jeudi 31 mars 2005

Le match du soir

Ma pounette est bien vue dans sa classe. Donc elle est invitée à des anniversaires.
La difficulté, c'est d'apprendre à faire un cadeau... En général, nous choisissons ensemble sur ses idées (donc souvent quelque chose qu'elle a déjà).

Mais cette fois, j'ai du choisir seule. Alors j'ai opté pour ça :


parce que :
1- la pounette a déjà 3 jeux de domino
2- elle a aussi un puzzle Oui-Oui (ouin)

Malgré tout, pour faire diversion, je lui ai choisi ce puzzle-là :



Elle a pleuré quand même... ben oui, elle aurait bien aimé les 2 cadeaux. Mais comme sa copine l'a "invouitée à son niversaire", elle a séché ses larmes.

mardi 29 mars 2005

Bon appétit, bien sûr

A la cantine, souvent on ne pas quoi choisir, alors pour cacher la misère, l'animateur du tableau de menus invente de nouveaux plats.



Le civet de boeuf bourguignonne, je n'ai pas osé tenter, ça m'a fait peur...

Ah, au fait, en parlant de nourriture, qui est arrivé ici en passant par ?

lundi 28 mars 2005

On avait dit que c'était férié !

C'est bien ça ?

Alors pourquoi est-ce que la mairie a décidé aujourd'hui de laver les trottoirs de ma rue ?
A grand renfort de bruit de camion ?
Et les pauvres nettoyeurs de trottroirs, ils n'ont pas le droit de se reposer ? Et de nous reposer ?

dimanche 27 mars 2005

Epreuve de zénitude (niveau 2)

Un jour, je finirai par être intronisée maître zen. Mais pas tout de suite, je vous rassure immédiatement.

Vous ne me croyez pas ? Bon, d'accord, j'illustre le propos.

Ce matin, pleine d'entrain, j'emmène ma progéniture faire les courses, pas au marché, non, à l'intermarché du coin.
Youpi, youpla, le soleil est là, on y va.

J'ai sur l'épaules mon panier indien et dans celui-ci, mon caddy de mémère non assumé : un sac souple à roulettes qui se replie entièrement.
Ma minette a décidé de participer activement au ravitaillement maison et porte elle aussi son panier en osier multicolore.

Un truc qui regonfle le moral (et l'égo de maman, aussi), c'est quand la plupart des gens se mettent à sourire dès que votre enfant et vous entrez dans leur champ de vision. Et c'est comme ça sur tout le chemin. Limite, ils lancent des pétales de rose sous nos pas. Bon, ok, j'exagère. Mais à peine.

On arrive au supermarché, et le sort devient soudainement hostile.
D'abord, au bout de quelques instants, une des roues de mon sac se décroche. Et bien sûr, l'écrou-capuchon qui la tenait a disparu.
Je la replace, respire par le ventre et garde mon calme. On continue et je ne soupire pas devant le monde aux caisses.
Non, nous attendons patiemment.
J'en profite pour ajouter du nutella (40 ans cette année !) et des kinder country à mes emplettes (ils mettent de la drogue dans les produits ferrero, c'est pour ça qu'il y a un tel niveau d'addiction (savez-vous d'ailleurs que ferrero a été débouté pour sa plainte contre une comique djeunz (je ne cite pas son nom, les fans de Michel Leeb déboulent déjà par car avec leurs ricouestes, ça n'irait pas du tout)? En effet, le juge a estimé que dire que les patrons de cette marque étaient fascistes ne constituait pas une insulte).
Au moment précis où je me dis "han mais il me faudrait des stimorol original sans sucre mais où sont-ils ?" (c'est dire que nous touchons au but), LE bruit :
PAF SPLAAAASSSSSHHHHHHHHH !

