagne
Pour nous refaire une santé
Rien d'tel que la campagne

Bon week-end ! (et vous pouvez laisser des mots gentils)


jeudi 9 décembre 2004

Comment je me suis grillée à 100% Questions

Ca avait commencé par un délire, je m'étais laissée convaincre par un collègue d'aller aux sélections.
Après m'être fait tirer l'oreille, hop, on se retrouve avec mon chéri, le collègue et son pote à St Ouen, à remplir des QCM... Je vois les 2 zozos s'échanger leurs réponses, nous même pas.

Bingo, on est sélectionnés tous les deux, mon chéri et moi, mais pas Titi et Toto (comme quoi, la triche... huhuhu...).

Donc voilà, quelques semaines plus tard, c'est l'enregistrement au mythique Théâtre de l'Empire (passé à la postérité grâce à Dimanche Martin, c'est émouvant... si, un peu quand même !). Maquillée à la truelle, je m'installe confortablement me tiens le plus droite possible derrière un pupitre minuscule en forme de coquetier et tente de rester concentrée sur les questions pendant que l'assistante fait des signes aux candidats et que les machinistes feuillettent Voici en ricanant.

Le vrai challenge, c'est que si on gagne, on enchaîne les émissions et donc les tournages, avec renouvellement à chaque fois :
* de la tenue vestimentaire (et là, ils sont très équipés en fringues moches mais raccords avec le décor et les autres candidats)
* de l'anecdote à raconter
* des goûts et loisirs originaux qu'on peut avoir (ou pas)
* de l'air d'arriver à l'instant même sur le plateau.

Le but ultime, c'est d'enchaîner 5 victoires pour partir avec la Bibliothèque du Savoir entièrement sponsorisée par Larousse.

A la 4ème émission, j'avais engrangé 6 Larousse, dont 2 remplis de recettes mioum-slurp-arrête de baver sur le livre. Au moment de la tirade personnelle, le monsieur me lance :
"Alors, Isadora, vous avez une passion pour le foot et la formule 1 ?
- euh, oui, euh, ça m'intéresse plutôt..." et je cite 2 pilotes du moment, histoire de.

Question 47 : "quel célèbre footballeur hollandais des années 70 portait le n°14 ?"
A- Johan Neeskens    B- Johan Cryuff    C- Johnny Rep


Et là, la boulette : avant de connaître l'homme, j'aurais dit Cruyff sans hésiter, sauf qu'il me parle souvent de Johnny Rep, que c'est son idole d'enfance... Je réponds C après moultes hésitations, et paf, adieu Bibliothèque...

La honte auprès de tous les amateurs de foot de la famille en plus.

M'en fiche, depuis je mange des trucs trop mioum. Et puis, on peut se régaler en écoutant Mickey 3D chanter le héros d'une génération en Live à St Etienne.


mercredi 8 décembre 2004

Perplexité matinale

Aujourd'hui, c'est l'Immaculée Conception (bonne fête à toutes les Immaculées Conceptions ! (oui j'ai trop regardé Téléchat quand j'étais petite, et même quand j'étais grande)).

Ca voudrait dire que la Sainte Vierge Marie, non seulement, elle a eu le Petit Jésus plus ou moins toute seule, mais en plus qu'elle l'a attendu plus d'un an ?

Groumpf.

Edit : en Angleterre, on a des goûts, euh... anglais en matière de crèche.


mardi 7 décembre 2004

Mardi, c'est n'importe quoi

L'arrivée à l'école presqu'en avance (wéééé !!!)

Pas grand chose à raconter (ah si, aujourd'hui c'est gym, mouais, non, c'est pas intéressant.)

Il y a de la place dans le métro (wéééé ! euh, non, en fait on s'en fiche).

Des rumeurs de rachat d'entreprise (wééééé ! ??)

Les vacances c'est dans 10 jours (ouiiiiiii)

A Naples, on fait des crèches en chocolat géantes, et ça donne faim !

Et puis, tant que personne n'aura donné le nom du jeu improbable où on gagne des Larousse, je raconte pas comment c'était.

(J'avais prévenu, c'est n'importe quoi cette note...)

dimanche 5 décembre 2004

Fête un jour, fête toujours !

Finalement, on a encore fêté les 3 ans de la pounette aujourd'hui et on va pouvoir désormais passer aux préparatifs de Noël (mioum)...

Alors avant d'examiner la liste du Père Noyel (qui reste courte et contient "un cadeau à paillettes" en deuxième position), j'honore ma promesse culinaire, tadaaaam !

