dimanche 29 octobre 2006

Hijo de Africa

J'y suis allée à reculons, à la découverte de ce disque.
Parce que j'en entendais trop de bien pour que ça me paraisse vrai.
Et puis, sans doûte que j'avais déjà entendu ça, avant, cent fois. D'autant que je n'avais pas un souvenir très enthousiaste des morceaux d'avant que le monsieur ne change de nom.

Et puis un jour, c'était le moment. D'abord le rythme lancinant de Gibraltar.
Une suite de portraits où on trouve des souvenirs de vie de cité, pour peu qu'on connaisse un tant soit peu la chose.
Des moments de vie, les baffes qu'elle nous met parfois, qui font mal ou pas et qui aident à revenir sur terre.
La musique, qui tend parfois vers quelque chose de presque hypnotique. Avec la contribution de "grands", comme ceux qui ont accompagné Brel (l'accordéon de Marcel Azzola).

Un morceau, en particulier



Ca m'a (entre autres, parce qu'il y a plusieurs thématiques dedans) rappelé ce livre, qui m'avait remuée, quand je l'ai lu, il y a déjà quelque temps :



Et puis, dans des moments comme celui où nous sommes, à mi-chemin entre émeutes hyper-médiatisées et élections à haute teneur en propos démagogiques, c'est pas si mal de tomber sur des gens qui sèment des graines de réflexion ici et là.

vendredi 20 octobre 2006

Le pangolin a disparu !



C'était un peu prémonitoire, la légende de l'illustration, hein, parce que le pangolin a disparu pour de bon, comme le mégathérium qu'on trouve quelques pages plus tôt.

(Si vous ne l'avez jamais fait, lisez Le Dictionnaire du Superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis de Desproges, mais surtout, surtout, dans une version papier et illustrée, parce que les illustrations (ou plutôt l'illustration) ajoutent aux textes.)
(et oui, je suis fan)




Edit : vous connaissez cet insecte ? J'aurais cru que c'était une coccinelle trouvée chez moi, mais j'hésite...

samedi 7 octobre 2006

Saturday morning

L'humeur est moyenne (mais j'espère l'éclaircie rapidement), la fatigue s'installe trop bien pour que j'arrive à dormir (j'adore ces moments où j'arrive à ne plus avoir de recul sur rien, soupir).

Une chanson qui s'accorde avec l'ambiance. Je ne suis pas une grande fan de Renaud, mais il y a certaines vieilles chansons de lui qui reviennent parfois, drôles ou tendres ou tristes, suivant l'instant.




Et puis, si vous aimez le concept de la chanson d'humeur hebdomadaire, rendez-vous demain chez Ju.

mardi 3 octobre 2006

Ma petite grande

Pas encore 5 ans, et déjà une dent tombée. La petite souris passée, subrepticement pendant la nuit.



Ma pounette a poussé pendant l'été. Et je l'ai vue le faire.
Je ne savais pas qu'on pouvait voir les enfants grandir, mais là, c'était sous mon nez, flagrant. Quelques semaines, et hop, voila une nouvelle petite fille apparue sous mes yeux. Pas complétement nouvelle, bien sûr, mais différente, déjà.

De l'assurance gagnée qui se voit dans chaque geste, chaque attitude, qu'on entend dans sa voix.
De nouveaux jeux au milieu de l'indémodable maîtresse.
Elle séquestre le chat dans sa chambre pour qu'il goûte sa cuisine et apprenne ses leçons à la maison et joue à darkvador dans la cour de l'école (une nouvelle forme de trappe-trappe, si j'ai bien suivi...)
Surtout, elle a pris confiance en elle, ses gestes deviennent plus précis et elle rayonne de cette aisance qui grandit chaque jour.

Est-ce le fait d'être devenue la grande cousine des petites nées cet été chez mon frère et ma soeur ?
Ou de se trouver chez les "grands" et bientôt au CP ?
Ou simplement d'arriver bientôt à la barre des 5 ans ?
Sans doûte un peu des trois, et bien d'autres choses encore.

Mais une chose est sûre, elle grandit, elle change, et notre relation aussi, et c'est un vrai plaisir.