Il me faut 2 secondes entières pour connecter mes neurones et comprendre : la dame derrière moi a percuté mon sac à roulettes qui est tombé, et le CCCHHHH qui persiste, c'est la bouteille de limonade en verre qui vient de se casser à l'intérieur.
Bon, j'avoue, après la semaine pourrite que j'ai passée (à part mercredi, un 4/5è payé 100% m'irait très bien... ben quoi, c'est ce qu'a ma DRH, elle peut bien me l'accorder, non ? vraiment pas ? pfff), cette fois, je n'ai pas respiré par le ventre.
Surtout que le temps que je bouge, la dame avait ouvert mon sac pour sortir les morceaux de verre et les courses à ma place. Elle se répand en "j'ai pas fait exprès, en plus, votre sac est pas stable" pendant que je tente de me maîtriser. Même j'essaie de dire qu'en effet, ce sont des choses qui arrivent et qu'elle me laisse faire.
Elle revient à la charge, pendant que je me coupe.
Pour me calmer, je pars chercher une nouvelle bouteille de limonade.
"J'ai eu peur du bruit. Tu es fâchée, maman ?"
"Oui, je suis énervée, je crois que la dame l'a vu d'ailleurs."

Retour à la caisse :
Ma fillette : "Maman, elle est pas contente du tout qu'on casse la bouteille"
La dame : "pardon ?"
Moi : "oui, c'est énervant, ce genre de situation, je comprends que ça puisse arriver, mais ça énerve parfois. Enfin, ce n'est pas grave, bien sûr" (je suis juste super contente d'avoir bloqué la caisse 10 minutes, de rentrer avec des courses collantes et un doigt coupé).
Elle : "j'ai pas fait exprès"
Moi (souriante (jaune)) : "oui, je l'espère"

On finit par lever le camp. En chemin, je surveille la roue.
A mi-distance, je constate que mon kilo de gros sel, déjà baptisé à la limonade, a crevé et se vide à l'intérieur du sac, cool.
Puis, que le sac à roulettes a été troué par un morceau de verre, yes !
En vidant le sel par la fenêtre, je fais tomber la roulette, super !

Finalement, je vais me remettre aux listes que je laisse sur la table et les placards se remplissent en mon absence. Le marché, c'est mieux pour moi.

Et puis, Heidi a égayé ma matinée. Triple merci de ma fillette et moi.

jeudi 24 mars 2005

Bouquinage

Cette note intéressera Angel, puisqu'elle me l'a demandée, mais j'espère qu'elle ne sera pas la seule...
Les livres sont mes amis. D'abord, parce qu'apprendre à lire a été une des choses les plus marquantes de ma vie et que depuis je n'ai plus jamais passé plus de quelques jours sans mettre le nez dans un livre.
Et puis, parce que j'y déniche toujours des émotions, des connaissances, de tout.
J'aime beaucoup partager ce que je tire d'un livre comme on partage de bonnes choses, offrir ceux qui m'ont marquée.

Combien de livres lisez vous par an ?


C'est variable, en fonction du rapport que je noue avec le livre que j'ai dans les mains. Parfois, je me dépêche d'en finir un qui m'agace, parce que j'ai du mal à abandonner complètement, ça me culpabilise... D'autres fois, je traîne sur un autre qui me plait trop pour me résoudre à le poser.
Je lis souvent aussi 2 ou 3 livres à la fois.
Au total, je dirais entre 60 et 100 livres par an.

Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ??


Les livres que j'achète peuvent rester longtemps dans ma bibliothèque avant que je les lise. Parce que si on me lâche dans une librairie, je suis prise de frénésie, surtout depuis que je travaille loin de tout.
Mon dernier achat, c'est ça :
James Ellroy, dont le Dalhia Noir m'avait régalée, un gros pavé qu'on n'a pas envie de lâcher... et que j'ai oublié dans un local syndical alors que j'en étais en plein milieu... Vous avez dit frustration ?

Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?


Demain ou après-demain, j'aurais répondu ça :
dévoré très vite, parce que captivant, aussi loin de moi que soit son sujet.

Pour de faux, le dernier livre était d'Etty Buzyn : Papa, Maman, laissez-moi rêver.
Pour de vrai, c'était les Aventures de Babar avec ma fillette (trop horrible, la mort de la maman) et
lu après le tome suivant, plein de générosité. Comme tout Kingsolver. Mon préféré est Les Yeux dans les Arbres, fantastique histoire à 4 voix.

Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.


J'aurai pu en citer beaucoup : des classiques, du Merle, du Sartre, du Pennac, du Fante père et fils, du Gemmell, et bien d'autres encore, mais je joue le jeu, et me limite à quelques très marquants.