Gratin de salsifis (et épinards, tiré du Larousse des légumes du marché, gagné à un jeu télévisé improbable)

On prépare 450 g de salsifis : soit on les sort de la boîte et on les rince, soit on les épluche, les coupe en tronçons et les plonge dans l'eau citronnée. Dans le 2ème cas, on les met dans une casserole d'eau bouillante citronnée et on laisse cuire 10 minutes, puis on égoutte

On préchauffe le four à 160° (th3-4), on beurre un plat à gratin.
On prend 450g d'épinards, s'ils sont crus, on les met dans une casserole à feu modéré pendant 2 ou 3 minutes pour les faire réduire. Autre possibilité : on ouvre un boîte d'épinards qu'on égoutte.

On verse 15 cl de bouillon de volaille et 30 cl de crème fraîche dans une petite casserole avec sel et poivre et on fait chauffer doucement.

On range salsifis et épinards en couches alternées dans le plat, on verse dessus le mélange crème-bouillon, et hop 1 heure au four (jusqu'à ce que "le dessus soit bien grésillant et doré" dit la recette).

On se régale (se marie très bien avec rosbeef + gratin dauphinois).


A part ça, ma fillette et moi avons eu un très beau cadeau aujourd'hui (merci la tata de mon homme) :


Ca nous promet de beaux moments (boink ! boink ! je bondis comme Biba le recommande).

vendredi 3 décembre 2004

Oh, quand j'entends chanter No-el...

L’approche de Noël, ça travaille tout le monde.

Ca lance des débats indispensables et pas possibles chez angel sur le bien-fondé de la croyance (ou non) des enfants au monsieur en rouge (ou pas). Sauf que des chercheurs (anglais, je vous l'accorde, mais ils ont déja prouvé les bienfaits de la sieste au bureau (si, si, fouillez dans les archives !)) viennent de prouver qu'y croire, pour les enfants, c’est le bien.

Ca pousse certain(e)s d’entre nous à faire toute la preuve de leur habileté manuelle (ou pas) volontairement (ou pas).

Ca met des lumières dans les yeux (oui !).

Ca pousse certain(e)s à shoppinger au plus tôt et ça stresse ceux qui ne savent pas le faire.

Ca angoisse les ostréiculteurs et les éleveurs d’oie anglais, ça change le paysage suisse en profondeur.

Ca fait super-râler quand ça se présente pas comme on voudrait (pour la prise des vacances... soupir...).

Mais que c’est bon, l’approche des fêtes !


mercredi 1 décembre 2004

J'aime mon travail (mantra)

Oui, en vrai, j'aime mon travail.
Sauf qu'il faut avoir un bac+22 en maîtrise zen pour y être performante en toutes circonstances.

Des exemples ?
Ouiiiii, des exemples !
Enfin, j'avertis tout de suite le lecteur plein d'idéaux sur le monde du travail, c'est pas le Pays de Candy, l'endroit où je travaille (encore que si, à certains égards...)

Donc, un exemple.
Je fais du marketing. Nous lançons un produit qui nécessite un mode d'emploi plutôt technique de 30 pages. Le problème, c'est que personne ne veut s'en occuper, donc je mets mon costume de rédactrice technique (en râlant, parce que bon) et je m'y colle, en plus du boulot d'en faire un objet marketing. Logique. J'accepte les critiques de tous ceux qui n'ont pas voulu s'en occuper avec la meilleure grâce possible (gné), je corrige, je recommence. En ce moment, j'en suis à la 4ème version en 10 jours (ouéééé!), le produit n'est pas validé et les développements ne sont pas finis.
Le mode d'emploi, en revanche et sauf ajustements par rapport au produit final, est quasi-prêt, yes !

Un autre ? Oui, un autre !
C'est bientôt les vacances de Noyel. (ah bon, t'es sûre ?? ben oui, va chercher cadeaux, va !)
Ingénuement, je me dis qu'on est 3 dans l'équipe et qu'on va essayer de se partager les vacances équitablement. C'est ce qui était prévu en tout cas.
Oui, ben non. L'une part 3 semaines en voyage lointain prévu de longue date, donc bon, pas de problème. L'autre a posé ses congés en englobant les deux fêtes pour être avec ses enfants, sans en parler au préalable. Normal, quoi... Exactement ce qu'on espère tous. Le mieux, c'est que ça ne choque pas certaines personnes : "comme tu es prise par le comité d'entreprise, elles te sentent moins impliquées, c'est normal..." Ah, ben oui, j'y avais pas pensé, tiens.
D'autant que si on n'est pas quelques uns à se bouger pour essayer d'éviter la grosse cata qui se profile, je vois pas trop ce qui va se passer. Ou plutôt si, mais mes collègues vont se rendre compte que j'ai perdu mes lunettes roses de travailleuse. Et être encore plus sans pitié sur les congés, je suppose.

Bon, c'est pas tout ça, j'ai un CV à faire, moi... dès que mon clavier refonctionnera normalement, quoi.