Et puis des images

dimanche 1 octobre 2006

Son du dimanche

Aujourd'hui, ce sera ça




Et puis je reviens plus tard parler de la pounette.

mardi 26 septembre 2006

Sortir des cartons

Quatre jours de tri-vidage de tiroirs-jetage de papiers-retrouvailles avec des souvenirs oubliés-mise en cartons-sortie de cartons.

Tirer un bilan de 3 ans à un endroit et 6 ans dans la (presque) même entreprise.

Pour résumer, en 6 ans, il y a eu en vrac :
- 3 boulots différents
- 7 raisons sociales
- 5 localisations différentes
- 5 PDG différents
- 8 directeurs des ressources humaines
- 5 directeurs de services (dont 3 périodes d'interim de 6 mois en moyenne)
- 2 plans sociaux
- 3 rachats

Et surtout, des gens chouettes qui comptent pour de vrai comme des paillettes dans la rivière.

J'étais l'une des plus jeunes, je suis maintenant une des plus anciennes de mon équipe. J'étais la 60ème embauchée, et après avoir été plus de 500, nous ne sommes plus qu'une poignée de "ma boîte" d'origine dans "ma boîte" d'aujourd'hui.

En triant, j'ai retrouvé des photos (photos rigolotes de séminaire d'intégration au karting à Deauville, photos sérieuses destinées à agrémenter des articles de presse professionnelle), des listes de prénoms du temps où j'attendais la fillette dans des cahiers de travail, une nouvelle à moitié écrite qui raisonne étrangement aujourd'hui, des listes de noms de gens concernés par des licenciement.

Un mélange de notes de travail et de notes de représentation du personnel.
Du sourire et de la mélancolie.

Maintenant s'appropier un nouvel espace, passer à la suite.

samedi 23 septembre 2006

Déjà samedi matin ?

Et je suis en retard, à 9h...
Au secours.

Alors, on va faire court.
Clarika.
Deux fois, même.

C'est sur son deuxième album et j'aime bien le côté drôlitude-désenchantée-mais-pas-trop.




samedi 16 septembre 2006

La chanson du samedi matin

Pour bien commencer le week-end

de la force


et de la douceur

lundi 11 septembre 2006

Vivre dans une chanson énervée d'Alanis Morissette

Ceci est un copyright d'Anne (je te verse des royalties quand tu veux, Anne).

Quand je lis le chemin d'Anne, j'ai l'impression d'avoir parcouru l'inverse. Une bonne et belle dizaine d'années dans une bulle, je me suis retrouvée précipitée dehors.
Allez, ma grande, débrouille-toi.
Ce que je croyais sûr et stable ne l'était en réalité pas autant que ça en avait l'air, et c'est la grande leçon que j'en ai tiré. Que l'on ne sait jamais de quoi demain sera fait, qu'il faut profiter du moment, là, tout de suite, sans regretter l'avant, sans se projetter dans l'après.
Juste savourer chaque instant.
Même si c'est violent, surtout si c'est violent.
Bien sûr, ça donne des hauts et des bas, parce qu'on n'a rien sur quoi s'appuyer, jour après jour, à part soi-même.
Bien sûr, ça demande d'aller au fond de soi, pour mieux se connaître, et s'accepter, aussi, et ce n'est jamais facile de faire le chemin.
Mais une fois le chemin fait, au moins un peu, et même si on a le goût de vivre comme un écorché vif, on finit par accepter qu'on puisse vous aimer, malgré tous les défauts qu'on se trouve soi-même. Même si on pense qu'on ne le mérite pas, même si on ne sait pas ce que ça pourra donner.

Et puis aussi, on finit par comprendre qu'on ne rend service à personne en se mentant et en voulant préserver l'existant coûte que coûte. Qu'il y a parfois des choses qu'on doit vivre pour de bon pour pouvoir avancer. Et que si celui qu'on aime doit vivre sa vie, même si ça fait mal parce qu'on croit le perdre, on se trompe, parce qu'on ne perd pas quelqu'un qui va vers lui-même et vers sa vie. C'est même tout le contraire, on le perdrait en l'étouffant.
Alors, évidemment, c'est difficile de s'accepter, d'accepter la liberté, pour soi et pour ceux qu'on aime, mais quel cadeau au final quand on y arrive enfin.