Le premier livre qu'on m'ait offert.
Le Père Noel, trop attentionné, m'avait livré 3 livres de la Comtesse de Ségur, et j'ai commencé par celui-là. Gaspard travaille bien à l'école et la vie lui sourit, alors que son frère est un cancre qui finit mal. Une vraie leçon de vie, non ?

Echine, de Djian, c'est mon premier livre adulte. Djian, c'est un univers spécial, mais je m'en délecte toujours, j'aime à relire des phrases très travaillées, relire Sotos dans l'ordre du livre ou l'ordre des tercios (qui est inversé dans le livre). J'aime aussi ses personnages un peu marginaux. Et puis j'aime que Djian vous pousse vers d'autres écrivains : Fante, Hemingway, Brautigan...

Le Pendule de Foucault d'Umberto Eco. C'est un livre dense et riche, que j'ai lu et relu et que je relis parfois. Après, on voit des complots de Templiers partout, et surtout, on cherche des liens entre tout ce qu'on apprend. Et puis, c'est Eco, du contenu et de la fantaisie en même temps.

Les Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin. Des amies m'ont offert les 6 tomes quand ma pounette est née, c'était mon cadeau de naissance, et je les ai spécialement savourées pendant nos siestes de congé maternité.

Pour qui sonne le Glas. Hemingway, c'est L'Ecrivain, ce qu'il écrit vit et souffre, c'est d'une humanité rare et l'écriture est belle. Depuis, on m'a offert l'intégrale dans la Pléiade, un beau cadeau.

Desproges, j'ai passé mon adolescence avec sous la main un recueil emprunté longuement à mon père, qui regroupait Les Chroniques de la Haine Ordinaire, Le Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis et Le Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien-nantis.
Un vrai bijou de dérision et de 25è degré, qui me permet de ricaner à part moi quand je croise des collègues bordelais et me dis intérieurement que "les bordelais sont laids", ce qui, si je le leur disais, provoquerait infailliblement une bonne guerre, ce qui ne nous ferait pas de mal, ma bonne dame.
Quand ma fille sera grande, je laisserai négligemment trainer mon intégrale de Desproges pour qu'elle puisse en profiter.

Comment ça, ça fait six ?

A qui passez vous le relais et pourquoi ?


A qui voudra se découvrir un peu et nous faire partager un peu de lui.

mardi 22 mars 2005

Une image, une chanson

L'idée d'associer une image et une chanson que Racontards a proposé sur son blog m'a beaucoup plu, alors je m'y colle.

Vu mon état d'esprit d'hier soir, j'aurais pu choisir cette chanson, et puis, finalement, j'ai opté pour un texte plus léger mais plus représentatif pour aller avec cette photo, prise dans mon coin d'Italie :


pour aller avec Paese, une chanson d'Akhenaton, qui décrit beaucoup des facettes du Sud de l'Italie :
Beaucoup d'gens nous détestent, ils voudraient être comme nous
Reconnaissons qu'dans l'monde y'en a peu classe comme nous les ritals
j'viens d'là où parler avec les mains c'est vital
Où on te recoud le bras à la place d'une jambe à l'hopital
J'viens d'là où le sourire s'affiche sans complexe
Où les relations avec la loi sont difficiles et complexes
D'là où les cités sont ennemies depuis des temps immémoriaux
Sans cesse aux mains d'colons venus d'Espagne
Du monde arabe ou d'France du Royaume Normand
J'viens d'là où la terre ferme tremble en dormant
La où on s'pète un plat de Penne all'Arrabiata
Sur une terrasse au soleil relax avec des grosses Losas
J'viens d'là où les maisons s'font et s'finissent pas d'là
Où les équipes et les quartiers ne s'unissent pas
Où la majorité, s'acquiert dans la strada
Où on rêve tous de luxe, de femmes qui claquent et de costumes Prada
D'là où y'a plein d'gens honnêtes aussi
Des travailleurs qui s'lèvent, et des fous qui vivent des rêves, des dancings
Des boites de nuit qui jouent du ...
Des putains d'bandits qui jouent du PANG PANG
J'viens d'là où sur les murs, y'a les avis d'décès
D'la où Pipo plonge quand il joue les blessés
D'où les mecs préfèrent aux hommes les animaux, seuls
Car très étrangement ils aiment tout c'qui ferme sa gueule

J'viens d'la ville où a peu près est synonyme de très bien
Faut pas nous en vouloir, c'est un système mis en place de très loin
D'là où les filles sont belles et les frères jaloux mais comment
Dire une fois libres, elle s'laissent aller au quand elles sont seules
De là où viennent Alban et Romina
Là où les mômes, défilent en ville avec 6 kg d'gomina
Sur les scooters à 3, sac à main attention
Ici l'rétroviseur fait office de glace de salle de bains
J'viens d'là où les blondes généreuses squattent la télé
Blondes elles complexent mon frère, la méditerranée t'sais
D'là où les cartouches de clopes sont bourrées d'sciure
D'là où on t'fait un Nike sur la figure
Où les paris clandestins embrasent un pâté entier d'maisons
Si bien que tu vois les chevaux s'tirer la bourre dans la rue
Là où les p'tites stars du foot tirent et courent dans la rue
Là où les p'tits caïds de 12 ans tirent et tuent dans la rue
J'viens d'là où les mères lisent et disent l'avenir dans l'tarot
Où on adule le sang de San Genaro, Santa Lucia
Dis moi comment va l'Vésuve, et l'Isola Verde
Où gosse j'baladais, et j'me perdais, je viens d'là
Où les bougainvilliers sont immenses, l'porte monnaie
Mince, mais, où l'hospitalité est immense
Où les gens ont le sens du secret, c'est pas qu'ils s'terrent
Mais ils savent qu'si on a rien d'bon à dire alors vaut mieux s'taire

dimanche 20 mars 2005

Beaux jours

Au lieu de me concentrer sur les premières vraies inquiétudes de l'année, je préfère savourer :

* les premières fraises
* les chants de Noël hors saison
* les premiers rayons de soleil qui réchauffent
* les premiers châteaux de sable
* la première leçon de "rouleurs"
* les premières crudités printanières
* les premiers jours sans manteau

Le vrai retour du printemps

vendredi 18 mars 2005

Lubie du matin

Depuis quelques jours, chaque matin, je me prends à vouloir fuire le métro et pour cela, je me dis qu'il faut que je m'achète une voiture.

Alors qu'il fait beau, et que 10 minutes de marche matinale le long du périph, c'est tout de suite moins glauque au soleil, non ?

Oui, mais la promiscuité, les gens qui postillonnent sur toi et qui sentent l'alcool avant 9h, la phobie de ramener des saletés chez soi, ça commence à bien faire, certains jours.

Ceci dit, dans le métro, l'avantage, c'est qu'on lit beaucoup, même qu'on pourrait raconter plein de trucs en remplissant le questionnaire qui tourne en ce moment...

Oui, mais avoir sa petite bulle à soi pendant une demi-heure 3/4 d'heure une heure un certain temps qui pourrait se révéler bien lourd précieux. Je pourrais même pratiquer le cri primal seule dans ma voiture sur le trajet retour et rentrer chez moi super zen, même après une heure d'embouteillages, oui !

Mais, quand même, l'air parisien est déjà bien pollué, est-ce bien utile d'en rajouter ? Certes, une voiture de plus ou de moins... Oui mais bon.

En attendant un peu, je devrais vite savoir si c'est juste une lubie ou un besoin profond de mon moi consommateur (et en recherche de zenitude).

mercredi 16 mars 2005

Barbarisme de compétition

La phrase du jour, au milieu d'une journée de réunions :

de mon nouveau directeur financier, nonobstant directeur des ressources humaines intuitu personae ad intérim, qui n'en disconvient pas :

"C'est une dichotomie en trois parties."

Ce ne serait pas une trichotomie, ça ?

Depuis toujours, c'est une chose entendue

Cette chanson-là raisonne de plus en plus en moi, bien que je l'écoute depuis de longues années.
Comme une évidence, comme une preuve d'amour véritable.