Au fond de moi, il reste un rêve d'amour absolu comme dans les chansons de Miossec, avec tellement de sentiments qu'on se quitterait avant de les trahir, mais ma chanson préférée de lui, c'est celle qui parle du fait "que rien ne peut rester comme ça dans la nuage, c'est la terre qui nous attire assurément, de toute façon, on ne craint pas l'atterrissage, on sait que le crash est prévu et même imminent".
Justement parce que cette chanson-là traduit bien l'idée qu'il faut profiter de ce qui arrive, sans s'économiser, parce qu'on ne sait jamais si ça va durer.

mardi 5 septembre 2006

Reprendre la plume

En ce moment, j’ai une panne de plume.
Pas que je n’ai rien à dire, non, non.
Juste que j’ai l’impression que c’est toujours la même chose. L'enchaînement joies-tristesses, confiance-doute, bien-être – angoisses...
Une roue qui tourne et qui me fait avancer avec difficulté.

Pourtant, la fillette est revenue, elle est grandie, c’est un plaisir qu’elle soit là. Un rayon de soleil permanent.
Pourtant, un nouveau bébé dans la famille et un autre qui arrive, des sourires, des promesses de jolis jours.
Pourtant, l’apaisement avec l’ancien amoureux, des relations de parents enfin détendues.
Pourtant du travail intéressant, avec des gens qu’on a plaisir à retrouver jour après jour.
Pourtant, les confitures qui bouillonnent dans la cuisine, et un peu de réaméngement pour rendre le quotidien plus agréable.

Mais, toujours, la trouille de ne pas être à la hauteur de celui-ci ou de celle-là, de ne pas faire ce qu’il faudrait et de mettre par terre un équilibre qui paraît trop fragile.
Mais être le plus souvent seule pour savourer les blagues de la pounette, même si c’est le choix qu’on a fait.
Mais le lit et toute cette place, quand bien même on n’envisage pas de le partager, parce que ce serait trop de complications.
Mais ce manque de confiance en soi qui vous freine et donne trop d’importance à des détails ou pas assez à ce qui compte, un vrai miroir déformant.

Il y a cette évidence : ne pas être malheureuse. Non, je ne le suis pas, du tout. Sauf qu’il y a des moments où l’étincelle qui ferait scintiller tout ce qui est chouette dans ma vie n’est pas là. C’est bête, je sais, mais ça m’empêche un peu d’écrire, parce que c’est indécent de se plaindre, quand on a tout ce qu’il faut.

mercredi 23 août 2006

En attendant

Il a bien fallu revenir.
Après avoir soigné la fièvre et retrouvé des forces.
Après l'arrivée d'une nièce et avant celle de la prochaine d'un moment à l'autre. Des rayons de soleil dans la vie de la famille. Et ma mère qui s'émerveille : "on dirait qu'elle a toujours été là..." Comme chaque enfant qui arrive et qu'on attend.

La pounette est repartie aussitôt après notre retour, et est tellement occupée qu'elle a du mal à parler plus d'une minute au téléphone. Tant mieux.

Retour au travail, dans une ambiance de demi-sommeil.
Quelques jours de vie destructurée encore, et ce sera la rentrée...



La suite de la plage sur le photoblog

dimanche 6 août 2006

Demi-retour

Les vacances ne sont pas complètement finies, mais nous sommes rentrées de notre périple en Vendée, pendant la semaine la plus fraîche et venteuse de l'été... Ceci dit, je préfère que ma bonne étoile se concentre sur d'autres sujets plus importants, hein...

Bref, j'ai quand même réussi la performance de rentrer avec 40° de fièvre, je subodore que le dernier jour, le seul vraiment ensoleillé, m'a permis d'ajouter une insolation à la crève (angine, peut-être bien, vu la manière dont je déglutis) que j'ai attrapée en début de séjour. Et oué.

samedi 29 juillet 2006

En vacances

A dans quelques jours, et profitez de la fraîcheur qui s'installe (un peu)...


samedi 22 juillet 2006

Je ne fais que passer...

... dit la passante qui passe.

Pas encore en vacances, plutôt fatiguée, mais déjà au repos en quelque sorte. Une sorte de langueur qui s'installe en attendant de partir en vacances, avec chouette copine et enfants.