Je sais où la trouver
Elle sait où me voir
Toujours employés
A réduire les écarts
Quand on l'approche enfin
Aussi près qu'on aille
On ne possède rien

Elle va où elle veut

Du feu du bruit
Pour mériter le silence
Au bout du compte
Ca ressemble à de la chance
Et comme on dit parfois
Si tu tiens à toi
Ne fais jamais comme eux

Elle va où elle veut

Si tout file entre nos doigts
Les jeux qui nous tiennent
Resteront toujours là
Y'a rien à dire de plus
Depuis toujours
C'est une chose entendue

Elle va où elle veut


(Paroles Bertrand Cantat)

dimanche 13 mars 2005

Association des Phobiques Anonymes, bonjour !

Toute ressemblance avec des situations réelles serait absolument fortuite. Ou presque.

Bonjour, je m'appelle -biiip-, j'ai 31 ans, j'ai une fillette et un chéri, je travaille dans un secteur en déconfiture et j'habite l'Ile de France. Je suis multi-phobique.

Bonjour -biiip-

Alors, c'est mon tour de parler, c'est ça ?

Oui, nous vous écoutons, -biiiip-

Ok. Je commence.
Alors, voila. Ca a commencé dans l'enfance. Une amie de mes parents s'est tuée dans des escaliers, et depuis j'ai toujours eu peur de glisser et d'avoir le coup du lapin.

(hochements de tête entendus dans l'assemblée)

Et puis plus tard, c'était la peur des glissades au bord du quai de métro. D'ailleurs, j'en ai parlé sur mon blog. Je sais, c'est irrationnel, mais c'est comme ça.

Une phobie n'est jamais rationnelle, -biiip-. Ce que vous décrivez est normal.(Hochements de tête entendus dans l'assemblée). Cette phobie-là s'est elle accrue depuis la médiatisation des personnes qui poussent des gens sur les voies ?

Bizarrement, non.
Ce qui me préoccupe de plus en plus, ce sont les phobies liées à la santé. Et entendre parler de tous les maladies qui se développent aux infos n'arrange rien, bien sûr...

(hochements de tête entendus dans l'assemblée)

Donc, je somatise souvent : un gros rhume devient une pneumonie ou une tuberculose... Une douleur dans un bras, et c'est le début d'une tumeur au cerveau... Oui, c'est un des symptômes visibles, vous ne saviez pas ?

(toussotements dans l'assemblée)

Une douleur isolée dans la tête, je pense anévrisme, etc.
Le pire, c'est que mon entourage ne comprend pas bien sûr. Parfois, cela fait même l'objet de plaisanteries à mon égard. Et si j'étais vraiment victime d'un de ces maux, ils ne me croiraient sans doûte plus...

(hochements de tête compatissants dans l'assemblée)

Récemment, deux de mes collègues sont apparus comme des pourvoyeurs de nouvelles angoisses.
L'un des deux ne boit plus d'eau du robinet depuis qu'il a eu connaissance de cette étude sur les modifications du système génital des poissons de rivère à cause des rejets de susbstances médicamenteuses actives dans les eaux usées...

(regards interrogateurs dans l'assemblée)

Au début, je ne le croyais pas, mais dans l'excellent Thérapie de David Lodge, le héros y fait allusion, j'ai donc vérifié la réalité du problème.
Maintenant je regarde mon robinet avec suspicion et mon armoire à pharmacie, aussi, d'ailleurs. Un peu comme je me méfie de mon pommeau de douche quand j'entends le mot "légionnellose", mais en pire.

(regards médusés dans l'assemblée)

Mon autre collègue me fait un compte-rendu détaillé de Science et Vie tous les mois, alors que je ne lui demande rien... Résultat, j'ai bazardé au vide-ordures des friandises venant directement de Malaisie et le sac qui les emballait, et un t-shirt venant du même endroit trempe actuellement dans de la lessive St-Marc. C'est ce que j'avais de plus puissant sous la main...

(airs perplexes dans l'assemblée)

A cause du SRAS...

Eh bien, bravo -biiip-, vous venez de remporter le titre de phobique du mois dès votre première visite ! (applaudissements dans l'assemblée). En revanche, je vais vous demander tout de suite de bien vouloir suivre bien gentiment ces deux gentils messieurs en blanc. A très bientôt -biiip- !

vendredi 11 mars 2005

On r'met ça ?


Depuis notre retour (épique) de vacances, ma pounette et moi, on a eu la même discussion tous les matins d'école (c'est-à-dire un jour sur 2, merci la grève) :
"Maman, je vais où aujourd'hui ?
- A l'école, chérie.
- Tu vas skier et je vais à l'école de ski ?
- Non, non, tu vas à ton école d'ici et je vais au travail (sanglot étouffé).
- Bon, d'accord"

Il faut dire qu'elle a eu ça :


Et qu'en la retrouvant, l'après-midi où elle l'a eu, elle nous a dit très fière :

"Aujourd'hui, j'ai GAGNE !"


Comme Dora l'Exploratrice, limite avec la petite danse qui va bien... C'est pas la classe, ça ?

mercredi 9 mars 2005

C'est dans le besoin qu'on reconnait ses amis

Vous vous souvenez de cette blague nulle de Michel Leeb dans un sketch où il campait un africain regrettable ?

(oui, mes références sont lamentables, j'ai un peu honte. Ceci dit, quand j'étais enfant, Michel Leeb passait sa vie à la télé, on nous l'a beaucoup infligé quand même. Chacun vit avec les séquelles de son enfance, hein.)

Bref, la chute du sketch, c'était ce dicton.

Aujourd'hui, mes copains représentants des gens qui bossent dans cette entreprise merveilleuse et moi, on a plein de nouveaux amis qui se soucient de savoir où on en est, si on négocie bien, tout ça.
Le sketch disait donc vrai.

J'ai très envie de faire un post youpi-tralala, drôle et enlevé, mais bizarrement, ça ne vient pas.

Je pourrais par exemple parler des soucis de ma collègue qui est bien triste parce que :
1- nous n'intégrerons pas le Big Brother français n°1, celui qui a entrepris une lobotomisation de masse pour aider ses clients à vendre des boissons gazeuses, et qui songe à diffuser sa daube via internet parce que c'est moins cher que la télé hertzienne. Non, et c'est bien triste parce qu'elle rêvait d'une carrière à mi-chemin entre audiovisuel et béton.
2- nous risquons d'être fusionnés à un concurrent qui a déjà tout ce qu'il faut en équipe marketing-communication et commercial. Oups, c'est notre travail, ça. Too bad.
3- au mieux, le concurrent qui pourrait nous garder s'il nous rachetait, le gros problème, c'est que sa marque ne la fait pas rêver.

Alors, bon, quand j'entends ça, je ramasse mes bras, je hoche la tête (en souriant même) quand on me parle, et je poste quand même.

Vivement la suite, tiens.

mardi 8 mars 2005

Revenir, c'est renaître un peu

C'est passé vite, cette semaine sous la neige et le soleil, très vite.

Le retour aussi est marqué par la vitesse. A peine rentrés, redevenir une petite abeille laborieuse (enfin, un peu).

Et puis garder mon sérieux au travail, éviter le sourire béat en lisant les nouvelles qui annoncent la mise en vente officielle de mon travail. Ne pas dire "tu vois, j'avais raison" à ma cheffe qui me disait que c'était faux depuis des mois.

Et même lui souhaiter bon courage pour les semaines qui viennent.

Penser que bientôt, j'aurais du temps différemment puisque les choses vont changer.

Profiter de l'énergie que mes vacances m'ont donnée. De la petite réserve d'EPO acquise en altitude (un petit coup de dopage légal).

Lire toutes les notes de la semaine. Voir et entendre les gens de tous les jours.
Papoter avec une autre maman devant l'école.

Retrouver mes repères. Etre de bonne humeur.

vendredi 25 février 2005

Ca devait arriver

Voilà, nous y sommes.

Après près de 18 mois passés à travailler dans un lieu hostile au shopping, ma désintoxication a fini par aboutir.

Ce n'était pas un choix personnel, non, mais, voilà, c'est arrivé.

Hier, je me suis trouvée dans une super grande surface d'articles sportivo-hypes avec pour mission d'acheter (non, pas repérer : acheter), tout ce qui manque pour les vacances au ski qui commence demain (hmmmmm).
Eh bien, je suis ressortie les mains vides.
Le gros coup de faiblesse.