Un peu moins de mots, et un peu plus d'images ces temps-ci. Peut-être pas encore toutes en ligne, mais dans mes cartons en tout cas.

Et vous, elle vous travaille comment, cette chaleur ?





(et me voila partie rejoindre la fillette pour le week-end...)

mardi 11 juillet 2006

Sur un coup de tête

(oui, je sais, le titre est facile)

L'Italie a donc gagné la finale de la Coupe du Monde, mais ce qui restera, c'est la soirée de monsieur Zidane. Ben oui, pour moi, il restera un monsieur, mais humain avant tout, avec ses forces et aussi ses failles. Comme tout le monde, en fait. C'est pas ça, être un homme ?

Sur Radio Canada, Dany Laferrière fait des chroniques (est-ce que je vous ai déjà dit qu'il faut lire Laferrière ?), et je ne peux pas résister à vous coller un morceau de celle d'hier matin.

"La dignité, c’est justement le geste de Zidane pour récupérer un peu de son honneur. C’était son moment. Il a tout donné à son équipe. Là, c’était pour lui. Huit secondes sur une carrière de près de vingt ans. Parce que si on ne le fait pas maintenant, ce sera fini. De toute façon il était crevé, et l’équipe pouvait rouler sans lui.

Je crois qu’il y a des moments dans la vie qui n’appartiennent qu’à celui qui les vit. Et à personne d’autre. Ce moment où l’on refuse de jouer, c’est toujours un moment bête aux yeux des autres. Car que vaut l’image de la fierté réclamée par la collectivité face à la fierté intime de l’individu?

Parce qu’on est plusieurs à regarder un jeu, on croit que c’est plus qu’un jeu. Le geste de Zidane, c’est l’intrusion de la lourde réalité dans le jeu. Zidane ne joue plus. Il brise les codes d’un coup de tête."



Cliquez pour écouter le billet de Laferrière en entier.



Et si vous voulez vous rafraîchir, je fais des piges chez Ninon.

jeudi 6 juillet 2006

Les pensées qui filent

Ca commence par une idée, quelques jours après un anniversaire avec un nombre qui devrait amener vers une nouvelle page. L'idée qu'il faudrait changer quelque chose pour passer à la suite, de coiffure peut-être, mais on l'a déjà fait en d'autres temps et d'autres lieux, se graver quelque chose qui ait un sens dans la peau, pourquoi pas...

Ca se poursuit dans la bonne humeur, beau temps avec quelques passages nuageux en fin de journée. Le soleil domine nettement, tout de même.

Et puis un jour, un collier perdu. Une médaille de baptême et les breloques qui repoussent le mauvais oeil. Un talisman, un peu. Perdu, comme ça, on ne sait où. Après un moment de trouble, on finit par se dire au bout de quelques jours que c'est sûrement le signe qu'on va passer à autre chose, grandir un peu sûrement et moins s'appuyer sur l'irrationnel peut-être.

Le ciel est jaune, l'atmosphère étrange.
Bizarre, je pensais passer une journée légère, comme la robe que j'ai mise ce matin...

Et puis le calme revient, et puis un orage encore, et c'est ce qui met du relief dans les jours qui s'écoulent.






Et aussi, du nouveau sur le photoblog.

mercredi 28 juin 2006

33



Ca y est, il parait que je suis entrée dans l'année du tiers de siècle.

On pourrait faire un bilan pour moins que ça, non ?
Comme je préfère m' vous épargner ce genre de trucs lourds, pas de bilan, ni de liste des choses que je trouverais chouette de faire dans les deux tiers qui viennent.

C'est gentil, n'est-ce pas ?

Merci en tout cas à ceux qui m'ont envoyé des pensées et autres gentilles attentions, ici ou ailleurs.

lundi 19 juin 2006

At last



Merci encore à la meilleure inventeuse de jeux de blougs du monde (ben oui !)

Ca remarche, mes images sont revenues !

Peut-être vais-je me remettre à poster ?

Pouf pouf.

samedi 10 juin 2006

La madame, elle est sortie

Le weekend qui commence sera :

* familial beaucoup,
* télé-sportif un peu,
* éreintant sûrement,
* agaçant peut-être,
* revigorant je l'espère,
* propice au bronzage, y a intérêt !

Et vous ?