Pire, j'étais très décidée à repartir avec une paire de chaussures et le vendeur m'en a dissuadée.

Ca se soigne à votre avis ?



Edit de départ en vacances : très bonne semaine à vous, la mienne sera familiale et enneigée.

jeudi 24 février 2005

En grève

Dicton du jour :

"Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer."

Enfin, réussir, ça aide quand même...

mardi 22 février 2005

Let the music play

Vous l’avez vu chez Del4yo, chez angel puis chez Alix.
Je commence à courir en gardant le bras en arrière, je me saisis du témoin tendu par la relayeuse précédente et hop, c’est parti !

Combien y a-t-il de fichiers de musique sur votre ordinateur ?
Aucun.
J’ai vaguement eu un album de Mickey 3D, un moment, mais je ne télécharge pas en général, parce que je suis une flemme et que mon ordi à la maison est tout pourri (sur celui du boulot, je n’ai pas les droits d’admin, le problème est réglé).

Quel est le dernier CD que vous avez acheté?
Alors, voyons, c’était un jour où j’étais triste, et j’ai donc décidé de me faire plaisir en m’offrant un James Ellroy pour les yeux et le Live à St-Etienne de Mickey 3D pour les oreilles. Et là, je me suis rendu compte que je connaissais très bien ce groupe sans le savoir et c’est une des rares fois où, en écoutant un live, j’ai regretté de ne pas y avoir assisté.

Quelle est la dernière chanson que vous avez écouté avant de lire ce message ?
Une chanson de Magyd Cherfi (ex-Zebda) entendue (et fredonnée) à la radio ce matin : Ma place".
Hasard complet… J’aime beaucoup ce qu’il fait et a fait, seul, avec Zebda, avec 100% Collègues, au hasard des concerts…
J’aime aussi son engagement.

Donnez 5 chansons que vous écoutez souvent ou qui comptent beaucoup pour vous :
5 titres, comme chez Zebda, « je crois qu’ça pas être-euh possible-euh… »
5 thèmes, ça vous va ?

1- Les grands classiques
Tout Brel (mais bon, je lui dois mon prénom), surtout Les Vieux amants, Les Bonbons (1 et 2), Ces Gens-là, Sur la Place, Jaurès, Les Marquises, et plein d’autres… en gros, tout le répertoire, sauf Ne me quitte pas.
Brassens aussi, beaucoup
Nougaro (4 Boules de cuir, par exemple) qui remue des choses
Barbara, même si elle me donne le cafard
Edit : j'ai oublié Gainsbourg (grosse bourde).

2- Les chansons du soir
Celles qu’on chante avec la pounette : Les Sabots d’Hélène, Le joueur de Flûteau (Brassens), La chanson douce de Salvador, Padam (Piaf/Athur H), Mistral Gagnant de Renaud…

3- Les chansons qui m’ont accompagnée (et le font encore)
D’abord, il y a eu Dépêche Mode (l’intégrale avant l’album Violator,…).
Puis du rap, notamment IAM et Akhenaton (Paese, c’est l’Italie que je connais, Demain, c’est loin, c’est le quartier où j’habitais, J’aurais pu croire, qui est encore d’actualité 12 ans plus tard).
Et puis, parallèlement, du rock : Hendrix (mon 1er CD), Les Doors (je suis incollable en cris de Jim Morrison), U2 (Rattle and Hum), la Mano Negra puis Manu Chao (pas le droit droit d’écouter à la maison, je suis la seule à ne pas devenir folle en écoutant leurs albums).
Et Noir Désir qui nous accompagne depuis si longtemps, dont je suis incapable de dire quelle est la chanson que je préfère et qui a été le vrai gros moment fort que m’a procuré un concert (jamais égalé sur scène).
Et puis Bob Dylan, et puis Arthur H, et puis Ben Harper (Waiting on an angel me fait toujours fondre), et puis Zebda, et puis Thiéfaine, et puis Mickey 3D, et puis Miossec (même combat que Barbara), et puis, et puis…

4- Les chansons qui donnent la pêche
Celles de Rita Mitsouko (Andy par exemple), des Négresses Vertes (un coup de Voilà l’été et hop !), de Niagara, de Joe Dassin (Siffler sur la colline, Les ptits pains au chocolat lalalala…), Rachid Taha (Ya Rayah)

5- La chanson inclassable
Misère de Coluche, parce que.

A qui allez-vous passer le relais (3 personnes) et pourquoi ?
La jeune bergère, parce que j’aimerais bien en savoir un peu plus long que Brassens.
Mel'O Dye, parce que je suis sûre de découvrir des trucs
Cassiopée, pour qu’on voit à quel point c’est une petite nénette exceptionnelle.

Hoplà, j'ai un peu débordé, mais c’est fait !

Tic tac


Depuis samedi, ce sont les vacances scolaires (et pas la pause fraicheur comme les accros au "seulement une calorie" dont l'haleine a besoin d'aide ont pu le croire en déboulant ici).
C'est une bonne nouvelle parce que mon horloge interne matinale commençait à dériver sérieusement (et celle de la pounette aussi).

Heureusement, l'homme a pris les choses en main et m'a remis les pendules à l'heure. Au sens propre.
Parce que chez moi, chaque horloge est réglée "à peu près".
Le réveil a 2 à 4 minutes d'avance, comme ça je peux somnnoler encore quelques minutes quand il se déclenche.
L'horloge de la salle de bains est en avance, pour que je me dépêche.
Celle du four, réglée un peu au hasard, ça n'a pas grande importance.
Sur la chaine hi-fi, plus de réglage, je coupe le courant plusieurs fois par jour.
Ma montre ne sert jamais ou presque, seul mon téléphone est (semble-t-il) à l'heure.
Ma vraie fidèle alliée, c'est la radio, et quand Alain Passerel entame sa revue de presse, c'est que, d'à-peu-près en approximation horaire, on est très en retard (et que le voisin attendra l'ascenceur pour rentrer chez lui après avoir déposé la copine de ma fillette en classe quand nous en sortirons).
Il a donc décidé de m'aider et a mis les horloges à l'heure. Ca fait bizarre, un peu.

L'excuse que j'ai, c'est que je ne me souviens pas avoir été à l'heure un jour. Quand j'étais à l'école primaire, nous habitions en face de l'école, genre à 150 mètres, on voyait la cour de récré depuis la fenêtre.
C'est comme ça que j'ai commencé à travailler ma pointe de vitesse (mais pas mon endurance) : je descendais quand ma classe était en rang et se dirigeait vers l'intérieur (ben quoi, j'avais des trucs à faire à la maison... tiens, la fillette aussi, d'ailleurs).
Alors bon, entrer dans le même fuseau horaire que tout le monde, c'est dur... Surtout quand on a toujours vécu dans un espace-temps à part.

Et vous, vous êtes sur quel fuseau horaire ?

« Time don't fool me no more »
I throw my watch to the floor
It's so lazy
« Time don't do it again »
Now I'm stressed and strained
With anger and pain
In the subway train

(Now it's half past two)
Long gone the rendez-vous
(Now it's half past three)
Time made a fool out of me
(Now it's half past four)
Oh baby can't you see
No use in waiting no more
It's a timing tragedy

I think it's nine
When clock says ten
This girl wouldn't wait
For the out of time
Out of time man


Tiens, Manu Chao, Jean-Paul Sartre, Michel Platini et moi, on a au moins un point commun...


Et puis, l'horloge, là-haut, c'est celle de la Marie Sans Chemise à Amiens, et c'est à voir.

lundi 21 février 2005

Avant-goût de vraie note (et de vacances, aussi)

Entendu hier sur Radio-Autoroute, quelque part entre Belgique et France :

"Les flocons, c'est très joli, il en tombe d'ailleurs beaucoup au moment où je vous parle, mais regardez plutôt droit devant vous si vous conduisez".

N'empêche, il a raison le monsieur de la radio, la neige, c'est beau.




C'est pas une vraie photo de notre route, mais ça illustre quand même le propos...

samedi 19 février 2005

Ô temps, suspends ton vol...

Oui, mais ça va pas être possible du tout.

Alors je pense à vous, j'ai des trucs à raconter, et pas de temps. Il faudra attendre lundi...

Bon week-end !